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Full text of "La Rotonde 29e année, 3 octobre 1960 - 12 avril 1961"

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Une nouvelle 
équipe 




LA PQTG(S>0€ 



Un nouveau 
journal 



-fAtRE FACS- 



VOL XXIX No 2 



3 OCTOBRE 1960 



K\l IN I AI I AIRK Al CLAIR 

Histoire 
r Album - Souvenir 
1959 - 1960 



L'histoire commence sur les bords enchanteurs du lac 
M, m h. Le Conseil de la Fédération accorde au comité de 
; \lbum-Sou\enir quatre mille cinq cent dollars, soit environ 
.u ;i\ milles dollars de moins une le budget de l'album '5D-59. 
In mai "â!b le (îrand Conseil acceptait I situe lîeaulieu, étu- 
(i int en quatrième année des Arts comme directeur-général. 
|).i\id ( aseN devenait assistant-directeur. Larrv Tunnev 
> ordinateur des équipes des diverses facultés. Ramona l'a- 
"^ n-kas direct lice des \ entes et William Auger devait se 
i h. il litr des annonces. 

. Album '")'.>-(><) devait cou- Il .-semble (jne la l'acuité de 

<,T;u:liU)U pour l'impression commerce ait l'ait le travail le 

ijle exemplaires, compa- plus satisfaisant, suivi de 

wment a sq.nou.un pour l'Kcole drs Infirmières et de 

iii'i cents exemplaires de l;i Kacubé de Médecine, La 

mi r>S-.")<). be contrat fut faculté île Droit Commun n'^i 

a une société améri collaboré (pie médiocrement 

:,e André Ouellet et Rod -■' la Kaculte des Arts fut en 

ti't\, respectivement pré retard avec les photographies. 

■ fi trésorier de la l-Yde Comme si ce n'était pas assez, 

axaient tarde a pren- il arriva ipie la couverture de 

.n-< une décision au sujet du l'Album fut faite trop petife et 

■ • rai . be résultat fut (pie fui ;i i ecommencer. 

que i ien ne se fit jusqu'à 

V ,; H que le directeur gé- . A ™ I»"""- «'" ilVal Vt ' mlli 

cliom; 

etail p 



a. On dit même : > nu ^"iplaiivs de l'Album, 

lut.d découragé. -'' - : > n ''«• P»»* ( ]"y an^iter 

nier. La vente totale avait 

., , . , rapporté $2.750.00. Avec les 

^;»iv> WU-est-a Cbrevei.s mm)l) ,,„,' venaient de la 

■ ■■'■" ,U ' J»»v"*r, louant ui|i(ti (| - M1Hnm ,,. i „ n oBlk . n| 

" »'»»*"'»• bés ventes al- ^ t(|t;( ^ _ S; . --,,,„, „ ;iurait 

,.,1 bon tram, le dynamisme ^^ ,,. illV(M . , ln alitn . $1; - )()() 

< ikn-etinn comptant pour n(( |m| , ihi d(i (in . (i , , r . C( .,. 

icoup. bar contre les *an- ,.,,„„,,, t , m ., étaient refroi 

,,- ne venaient que lente-. (l]< # mhm] .,,,„.. IW rA1 . 

'•'' g'-'ant des annonces ,, um . SllUVt , nir Iu . f llt pas im . 

' " ^' *",\ |, ' 1 , ; vnl m ' ! '' 1 prime pour la date promise. 

i"'i--""»}« ■'• ~ ' ,;'" ''"v«»ya H(|jl , (i 2n axri , 1ÎMJ() 

■ • i quinze. I lu- lard. 

Pierre ' lïoiirbeau rem- be Comité promit alors de 

. • \\ lliam Auger et en- compléter <i>ii travail durant 

,•• • r, - circuiaii •■- ;i "été et d'cxpediei 'A bum aux 

. . . • • • r. ifiimnvi si - i criptetir- par !;i p< 

! ' ,;.',. t ie prit pas. ( )n T«nil n u l'ils recurenl furent 

|i i;j- ,!,\ iri'ti >>oo.oo ,,,,, , ■ • . , d'i'Xcu>es. !e ■ in- 

• s:',,oon. t'iirînan: 

l'A 'on'; S«M»\ eiiii était i»,. - paru. 



Cilles (.renier, étudiant 
gradué à la Faculté des Sci- 
ences Politiques, a été élu pré- 
sident de la Fédération des 
Etudiants de ITniversité 
d'Ottawa. Il avait comme ad- 
versaire M. Cilles La rose étu- 
diant à la faculté des Arts, 
be dépouillement des bulletins 
de votes a donné une faible 
majorité à M. (irenier. Celui- 
ci s'est mis au travail dès le; 
lendemain matin. Il doit af- 
fronter de véritables problè- 
mes dont notamment celui de 
l'AIhum-Souvenir. A lui et à 
ses collègues, La Rotonde sou- 
haite lionne Chance. 





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Jeanne Rheault, étudiante en première année et représentante de nos con- 
soeurs les garde-malades, a été choisi reine des "navots" pour Cannée 
1960-61. Avouons que ce charmant sourire a su conquérir à juste titre les 
trois juges qui l'ont élue. Il s'agissait en l'occurence de Mlle Joon Emard, 
vedette de la télévision, M. Peter Meggs, directeur de Radio-Canada pour la 
region de l'Outaouais, et de M. Bob Blackburn, journaliste au Citizen. 

—PHOTO BOB WINTERS 



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) .-.m or- rell ll"Us ilil ( ollil . • \ ; , ;.„„i 

, . . . - Ai! . -..ii4» 

i ••■ a-i I ).i\'id i .i- 1 • ... 

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ap|'i ' '■ ' I 1 ir ' '<> 

! i'|| ' ' ! ' 

i ; '• • I' il' 

i i , , ■ !■: m :: 1 a. si I >e:i 
!ail •■ \ lai dii • ct( ir. pui.- 
, , ■ vec lui - 1 " -" • ' la plu 
|, ; ,i't i|i al eurs ! a : 

l'aires. Aussi, la prise 
i|r b.-C I ' "tlSt il p<ui< -a l'AI- 

i i» ■ n'i.Mi hum a 1'.. i ' ! ; ''''i 

i:' 1 1 I -;..!(■ i »eaU:ieu 

. • un! im ■ e. I ! aif'.r Septenibr< \ in1 et 'bu el 

il allail bien et I|( . , VN j n t pa<. be dilemne de 

'.- 1 v ; i i i i.i • lation en | \\](,itni -S< »u\ enir nous liante 

'i .m fil i uge par I'"!" ,.,,,., , rr- ,■ t il semble bien u" il 

:'. ri '!< \enles, le di- faudra paver les pots casses. 

•i r ' .. ' rai- »n. I >u coté |] ,..| ruainlenant [U'esque cer 

ea allail tant i ;i j M ( ,uf le projet A^l'Album- 

l'jutot n al (pie Sruivenir '.V.Hip ait avorté e! 

. .. •;- i )p <\ aéra ,;,,>.. n ,.n de l»m n'eu esl sert i 



La Rotonde a pris l'initiative de demander à un étudiant de 
commerce, décorateur d'intérieur à ses heures, de faire un rapide 
calcul sur le coût de décoration intérieure qu'a présentement be- 
soin la salle de réception de la Maison des Etudiants. M. (iuy Ray- 
mond a donc passer deux ou trois heures à examiner la situation 
et en est arrivé à ces conclusions. .Messieurs du Grand Conseil, à 
nous de jouer ; 

1— Peinture $ 50.00 

2— Cadres 10.00 

I (ire 5.00 

1 Lampes 20.00 

:> Chaises 30.00 

H Tables 50.00 

; Paniers „ 10.0(1 

s- Divans 150.00 

Lustre 10.00 

10 Rois 25.00 

11 Articles de Décors 10.00 



otal 



S 100.0(1 



Expansion <lr la FME11C 



; • r- pour la oui' 



,a !•', déral " ! ' •' I •' vr ; '' 



■ ' ' 'H.a-n.pié. ( . |;| ( , im| , irnl(1 amm . 

; ' ' " '" î"" 1 1,, '' ,n ,.;,(,,(. ,m remettre l'argent a in 
! .: , uii' r- ilui -i! «-Iiar , ,,< ( .|,|-.. ainsi qu'aiiN an 

• i M'ilii'i'lH Kl l'é ''II 1 ' >'i' ' r ' 
. !i ' ■'■ 



%. 



Alors (pie 1 1. -in i lin son base volontaire. suM'ira a cou 

\.\1\ l'-ucro. la l''.\br<" \v:v cette augmentation dv< 

continue de prendre de l'ex dépendes. Si toutes les univer- 

pansioii en ce (pu concerne ses sites accepte!!! (!»■ payer l'.iug 

projets d'envergure nationale, mentation, la KNKl'C retirera 

|)u point de \ ur- financier, près de £S-,000 de plus (pie l'an 

la l-'edérat ion \a administrer dernier. 

plus d'argent cette année que A , m , r ., i(U , r sf , s nu . m bres 

l'an derniei. bes dépends se ;| pi ,. ll( |,,, ,. (lMsl .j ,,,„.,. ( | r> pro . 

chidïonl a ^>b.î>c> mm aug uu . mV:i .„ lx r fudiants, la Fv^- 

mentation de ><>_•.. Le de. | . ;| , i(in cnt ivpmi( | rîi „ ÎU , ( ,,, I( | r 

partement de voyages verra (j|j ,„,.,,,,,,,.] intellectuel d^< 

son budget gnmpera un som- , |ll(il , n! universitaire,, et 

(lt \' ^b'5.-» , ' n ; '.'' i!'' 11 (l11 fendra des mesures pnlir 

• s ;,,-,( i d*' I an 'fermer. . , , . 

., . iv.,,, niel re en e\ Klence le prol)lelllf 

! t c -t prev i ijiie la hau i ' 

!r r ,.. lis (i( , , Kir iicipation. "ccasionne par le man.pie de 

• i]ftii( : elle u'e-t ipie mi' une résidence- d'étudiants au Ca- 



I )e plus, le ( 'onjrre.s se pi'i i 
•nea en faveur dec 
ia pari icipat i.u: des ( 'ollèges 
classicpie-, du Québec à la 
l-'X Kl I '. soit de leur propre 
chet ou par l'eut remise des 
universités auxquelles ils 
.-•ont affiliés; 

l'enseignement du, français 
dans | t is écoles primaires de 
langue anglaise dès les pre- 
mières années du cours : 

la mise sur pied d'un ('on 
) r i'('- de jeunes écrivains qui 
se t iendra à l't 'niversité de 
Toronto au printemps de 
nu;i. y. 



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OTONDE 

■ Michel Beoubien 



Ministère des postes. Ottawa. 



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LÀ ROTONDE 



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T7 



Jean-Paul Sabourin 

Gérard Gravelle, Jean Carrière 

Michel Côté, Pierre Denault 

Martin Béliveau 

Michel Chevrier 

Richard Crevier 

Yves Richard 

Jean-Claude Giguère 

Jean Garneau, Lite Roy 

Richard Gaudreau 

POSTAL DE SECONDE CLASSE, 



11 oas en avant! 



Le XX ï Ve Congrès de là Fédération nationale des 
étudiants des universités canadiennes vient de pren- 
dre fin. Il convient d'en faire une évaluation et de 
prendre conscience du rôle toujours grandissant que 
joue notre Fédération nationale. 

Car -la FNEUC, il faut le dire et le répéter, est 
plus qu'une association quelconque organisatrice de 
concours et amasseuse de cinquante sous ; son rôle est 
ailleurs. Il se situe sur le plan de l'action moins évi- 
dente mais beaucoup plus importante. Je m'explique. 

PLUS QUE LES CONCOURS 

Intermédiaire par lequel se réalise, devant nos 
yeux, la personnalité canadienne, la FNEUC se fait 
la voix collective des étudiants qui veille à leurs inté- 
rêts primordiaux dans r le' domaine de l'éducation, et 
sur le plan non moins important des prises de consci- 
ence et des prises de position, face aux affronts que 
doit essuyer l'homme libre, où qu'il soit. 

(''est ainsi que la FNEUC appuie l'Association 
nationale des étudiants des Etats-Unis dans sa cam- 
pagne contre la ségrégation raciale; et c'est ainsi 
qu'on étudie la possibilité de faire venir au Canada 
cinq étudiants congolais afin qu'ils y puissent étudier. 

• FNEUC INTERNATIONAL 

Quant à son action sur le plan international, la 
FNEUC est membre de la Conférence internationale 
xles étudiants qui groupe soixante-dix nations. La 
Fédération en est d'ailleurs un des membres les plus 
respectés. Ce n'est pas par hasard que pour la deux- 
ième année consécutive, le Canada ait été élu au 
Comité de contrôle de Ja CIE. Et c'est pour des rai- 
sons de compétence que le Canada (en l'occurence M. 
.Jacques Gérin, président sortant de charge de la FN 
EUC) fut considéré comme l'incarnation même de 
l'objectivité et de la justice lorsqu'il présidait les sé- 
ances plénières de la Conférence internationale. 

QUANT À L'ÉDUCATION 

Et que dire de l'action de la FNEUC dans le do- 
maine de l'éducation? Les délégués au Congrès- ont 
appuyé Le principe de l'octroiementn'e 10,000 bourses 
d'étude à des étudiants canadiens. Et le Congrès a par- 
faitement compris, ce qui fera plaisir aux Canadiens- 
français du Québec, que l'aide aux étudiants doit se 
réaliser par l'entremise des législatures provinciales. 
La résolution demande en effet que l'initiative soit 
prise par les législatures provinciales; elle ne demande 
que la collaboration du fédéral, ("est donc dire que la 
FNEUC reconnaît l'importance de l'exclusivité de la 
juridiction provinciale en matière d'éducation, et par 
ricochet, le bilinguisme de la personnalité canadienne. 
Le Congrès l'a d'ailleurs prouvé par une autre réso- 
lution prévoyant l'enseignement du français dans les 
écoles primaires de langue anglaise dès les premières 
années. 



Pour assurer 

l'honnêteté 

La formation à Québec, par 
le 'nouveau gouvernement li- 
béral d'un Conseil du trésor 
qui permettra de contrôler les 
différentes-dépenses effectuées 
par la présente administration 
libérale; a permiï'de constater 
avec quel sérieux le nouveau 
gouvernement a pris en main 
les affaires de la province de 
Québec. Si nous transposons 
le problème sur le plan de la 
politique universitaire, nous 
ne pouvons nous empêcher de 
nous demander si la -chose ne 
serait pas tout aussi utile pour 
la Fédération. Cela permet- 
trait une centralisation i\e* 
dépenses qui assurerait une 
honnêteté relative à notre ad- 
ministration étudiante et de 
plus permettrait un contrôle 
rigoureux de notre argent. Ce 
serait aussi ime bonne mani- 
ère de faire taire les critiques 
de certains étudiants, je de- 
vrais dire de nombreux étu- 
diants qui se demandent non 
sans raisons où vont les mil- 
liers de dollars du budget de 
la Fédération . . . 



4aJ<iïde ou Qéék 






De Societate 
Dramalica . . . 

M. Jean Herbiet, metteur en 
scène de la Société d'Art Dra- 
matique nous informe que Tin- 
script ion aux auditions de la 
Société a été plutôt maigre. 
Pour ceux qui aiment les chifr. 
fres précis, disons que seule- 
ment trois étudiants de la Fa- 
culté des Arts se sont présen- 
tés aux auditions. Deux étu- 
diants de la Faculté des Sci- 
ences Sociales et un autre du 
Droit complètent le tableau 
qui, avouons-le, n'est guère 
brillant. Cette Société est de- 
puis quelques années en proie 
à de nombreuses et quelque- 
fois violentes critiques de la, 
part des étudiants pour des 
raisons diverses et très sou- 
vent obscures. L'an dernier, 
quelques rivalités personnelles 
à l'intérieur même de la So- 
ciété donnèrent suite à des 
critiques plus ou moins stu- 
pides qui paralysaient en quel- 
que sorte le travail souvent 
admirable de nos comédiens. 



Quoi qu'on puisse reprocher au vice-président 
anglais Fred Cogan, il faut admettre qu'il a l'art de 
tirer au clair les situations embrouillées. Lors de la 
dernière assemblée du grand conseil il a attrapé au 
vol un album-souvenir qui sombrait vers une perte 
totale. L'album n'est pas encore sauvé, mais une solu- 
tion acceptable a été amorcée. 



KKNOIY KAl DE ME 

Nous ne faisons plus partie d'une fédération boi- 
teuse dont le premier but consistait à persuader ses 
membres de ne pas se retirer. Non, la FNEUC a passé 
à l'action d'une façon responsable et d'une façon élo- 
quente. En août dernier, un séminaire national dont 
le coût a dépassé les $10,000, groupait 150 étudiants 
de toutes les parties du pays; le Conseil des Arts 
y a contribué $10,000. ('est sûrement un indice de 
notre maturité. 

• VERS LE SYNDICALISME 

Persuadé que l'étudiant demeure un "jeune tra- 
vailleur intellectuel", (le mot n'est pas de moi) je vois 
venir avec impatience le jour où la Fédération pren- 
dra le rôle et la robe d'un syndicat, compte tenu des 
devoirs différents que sont appelés à remplir l'étu- 
diant et l'ouvrier, même s'il faut attendre qu'avec 
l'âge, la maturité nous arrive. En attendant, Jes étu- 
diants sont bien servis. Jean CARRIERE. 



Le président de sciences-po. a proposé qu'on étu- 
die prochainement, lors d'une réunion spéciale, le cas 
ide l'album-souvenir 59-60, à la lumière de la sugges- 
tion de Fred Cogan. Le v-p. anglais a suggéré qu'on 
amalgame l'album de l'an dernier à celui de cette 
année pour ainsi former un "Ottaviensis 59-60-61". 
L'idée est bonne puisqu'il récupère au profit du pro- 
chain album ce qui aurait pu être une perte totale de 
l'ordre d'au moins $2,000. 

N'empêche que cet imbroglio souligne le besoin 
de certaines réformes dans la manière de gérer les 
finances de la fédération. Si on juge à propos de nom- 
mer un directeur à une commission, il ne faudrait pas 
lui lier les mains du côté de l'argent. Qu'un directeur 
dépose donc ses projets pour l'année et que le grand 
conseil lui vote un budget. Après quoi le directeur 
administre son budget sans avoir* à suivre la queue 
de chemise du président ou du trésorier. 

Oh mais, on dira, il faut que le conseil sache ce 
qu'on fait avec l'argent. Evidemment. Aussi on pour- 
ra diyiser le budget d'une commission en versements 
mensuels variant selon l'activité de la commission. 
Par exemple, si le comité de l'album-souvenir veut 
lancer une campagne de souscription en janvier, son 
versement pour cette période sera pins élevé. De cette 
façon le gros de l'argent demeure dans les coffres du 
trésor et le magot de la fédération ne diminue que pro- 
gressivement. Il est alors plus facile de contrôler le 
chemin suivi par l'argent des étudiants, étapes' par 
étapes. 

Cette méthode enlève au trésorier certains pou- 
voirs exécutifs pour les remettre aux directeurs des 
diverses commissions. Les responsabilités sont alors 
mieux divisées entre plus d'étudiants, et en voici les 
avantages: 

1— les montants distribués sont plus petits, donc 

2 — les directeurs peuvent agir plus rapidement 
plus faciles à contrôler, 
suivant leur plan déterminé à l'avance. 

:>— chaque directeur étant responsable de son bud- 
get, le conseil peut le limoger s'il y a eu prévarication. 

4— le trésorier libéré de son travail cTadministra- 
Nous nous proposons de faire teur, deviendra chien de garde. Il fera un rapport au* 
une enquête plus approfondie grand conseil sur les argents versés. Le conseil pourra 

Z Ïfc53£ é lfir JETS a !T- 1U T L" Si! T P d, ° eil ^ radministrati °" deS 
moment" nos comédiens sem- affaires des étudiants. 

Ment plutôt rares. Nous aime- 
rions le croire, mais il semble 
plutôt que c'est de l'indiffé- 
rence qui ne nous fait aucune- 
ment honneur . . . 



J. P. Sabourin. 



De la maison des Etudiants 



mettre une telle . . . fantaisie, nous obtenons un estimé des 
Il n'en demeure pas moins qu'- frais, proposons un décora feur 
une décision à ce sujet s'im- qui est prêt à travailler j?ra- 
pose. tuitement et même qui dessine 

J'ai demandé à M. Raymond, un plan détaillé. 11 n^httend 
(celui-ci est décorateur d'in- que les ordres et l'argent pour 
teneurs à ses heures et semble débuter. 

très au courant des problèmes A notre avis, ce serait mon- 
de rénovation que pose la trer de la mauvaise volonté 
Maison ) de me donner un que de refuser une occasion 
estimé des frais qui couvri- semblable. On peufajouter que 
raient la resta u rat ioïwre notre l'argent investi (environ 400 
résidence. Il semitau travail dollars) servirait ainsi la cause 
sur l'heurer-ha même nuit, il de tous les étudiants de'Funi- 
me rédigea un rapport que jejversité puisque cette maison 
décidai de publier en première est à leur disposition. Une dé- 
page dans l'espoir d'éveiller j cision s'impose soit de la part 
l'attention des membres du ' de l'Exécutif puisque eontftitu- 
Conseil de la Fédération et tionrçellement, il est en charge 
d'ameuter l'opinion étudiante. ! de la Maison, soit du Grand 
Ce n'est pas à nous de La Conseil qui a le pouvoir d'o&li- 
Rotonde de prendre les déci- j ger l'Exécutif à entreprendre 
sions mais c'est notre^devoir • les travaux. Que la décision 
de signaler à l'attention des Sienne de l'un ou l'autre de 
responsables lesCdéfaillances I ces deux organismes, tfeu iflj- 
qualifier, termes dans divers domaines et d'y porte pourvu que l'on se dé- 

ix reproduire pu- suggérer les solutions qui nous cide enfin à passer à l'action. 

arce que les cir- (paraissent les meilleures. Voi- 

t l'allure de La là: la Maison desEtudiants a Michel Reaubien. 



Le problème n'est pas nou- 
veau. Tous les étudiants le 
connaissent et tous les étu- 
diants en parlent. Seulement, 
on semble refuser d'y apporter 
la solution; il n'est même pas 
nécessaire de chercher une so- 
lution: on Va trouvée. II ne 
reste plus qu'à la mettre en 
pratique. En termes plus 
clairs, cela veut dire que la 
Maison des Etudiants dans 
l'état présent pourrait aisé- 
ment se comparer à tout autre 
chose excepté à une maison 
d'éfiidiants. C'est regrettable, 
vraiment regrettable . . . 

L'autre jour, un étudiant en 
Commerce, un certain Guy 
Raymond s'est présenté au 
bureau de La Rotonde. Tout 
en parlant de chose et d'autres, 
nous en somme venus à dis- 
cuter de la Maison des Etu- 
diants. Il employa des termes 
précis pour la qualifier, termes 
que je ne peu 
bliquement pa 

'constances et 

Rotonde ne peuvent me per- besoin 



d'une restauration; 



flei 

Directeur. 



"A ie" T . ; 9 ' ' •> ;_ ■ '. ■ ■ ■ ■ ■ 



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... 






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LA ROTON D E 



Page 3 



BRILLANT AVENIR POUR LA NFEUC 



Grâce à une augmenta- fission au pays, la question 

tion sensible du nombre de SipSSLf** fiants d'ori- 
uoiiap t^j' „ .^ ine asiatique, de même aue 



ges membres, la Fédéra- 
tion nationale des étudi- 
ants des universités cana- 
diennes fait face à un bril- 
lant avenir. C'efct ce qu'a 
déclaré Monsieur Jacques 
Gérin, président sortant 
de charge de la FNEUC, 
dans son discours d'inau- 
guration du vingt-quatri- 
ème congrès de la Fédé- 
ration. ■/ ^. 

Il attira l'attention du con- 
grès sur les points suivants: 

# une' étude de la ségrépa- 
gation raciale au Cana- 
da dans un contexte étu- 
diant ; 

.' • la collaboration de la FN 
EUC avec le comité pour 
le centennaire du Cana- 
da; . 

• le thème ."L'étudiant 
étranger au Canada" 
pour l'année- qui- Vient. 

ï4 Le problème de la ségré- 
gation • raciale prend de plus 
en plus d'ampleur dans les mi- 
lieux étudiants. 11 arrive squ- 
vent qu'un 

cause de'sâ race, ait de la diffi- 
culté à trouver un logement 
convenable." . " 

Selon lui' une telle étude 



- même que 
les emplois d'été disponibles 
aux étudiants étrangers. 

L'étude sur les fêtes du cen- 
tennaire du Canada "amène- 
rait des manifestations vrai- 
ment étudiantes de même 
qu un programme éducatif à 
l'occasion de cette grande cé- 
lébration," dit-il. 

M- Gérin a poursuivi en di- 
sant que le thème de cette 
année assurerait aux étudi- 
ants étrangers un accueil plus 
-cordiale. Il souligna le fait que 
les étudiants étrangers nous 
sont très prédeux. Ces étu- 
diants nous font un grand 
honneur en choisissant de ve- 
nir iei. ecà 

La FNEUC groupe mainte- 
nant 78,000 membres de 
trente-quatre , universités- au 
Canada. Le collège Lqyola de 
Montréal a été accepté à la 
première séance. 



Gérin poursuivit en décla- 
rant que la FNEUC avait ad- 
ministré près de $100,000 
cette année au lieu du $60,000 
de l'année dernière. Les étu- 
diants canadiens ont fourni 
étudiant noir, a M i. ta j ft .,, * AA » ,. xtl \ lvJU,,u 
i„ jtW-- PU1& de $11,000 a 1 année mon- 
diale des réfugiés et presque 
$6,000 en faveur des sinistrés 
d'Agadir, De plus, à cause de 
l'ampleur qu'il a prise, le sé- 






CN 






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. 



r* 



No» édiles a l'oeuvre. Pris sur le vif, nous reconnaissons de gauche à droite la représentante des Sciences Domes- 
tiques, Gilles Bradetfe, président de Commerce; Maurice Cousineau, trésorier "de lo Fédération; Georges Proùlx, 
secrétaire et Fred Cogan, vice-président anglais Au premier plan, nous apercevons M Leduc, président d'Educa- 
tion Physique; Claude Gélinas, président des Arts et Armand Bontempo, président des Sciences Politiques. 



pourrait comprendre des en- j minar national FNEUC tenu 
quêtes sur le logement, Tad-ià Vancouver a coûté $40,000. 



K' 



BOURSES POUR LLg ETUDIANTS 

Les délégués au vingt-qîfa- \ borer avec les législatures qui 



vinj 
trième congrès de la Fédéra- ; en feront la demande, 
tion nationale des étudiants 
des universités canadiennes se 
sont prononcés en faveur d'un 
programme d'aicje t aux étudi- 
ants prévoyant l'établissement 
de 10,000 bourses au montant 
de $600. 



La résolution crée un nou- 
veau poste au sein du conseil 
exécutif:- il s'agit de la vice- 
présidence aux affaires d'édu- 
cation. _^ 



Les universités de langue 
française du Québec, partant 
du principe que l'éducation re- 
lève exclusivement de la légis- 
lature provinciale, se sont ob- 
jectée à, la première yersion 
rie la résolution adressée au 
gouvernement fédéral. 

Dans la seconde version, les 
législatures provinciales sontV 
invitées à considérer cette de- 
mande de bourses- .alors xuie le 
fédéral n'est qu'invité à colla- 



Cinq universités des Mari- 
times se sont abstenues à 
cause de la question d'aide 
provinciale un délégué de l'U- 
niversité Mémorial a déclaré 
qu'il était impossible de de- 
mander plus d'argent à la lé- 
gislature de Terre-Neuve car 
ce gouvernement est en train 
de construire un campus uni- 
versitaire de $50,000.000. 

La résQlution fut présentée 



site McGill. 



LAVAL ET MONTREAL S'OPPOSENT 



'"♦•st pour des raisons d'au- 
tonomie provinciale que les 
délégations de 'l'Université 
Laval et l'Université de Mon- 
tréal se sont opposées à une .ré- 
solution demandant au gou- 
vernement fédéral d'établir 
un programme de 10,000 bour- 
ses des étudiants universi- 
taires. 

"Nous 1 ne pouvons absolu- 
ment pas permettre une ini* 
tiative du gouvernement fédé- 
ral en matière d'éducation" 
déclara Gilles Biais, vice-pré- 
sident dé l'Association géné- 
rale des étudiants de Laval. 

v "Le nouveau gouvernement 
provincial du Québec a promis 
d'apporter une solution finale 
au problème de l'éducation ; il 
faut lui donner le temps d'y 

^arriver. L'éducation concerne 



exclusivement nos législatures 
provinciales. 

La délégation de Montréal 
adopta la même position. "Si 
cette résolution est acceptée 
par ce Congrès", déclara Jean 
Rochon, président de l'Asso- 
ciation générale des étudiants 
de l'Université de Montréal, 
"nous devrons malheureuse- 
ment la combattre. Nous vou^ 
Ions bien appuyer tout mouve- 
ment' en faveur de l'éducation, 
aussi longtemps que nous nous- 
adresserons aux législatures 

provinciales". 

- 

La délégation de .'l'Univer- 
sité d'Ottawa avait fait une 
tentative de compromis en de- 
mandant une conférence fédé- 
rale-provinc[ale_aux législa- 
tures provinciales et seule- 
ment la collaboration du fé- 



Nous sommes 
des "ignorants" 

"Il est probable que les étu- 
diants canadiens forment, sur 
les questions d'ordre^ interna- 
tional, le corps étudiant le plus 
ignorant au monde à une ex- 
ception près/' 

Ils sont gras, bien nourris, 
bien logés et ignorants", de 
dire le Dr. Guy MacLean, pro- 
fesseur d'histoire à l'Univer- 
sité Dalhousie, "Cette même 
ignorance, responsable de no- 
tre apathie? rend notre partici- 
pation aux affaires interna- 
tionales des plus difficiles." Le 
professeur MacLean prenait 
part à un symposium sur "La 
participation étudiante aux 
affaires internationales". 

Faisaient partie du panel le 
Rév. H. L. Puxley, président 
de l'Université King's Collège, 
Brian Flemming, directeur du 
comité FNEUC à l'Université 
Dalhousie, Jacques Gérin, pré- 
sident national *de la FNEUC 
et Robert McCleave, député 
conservateur pour le comté de 
Halifax. 

Pour sa part, M. McCleave 
déclara que les affaires inter- 
nationales ne devraient pas 
être laissées entièrement entre 
les mains des experts du mi- 
nistère des affaires extéri- 
eures. 

M. Stuart Smith, président 



Un président pesant 

Bruce Rawson, étudiant à l'Université de Saskatchewan 
a été élu président national de la Fédération nationale des 
étudiants des universités canadiennes cet après-midi. Le vote 
fut unanime. 

S'adressant aux délégués à la suite de son élection, Raw- 
son' leur recommanda de "combattre de toutes vos énergies 
pour mener à bonne fin le programme que s'est imposé votre 
Fédération". Le nouveau président avait la voix chargée 
d'émotion. "Je puis vous assurer qu'il n'est impossible d'expri- 
mer tout ce que je ressens" poUrsuivit-il. 

Les autres membres du nou- ; ment créé de vice-président 
veau Conseil sont Jacques Gé- 1 aux affaires éducationnelles. 
rin, président national sortant I Les autres membres de 
de. charge de la FNEUC au l'exécutif sont: Peter Green, 
poste dé président aux affaires au poste de président pour la 
internationales; Brian. Flem- région de l'Atlantique; Gilles 



ming, de l'Université Dalhou- 
sie, vice-président aux affaires 
nationales; Russell Brink, de merville, 
l'Université de la Colombie- 
Britannique, et vice-président 
aux affaires nationales sortant 



Biais, de lTJnive/sité Laval, 
pour le Québec; Marc Som- 
de l'Université de 
Toronto,, pour l'Ontario; et 
Mlle Dale Smith, de l'Univer- 



sité du Manitoba, pour la ré- 



de charge, au poste nouvelle-U^gion de l'Ouest. 



par Stuart Smith, président du 

conseil étudiant de l'Univers .du-_consp.il exccutli de_s.éjudi^ 



arîts de l'Université McGill, 
présenta le problème suivant: 
est-il de mise pour les déléga- 
tions canadiennes à. des con- 
grès étudiants internati onaux 
d'adopter une attitude- ^rratre 
que celle du gouvernement sur 
(les problèmes donnés ? 

"11 serait regrettable, de ré- 
pondre M. McCleave, que ces 
opinions diffèrent. Il est pré- 
férable que, sur le plan inter- 
national, les idées canadiennes 
demeurent les mêmes". 

Mr. Roy-Heenan, aussi de 
McGill, et vice-président de la 
FNEUC aux affaires interna- 
tionales, déclara que les. étu- 
diants étaient pleinement jus- 
tifies dans leur prise de posi- 
tion sur le plan international. 
Partant des exemples sud-afri- 
cain et hongrois, M. Heenan 
souligna la prise de conscience 
étudiante dans le domaine des 
affaires internationales. 

M. MacLean prit la parole 
en disant que les étudiants 
canadiens ont le devoir de té- 
moigner de leur solidarité à 
l'égard de leurs confrères sud- 
africains ou "algériens. En 
deux mots, à la question: 
"Suis- je le gardien de mon 
frère?" il faut répondre un 
"OUI" véhément. 



© 



4 



L'ère "glaciaire" 

Que noua sommes chanceux . . . c'est ^^^^ 

aujourd'hui l'ère "glaciaire" moderne ! De la 

glace, il y en a à profusion dans les 

réfrigérateurs pour frapper le Coke. Et quoi 

de plus délicieux qu'un Coca-Cola glacé . . . 

le vrai rafraîchissement ! Grâce à son goût 

vif et froid et à son petit surcroît d'énergie 

alimentaire, c'est toujours le Coke pour 

la Pause qui Rafraîchit 1 

SOYEZ BIEN RAFRAICHI i . . PRENEZ UN COKE ! 

DITES, "COKE" OU "COCA-COLA"- LES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
il MEME IRÉUVAGE PÉTlLLANT-LE PRODUIT ,DE COCA-COU LTÉE, 



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LA ROTONDE 




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j — 



Parler dès classiques de la chansonnette et omettre Yves 
Montand semble impossible. Trop d'aspects Télèverif au palier 
du maître. Il est un des -seuls interprètes qni possède autant 
de virtuosité, tout en la gardant sans cesse au service de l'in- 
terprétation. Beaucoup de perfection formelle, mais jamais 
, de vocalise. 

Parce qu'il n'écrit pas lui-même ses chansons; Montand 
sait s'aliéner un répertoire jqui nous le fait connaître sous des 
aspects toujours renouvelés, souvent paradoxaux, et ce qui 
est bien, jamais contradictoires. A travers ces bribes de per- 
\ sonnalités. qu'il sera assez difFicile de synthétiser, ressortira 
quand même certains thèmes qui donneront une image assez 
nette de l'artiste. 

Montand, le versatile 

A l'audition de "Luna Park" et des "Grands Boulevards", 
on se figure "ad hoc" le gamin insouciant qui se laisse facile- 
ment fasciner par les grandes rues, les vitrines, les néons, les 
fêtes-le-dimanche. Dans "Le soleil plein la^tête", il incarne de 
façon magistrale le, bon vivant qui ne s'en fait pas plus que 
ça, qui aime monter les côtes parce .qu'il va les redescendre en 
revenant. On trouve aussi l'amoureux jovial et primaire; sans 
■une once de Cornélien, qui "aimé ça aimer, parce que c'est 
.-plaisant'*; "C'est qu'est-ce que j'ai?, Mon manège à moi". Quel 
contraste avec la puissante élégie des "Feuilles Mortes" où, 
Kosma en tête, puis Prévert et Montand atteignent réelle- 
ment au chef-d r oeuvre. Il est aussi éminent classique lorsqu'il 
chante "C'est à l'aube" et "Les Moissons". 

• * " 

Paris n'est pas toujours pareil 

Comme tous les Parisiens, Montand chante Paris, mais 
d'une manière un peu particulière. Il ne crée pas de drame sur 
Paris, Il ne tombe pas amoureux d'elle. C'est tout simplement 
une ville pas çè^nme les autres où il fait bon vivre: Probable- 
. ments ses deux meilleurs réussites en cé\sèhsï*"A Paris'" et" 
"Un Gamin de Paris". Montand est également un fin conteur; 
qu'on se rappelle "L'assassin du4)imanche" et surtout "Bat- 
tlingJoe"^ - 

Le Montand d'aujourd'hui diffère totalement du chanteur 
déguingandé d'il y a dix ans. Certains déplorent le fait qu'il- 
se soit laissé tenter par le jazz. On lui reproche même de man- 
quer de sérieux. "Un homme de son âge!" On peut expliquer 
cette évolution du fait que Montand a peut-être trop obéi par 
la courbe tracée par la molle, et que par conséquent ses chan- 
sons diluent Un classicisme terne. Mais- c'est le seul reproche 
qu'on peut honnêtement lui adresser. 

"Moi, j'aime le music-hall" . . . 



BIENVENUE! 



Montand refuse d'empiéter sur le territoire ridicule du 
jeune homme grisonnant, et nous applaudissons! Quant à 
l'apparente légèreté de ses chansons, nous en voyons l'aspect 
agréable. A notre époque, on semble oublier que la forme par 
excellence de la chanson reste le music-hall, que la radio et la 
TV ne sont en somme que des truchements. Les Béart, Brel, 
Leclerc, Brassens regagnent à se contenter de la radio. Que 
dire des chanteurs à la voix sirupeuse qui ne connaissent pas 
trop la différence entre un microphone et un auditoire! Va 
pour les salles obscures, les "juke-box", mais pour le véritable 
music-hall . .* . 

Cest la loi de l'extrémisme! Avec Henri Salvador, Ulmer, 
Trenet. Annie Cordy, Constantin, Bécaud, Montand insiste 
sur la valeur du geste, de la fantaisie. Ne dirait-on pas qu'il 
veut mettre le doigt sur le vrai *uns de la chansonnette qui 
est de communiquer directement avec un auditoire pour le 
récréer? Il contre-balance un certain engourdissement, qui 
semble contaminer tous les chanteurs de la "nouvelle vague". 
D'où l'exubérance extraordinaire et démonstrative Héployée 
dans l'interprétation du "Fanatique du jazz", "le Chat de la 
voisine",' "La Fête à Loulou", "Un Garçon dansait", etc . . . 

Le music-hall est interdit aux troubadours 



L'université Laurentienne 
de Sudbury, dernière née. de 
nos Universités, ouvrira ses 
portes cette année. Elle comp- 
tera pour cette première année 
académique 1,500 élèves. Son 
caractère bilingue et non-con- 
fessionnel lui donnera un as- 
pect unique en son genre au 
Canada. Cette nouvelle insti- 
tution formée par l'union de 
l'Université de Sudbury, an- 
ciennement dirigée par les 
Pères Jésuite, et de l'Univer- 
sité de Huntington, ancienne 
Université protestante, sera 
sous la Présidence du R. P. 
fessionnelle lui donnera un as- 
Emile Bouvier s.j. Le corps 
professoral comprendra en 
outre des laïques de toutes 
dénominations. Les cours se- 
ront donnés en français et 
en Anglais selon la demande. 
Il faut faire exception cepen- 
dant des cours de génie et des 
cours d'affaires qui seront 
donnés en anglais seulement. 
Espérons que le caractère 
français de l'Université sera 
préservé et que le bilinguisme 
de-fette institution ne devien- 
dra pas à sens unique . . . 



LA NOUVELLE VAGUE... 

Là nouvelle vagué apporte un cinéma d'auteur 

-£ Depuis leur ascension au métier de cinéaste, les "jeunes 
Turcs" du cinéma français ont rempli bien aes manchettes. A 
quoi serait done dû cette publicité tapageuse? Pour certains 
comme Jacques Rivette et François Truffaut, uniquement à 
leurs talentueux précédents. Pour d'autres, je vise ici Louis 
Malle et Edouard Molinaro, leur départ faussement rutilant 
trompa les observateurs sur leurs prétendues possibilités 
Jusqu'à maintenant, ils n'ont su solidifier leur réputation. 

La vieille garde agonise 

La Nouvelle Vague est venue frapper au flanc un cinéma 
français qui s'engluai,t dé**plus en plus dans une facilité in- 
contrôlée. Depuis la mort de Jen Vigo et, celle toute récente 
de Grémillon, seuls Renoir, Clair, peut-être aussi le regretté 
Jacques Becquer et Jules Dassin, Ta<ti devant être cjassé à 
part, sont parvenus de temps à autre à redorer le blason 
défloré de la capitale européenne du film. Comment compter 
sur tous ces matous de la. vieille garde commerciale? Les 
deux Allégret, Berthomieu, Grangiêr, Boyer, Christian-Jaque, 
Autant-Lara, Chenal n'obéissent désormais qu*aux intérêts 
des producteurs. * 

u. ^ * *\ ■ 

Le cinéma, monstre à 2 têtes 



- 

Ce monstre à deux têtes_jqu'est le cinéma doit s'accom- 
moder de sa double personnalité, l'une ne pouvant exister 
sans l'autre. Utopique cette idée d'un septième art débarrassé 
de son sosie industriel. Pour pallier à cette anomalie struc- 
turale, il fallait, trouver un "modus vivendi" acceptable. Le 
pas a été franchi de la'seule façon possible à savoir que les 
candidats à la mise ert scène cinématographique sont devenus 

suit* à la page S 



*>« 



Le music-hall est souvent 'le refuge favori des cabotins; 
on a aussi affirmé que les troubadours n'y trouvaient pas 
place.. Pour, le savoir, il nous reste heureusement Montand 
et il est à coup sûr le champion. Mais on devine qu'il n'est pas 
afrivé la sans peine. Et quand il décide d'inscrire une nouvelle 
chanson à son répertoire, il en fait d*abard~une dissection -ana- 
lytique très soignée. S'il en fouille ainsi tous les coins et re-, 
coins,. c'est afin de mettre au point le geste et l'accent qui 
devront être employés à tel ou tel passage. Dès le lever du 
rideau, Montand a d'ores et déjà tout calculé, tout étudié; il 
connait sa leç.n par coeur, car pour lui, il n'est pas question 
d'improviser. 



Rideau! 

Le spectateur qui assiste un soir à un récital de Montand 
ne doit pas ^'attendre à rire, à s'émouvoir, à trépigner diffé- 
remment le lendemain soir au même récital. Nous ne deman- 
dons pas à l'artiste de se renouveler du tout au tout d'un soir 
à l'autre. Et comment ne pag^rouver un certain -manque de 
fraîcheur chez Montand quand nous savons que le récital 
préparé des moisiet.d^s mois durant sera le même pendant 
des mois -et des mois. Montand Se trace une stratégie et 
n'entend pas y; cjéroger. C'est quand même étrange qu'il 
réussisse à être si naturel! Stratège minutieux du music-hall, 
il n'y a pourtant pas de.plus véritable gamin des rues. Qu'on 
le dise virtuose, paradoxal au travailleur, rien en tous cas rie 
nous empêchera d'affirmer que Montand a une grande con- 
science de son métier . . . dans la chansonnette, il va de soi ! 



Roch Bouchard et Koch Coté. 









2 



■ 



vous qui cherchez un 



& 



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Il est de votre DEVOIR 






encourager ces salons' 






de fleurs: 



CECILE PAQUETTE 
324 Rideau 






RIDEAU FLOWERS 
511 Rideau 



, I 



O. PROULX 
96 Rideau 






Ave* bonne grâce, ils nous ont fournit les fleurs à nos gracieuses Reines lors de la Danse 

de l'Initiation 



Merci a vous Fleuristes 






■ 



LA ROTONDE 







Sur cette photo, nous opercevoru trou de nos délégué» «ou congre. notioAol de la Fédération National, de. Etu- 
dient Canadien, tenu o Hal.fox. Nou. prouve», distinguer de gauche adroite: M. Cyd Horowitx, Guy Leîage et 



Mourice Cou.ineau. Le. nôtres y ont tait très bonne figure. 



•■ ■ >■? 



Page 5 

suite de la page 4 
leurs propres juges. Cette idée couronnée de succès a marqué 
le sort du nouveau cinéma, c'est-à-dire que les candidats à la 
mise en scène sont devenus leurs propres couronnée de 
succès a décidée du sort du nouveau cinéma. 

"Caméra-stylo" et cinéma d'auteur 

Cette façon d'oeuvrer en reléguant les contingences com- 
merciales au second plan aboutit inévitablement à une -liberté 
d'expression artistique propice à la création. On est ainsi 
arrivé au cinéma d'auteur. La méthode "Caméra-stylo!' prô- 
née par Elevandre Astruc revient à l'ordre du jour. Au même 
tftre que la littérature, le cinéma possède maintenant ses 
lettres de noblesse. On tourne comme on écrit. Nous assistons 
à une véritable évolution sur presque tous les plans.* Cette » 
volonté de faire un cinéma d'auteur, en plus d'entraîner un 
revirement complet d^i système de production, a modifié 
sensiblement les méthodes de tournage, ce qui influence di- 
rectement l'oeuvre elle-même. 

Perspectives 

Tous lus jeunes de la Nouvelle Vague qui hn t ainsi pris . 
position semblent bien décidés à préserver leurs individua- 
lités. Comment autant de personalités différentes sont-elles 
parvenues à donner le jour à une sorte de communauté esthé- ' 
tique qui apparaît si. contradictoire au prime abord? Une ■ ' ■■ 
étude sur cnacun d'eux permettra certainement d'élucider 
la Question ou du moins, éclaircira le problème. 






■ ■: ' ■ ■ ' , ~- 



«*■■■« 






Autres nouvelles du congres FNEUC 



par la Presse universitaire canadienne 






. "Les étudiants des uni- 
versités canadiennes ont le 
devoir de se prononcer sur 
les problèmes de l'éduca- 
tion au Canada, en plus de 
A porter le poids de leurs 
responsabilités sociales", a 
déclaré le président de 
l'université King's Col- 
lège, la plus vieille insti- 
tution de haut-savoir au 
Canada. 

Le Révérend H. L. Pux- 
ley' s'adressait aux délé- 
gués du XXI Ve congrès de 
la Fédération nationale 
des étudiants des univer- 
sités canadiennes. 

"Nous avons beaucoup à 
tirer de l'exemple sud-améri- 
iiiiii; ces gens ont vraiment 
une conscience sociale. Pour 

"eux, l'éducation universitaire 

^ demeure un privilège qu'il 

faut rembourser à la société." 

VA K. Puxley est président 

'honoraire de la FNEUC et il 
a inauguré la première séance 
du congrès tenu à l'Université 
Dalhpusie à Halifax. 

"D'un point de vue national, 
les étudiants ont la responsa- 
bilité sociale de réduire l'am- 
pleur des problèmes (l'éduca- 
tion tels que coûts prohibitifs 
jfl Courses trop peu nom- 
breuses. D'un iniint de vue in- 
ternational, ils doivent eher- 

• chef des façons de promouvoir 
ia compréhension entre les 
nations." . ' , 

Le conférencier exprima 
n et nullement devant le fait. 
(Tes detix unités de mesure eu 
matière d'éducation: Pécono- 
mique et l'académique. 11 ar- 
rive souvent, ajouta-t-il, que 
l'écoje secondaire manque à la 
tâché à cau>e du décalage qui 
BQrgk entre le niveau des 
"'<m«'s urbain e s et celui 9ea 
écoles rurales. 

"Pourquoi l'étudiant riche 
aurait-il l'occasion de suivre 
un cours universitaire alors 
«me le fils de travailleur en est 



Si 



nancièrement- incapable? Les 
fils de familles à l'aise ne sont 
pas nécessairement plus in- 
t'II.igents,, Le critère en ma- 
tière d'éducation ne doit pas 
être financier." 

L'éducation universitaire, 
de 'poursuivre le conférencier, 
peut se comparer'à une, table 
karnie dès meilleurs mets. Il 
tout goûter à tout, puis se con- 
pentrtT sur celui qui nous. sa* 
ttsfaiï le plus-. "Mais, conti- 
niia-t-il, il faut tenter de 
laisser une-recette pour ceux 
qui viendront après nous." . 



sur de.'v sujets' d'ordre inter- 



national. 

Les délégués au XXIV Con- 
grès FNEUC, réunis en séance 
plénière/.ont accepté k l'una- 
nimité une résolution deman- 
dant au Conseil étudiant de 
rURSS les raisons du refus 
de visa à VValter Tarnopolsky, 
délégué de la FNEUC au comi- 
té préparatoire - du Forum 
mondial de la jeunesse: 

"(^'est avec surprise et cons- 
ternation", disait la résolu- 
tion^ "que la FNEUC s'est ren- 
du compte des difficultés- ren- 
contrées par son représentant 
officiel M. Walter Tarnopol- 
sky. 



'L étudiant a le devoir de I Les délégués des universités 
se renseigner afin de prendre ' canadiennes au vingt-quatri- 
des décisions et afin d'agir." j ème congrès de la Fédération 
Le conférencier a déclaré | nationale des-, étudiants des 
que les étudiants auraient universités canadiennes ont 
beaucoup à dire en discussion voté à l'unanimité une aug- 
mentation des frais de. parti- 
cipation à la Fédération. 
Toutefois,., les conseils étg* 
diants demeurent libres de 
payer le montant de l'aug- 
mentation. 

D'après le nouveau plan, les 
frais s'établiraient comme 
suit: 60 sous par tête pour les 
premiers 1,500 étudiants, 55 
sous pour les 1,500 suivants, 
50 sous pour les 1,000 suivants 
et 45 sous par tête pour tous 
les autres. 

La résolution présentée par 
David Edgar, président du 
confèil étudiant de l'Univer- 
sité de la Colombie-Britan- 
1- nique, augmentera les reve- 



nues de la FNEUC pour un de leur geste. Vous avez prou- 



montant de $7,800. 

"Il y a un décalage de mau- 
vais augure entre l'action pos- 
sible de la FNEUC et l'action 
réalisée à traversées maigres 
moyens financiers", ' déclara 
Edgar. 

Grâce à cet argent, la FN 
EUC pourra retenir les ser- 
vices d'un administrateur et 
d'une secrétaire à temps par- 
tiel. 

"Dans la situation présente, 
notre secrétaire-exécutif, An- 
dré L'Heureux, un expert dans 
les affaires étudiantes, doit 
perdre beaucoup de temps à 
du travail de comptabilité," 
déclara Edgar, 



Après l'adoption de la réso- 
lution à l'unanimité, Roy Hee- 
nan, vice-président de la FN 
EUC aux affaires interna- 
tionales, félicita les délégués 



vé de nouveau que vous êtes 
dignes de la confiance des étu- 
diants du Canada", a-t-il dé- 
claré, 

Jacques Gérin prit- ensuite 



la parole: "C'est une belle ré- 
compense que vous venez d'ac- 
corder à votre- secrétariat", 
dit-il. "Nous savons mainte- 
nant que nous avons l'appui 
de tous les étudiants du pays." 



BILLETS DU 
CINE-CLÙB 



• * 






EN VENTE 



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1 
LE PROGRAMME D'INSTRUCTION POUR LA FORMATION 
D'OFFICIERS DES FORCES RÉGULIÈRES (ROTP) 

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ou de réserve de, l'Aviation. . • 

Principales caractéristiques <fu URTP 

• /nsrrucfion m/'/ifo/re alliée aux études universitaires. 

• Programme accessible aux étudiants des V et T années en gén<e, arts, 
sciences, médecine et autres disciplines. 

• Solde de $210 par mois, plus vivre et logement durant l'été. 

• Un maximum de seize jours de solde pendant l'année scolaire. 
~~^~ë Acquisition d'une expérience précieuse pendant l'été aux établissements de 

Y Aviation au Canada ou en Europe. 
Renseignez-vous sans tarder sur ces programmes afin de pouvoir bénéficier dès mainte- 
nant de tous les avantages qu'ils vous permettent ^d^bienir pendant vos études à 

Pour plus cte détails sur les conditions d ; admission, |a solde et les avantages offerts 

- Communiquez avec P/X !.. B. BENSON 
162, rue Waller, vis-à-vis l'édifice des Arts — Téléphone CE 9-6-86^5 








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Page 6 



LA ROTON DE 







Le problème 
des 






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Elle* étaient là ces huit charmantes reines et cette photo indiscrète nous les 
montre de gauche o droite: Michèle Bisson, Arts; Diane Desgroseillers, com- 
merce; Çarolyn Téthrault, médecine; Teri Thisdale, Education physique; Diane 
Linnen, Science; Suion Miller, Sciences domestiques Jeanne Rheault, Nursing; 
Boivin, Sciences Politiques. 



étudiants étrangers 

La FNEUC va de l'avant 
dans le domaine des affaires 
internationales. Les délégués 
au XXIV Congrès de la Fédé- 
ration ont accepté une résolu- 
tion par laquelle la FNEUC se 
permettra de prendre position 
sur des problèmes où les prin- 
cipes des droits de l'homme ou 
de liberté académique seraient 
menacés. On donnera la prio- 
rité aux droits des étudiants. 
\ Là FNEW ne pouvait, jus- 
qu'à ce jour, prendre position 



sur des questions autres que 
celles concernant directement 
les étudiants. 



TrfPCohgrès se déclara soli- 
daire des étudiants algériens 
qui sont toujours en exil. De 
plus, ^exécutif étudiera les 
possibilités de contribuer des 
bourses d'étude qui permet- 
tront à cinq étudiants congo- 
lais de venir étudier au. Ca- 
nada. 

La Fédération maintiendra 
sa politique de condamner 
toute forme de discrimination 
raciale. Elle offre toujours son 
appui moral à l' Association 
nationale des étudiants dw 
tère des Affaires extérieures 
Etats-Unis qui combat la dis- 
crimination dans ce .pays. De 
plus, la Fédération demandera 

~ I IIIBjH . . -r- ■ -' 



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CE SONT LES ÊTRES HUMAINS QUI FONT LA 



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(lue le règlement qui caU3 ^ 
des difficultés aux étudiants 
étrangers en quête d'emploi 
saisonnier soit aboli. 

Les délégués ont exprimé 

de la FNEUC concernant les 
affaires internationales de 
y raient être formulées et ex- 
primées indépendamment de 
celles du gouvernement cana- 
dien. La Fédération sollicitera 
quand même l'aide du minis 
pour la réalisation de projets 
concernant les affaires exté 
Heures. 

Le Congrès réaffirma sa so- 
lidarîté à l'endroit de la Con- 
férence internationale des étu- 
diants, union dominée par des 
diale qui comprend 70 hâtions- 
n u -m ores; .Rappelons une U 
FNEUC est membre du cô 
mité de contrôle de la Cïfi. Et 
comme auparavant, la- FNEUC 
ne se joindra4)a£.aux rangs de 
l'.Unjon internationale des étu- 
diants, union dominnée par des i 
cléments communistes. 



Création d'un 
magasine national 

Réunis en séance piénière 
les dirigeant de la FNEl ( 
ont voté une série de résolu- 
tions visant à promouvoir 
l'unité étudiante au Canada. 

Deux résolutions, Tune con- 
cernant la publication d'un 
magasine étudiant national et 
bilingue, et l'autre ayant rap- 
port à la mise sur pied duc 
bureau d'information, "furent 
votées par le Congrès. 

Le magasine national sera 
consacré aux affaires étudi- 
antes sur- le plan national et 
international. Publié en colla- 
boration avec la Presse uni- 
versitaire canadienne, il con- 
tiendra des reportages plus 
exhaustifs sur des sujets d'in- 
térêt aux étudiants canadiens. 

Le premier numéro sera pu- 
blié l'automne prochain; il est 
possible toutefois, qu'un nu- 
méro d'essai soit mis soiis 
presse au mois de mars., 

hf— C ongrè s 



ALBERT EINSTEIN 






v 



Quand on parle de génie, le nom d'Albert relativité qui a préparé Tère nuclèaî 



t- 



Einstein vient tout naturellement dans la con- 
versation. Sa contribution à la science a été 
telle qu'on peut difficilement lui trouver une 
comparaison parmi les autres grands esprits 
contemporains. 

Albert Einstein eut une existence paradoxale. 
On comprenait mal qu'un homme aussi effacé 
et aussi humble puisse soutenir avec tant 
d'assurance des théories aussi révolutionnaires, 
car ses manières simples ne révélaient pas sa 
grande intelligence. Chose étonnante, l'étude 
des sujets abstraits ne faisait qu'aiguiser sa 
compréhension à l'égard de ses semblable.-.. 
Cette faculté de comprendre et de raisonner Fui 
a permisse donner à l'humanité la théorie de la 



ire. 

La personnalité et la contribution d'Albert, 
Einstein sont l'illustration d'une vérité pro- 
fonde: l'humilité et la compréhension h3m gens, 
hommes et femmes en tant qu'individus, est 
toujours ce qui compte le plus. C'est ce principe 
qui guide en tout La Banque Toronto- 
Dominion. Nous sommes fiers de notre person- 
nel que nous considérons comme notre atout 
principal. .'«•■' 

5t cous songez à une carrière dans les affaires 
bancaires, aile? voir le gérant de la succursale 
Toronto- LJoùiinion la plus proche. Il se fera un 
plaisir de discuier avec vous d'une carrière inté- 
ressante, pleine de promesses, à La Banque 
Toronto- Dominion, 



LA BANQUE 



TORONTO- DOMINION 

1,4 BANQUE DONT LE REGARD EST TOURNE VERS L'AVENIR 



l'établissement d'un bureau 
national d'information lequel 
se concernerait de l'activité et 
des problèmes propres aux 
étudiants. Le bureau sera à la 
disposition du public et des 
étudiants. 

D'autres résolutions furent 
Notées: l'une d'elles deman- 
dant une liste des facilités 
d'hébergement p our les fou - 
ristes étudiants, une âutrerfa- 
vorisant une distribution na- 
tionale des numéros spéciaux 
de certains journaux étudi- 
ants, et enfin la nomination 
sur chaque campus d'un pré- 
posé aux affaires culturelles 
pour en aider l'organisation 
nationale. 



Des diplômes 



on n'a! 








* !.. 















Ti-John 
en v'Ia! 



• 







., .<-. 



-FAIRE FACE- 



VOL XXIX No 3 



\ 



14 OCTOBRE 1960 




Eh deuxième 



LA FEDE EMBRAYE! 

La dernière réunion du est de tenir les directeurs de I André Garneau est accepté 
grand conseil -s'est jouée sur commissions au courant de la ! comme directeur du comité 
un air de marche militaire, f politique ■ -du^Grand^onseirt de l'entre-aide universitaire 



'*■ - V 



Sur cette photo nous reconnoissons de gauche à droite, M. Maurice Cousincau, 
trésorier de la Fédération et M. Gilles Portugais, conseiller financier. Il semble 
que l'argent, ne. fait pas le bonheur, mais 6 voir le sourire de nos deux com- 
pères, on est près d'en douter ... 

■■■■'•^ — - 



PRESQUE SEPT CENTS... 

LÀ FÉDÉRATION DES ÉTUDIANTS PE \ 

L TNIYEKSITÉ D'OTTAWA. . 
ÉTAT DLS REVENUS ET DÉPENSES 
POUR L'ANNÉE SE TERMINANT LE 30 JUIN ÎSSO. 



ponctuée d'objections inqui- 
ètes et de grands éclats de 
rire Le nouveau président, 
Gilles Grenier, a fait Valoir la 
bonne vieille méthode "Solda- 
tesque, mettant ainsi au ser- 
vice de la société étudiante 
les enseignements dont il a 
bénéficié dans l'armée de Sa 
Majesté. Le 'v.p. français en 
était tout embrouillé; le v.p. 
anglais n'en, revenait pas; le 
secrétaire ne tenait plus sur 
sa chaise; tandis que tout le 
reste du conseil se tordait de 
rire. t 

• N'empêche qu'il s'est dit des 
choses sérieuses et le conseil 
a abattu une bonne besogne. 



vis-a-vis do leur comité res- 
pectif. De plus, a dit le pré- 
sident, leurs connaissances 
spécialisées sont indispensa- 
bles pour discuter intelligem- 
ment de choses relatives a 
leur comité. Sans avoir le 
droit de vote, Jes directeurs 
auraient droit de parole à la 
table du conseil. Ceci, se com- 
prend très biefi, puisque dans 
beaucoup d'universités ou 
pays, les directeurs sont aus- 
si membres; bona ride du con- 
seil étudiant. . " 




IMPRIMERIE «EAUREOARD LIMITÉE. OTTAW* 

- - v . : 



< 



Revenus: 

Cotisations £ 

Annonces 

Le Bot tin 

La Rotonde 

The Uulcrum ; 

- Activités étudiantes 

InHiation 

Carnaval d'hiver 

cmrtiub 

Comédie Musicale 
Divers 

Dépenses : 

Initiation 
Carnaval d'hiver 
liai des gradués 
Comédie musicale 
Mérite étudiant 
Ciné club 
Radio étudiante - 
Débats lraneais 
Débats 'anglais 
AH aires artistique 
Affaires (v\tcricuri-*> 

r\i;rr 

Kl M 

Pa\ Roiuana 
La Rotonde 
The Pu 1er u m 
La Dot tin 

Secrétariat de prose 
Comité publicitaire 
i «unité de publicité 
Aide aux étudiants 
Conseil exécutif 
Maison de,s étudiants 
Irais spéciaux 
Comité culturel des 

gradués 
Déficit d'Opérations 



-r-r 



485.60 
161)..")!) 
178.97 

2,:i()2.55 

2.712.9!) 

—633.00 



18,168.20 



1*434,16 



LE RAPPORT DES 
DIRECTEURS DE 

L'INITIATION 
Le rapport écrit et- complet 
n'est pas encore fait, mais 
MM. Kirby- et (Joulet le pré- 
senteront à la prochaine as- 
1 semblée. M. Kirby a tout de 
'même donné un "rapport som- 
maire, relatif au succès de 
' l'initiation. Il a par contre dé- 
I ploré l'absence de plusieurs 
, membres du grand conseil aux 
parties de. plaUir de l'initia- 
tion. Il a aussi suggéré que 
les. prochaines initiations 
ut prévues' beaucoup plus 
à l'avance . lui 4an vier s i pos- 



1,162.00 



6,Kio.r,r 

12.2.-> 



26,455.15 



1,572.72 
2,903.86 
1,596.10 

lJÎMUMi 

671.00 

1,171.06 

:is.28 

— î32.ihT 



sibîe. Autrement, a-t-il dit. il 
est impossible de bien faire 
les choses sans imposer un 

travail exaevré à quelques 
personnes. 



1 13.65 

s2.no 



UN PERMIS D'ACHAT 

Le trésorier, M. Cousineau, 
a proposé une motion visant 
à obliger tout membre du 
conseil ou directeur de eom- 
mi**ton à se munir d'un per- -"^* 
mis d'achat dûment signe par 
le trésorier ou le président. 
Tout achat o,ui nura été fait 



1.212.10 
200.00 
21)0.00 



1,702.10 



sans le permis requis sera la 
respnnsnrhtHfé — première de 
l'acheteur. 



:ux:>.73 
3,806.28 

7:i(!.oo 

21.00 

âos.:,;» 

11.76 

12:>.0p 

\r>9i.6i 

2,163.35 

r>r>o.2t; 
cr.oo.oo 



27,132.52 
677.37 



Il est tempi que ^change 

Désormais le trésorier de la Fédération des étudiants de 
l'Université refusera catégoriquement de «payer touie 
facture qui ne sera pas accompagnée d'une réquisition 
d'achat, ceci en vue d'exercer un contrôle plus severesur 
les finances de la Fédération et d'éviter aussi un W"*** 
catastrophique dans les dépensés. Aucune exceprifcn ne 
confirmera cette règle. Que les personnes concernées se 
Je tiennent pour dit! 



Ce projet dans sa forme 
première, nuisant à ' a mania- 
bilité de l'agir des directeurs, 
on -propose une modification 
de manière que le directeur 
qui en cas d'urgence aurait 
été dans l'impossibilité de re- 
joindre soit le trésorier ou le 
secrétaire, puisse acheter ce 
dont il à besoin, quitte a sou- 
mettre une demande, de. per- 
mis d'achat par la suite. Tl 
semble néanmoins que ce rè- 
glement rende le travail des 
directeurs et des présidents 
de faculté un peu phls^difficile. 

LE.DEVOTR DES 
DIRECTEURS 

Il a été décidé à l'unanimité 
«pu- les directeurs devraient 
se l'aire un point, d'honneur 

i d'assister aux délibérai ions 
du grand conseil, ou d'y délé- 
guer un représentant. Le but 

^de ce règlement-suggestion 



COMITÉ CENTRAL DE 
PUBLICITÉ 

Le grand conseil a décidé 
de hausser de 1' < à 10% la 
commission sur la vente de la 
publicité. Cette hausse encou- 
ragera les étudiants qui tra- 
vaillent pour le comité central 
de publicité. Comme l'a si bien 
dit le représentant de Ja fa- 
culté de droit: "Mieux on est 
rémunérer, mieux on travail- 
lée 



En discutant de publicité -Fédération. 



oh a aussi abordé un sujet 
as>ez délicat, à savoir, qu'un 
certain montant d'argent au- 
rait été remis à l'université 
pour servir à des fins de pu- 
hlîeité étudiante. Mais au- 
cune décision n'a été prise à 
ce sujet. 
1 . — •»- 



mondiale. Et que cà saute! 

Roch Veilleux devient di- 
recteur du comité de-la mai- 
son étudiante. Vote mon 
moine, vote! 

L'élection du directeur du 
comité de l'album-souvenir 
est remise à l'assemblée spé- 
ciale qui doit avoir lieu bien- 
tôt. Plus vite on perd du 
temps. 

André Cadïeux'est élu di- 
recteur_ du carnaval. Ronald 
Gingras est élu directeur de 
la société des débats^ Français. 
Gilles Larose est élu secré- 
taire, remplaçant ainsi Geor- 
geaProulx, et enfin Sid Haro- 
yitz est élu directeur du co- 
mité oWNEUC. C'est rapide, 
alerte, et au fait -, — 



Le père Raby, l'invité du 
conseil, félicite le conseil, 
parle de l'enthousiasme, la 
sincérité et l'humilité dans la 
défaite, choses qu'il a remar- 
quées au cours dès délibéra- 
tions. Il promet de dite-ûne 
messe aux intentions de la 



NOUVEAUX DIRECTEURS 
ET CONSEILLERS 

Ici on a passé au pas -de 
conise. Après un léger accro- 
chage (Cogan vs Grenier), le 
président prit la tête du pelo- 
ton et, coupant court aux ob- 
jection, qui fusaient, ordon- 
na qu'on procède aux élections 
des directeurs et x\es conseil- 



lée président regarde sa 
montre, et ensuite son v-p 
français, qui demandé la clô- 
ture de l'assemblée; et puis 
"allez ouste" c'est la déban- 
dade générale. Le président- 
soldat retourne à son antre, et 
les autres à leurs occupations. 

J.P.S. 



• • 



DU RENFORT 



r.. Baxter ne fut pas accep- 
te par te conseil comme con- 
m îiiei a la FtyEUC pour ne 
pas aller h rencontre^ du ma- 
nuel de l'étudiant. On a beau- 
coup ii quand le président de 
la faculté de droit a rebaptisé 
,<• manuel de l'étudiant "le 
pet it livre de pal ronnàge.* 1 

Gaston Meloche fut accep- 
té eommo Conseiller a Radio- 
étudiante, au Ciné-club, aux 
sociétés des Débats français 
ef anglais. 

Marcel Roy et Jacques Le- 
may furent acceptés comme 
assistants du trésorier. A un 
président qui voulait savoir 
si quelqu'un connaissait ces' 
deux ftouvëfmx élus, une voix 
cynique répliqua: "Sait-on ja^ 
mai*, ce. sont peut-être des 
.gangsters." Pierre Courte- 
manche fut élu au pq^ste de 
directeur de l'information.' "Le* 
président- coupe court aux 
questions. On vote. Coiirte- 
manche est élu. 

John Hunt est élu au poste 
de directeur de coordination 
et de publicité. Le président 




-*A^-»- 



GILLES LAROSE — SECRETAIRE 

Né à Cochronc, Ont., Gilles Larose 
fait ses études primoires dans sa 
place natale et poursuit ses- études 
secondaires du High School.de l'Uni- 
versité. A la fin de ses études second, 
daires, s'inscrit dpns l'Aviation ro> 
canadJs.nne. De là il voyage à travers 
l'Europe et revient enfin à Bagotville 
dans le Lac St- Jean. En '57, il revient 
aux études, qu'il poursuit assez bril- 
lamment. Il s'occupe enfin de plusi- 
eurs activités étudiantes au sein de 
la Faculté puis de la Fédération. Il se 



<%* 



propose de poursuivre ses études après 
est neilietlX, les élections Vont . i-obtention de son baccalauréat, dans 

bon. train. ' deox on*. 



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Page 2 



LA ROTONDE 



-s~*T 









Directeur 
Rédacteur-en-chef 
Comité éditorial 



LA ROTONDE 

Michel Beaubien 



•-..•«••«ri,,, 



Chef des nouvelles 
Nouvelliste . 

Page artistique 
Page sportive 

Affaires extérieures 
Secrétaire à la rédaction 
Reportage cette semaine 
Chroniques 

Collaborateurs 



.Jean-Paul Sabourin 
Martin Béliveau, Jean Carrier* 
Michel Côté, Gérard Grovelle 
Pierre Denault, André Jodoin 
Michel Chevrier 
Jean, Garneau 
Richard' Crevier 
Yves Richard 
Paul-André Gauthier 
Pierre Salvail 






% 



Jean-Claude Giguère 

Jean Carrière, Gérard Grovelle 

Renée Houle 

Vêtus • Jean Culotte 

Jacqueline Dallai re, Claude 

Lemelin, Jacques Vandol 

Mireille Arsenault 

Autorise comme envoi postal de seconde classe. 
Ministère des postes. Ottawa. 



LETTRES 
AU = 
DIRECTEUR 



Hull, le 24 septembre, 1960 
Michel Beaubien, directeur, 
La Rotonde, 

611 rue Cumberland, 
Ottawa, Ontario, 
Cher confrère, 



• £-l 



DU RAPPORT FINANCIER 

J'ai soùs les yeux le rapport financier pour Tan- 
née se terminant au 30 juin 1960. Le tout se solde par 
un déficit de $637.37. Comme tant d'autres je me suis 
plongé dans de hautes considérations mathématiques; 
ce après quoi il m'a été permis d' arriyer à^ certaines 
conclusions. 

Le déficit est-il explicable? Oui, mais une étude 
plus attentive du rapport financier ne manque pas de 
nous donner un frisson. Il doit. 'y' avoir du coulage 
quelque part . . . Ainsi dans la partie réservée aux re- 
venus nous remarquons que le Ciné-Club a $633 de 
revenus contre $1,1 j 4.06 de dépenses: conclusion: un 
déneit de 441.06 dollars. Nous reconnaissons que cette 
organisation a sa raison d'être sur le campus, mais 
de là à entamer presque 500 dollars sur le budget, il 
y a une marge ^ La solution^ Exercer un contrôle 
draconien sur la vente des billets. De cette façon, on 
réduirait le déficit de trois quart au moins . . . 

Un autre item devient inquiétant: les dépenses du 
conseil exécutif. Celui-ci a puisé dans le budget, la 
jolie somme de 2,591.61 dollars. Nous savons que le 
Conseil exécutif doit assumer certains frais qui sans 
être dune utilité immédiate pour tous les étudiants 
doivent quant même être encourus. (La représenta- 
tion de l'Université à l'extérieur, la réception/de. cer- 
tains personnages officiels). Mais de là à prendre 
2,591.bl, il y a tout de même une marge-.. . . D'autant 
pius-qtreies quelques réceptions, item les plus dispen- 
dieux dans un jmdget, sont inscrits à l'item de la 
Maison des Etudiants. Nous sommes persuadés de l'in- 
tégrité incontestable de nos administrateurs mais il 
faudrait quand même couper les dépenses . . . 

. On peut le faire de deux façons: ou bien par le 
grand conseil, celui-ci n'aurait qu'à demander un rap- 
port mensuel de l'exécutif et contrôler ainsi les dé- 
penses: ou bien engager un administrateur à temps 
partiel qui surveillerait de près les frais encourus non 
seulement par l'exécutif mais aussi par tous les autres 
comités. 

Les deux cas cités plus hauts semblent être les 
bêtes noires du rapport financier. D'un autre côté, si 
nous considérons le déficit dans son ensemble, nous 
ne pouvons nous abstenir de formuler quelques recom- 
mendations qui nous apparaissent comme primor- 
diales. 



-. — 



J 



S 



Premièrement 

Que l'on exerce une surveillance serrée sur tes 
ventes de billets dans le cas des danses, du ciné-club, 
de l'initiation, du carnaval, du bal des gradués. Il est 
temps que le flot impétueux de ce "coulage" catastro- 
phique s'arrête. __. — — 

Deuxièmement. 

Que pour tous les achats effectués au nom de la 
Fédé, on remette à l'acheteur une réquisition d'achat. 
Que cette réquisition soit obligatoirement attachée 
à cette f acure sans quoi le trésorier ne paye pas. D'ail- 
leurs, sur les instances de M. Cousineau, une telle 
mesure a été adoptée. 

Troisièmement. 

Que l'on engage un administrateur à temps par- 
tiel qui veillera au déroulement des affaires courantes 
et qu'il soit responsable devanè l'exécutif . 

Quatrièmement. 

Qu'à toutes les assemblées du Grand Conseil, on 
fournisse un rapport des dépenses non prévues dans 
le budget: ainsi on saura exactement où on ira. 

Serait-il nécessaire d'ajouter que les étudiants 
pa ; ent de leur propre poche et sont en droit de s'atten- 
dre à ce qui leur argent soit dépensé d'une façon équi- 
table. 



En ma qualité de navot, j'ai 
f assisté à la majeure partie 
des activités de l'initiation. 
Je tiens à vous faire part de 
mes impressions, quitte à pas- 
ser pour un trouble-fête. 

Il m'a semblé, ainsi qu'à 
beaucoup d'autres, que l'ort in- 
siste un peu trop sur les châ- 
timents physiques, à l'inscrip- 
tion des navots. Il y a aussi 
une absence, remarquable du 
respect de la propriété pri- 
vée. Q est certain, que l'on 
pourrait s'amuser ferme à 
cette occasion si l'on se ser- 
vait d'un peu plus d'imagina* 
fion au lieu de se laisser aller 
à la vulgarité. 

Bien que je sois d'accord 
avec le principe d'une danse 
liant In rue, on assurerait .un- 
meilleur .«succès si l'orchestre 
tenait compte des goûts de 
tous, ir'est évident que nous 
ne sommes pas tous, initiés à 
l'art du rock and roll. Je con- 
nais certaines .gens qui pré--| 
fèren.t la valse ou le tango. De 
grâce; encore ici, un peu plus 
d'imagination. ' 

De nos jours on nous sert le 
bilinguisme à toutes" les sau- 
ces, mais la plus piquante qu'il 
m'ait été donnée de goûter fut 
sans" contredite ce soit di- 
sant mélodrame "adapté pour 
un auditoire bilingue" que 
Ton nous a présenté hier soir. 
Je faisais partie d'un groupe 
de langue française pas trop 
bilingue et je vous avoue que 
nous nous sommes ennuyés 
ferme. Quant au reste du pro- 
gramme, il brillait lui aussi 
par l'absence du français. 
Lorsque j'ai présenté mes ob- 
jections à l'un des organisa- 
t e u rs , o n n r *a répondu qu'il 
était pratiquement imposai 
Me d'intéresser fea étudiants 
francophones à ce genre d'ac- 
tivité. Il me! semble pourtant 
qu'une bonne partie de nos 
comédiens en herbe avait un 
petit accent caractéristique. 

Veuillez croire que ces quel- 
ques remarques ne sont pas 
faites dans le but de dépré- 
cier le magnifique travail qui 
s'est, .-fait. . mais, je pense 
qu'une critique constructive 
ne peut qu'aider une. organisa - 
t ion de ce genre..— ^- 




14 OCTOBRE i960 M OCTO BRE 1960 



LA ROTONDE 



Page 3 



On n'a plus les présidents qu'on avait 



Une autre "chiennerie" aux étudiants 



MICHEL BEAUBIEN, 

Directeur. 



Bien navot, 
Alphonse Morissette, 



- Sciences Politique 1. 



SUGGESTIONS 

Nous les étudiants des différentes 
focultés de l'Université d'Ottawa vo- 
tons chaque année pour élire les 
membres qui composeront le Conseil 
executif et le Grond Conseil de la 
Fédération des Etudiants. Cet orga- 
nisme a pour but ' d'administrer les 
affaires étudiantes dons les limites de 
sa constitution, oinsi que de promou- 
voir les intérêts de l'Université d'Ot- 
tawa et en particulier du corps étu- 
diant. La Fédé représente l'ensemble 
des étudiants réguliers auprès des 
autorités, auprès des autres associ- 
ations étudiantes et ou elle juge 
opportun d'être représentée. Elle ex- 
erce un pouvoir de contrôle, de sur- 
veillance et de sanction sur les acti- 
vités des étudiants. La Fédé peut évi- 
demment entreprendre des opérations 
financières. Pour se rendre compte 
de l'importance de cet organisme, on 
n'a qu'à connaître le nombre d'étu- 

SUITE PAGE 3 



La réponse ne s'est pas faite attendre, et elle n'est 
pas compliquée. Le gouvernement, ma chère, à d'au- 
tres chats à fouetter. Pour les six millions en bourses 
d'études, et bien vous repasserez dans quelques an- 
nées . . . disons dans vingt ans. Voilà, ou à peu près, ce 
qu'un honorable ministre trouve à répondre à la de- 
mande de la FNEUC. Nous n'en sommes même pas à 
l'illusoire "nous allons étudier cela". 

Le gouvernement, a dit le ministre, préfère les 
réponses courtes et précises. Cela se comprend. Des 
étudiants, mais quelle importance! Ca "chialle" un 
peu et c'est tout. Et puis pour le peu d'impôt qu'on 
en tire. Evidemment, avec leurs petits problèmes de 
frais de scolarité, ils ont l'air plutôt drôles. Mais c'est 
sans importance. 

Et puis, il y a les contribuables qui continuent à 
s'en "balancer". L'instruction avec un grand u i", c'est 
très beau, mais il ne faut pas que cela coûte trop cher. 
Jl semble qu'au Canada on aspire au grand jour où 
nous serons tous égaux dans notre ignorance. Et ma 
foi, cela ne sera plus très long. 

Le gouvernement rejette la demande de la FNE 
UC parce qu'il n'y croit pas. Les grands discours à 
l'emporte pièce ne sont que des attrape-nigauds et 
des gobe-votes. L'important c'est de rester au pouvoir, 
et pour cela il faut favoriser ceux qui soignent bien 
la caisse électorale. Voilà les autres besoins du gou- 
vernement. Voilà où vont les piastres qui devraient 
sortir les étudiant*- du trou. Et le gouvernement ne 
changera pas un iota de ce qu'il appelle -sa politique, 
parce que les étudiants sont un groupe insignifiant à 
tous les points de vue qui intéressent le gouverne- 
ment. _ 

•Et mettez vous bien dans la tête que ce iTêsTpàs 
à grands coups d'éditoriaux, d'articles et de mémoires 
que nous allons percer l'épaisseur du gouvernement. 
Notre influence est aussi infime auprès du gouverne- 
ment qu'auprès du peuple. L'agitation serait très effi- 
cace, mais on n'attend que cela pour casser des têtes. 
Le ridicule, voilà l'arme. Il faut entreprendre par tout 
le Canada une campagne corrosive pour ridiculiser 
les pseudo-discours sur l'éducation les associations 
encombrantes-et inutiles, et les politiciens qui ne sont 
que des obstacles. Des centaines de caricaturistes doi- 
vent dessiner leurs têtes. Les revues' étudiantes doi- 
vent en faire des boutions et des pauvres types. 

C'est le seul moyen, en dehors de la bagarre, d'ob- 
tenir nos droits. Il n'y a rien de nouveau.dans cela, on 
rutilise beaucoup en Europe pour des causes moins 
importantes que les nôtres. Et puis. là-bas, dans ces 
pays arriérés, il y a longtemps qu'on a obtenu la sco- 
larité gratuite. Ici, au Canada, dans le nouveau monde 
n est-ce pas, l'étudiant est en dessous de la table; à 
lécher les miettes, alors qu'il y a des chiens qui sont 
invités d'honneur. ; 

J.P. Sabourin 






SUITE DE LA PAGE 1 
SUGGESTIONS. . . 



dionts qui entrant tous sa juridiction | trateur qui remplirait le rôle de l'eké- 
„ le budget <*•"»" disposa. Lan cutif et mettrait en marcha les opé- 
oosse, H y oyait, »,641 étudiants re- 
JJiiT, __|es chiffres de 1960-61 na 
'... pas encore disponibles, mais la 



sont pas 

nombre e*cede celui de 1959-60 - 
e t le budget de la Fédé cette année 
est de plus de $30,000. Ca fait plu- 
sieurs étudiants et une jolie, somme 
d'argent n'est-ce po? Il serait donc 
normal qu'on s'intéressa à la Fédé. 
La suggestion et la critique sont des 
iiar.es d'intérêt. 

|| est assez juste d affirmer qu en 
général, les étudiants prennent rare- 
ment l'initiative de critiquer les af- 
faires de la Fédération ou de faire des 
suggestions, ce qui démontre un man- 
que d'intérêt. Pour foira des sugges- 
tions ou de la critique on approche 
le président de sa faculté, ou on 
s'adresse directement au président de 
la Fédération, ou bien encore on 
oasse par le directeur du comité dont 
on veut critiquer l'action ou l'inaction, 
ou pour lequel on a des suggestions. 
Un autre moyen serait d'y aller par 
l'intermédiaire d'un journal tel La 
Rotonde. C'est un moyen focile et 
efficace que d'envoyer une lettre au 
rédacteur ou bien adressez-vous di- 
rectement à celui-ci avec l'article en 
main. Il- y a de bonnes chonces que 
l'article soit publié, surtout s'il est 
signe. Toute critique doit être cons- 
tructive, c'est à dire qu'il fout suggé- 
rer un remède ou un moyen d'améli- 
oration. Je vais moi-même lancer 
quelques idées optes à provoquer la 
discussion. 

Ce qu'il nous faudrait à la Fédé- 



— opé- 
rations avec un voucher System' com- 
plet. Un tel système assureroit un con- 
trôle effectif de l'argent et sauverait 
du temps. Les dépenses contractées 
pour les services d'un professionnel 
seraient en des mains plus qualifiées. 
Les décisions seraient quand même 
prises par les étudiants — le prési- 
dent et les membres du Grand Con- 
seil. 

Le Grand Conseil de la Fédération 
n'est pas formé de façon démocra- 
tique. Le Grand Conseil est formé des 
présidents de onze facultés, écoles et 
instituts de l'Université d'Ottawa. 
Chaque faculté a son président qui 
fait portie du Grand Conseil. Le pré- 
sident d'une faculté" intervient pour 
sauvegarder les intérêts de sa faculté, 
proposer des projets pour amener de» 
amélioration dans son propre milieu, 
ou encore des idées qui affecteront 
tous les étudiants de l'Université. 
Tout cela est normal. Ce qui ne de- 
vrait pas être, c'est que toutes les 
facultés soient sur un pied d'égalité, 
alors que certaines focultés représen- 
tent des groupements beaucoup plus 
considérables que d'autres. Par ex- 
emple, l'an passé il y avait 449 étu- 
diants aux Arts, 323 en Commerce, 
68 en Education physique et 36 en 
Sciences domestiques pour ne citer 
que quelqoes exemples. Les deux pre> 
miers groupements sont beaucoup 
plus considérables que les deux der- 
niers ' et pourtant au Grond Conseil 
ils ont tous chacun un vote. C'est com- 
me si en Ontorio il y avait le même 
ration des Etudiants, c'est un profes- | nombre de députés au parlement que 
lionne! qui administerait nos affaires pour l'Ile du Prince Edouard. Il serait 
à plein temps. C'est ce qu'ils ont à ! fortement à suggérer qu'au Grand 
l'Université de Montréal et à l'Uni- ; Conseil de la Fédération, les focultés 
versité Laval. C'est une bonne affaire j aient une proportion de représentants 
parce qu'un individu qui viendrait à ; qui aille avec le nombre d'étudiants. 
se familiariser avec tout le travail de < Par exemple, sur onze focultés, écoles 
la Fédé pourrait accroître de beaucoup ' et instituts, voici te nombre corres- 
l'efficacité a tous 1er points de vue. pondant d'étudiants avec le nombre 
Le président et le grand conseil fe- de représentants que je propose en 
raient connaître leurs décisions, leurs me basant sur des chiffres de l'an 
plans et leur politique à cet odminis- dernier. -T—" 



Anticléricalisme el laïcisation 

Dans un discours prononcé dernièrement, le cardinal 
Paul-Emile Léger s'attaque violemment à une laïcisation à 
sens unique qui semble être de mode de ce temps-ci dans 
notre belle province. Un rend, le clergé responsable de tous les 
maux, dit-il, on exploite ses faiblesses et ses erreurs pour 
laïciser tous et tout et partant, on tente par tous les moyens 
de rejeter l'Eglise hors de notre système politico-social. Il 
poursuit en disant que l'anticléricalisme et le laicisme n'ont 
pas encore pris des proportions alarmantes et que ce n'est 
pas par une attitude négative et pleine de suspicion que nous 
pouvons ramener ces hommes à des sentiments plus chré- 
tiens. Mais, poursuit-il, c*st-par une recherche réciproque 
de la vérité que nous pouvons réussir à les convaincre de leurs 
torts, si tort il y a. Or, if faut voir evee eux m n'y a pas 
dans l'Evangile une solution à leur recherche, le plus souvent 
Sl.NCEKE de la VERITE ... 

Si le cardinal a cru bon de prendre position sur ce sujet 
et de faire une sortie contre un laicisme aveugle, c'est qu'il y 
a un problème, et un problème grave. Car on abat 1 arbre 
lorsqu i* est pourri et non lorsqu il est vert. Le fond du pro- 
blème lui-même, on le connaît ou on croit le connaître. Il 
semble en etl'et que beaucoup de nos gens ait pris position 
devant certains de nos antécédents religieux et son entrée 
dans notre société contemporaine. (J est alors que se produisit 
une reaction àVla'vue de certains faits ou donnes de notre 
vie religieuse depuis longtemps ancrée fortement dans notre 
système social.' En effet, des la conquête, le cierge pris a 
Charge certaines occupations laïques qu'avaient laissées va- 
cantes le départ d'une grande partie de notre élite adminis- 
trative. Nous ne pouvons l'en blâmer. Mais le fait reste que 
ces positions revenaient de droit à des laïcs. Devenu a ja&j* 
dirigeant spirituel et plus souvent qu'autrement, temporel, de 
notre société, le clergé oublia que ces occupations laïques 
n étaient quTïemporaires et qu'un jour il lui faudrait remettre 
à l'élite renaissante les positions Tiui lui revenaient. Apres 
plus d'un siècle d"un tel régime, on en vint a confondre rapide- 
ment le rôle du prêtre en tant que chef spirituel et temporaire? 
ment croyait-on, en tant que chef temporel. Il est tout a tait 
humain que le clergé ait eu et ait encore certaines réticences 
-pour ce qui est de l'abandon de 'ces avantages temporels. 
A la vue de ces réticences, certains de nos penseurs décident 
de partir en guerre ouverte contre le cierge et con re m 
hiérarachie de l'Eglise. Ils exploitenUdepu.s lors certaines 
faiblesses et les gaffes de nos clercs aba eo t gdls par ce ue 
montée d'un anticléricalisme de pensée. D un autre cou 
nous avons aussi dés hommes qui eux aussi ont eu «ne 
réaction devant cette situation qui s aggrave de ! jour en 
jour. Mais ceux-ei semblent plus décides a la «MtaUM» 
la révolution pure et simple. Car, il y a certes un terrain d en 
tente quelque part. Et je crois que la solution du problème 
se trouve dans ce dernier groupe f»JSTS^LâSS- 
pas, en accusant certains laies de Pg*Wj^2SEL 
nistes ni en accusant nos curéfl de bon ro^ 1 » "^^,^, 
donnants" qu'on trouvera un rt^M * P ffi^ 
faut s'entendre et rapidemmerit. Car il ^^"HS 
que déjà une exode vers l'anticléricalisme es en marche chez 
la jeunesse canadienne-française. S. I exode devenait ruée, 

a,0rslà -'- • Michel Chevrier. 



Arts 449 

Education physique 68 

Droit civil 87 

Ecole d'infirmières 186 

Philosophie (laies) 40 

Sciences sociales, économiques af 

politiques 132 

Commerce 323 

Sciences domestiques * 36 

Common Law -107 

Médecine ■ 265 

Sciences pures et appliquées 338 

CLASSE 

Moins de 100 étudiants 
100 300 
Plus de 300 

NOMBRE DE FACULTES 

4 
4 
3 

„ NOMBRE ^REPRESENTANTS 

1 
2 
3 

Si les étudionts ont a coeur d'être 
représentés de façon démocratique, la 
Fédération se devra de changer sa 
constitution à cet effet. 

Que pensez-vous de notre Maison 
des étudiants? C'est un endroit agré- 
able et invitant à fréquenter après 
les cours, n'est-ce pas? Il ma semble 
que ço vous donne une envie.de vous 
y rendre pour voir ce qu'on y brasse 
là-dedons. Non, il faut dire que notre 
maison fait pitié et que nous devrions 
avoir mieux. Il y a trois alternatives. 
Soit trouver et acheter un endroit 
plus moderne, soit en faire construire 
un, ou faire des réparations et des 
embellissements majeurs à celle qu'on 
a. Peut-être que les outorités pour- 
pour les deux premières .possibilités, 
raient nous donner un coup de moin 
Ca prend de l'argent des projets com- 
me ça. Avec un budget de $29,975. 
il me semble que ça pourrait s'arran- 
ger. Il n'est pas nécessaire de payer 
tout d'un coup. Un placement à longs 
termes ferait, très bien l'affaire. 
Actuellement c'est» Gérard Raymond 
qui s'occupe d'embellir l'endroit. Es- 
pérons qu'il sera encouragé . pour le 
travail énorme qu'il a à faire. 

Les membres du Grand Conseil 
veulent-ils que les étudiants s'inté- 
ressent aux affaires de la Fédé? Si 
oui, pourquoi semblent-ils nous en em- 
pêcher en certains domaines? Par ex- 
emple, si les étudiants pouvaient con- 
na)tre à l'avance la dote et l'heure 
des réunions du conseil, ils pourraient 
s'y rendre à titre d'observateurs. On 
verrait de quelle façon se traitent les 
choses qui nous concernent. Il n'y a 
pas de place disponible pour permettre 
à un nombre d'étudiants d'assister 
aux réunions du conseil, nous diro- 
t-on. Il n'y a pas de salle assez gronde 
à la Maison des étudionts peut-être, 
mais il y en o où sous-sol de la Fa- 
culté des Arts et il y en p à la Salle 
acodémique. Nous avons le droit de 
savoir combien d'argent dispose lo Fé- 
dé. Le budget devrait être publié afin 
que l'on sache quels comités reçoivent 
des fonds, de combien chaque comité 
dispose et la publication subséquente 
du rapport financier nous indique 
quels sont les fruits de ces dépenses. 
Lo Féde c'est nous. Rendons-nous-en 
compte et ne restons pas indifférents. 

Henri Boivin. 



CHRONIQUE POLITIQUE 



^> 



BOURSES 

Le Dr Emmett -O'Grady, 
directeur du département 
d'anglais àja faculté des arts 
de l'Université d'Ottawa, vient 
d'être nommé pour une deux- 
irme année consécutive repré- 
sentant de la WoodroW Wil- 
son National Fellowship Foun- 
dation à l'Université, apprend* 
<»n aujourd'hui. 

La Fondation accordé' cha- 
que année plus de 1.000 bour- 
ses d'une valeur de $1,500 
chacune, en plus des frais des 
personnes à charge, à des di- 
plômés du Canada et des 
Ëtats-UniS se destinant à 
l'enseignement. Elle cherche 
présentement à augmenter la 
participation canadienne à son 
programme. 

Au Canada, moins de .150 
bourses ont été -accordées au 
cours des quatre dernières an- 
nées, sur'un- total de plus de 
4,000. 

-.Une demande de bourse doit 
d'abord être approuvée par le 
représentant de la Fondation, 
tes étudiants et. -étudiantes 
;,u\- humanités et en science 
sociale sont surtout recom- 
mandés» 



ON VEUT NOS "PAPERASSES"! 

- 
CONSTITUTION 

De 1837 à 1930 l'Acte de TAmérique Britannique du 
Nord a subi setf}. amendements par Londres à la demande du 
Parlement canadien. D'après le Statut de Westminster, le 
gouvernement fédéral du Canada a le pouvoir d'amender sa 
propre constitution, mais depuis 1931, les gouvernements 
fédéral et provinciaux ne peuvent s'entendre sur un mode 
d'amendement formel qui serait purement canadien. Une 
amélioration tangible cependant: d'après l'acte de. 1949, le 
gouvernement fédéral peut amender la constitution en ma- 
tières purement fédérales mais n'a aucuns pouvoirs d'amen- 
der les articles relatifs aux législations provinciales, aux 
droits et privilèges des législatures provinciales, à l'éduca- 
tion, à l'usage de la langue française ou anglaise, à la durée 
d'une cession parlementaire, etc. En 1949, les appels au Con- 
seil Rjtfvé de Londres sont abolis; c'est donc la Cour Su- 
prême du Canada qui dévient cour d'appel et cour d'interpré- 
tation. En 1951), une Conférence Constitutionnelle réunie en * 
vue de trouver' un mode d'amendement qui mettrait fin à cette 
nécessité de recourir à un Parlement étranger pour modifier 
la lettre de notre loi -organique se solda par un échec, feu 
Thon. Duplessis refusant tout plan d'action qui n'insisterait 
pas sur le droit de veto de sa province. La Conférence avait 
pourtant abouti à un compromis louable; une classification 
des articles de la constitution, classification qut aurait faci- 
lité les ententes entre le pouvoir central et les provinces. Ce 
fut l'échec de la Conférence. Non que la classification fut 
totalement impraticable — au moin les deux-tiers des articles 
furent catalogués — mais justement on ne pu s'entendre sur 
le reste, une cinquantaine d'articles: La classification des 
articles de la constitution sous six titres, la théorie dite des 
tiroirs, comprend : 

1 — les articles relevant du fédéral antendable par le fédéral 
seulement. 

2 — Jes articles relevant des provinces. 

3 — les matières concernant le gouvernement fédéral et une 
ou plusieurs provinces. 

1 — les matières relatives à toutes les provinces. ' 

5 — les droits fondamentaux.- . . .. . „ 




v 



6 — les articles désuets, articles à abroger. 

Sans vaticiner il est raisonnable de supposer que la mise 
en tiroirs des articles de l'Acte de 1867 servira de point de 
départ à une entente entré les provinces et le gouvernement 
central sur une méthode d'amender notre acte constitutionnel 
en sol canadien. Il est à prévoir que si la théorie des tiroirs 
est accueillie favorablement par les procureurs-généraux a 
la prochaine conférence constitutionnelle, le problème le 
plus ardu, c'est-à-dire une classification des articles de l'acte 
de 1867 acceptable aux provinces et au gouvernement cen- 
tral, sera résolu. 

Il restera alors un second point à solutionner; la majorité 
requise de législatures provinciales pour qu'un amendement 
d'une matière-inacrite au "tiroir 4" soit valide. Certains sug- 
gèrent l'assentiment des trois quarts ou des deux tiers des 
législatures provinciales, les provinces consentantes repré- 
sentant un certain pourcentage de la population — 55%, 
75%, etc. — du Canada entier. Ces propositions accorderaient 
une place prépondérante aux provinces d'Ontario et de Qué- 
bec. Aussi d'autres suggèrent une division du pays en quatre 
régions afin de protéger dans une certaine mesure les pro- 
vinces à "faible population. 

Puisque la formule Fulton d'un rapatriement d'abord et 
de la recherche d'une méthode d'amendement ensuite a été 
rejetée par la majorité des provinces, la prochaine Confé- 
rence constitutionnelle devra trouver l'heureuse formule d'a- 
mendement acceptable par les gouvernements fédéral et pro- 
vinciaux après quoi on pourra "rapatrier la constitution". De 
toute évidence la formule Fulton visait à dégager de l'impasse 
de la Conférence de 11)50 et dVn arriver à une méthode cana- 
dienne d'amender la constitution. 



En somme, la prochaine Conférence aura comme point 
de départ les conclusions de la dernière à moins que de nou- 
velles suggestions aboutissent à de nouveau pourparler et à 
de nouvelles impasses. 

Les Conférences constitutionnelles qui reprennent sau- 
ront-elles, enfin, rapatrier notre constitution? D'une part, le 
changement de régime politique au Québec, changement qui 
apporte avec une nouvelle équipe d'hommes de nouvelles 
lumières — plus positives cette fois — sur le maintient de 
l'autonomie provinciale, donne une allure plus encourageante 
aux Conférences. D'autre part, l'insistance sur l'autonomie 
provinciale n'est pas l'apanage du Québec seul. La formule 
d'amendement formel sera donc le résultat d'un compromis, 
d'un '{honnête chantage" entre le pouvoir central et Jes légis- 
latures provinciales. Il esf à espérer que le Canada possède 
bientôt sa propre méthode d'amender sa constitution. La dé- 
cade qui vient de s'écouler depuis les dernières tentatives 
est suffisante pour permettre une certaine maturité, matu- 
rité dont le rapatriement de la constitution sera le gage. 

Le processus d'amendement une fois trouvé, on pourrait 
procéder à la rédaction d'un .Acte constitutionnel dans lequel 
seraient inscrits la méthode d'amendement et les articles 
dûement classifiés. 

A l'heure actuelle, une nouvelle Constitution du Canada 
n'est pas à conseiller. Nous avons déjà un siècle d'interpré- 
tation judiciaires qui ont clarifié, précisé l'Acte de 1867. De 
toutes façons le problème se poserait encore 3e trouver une 
méthode d'amendement canadienne. ■' 

Renée Houle 






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14 OCTOBRE 1940 14 OCTOBRE 1960 



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Reportage CARRIERE-GRAVELLE 



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marge du présent reportage, nous avons posé quelques questions 
érateur des Chantiers, M. l'abbé Chénier. Nous nous sommes m- 



En 

au modérateur uesA-nanueis, m. iouuç v/iicihci. nuuo uuua aummes 

formés entre autres, de son travail dans les Chantiers, des moyens qu'il a 
a sa disposition pour prendre contact avec les membres des Chantiers, et 
s'il rencontre des difficultés avec les membres non-catholiques. 

M. l'abbé Chénier nous a révélé que son travail visait presque exclu- 
sivement les membres dv^ Chantiers efrron les familles visitées. Comme 
on Je sait, le contact avec la misère est des plus difficle, et le moral des tra- 
vailleurs des Chantiers n'est pas long à baisser. Malgré l'enthousiasme 
premier, il arrive que certains des membres aient besoin qu'on leur rap- 
pelle la vraie raison de leur dévouement- Dans un contexte catholique, ce 
rôle revient à l'aumônier ou aviseur moral. M. l'abbé Chénier travaille à 
la vie spirituelle des membres ; il tente de leur donner les vrais notions de 
charité pour qu'ils suffisent à la tâche. 

MfU'abbé Chénier n'est conseiller moral de^ Chantiers que, depuis deux 
. mois /lien -qu'il eût rencontré les membres l'an dernier. Il nous a avoué 
qu'il 'n'.avait pas eu l'occasion de rencontrer tous les membres cette année. 
Il espèrV établir un contact avec les membres par des réunions générales 
mi en pluV^des problèmes pratiques d'organisation et de finances, on dis- 
cuterait des éléments de Ja charité, de l'attitude de l'homme devant le 
pauvre. Ce contact est ab solument nécessaire afin d'approfondir ces notons 
et pour (pie le travail dl-s Chantiers transcende les cadres du simple geste 
humanitaire. Mortseiùr Gérald Hudon le. dit ailleurs dans ce reportage, le 
travail dvs Chantiers doit prendre une double dimension: il- se ditue sur 
un plan horizontal, d'âcc'ord.^c'est ja relation d'homme à hpmme, mais cette 
re.lat ion doit être enligné sur Dieu/. * 

Nous Avoua demandé à M., /'abbe Chénier §'|f* y avait des problèmes 
occasionnés par la prés^iÇe aux Chantiers.de membres non-catholiques. Il 
nous a repondu, d'un ton pans équivoque, qu'il. n'y en avait pas. D'ailleUrs, 
toute personne qui mit se joindre aux Chantiers, nonobstant ses opinions, 
ou ses croyances, peut le faire sans crainte. 

S' il va des cas * ou certains problèmes familiaux sont trop sérieux ou 
hors du domaine et de la compétence de> membres des Chantiers, où ces 
problèmes doivent-Ils être i< tïrés? M. l'abbé nous a répondu qu'ordinaire- 
ment, ces prtrMèmes sont renvoyés aux agences de Service Social ou aux 
; prêtres de paroisse. '••■"; 

LA Non-Confessionalité 



« 



d'Emmaus 



L'organisation 



Soucieux de savoir ce qu'étaient les 
Chantiers d'Emmaus, ses buts et ses moyens 
puur y parvenir , nous avons voul u nous 



~r 






■ 



^_o 



t 



adresser à M. Jean -Yves Hardy, président 
actuel de l'oeuvre des Chantiers. Ce dernier 
était malheureusement absent à l'heure où 
nous rédigions ce reportage, ("est donc la 
vice-présidente, Mlle Thérèse Ménard, qui a 
bien voulu répondre à nos questions sur. les 
Chantiers et leurs activités. 

De Mlle Ménard, nous avons appris que 
les Chantiers avaient été lancés en premier 
lieu a Québec, il y a déjà trois ans. A l'été de 
1959, quelques jeunes- de la région- entrepri- 
rent un travail préliminaire dans le but éven- 
tuel d'établir parm i nous l'Oeuvre dt^ Cham 
' tiers. Généreuseme nt secondés " pa r le s: Dis- - 
ciples d'Emmaus, ils apportèrent leur séjour 
à quelques familles de Pointe-Gatineau. I 
résultats s'étant avérés satisfaisants, les 
Ch a nti e rs s'établirent sur de> bases solides 
dès septembre 1959. Les fondateurs étaient 
MM. Gagnon et Pou lin. 

Mais que sont les Chantiers? ("est un 
or gan i sm e de chartté. Mais un organisme-qui 
• diffère -de la plupart dt> autres mouvements 
charitables que nous connaissons. Son but 
propre est d'humaniser les personnes qui 
l'adressent à lui, do leur rendre leur confiance 
dans la tfie et en eux-mêmes, de leur rendre 
s urt ou t Jeur dignité humaine. L'apport ma- 
tériel, pour, important qu'il soit et il l'est, 
n'a jamais la première importance. Il est un 
moyen de gagner la confiance du pauvre, de 
l'emmener à discuter ses problèmes. 11 s'agit 
de respecter celui-ci e\ de le comprendre, afin 
de pouvoir effectuer .,en profondeur un trava4L 
d'éducation! Car tTesHjl lé but premier des 
Chantiers. '~ 

Quand' il est question des Chantiers, 
, toute définition est forcément incomplète.. 
La valeur d'une telle organisation se mesure 
a ses activités. Mlle Thérèse Ménard a bien 
voulu nous expliquer au lonflf et au large le 
travail des garçons et dos filles qui colla- 
borent à l'oeuvre des Chantiers. En septeni- 
„bre. ,1959. les équipes se mirent, au travail à 



Deschênes. Elles commencèrent par visiter, la 
I ville e t par repérer lea~mai sona les plus d&a- 

-■ brr.es. Il -s'agissait alors de demander aux 



familles qui habitent ces taudis si elles vou- 
laient bien accepter l'aide des Chantiers. 
Une seule famille s'y refusa. Chaque-maison 
irue devint un chantier et, une semaine 
plus tard, une équipe s'y mettait au travail. 
Elle entreprit de nettoyer la maison, de la 
peindre a neuf, de la réparer. Le chef d'é- 
quipe progressivement en venait à discuter 

avec la famille de ses problèmes; L'Oeuvre 
des Chantiers par ses., nombreux contacts, 
réussissait à aider ces gens. Les travailleurs 

des chantiers entreprenaient des démarc 
auprès -des autres orga nisations de bienfai- 
sance pour 



au Sery 

sa compétence. Un médecin, le docteur Zar- 
da, accepta bénévolement de dispenser les 
soins médica ux, On a même réussi à trouver 
des émpjôis à plusieurs chômeurs. On s'occu- 
pa plus particulièrement des enfants: pour 
l eur faciliter les travaux scolaires a la mai- 
son, plusieurs garçons et filles des Chantiers 
se rendaient deux soirs par semaine surveil- 
ler l- uts dans quelques- écoles -dp Des- 

cfrqnes. 



A f occasion du prisent re- mes dépendant des "obliga- 

fiortàge, nous avons demandé tum* du milieu. Cela peut se 

a M. Gérald Hudon de iious pratiquer d'un point de vue 

/humer sou opinion mir la strictement humain et on le 



question il* lu eonfestHonaUté 
dis Chant ii rs. Il a btin voulu 
rédifff r l'art-icle suivant. 



Les faits 

'La première question que 
l'on doit se poser* que sont les 
Chantiers et quel est leur but? 
Les Chantiers sont une orga- 
nisation de. charité qui recrute, 
ses membres parmi les jeunes 
l?en> de la région. Il est un fait 
cependant (pie - ces jeunes 
gens, vu certaines circons- 
tances, sont en majorité des 
universitaires catholiques; 
d'ailleurs les !>!>. ( .r, des mem- 



vnit présentement à l'échelle 
internationale dans les plans 
d'aide aux pays sous-dévelop- 
pés. C'est uni d ém on s t ration 
de fraternité strictement ho- 
rizontale, -rThomme à hom- 
me. C'est magnifique. Et c'est 
sur cette base, commune à 
tous les hommes, que repose 
la spiritualité d'Emmaus. 
Maintenant quitte à l'adopter 
au milieu, à la personne, ce 
(pii est le rôle de l'aumônier 
(ou L'animateur) de chaque 
groupe de chiffonniers. Voila 
en quoi consiste la non-con- 
fessionalité d'Emmaus. 



oui procurer a teur> protège Mî de , cat ho li quo o , ... , 

nourriture, chauffée. Un renvoya,! Quantau but de-. Chantiers Tel crue cela s 
tee social les cas qui relevaient de (c'est " une position intermé- ' Mais {MMlr 



P' 

diaire entre une oeuvre de 
bienfaisance et celle d'un 
"pressure group") — * îî con- 
siste: à rendre le public en 
général et la jeunesse en par- 
ticulier conscients de la mi- 
sère existant 'dans notre mi- 
lieu, et de permettre à la jeu- 
nesse de prendre, dans un es- 
prit de fraternité chrétienne, 
un contact avec ceux qui souf- 
frent de cet état de choses, en 
tentant une action directe 
tant spirituelle que matéri- 



Et nous en passons", car il s'avère quasi 
impossible^d'ejuimérer au complet toutes les 
taches assumées par les travailleurs dçs 
Chantiers. Leur travail se fait vraiment en, 

profondeur et ne se borne pas au seul apport helje^basée sur les principes de 
matériel. La preuve en est que les cbefs/J^sence et d'engagement; Le 
d'« qiu^iL_Ciiniinuent à jdsiter— iag. •'familles- milieu auquel nous nous atta- 
quais- dht remises sur pied. quons présentement est à pré 

«4 • „„• , , . dominance catholique. 

ht. en guise de conclusion, un mot sur 

l'organisation des Chantiers. L'an passé, La confessionalité telle , . 

l'Oeuvre comptait quelque quarante ou, cin- ' qu'Emmaniis l'entend 

quante collaborateurs réguliers. La fin dev "En tant (pie méthode soci 

l'année universitaire a quelque peu dégarni ologique* Kmmaùs n'est- pas 

les effectifs. Mais à l'été ceux (pii restaient confessionel. ( "est l'entr'aidc 

5J mirent " travail de ré-organisation. Les- humaine basée sur la fraterni- 



directeurs d^'x Chantiers ont bien 
quelques projets on améliorations à 
L de l'avant, mais ils préfèrent se taire -jus 
qu'à la prochaine réunion générale. ' 



encore 
mettre 



té. En fait c'est l'incarnation 
de "Tu aimeras ton prochain 
comme toi-même" et cette in- 
carnation prend diverses for- 



applique à nous 

do^, Chrétiens, 
est-ce suffisant? La fraterni- 
té ehrétiennen'a-t-elle pas une 
double dimension? Elle va de 
l'homme à l'homme mais est 
enlignee sur Dieu, ("est lit 
la mystique à la base des 
Chantiers d'Ottawa-Hull. 
C'est en ce sens que nous de- 
venons confessionels car nous 
adoptons une attitude authen- 
tiquement chrétienne. Et 
pourquoi pas? Nous sommes, 
dans les Chantiers, supposé- 
meni tous chrétiens et le mi- 
lieu sur lequel nous travaillons 
est chrétien. Cela ne, nous em- 
pêche pas d'accepter n'es mem- 
bres non-chrétiens au sein de 
l'organisation ou d'aider des 
personnes non-chrétiennes. 

"A remarquer 1 que ce n'est 
pas là un changement nomi- 
nal — on ajoute le qualificatif 
"catholique" ou "chrétien" a 
notre nom et voilà, nous som- 
mes confessionnels — non ce 
n'est pàS ça! D'ailleurs, on a 
rejeté une proposition dans 

SUITE PAGE 10 












K 







Jl. 1 



<t(té4et4 




aeéce 



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U. s -. -■■■■ 



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'QUAND LES HOMMES 
VIVRONT D'AMOUR" 



\ ■ il 



• 



-Denis Garneau: Ecrivain c.m P i 



Il est difficile aujourd'hui de penser à 
la chanson sans que des noms d'auteurs nous 
viennent immédiatement à l'esprit; on n'é- 
coute pas les ballades, les sérénades, mais 
on écoute du Bécaud, du Béart, du Brassens " 
etc. On a assez parlé dé la commercialisation 
et de la manie des vedettes pour ne pas s'at- 
tarder sur ces sujets vidés; disons tout sim- 
plement que "l'électricité'^ d'un Bécaud se 
diilVrencie facilement du sans-gêne ému d'un 
Brassens. La richesse individuelle "des meil- 
leurs chansonniers nécessite ces distinctions. 



Aventurier sojitaire de l'exploitation in- 
térieure ! 



■ 



SAis regretter d'apprécier séparément 
nos chansonniers contemporains, il faut 
avouer qu'oublier les noms a quand mêm^'un 
gràftd avantage: cela permet de connaître" 
la vie, -les espoirs, las désillusions d'une 
époque, d'une génération. .-_ 

il se fait encore aujourd'hui de la chan- 
son-erotique, de la chanson à boice, et les 
refrains révolutionnaires rie sont pa> morts. 
Hais notre époque aura apporté plus.que cela. 
Les chansons "noires" d'existencialistes ama- 
teurs et les ironies souvent gratuites furent •' 
le preduit dû l'époque d'après-guerre: on ve- 
nait.de connaître les "horreurs de la guerre". 
La chanson noire reste encore une fabrication 
quotidienne, fnais elle est plus discrète et a 
plus de valeur, (v. g. Le quidam, Béart ; Pau- 
vre. Martin, Brassens) A côté de ces accents 
somb re s, et au-dessus des chansons qur glo- 
rifient le travail et la solidarité des routiers, 
apparaît la chanson style "auvergnat". 

! la chanson qui dit que malgré toutes 
Ifig misères et toutes les bâtisses, on peut 
toujours garder urie petite lueur, d'espoir. Et, 
chose étrange, ce n'est pas chez, les moines- 
chansonniers- qu'on retrouve les chefs-d'oeu- 
viv du genre, mais plutôt chez ceux qui ont 
la '•mauvaise réputation" de malmener les 
gt-ns. \ 

L'Auvergnat de Brassens est le classique » 
de ces chansons qui sonnent chaud. au coeur.. 
Malgré "les croquantes et les croquants, tous 
les gens bien intentionnés", Brassens a trou- 
né bonne âme qui lui a donné 'du pain 
quand il avait faim.. On risquerait de se tropi- 
për en parlant de charité" Chrétienne;- mais 
il fait P.ON -en tout cas re ncontr er quelqu'un 
qui vous.donne-à manger quand la faim vous 

fie u se le ventre. 

Ma vieille de Béart est de même inspi- 
ration. A l'heure de la mort, un vieux n'a 
plus de feu, plus de lieu. plU8.de foi. plus de 
loi." il n'a plus que sa vieille et c'est son seul 
réconfort. 

Leclerc dans Comme Abraham dénonce 

•,ime ël Pèl^ril '4g^V?ngg ance ;"c* 

un" 'chanson dore *pù deviendrait U&t-SOm- 

bre -i Leeftre ne noua parlait pas de ceux 

qui sont U- baume de l'humanité: "ces fous, 

[séSj ignorants", qur pensaient à aider 
au lieu de chercher vengeance: "rmhn,- et-.e^- 



Exigeant spiritualiste! 
Foète de l'art et de l'être! 

Poète de l'angoisse métaphysique! sont 
autant d'épithètes pour désigner le reclus du 
rnanoir Juchereau-Duchesnay qui devait y 
mourir d'une façon quasi-tragique le 24 oc- 
tobre 1943, Henri de Saint-Denys Garneau, 
-Cette âme noble épuisée aux exigences d'une 
tension soutenue" vers la conquête d'un ab- 
solu est de celles à qui la mort a donné un 
prestige tel que la vie elle-même avait été im- 
puissante à lui procurer. Les uns en ont fait 
un génie, un -devin en quelque sorte, de la 
poésie^ symboliste au Canada français, d'au- 
tres n'y ont vu que des idées, moyennes. qui 
turent celles d'un grand enfant malade. Qnoi 
qu'on en dise il n'est pas" osé d'affirmer que 
l'existence de Saint-Denys Garneau n'a été 
qu'une perpétuelle tension vers l'infini, l'ab»ov 
lu, l'Etre." 



On attribue à l'écrivain du XXe siècle • 
ce sens de l'existentiel et en même -temps de 
l'essentiel, ce sens qui l'a" fait scruter le plus — 
intime de l'homme, qui l'a fait se demander 
le pourquoi et le buf.de toute existence, tel 
un Saint-Exupéry, un Kafka et u ri" Nelligan 
pour qui l'existence fut un petit vaisseau d'or . 
simple jouet des flots. N'y avait-il pas pour < ■ 
eux, pour ces curieux inassouvis, une raison . 
un sentiment légitime et naturel de vouloir 
aller plus loin, de conquérir l'au-delà, de 
transceadér' le 'physique; aboutUsement nor- 
mal d'une exigeante curiosité innée!. »■- 

La poésie a fourni à (iacneau le moyen 



xe! 



Ces. "Regards et jeux dans l'espace" 
n'étaient-ils pour Saint*Dënys Garneau qu'un 
jeu, qu'une simple distraction artistique? 
Fortement ^influencé à la lecture de Gabriel 
Marcel (Etre et avoir), de Aimé'Forest (Du 
consentement' à l'être), de Marcel Jouhan- 
deau (Algèbre des valeurs morales) et de 
Maritain, son jeu fut un engagernent total 
et définitif, un peu qu'il voudra faire aboutir 
à, yU ne. conquête, celle de la vérité, celle d'un 
absolu pour ^faucher sa soif. Jusqu'où son 
jeu l'a-t-il' conduit? tantôt à xle sublimes dé- 
couvertes, tantô*. à de profonds moments 
d'angoisse, de solitude, et de découragement 
jusqu'à l'épuisement total à la suite de cette 
douleureuse expérience intime. Là vérité l'a- 

v t-elle atteinte par la raison, la Foi, ou l'art? 
Chose à discuter! Admirons surtout chez 
Garneau cette noblesse d'âme qui l'a fait 
grand, ,cet engagement qui l'a fait d'une 

* pièce, ce sens de la beauté et de l'art devenu 
pour lui science empirique au service d'une 
métaphysique et dont le monde a besoin,' car 
"Le monde, ne se pass"e pas de l'art. 












» 



Pas plus qu'il ne se passe de la philosophie 
qui est découverte. 

Le monde ne se passe pas d'être découverte 

Le monde ne se passe pas d'être vu, d'être 
pensé.^ ■■_ „ j __V_, 



Parce que la pensée est à son sommet et 
qu'il exige cela d'elle comme une fleur 
aspire à fleurir. 



n'est la moindre. Quand on a de l'amour de 

Jacqyes l'.rel r-l un hymne quasi sublime a 
la force -suprême de l'Amour. "Quand on a 
â^JlampUf et rien qu'un* chanson pour ré- 
pondre aux tambours et aux canons; pour 
habiller pauvres e.t malandrins; pour couvrir - 

»U*Ha laideur dv^ faubourgs, alors dit 
ilivi. nous aurons dans nos mains le monde 
entier.". v —\ 

Cette dernière oeuvre de Brel est peut- 
6tTe la plus Caractéristique de la tendance 
QU6 nous venons de constater dans la chan- 
lOjK la laideur et la pauvreté des faubourgs 
ne sont guère réjouissantes, mais un peu 
d'amour et d'eiit r'ai.le, ca donne clîaud au 
coeur et c'est tout ce'irue le monde attend.* 

"Quand tous les hommes vivront «l'amour, 

il n'y aura plus de misère; 

alors commenceront les beaux jours, 

. . . mais nous, nous serons morts mon 

frère." 

"T— R. Coté. : 



d'atteindre ses aspirations, elle fut cet in- 
strument à triple caractère: la Connaissance, 
l'Etre et l'Amour. En .répondant à ce qu'il y v 
avait de plus fondamental chez lui, à savoir 
le but ultime de son existence, elle a consti- 
tué "cette prédisposition a trouver le divin." ' 
Saint-Denys Garneau a vécu sa vie d'une fa- 
çon intransigeante. Analyses et perpétuels 
retours sur soi* o_nt abouti à ce que ClQ f Udol •* 
définit par co-naissance, c'est-à-dire une redé- 

■ couverte. dfi__aoj et du monde. N'était-ce pas 
appliquer à lui-même ce sens du métaphy- 
sique qu'il trouvait si évident chez fenfant: 
"Ave/T-vous jamais»remarqué la part extra- 
ordinaire du métaphysique dans la vie de 
l'enfant, la grande curiosité du pourquoi et 

.de l'au-delà des apparences, par quoi il dé- . 
passe si souvent l'homme en qui sont en- 
donniefl ces questions? L'attitude de l'en- 
fant en face d'un jouet mécanique. 11 le fait 
d'abord marcher, puis il ;v tourne et le re- 
tourne pour voir d'où peut bien venir ce mou- 
— vcment, puis le met en pièces pour "voir" ce 
qu'il y avait vraiment à l'intéri eur, de "l'au- 
tre cote" (les paroi -. tî ne Se fatigue de ce 
jeu destructeur (|u'apres qu'une expérience 
répétée lui a fait voir que c'est t oujour s la 
même chose, un ressort, des engrenages. 
toute- choses dépourvues de mystère et de 
sublime Et quand il n découvert, quand il 
connaît . cela, son fouej n'a plus le même 

(Journal) i^. 



S'il n'est pas bien pensé, il sera mal pensé, 
; _«mais il ne peut (pas) ne pas être pensé et 

l'homme n'a pas le droit dé faillir à cette 

tache". (Journal). 

Saint-Denys Garneau n'est pas de ceux 
qu'il faut sublimer par quelque intérêt ou 
rapprochement d'ordre national ni par sno- 
bisme d'une fausse compréhension de sa 
poésie obscure. L'ignorer ou le réduire serait 
méconnaître, )a riche, et douloureuse expé- 
rience personnelle qu'il a livré à son peuple. 
Oarneau est c r é ateu r d'un art nouveau, por- 
teur de message philosophique et artistique 
auquel on se doit de porter toute l'attention 
qu'il méritç. 

Guy Lafrance. 






JEAN CULOTTE 
ALIAS 

FINISÎERRE... 



■■ ' 



^*Uï. 



attrait pour lui; 



..-<~* 



y 



Ne de la race de>> poètes maudits, par 
l'équation ilttôtiv-e d'àmës soeurs. Saint- 
Denys Garneau se del.rte tôt de l'acre- par- 
fum des fleurs du mal;, mais de Rimbaud il 
ne gardera que le souci de l'engagement 
joutai de sa personne et le procédé ^minem- 



iB4^^ 



ii?^fe\4 : -- 



t 



ment poétique de^ symboles,, à l'exemple dë^ 
Vei-laine. .Malarmé. I5audelaire, Valéry et 
Claudel. A remarquer que Valéry et Saint- 
Dtnvs Garneau sont d'un art spiritualiste 
issu de même source* mais d'une philosophie 
spiritualiste diamétralement opposée. Poar 
eux la poésie est un jeu qui sert à exprimer 
l'inexprimable, à exprimer ce qui ne' peut se 
dire OU se décrire mais qui se sent de par 
tout l'être. Ou retrouve chez Garneau l'imi- 
tation artistique d'un Péguy, les influences 
littéraires de Loti, de Bergson, et des cahiers . 
de Barres <im lui apprend le secret dé sonder 
et de circonscrite son moi avant de faire la 
découverte du monde extérieur» 



OU L'INQUIETUDE DU 
XXe SIECLE 



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Page 6 



LA ROTONDE 



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14 OCTOBRE i960 14 OCTOBRE 1960 






LA ROTONDE 



Page 7 



ÏÉ-*- 



M. AZARD 

M. Azard est né à Paris, en 1912. II fit ses études 
secondaires à l'Institutiôn^ainte-Marie ^t au Lycée 

Après avoir obtenu à la Sorhonne des certificats 
d'études supérieures en géographie générale, en géogra- 
phie économique et en géographie coloniale, ainsi que sa 
licence es lettres, M. Azard s'engagea dans l'étude du 
Droit. A 24 ans, il était docteur de l'Université de Paris. 

Pendant la guerre, M. Azard sert comme lieutenant 
dans les blindés. Il est capturé par les Allemands mais 
réussit à s'évader après huit jours de captivité. Sa con- 
duite dans Faction lui mérite la croix de guerre. 

En 1942, M. Azard devient professeur de droit ro- 
main à l'Institut catholique de Paris, avant d'enseigner 
le droit civil dans cette même institution. Comme beau- 
coup de. ses collègues à l'Institut, M. Azard est membre 
du 'Barreau de Paris et vérifie devant les magistrats les 
théories qu'il enseigne. Pendant cette période, M. Azard 
a l'occasion de connaître te-grand juriste Laloù, qui en- 
seigne également à Institut. En 1919, il devient pro- 
fesseur de droit civil et commercial à. la Faculté de droit 
d'Indochine, à Hanoï, rendant deux ans, il apprend à 
connaître l'Orient, se fait des amis chez lès Vietnamiens. 

En 1951 il revient en France, chargé de cours* à* 
l'Université de Montpellier. En 1954, il devient prof es* 
seur'de droit civil et directeur des travaux pratiques à 
la Faculté de droit de ITniversité d'Ottawa. 11 a, depuis, 
été nommé au conseil de Direction de la Faculté. 

Depuis son arrivée au Canada M. Azard>a contribue 
a l'apport canadien aux travaux de l'Association Henri 
Capjianf en présentant des rapports aux congrès de 
cette association, congrès tenus à Bruxelles, au Canada, 
à Madrid et à Strasbourg. Autre activité intellectuelle 
très importante, M. Azard, de concert avec M. Foote de 
la section Common Làw, assure la contribution cana- 
dienne à l'Annuaire de la Législation française et étran- 
gère, publication essentielle en matière de droit comparé. 

Les étudiants connaissent M. Azard par sa partici- 
pation à des débats pendant les semaines d'initiation^ 
M. Azard avait victorieusement défendu la négative de 



jours dans un débat, le champion de la suppression des 
examens. Les participants des débats Villeneuve op( 
pu apprécier eux-mêmes son dévouement: M. Azard a 
toujours prêté ses services aux organisateurs de ce dé- 
bat, soit en jugeant les éliminatoires, soit en "préparant 
les orateurs. 

Ces quelques notes biographiques ne suffisent pas à 
faire connaître M. le professeur Azard, le témoignage, 
reproduit ailleurs, d'un de ses anciens élèves, est phis en 
mesure dVcmimuiniquerces intangiblesTMais le chroni- 
queur peut noter le fait que les sentiments exprimés par 
Me Brière sont universellement partagés. 



M. Pierre Azard, professeur de droit civil à la Facuh 
seignement à l'Institut catholique de Paris. 

M. Azard a toujours été un ami très sincère des éti 
notamment il y a quelques années par sa participation à des débat 
une conférence^ Pax Rom a il a où il parla du rôle du professeur 

Ceux qui ont eu le bonheur de connaître M. le professeur 
tante accessibilité. > 

('est donc avec l'assurance d'une réception chaleureuse] 
ses opinions sur des sujets d'intérêt étudiant. Sa gentillesse ni 





,"V . 




ïf 











Reportag 




André 




Jodoin 




' 




■* ? 



PROFESSE! R AZARD 

A l'occasion du départ 



)r«.fe>seur Azard, qui depuis 



embre 1954 consacrait tout son temps et. toutes ses éner- 
gies a la Faculté lit' dn.it de l'Université d'Ottawa. ''on-ii ou 
à la Rotonde la délicate idée de recueillir le témoignage de 
l'un de ses anciens élève». Comme j'ai suivi ses cours durant 
quatre années et que j'ai ete en mesure d'a ppré c ier le mnitre 



~> ■■■ ' 



autant «nie son enseignement, je n'ai pas hésité un seul ins- 
tant a répondre a cette aimable invitation. 

La Faculté de droit n'avaït qu'une année d'existence 
quand olle a obtenu la collaboration du professeur, Azard; ce 
n'est faire injure a personne que de dire due beaucoup rotait 
a faire, si l'on voulait y réu-nir les conditions çl'aCQÙisïtipn de 

■ cette authentique formation Juridique que. recherchent tous 

les étudiants sérieux. Mettant a pjp-tit ses talents fie juriste 
eî ion e xp é rienc e de pédagogue, le professeur Azard a '"bâti" -. 
plusieurs COUTS de droit civil, organise et dirige les travaux * 
pratiques au cours de licen ce,- et couronne cette oeuvre déjà 
r e marquab le -en instaurant un système maintenani comp le t' 
de cours et de recherches dirigées en vue de l'ubttiHion du 
doctorat' en droit, système jus(|Ue'la inexistant au Canada. 

•l'ai renoncé depuis longtemps à compter l e s heures que 
Me Azard passait a la bibliothèque de la Faculté, assimilant 
la doctrine juridique du Québec et la jUrUprudêjy - tri- 

bunaux ; et je n'ai pas encore compris comment ce professeur, 
qui donnait jusqu'à douze et quatorze heures de cours par se- 
maine, pouvait à la fois recevoir à son bureau les nombreux 
étudiants qui recherchaient ses conseils, publier des polvcp- 
• pies a l'envergure de traités, collaborer aux revues juridi- 
ques du Canada et de la France, présenter des travaux a di- 
vers congrès, prononcei dvs conférences et. par surcroît; voir 
aux moindres détail.» de l'organisation de telle ou telle goiri 
juridique. 

travailleur acharné, il s'est véritablement "donné" à la 
-Faculté de droit, pour laquelle il n'a cesse de rêver grand, et 
aux étudiants,"* auxquels il a constamment cherché à insuffler, 
-avec la science. di's habitudes de travail et un idéal élevé. 

Les quelques deux cents étudiants de huit classes diffé- 
rentes qui se sont succédé devant sa chaire — sans compter 

.ceux qui ont suivi ses cours, de doctorat depuis quatre ans 

se souviendront sans doute longtemps du professeur Azard, 
a (pli ils doivent beaucoup. Je m'en souviendrai moi-même 
comme d'un maitre qui fut beaucoup plus exigeant pour lui- 
même que pour ses élèvetfTun juriste animé de la "passion" 
du droit, voire un bàtjsseur de facilite. • — 

Je souhaite ardemment que l'enseignement qu'il reprend 
à la Faculté d£ droit de l'Institut de Pa.r.is lui laisse lé loisir 
de revenir à Ottawa, ne serait-ce que quelques mois par 
année, pour y entretenir le "feu sacré" qu'il y a allumé. v 

Germain Bfjère; 



s QUE PENSEZ-X Ol S 1)1 MONDE UNIVERSITAIRE CANÀDiEN?>* - 

II m'est assez difficile de le juger dans son ensemble, car je ne le. 
connais qu'a travers une seule université, que j'aime Juen, la nôtre. Je; 
suis dune insuffisamment renseigné et sans doute partiai. J'essaierai néan- 
moins de répondre à votre question du mieux que je pourrai. 

Ee monde universitaire canadien me parait jeune d'abord et la jeunesse 
; à mes yeux une grande dualité. Les virtualités du Canada dans le do- 
maine de l'enseignement sont immenses. 

D'autant plus immenses que le stade actuellement atteint me paraît 
modeste: le deuxième caractère du monde universitaire canadien serait 
ainsi d'être sous-rieveloppé. 

Ge '.us-développement est du pour une bonne part a un manque de 
confiance des .universités en elles-mêmes. Manque de confiance qui s'exprime 
notamment par l'axiome souvent répète: "dans cinquante ans. nous aurons 
acquit tes traditions nécessaires." 

Mais" cinquante années, c'est énorme dans un monde où il faut une 
centaine de miruUes-a un satellite po ur fateg le tour de la t erre! 
(HE PENSEZ VOLS DE I/KNSK1(;\KMEXT 1)1/ DROIT AU CANADA? 

•le répéterai avant de répondre a cette question, ma précédente mise 
en garde: n'ayant connu qu'un seul système juridique, celui que j'enseigne 
depuis six ans à Ottawa, le droit québécois, mon jugement se hausse mal 
au niveau où vous voulez que je le plaCe. ' 

Cela dit. l'enseignement du droil au X?nnadn--ny apparaît comparable à 

la langue d'Ks.ope, c'est la meilleure et la pire des choses. 

Fa meilleure, parce (pie le but de l'enseignement est de donner à l'étu 
• liant des connaissances avant toufpffftiqucs, lui permettant, à sa sortie 
deg .facultés de tenir l'un <les pôles attribués au juriste dans la soen 

H6*fïl une vente incontestable souvent perdue de vue à Pétranger, mais 

que dvs juris-^ons u 1 1 e s romains. planeraient s'ils revivraient de iu>s jour- 



- ! 



— qÛë la considération du rofe pratique des règles doit "' dominer 
effectivement imite spéculation juridique. - 

Mais rénseigpemenl du droit s'est trouvé par le même coup placé au 
Canada sous le contrôle- étroit dvs praticiens. La plupart de ces praticiens 

ont du mal a s'élever aUrdessUS du savoir-faire pratique, qui ne fournit 

• évidemment ni la charpente nécessaire aux enseignements que les mêmes 

praticiens donnent; a plus forte raison, un esprit et i\v> méthodes à la 
science juridique enseignée dans [es facultés qtfîïs" S'obstinent à vouloir 
diriger, dans bien des cas. * 

Remarquez que le remède a cltb in ÊSJ facile a découvrir: l'en- 



seignement du droH* doit garder son pratique, d'une part; les prati- 

ciens doivent. d'autre pari. induire leur participation a l'< 



la direction dvs facilites de ofoit. 



ignement et ;i 



CKOVEZ-VOIS QUE l/ÊTl 1)1 A. M ( WADIEN SOIT DASS 1 NE 
SIT UATION MATÉKIELI.E I WOKAHLE Al TRAVAIL 

INTELLECTUEL? 



I n.- di-tincl ii ,, ïv . 

A certains égards, l'étudiant canadien "e.^ 



_s*~j)!us favorisé que d'autres 
étudiants, ceux de France en part iculier. I/aspect matériel de la vie étu- 
diante offre, au Canada. dvs avantages incontestables et qui sont, dans une . 
large mesuçe, propres au pays. 

l/etudianl canadien est astreint, BH général, a suivre les cours, tdul 
au moins un minimum de cours, et celle contrainte est une aide, en réalii.- 

L'étudiant canadien n'est pas perpiu, comme cela e ajaa d'au- 

l>ays, au milieu d'un.' foule d ! efudiiwits: cela lui permel de sroir, piu« 
souvent et individuellement ses professeurs, de poser des questions pendant 

les cours - questions qui seraient inconcevables en FFance, par exemple, 

— d'accéder facilçmenl aux salles de c-urs et aux biblint hèques. l/effeCtif 
relativement faible des étudiants rend possible l'organisation de véritables • 
travaux pratiques, dirigés par le- pmte^eiirs ejix-niemes. S*^ 

Par Contre, toute médaille ayant >on rvvers. Pefudiant doit acquitter 
di-s Irais de scolarité plus lourds qu'il n'aurait a le l'aire s'il v avait davan 
tage d ét udiants suivants les mêmes cours. 

Cela introduit une sorte d'amert nm\ \t.iro même dé caractère, t ragique 
daiiM la vie étudiante, né de la crainte que l'argent ne las>e drfaut avant la 
lin des éludes. • 

Cela .pousse l'étudiant a 'ravailler durement pendant ses" vacances. 



Mais il faut reconnaître (pie les Universités ont de lourdes chargea 
U|eur interdisent sans doute de songer à abaisser les fiais de scolarité. 



six ans, quitte lé Canada pour reprendre son en- 

» 

rs reprises s'est-il joint aux activités étudiantes 
• des .semaines d'initiation, et, plus récemment par 

liversité. 

[émerveillés par sa grande bienveillance et sa cons- 

ie a invité M. le professeur Azard à nous laisser 
espoirs. \ 

•' ' ■ " *>■ ■■ . i ^' i ■ i— . ... i i, ' ■ ■> ii ■ . m ■ ' . ii , ., i ' i. . 1 






y;', jM t 



Jg LES ORGANISATIONS ÉTUDIANTES TTOTïONALES 
sUMENT (HE SOIT ACCRUE L'AIDE AU ÉTUDIANTS- , 

Selle forme devrait prendre Cette aide? 

L reviens sur ma réponse à la question précédente, je rappellerai 
l lu'un abaissement substantiel dvs frais de. scolarité serait 

Viable. , A ., ' . 



P[ HUA «^«»* » v 

[ de scolarité. 

L vrai que celui qui paie prétend, non sans raison, diriger: les 

| peuvent alors recouvrir dv^ tentatives de "pression intellec- 

itjye* dont les Origines et les buts peuvent être très variables, 
jijeade donner l'argent aux Universités, on pourrait alors le donner 
taiits eux-mêmes où à Jeurs .familles. 



I rimer système Compgfte des dangers, pii'es peut-être 

cécédent : danger de voir l'étudiant considérer ses études comme 
BJon. sentiment peu pn.picé au •'rendement" de^ études; risque 
m n ftft grande quantité d'injustices, dans l'attribution dv.s sub- 
_— danger le plus grave dans ce domaine — apparition d'un 
jdfl découragement poussant les étudiants "non subventionnés" à 
■des universités. .. ^ " 

ifmjâys épris d'égalité comme le Canada, et qui compte à juste 
p sur la liberté d!agir et.de peendre d^> résponsaoilitea de 

lune aide directe aux étudiants pourrait tempérè^les défauts inhé- 

ille comporte: % > 

jiant '<s versements le caractère de j»rêts, remboursables donc; 

Kuiivrant jamais qu'une partie dvs frais nécessités par .les études* 

i a rappeler aux intéressés le proverbe: "aide-toi, le ciel 

iïd . 

■bordon nant l'action dc> prêts aux résultats obtenus par l'intére 
NteeSCOUrs de bourses. 

[•IL l N NOMBRE SUFFISANT DE 150URSES POUR LES 
HAMSKM I VEULENT POURSUIVRE LÇURS ÉTUDES 
À L'ÉTRANCiER? 

i lia affirmative, «ms hésiter» Cax .j'estime iiu'avant de 

^'augmentation du nombre actuel îles bourses pour aller à l'étran- 

rnehëT te "plein emploi", si vots me permettez cette expres- 

I fonds affectés actuellent à dus séjours d'étudiants canadiens à 

kir. 
[»*. 

[peu certainement: faire des économies sur les dépenses que l'on fait - 
peht dans ce but, et satisfaire ainsi de nouveaux b esoins, en recdU- 
pmment. aux procédés suivants: 

tion du taux débourses, il est dangereux que l'étudiant ait trop 
jfrà sa disposition. C'est dangereux car l'expérience montre que 

n d'un superflu conduit plutôt à fair e des voyages en Europe 

iUJ théâtre avec excès. >iu'a travailler avec acharnement la 
pqn'il est venu étudier. M. ( 'hurchill a dit quelque part qu r entre 
btàeurs qui vont s'atlVonter. il est plutôt enclin a parier pour celui 

>rnac creux. Pu is-ie -paraphraser — pour faire comprendre 
Née — en disant que l'étudiant qui doit se refuser la plupart dv^ 
p n'en travaille que mieux? A cet égard, les bourses sccord< 
I fôuvememenl français aux étudiants qui viennent faire dvs 

France, très- inférieures quant a leur montanl aux boni 

- sont plu.s près de ce qu'il faut recommander en la matière. 
[leurs plus haut qu'il fallait que toute aide a l'étudiant fût 
-u^menlee d'une participation de l'intéressé à ses pfOpl 
Rien n'empêche donc d'accordérdans certains cas de< buur 
injrer d'un montant inférieur au minimum qu'il' faut vivye 

jtf g sé l ec t io n dea candlflats, Je n*trnrfste pas sur ce poinj «lavai*- 
1 :tt.' a j.rnpns .le. l'aule aux étudiants en général: qïïë Pou 

• donc l'Habitude d'accorder les bourses en fonction des aptitudes 
ftididats," de leurs aptitudes réelles; mm-. pas de leurs ' aptit udes 
jniant dans des attestations, voire des recommandations; mais de. 
1 udéd constatées dans un concours'de bourses véritables, ("est 
1 . ia méthode française, du moins pour les, bourses accor- 

Pflea Français; en France. 

[Plus judicieux dvs projeta dVtude< à l'étranger. Il me. parait 
IrMfta plus, il me i.arait insolent a l'égard dvs universités cana- 
• l!oj3 envnir des étudiante cauad.ei- faire a l'étranger des 
f-'lii'ii- pourraient faire au Canada. • ' 

livrait être une règle que seui-> seraien: hoisM dans 1 avenir 
• m que la formation étrangère qu'ils -<• proposent d ac.<iue-.- 
F'mparable a celle (pi'ils recevraient ici. _, . 

! devraîtêtre Intelligent, certes'; non pas seulement theonque. 
L ' arlnu-ts qu'Un mplome peut porter le même titre, dans deux 
Fents, et ne pas avoir la même valeur. ,' 

pome en disant au Canada "assuré^-vous de ce que vos etumance 
In pèlerinage intellectuel ne font pas une erreur de direction 
pment au départ." , . X 

IwHirses pour aller à l'ét ranger ne doivent pas devenir une r aidfl 
pe universitaire, lequel est un autre problem- et est d ailleurs 
pUcon'dition de le replacer a son verilable AiveaU. 

^ AVIS. Ql KLLIOS SONT LKS DIFKLKENC KS ^g f LU S 
MENTHE LA -MENTALITÉ DES ÊltJpiANTS CANADIENS 
Kl GBLLE DK LKIKS (OISINS FRA!H.WS' 

'"'t canadien me parait plus conscient «les rea .tes natcneHes 
aon eeaeki frane,,,., fêôttel vit davantage. dans les nuages^. 
< peut s'expliquer, d'ap.Vs moi, paf l'atavisme, les snctm 









de l'éfudiant canadien ayant mené une vie plus dure et plus en contact avec . 
les nécesités pressantes de l'existence; par la fréquentation de l'anglo- 
saxon, pour lequel l'aspect' matériel de la vie est primordial; également, 
par le fait que l'étudiant canadien,. à un stade équivalent de ses études, est, 
en général de 3 à 4 ans l'aîné du Français. 

Cet accent mis sur les valeurs matérielles a 'des avantages; il con- 
fère au Canadien une plus grande aptitude à" s'initier à l'aspect expérimen- 
tal des disciplines qu'il étudie. 

Il le gêne, par contre et dans une certaine mesure, lorsqu'il peut orien- 
ter .son intelligence dans le sens des constructions de l'esprit, des abstrac- 
tions, dans le domaine de l'intuition et de l'esprit de finesse. 

v.w relation aveo»jea dominantes, 'du caractère de l'étudiant canadien 
apparaît un sens social incontestable; destiné à vivre en groupe, et le' 
sachant, l'étudiant est plus snucinux de participer, dans la mesure de ses 
moyens, a la vie étudiante, qui est polir bu, me semble-t-il, la préfiguration 
de la vie politique* .' 

ÏES ÉTUDIANTS CANADIENS ONT-ILS ASSEZ DE MATURITÉ? 

Ils en ont beaucoup — et davantage que les étutiia_nts„de France — si 
' l'on identifie la maturité avec la connaissance des réaHtés matérielles, sur 
laquelle je rue suis expliqué a l'instant. 

ils en ont peu si l'on pense — comme je serais tenté de le faire — que 
la inaturité est une prise de conscience de sa propre personnalité, avec les 
défauts, certes, mais aussi avec les qualités, les possibilités de celle-ci. 

Que l'on me permettre de citer a ce prop.,s un exemple dont les détails i 
tont encore présents dans bien des mémoires, j'en suis sur, à l'université . 
où j'ai vécu dépuis s^x ans. J'en trouverais, je crois, bien d'autres; mais 
Celui-là est caractéristique." A propos dvs -difficultés, fort regrettables à 
( ,iou.> égards, eirtre les dirigeants de l'universrt- et les étudiants au sujet 'dé ' 
droit de regard de cette université sur les journaux étudiants, un ass ez 
grand nombre d'étudiants. ont tenu ee langage: "qu'on nous censure; quand 
nous parlons nous ne savons pas ce que npus' disons, et nous ne sommes pas 
non plus en mesure de peser la valeur de nos écrits; puisque, nous sommes 
précisément dans une université pour recevoir des leçons! ., ." 

A mon humble avis, ces propos étaient aux antipodes de ce que l'on 
peut appeler la maturité; sans forfanterie, certes, et avec la conscience de 
ses devoirs, chacun d'entre nous doit être avide de prendre ses responsabi- 
lités sitôt acquis l'âge de la majorité intellectuelle, c'est-à-dire, je suppose, 
l'achèvement des humanités, lesquelles orientent la plupart des étudiants, 
telles que-la médecine, les sciences ou le drojt? Un peu d'expérience, et une 
méthode de raisonnement dans lé cadre d'une discipline 'spéciale! Et qu'a- 
joutera même ce que les vieillards appellent l'expérience de la vie, au point 
_de vue intellectuel? 

Oui, malgré son sens aigu des réalités et son goût pour la vie en société,- 
l'étudiant canadien manque de maturité véritable. Réalités, société, tout , 
cela est un décor, que Somerset Maugham, dans un bien beau roman sur 
l'Kxtréme-Orient, appelle "the painted \ fil" ! Si vous regardez trop autour , 
de vous. Chers amis, vous risquerez de perdre vôtre personnalité; ou du 
moins, pour employer Un barbarisme, de la "sous-développer", donc de' 
vous écarter de la véritable maturité. ■ . 

( IvOYKZ-YOlS (il'E LES ORGANISMES D'UNE UNIVERSITÉ 
Y TIENNENT UN RÔLE IMPORTANT? 

Ce rôle est énorme en apparence. Pourvu d'un budget au moyen d'un 
système de perception- fort ingénieux, j'en conviens, perception assurée 
par l'université .auprès des étudiants et au profit des Organismes universi- 
taires, les mouvements se sont assoupie et "fonctionnarises". Cela est in- 
trinsèquement mauvais certes, et Comporte bien des avantages, qu'envie- 
raient les association européennes d'étudiants, si elles les connaissaient . . . 

•Mais Je fonctionnarisme a aussi des inconvénients, souvent dénoncés 
en Amérique et dont il esV inutile qu'un Français reprenne l'énumération 
ici: les défauts des administrations ne guettent-ils .pas alors les organismes 
d'étudiants? ("est fa rt probable, encore que je n'ose, fauté d'éléments 
d'appréciation, être catégorique sur ce point. 

Pour vous livrer le fond de ma pensée, je redoute que — comme beau- 
coup d'administrations — les organisations étudiantes n'aient pas toujours 
répondu aux espoirs (pie l'on pouvait mett re.en elles.. 

Iill'n lill'llll 1 >, i»V .■ Il 1 tC- f *•• 









.le n'ose certes prétendre qu'un boir 'substrat uni iinancier ne soit .un 
élément favorable pour des associations» 

- Mais de même que l'argent n'assure pas. à lui seul le bonheur d'un 
foyer, de même il faut s'efforcer l'idéal dans des associations largement 
et automatiquement dotées d'un budget: par là-même, dispensées de la 
peine de lutter pour la vie du groupe; et privées dvs avantages que confère 
l'esprit de compétition. Si l'on recherche — et c'est fatal qu'on le fasse.-et— - 
honnête de le faire — à transformer le budget reçu en contivprestations 
économiques, dues aux étudiants, on n'a plus beaucoup de temps pour 
songer à l'aspect spirituel de l'association* avec la meilleure volonté du 
monde; — or. une association, corne, un foyer conjugal, est surtout un 
groupement s p i r i t ue l — ■ 

Alors, que le> organ isations étudiantes prenn ent la devise «pie je leur 



. -suggère: "par l' a rg e nt > certes, mais surtout par l'enthousiasme et par l'in.- 
têlligence" . . ..!-( >-• deux derniers leviers soulèvent des mondes qui de- 



meurent inébranlables par des moyens matériels, dont l'argent donne le 






contrôle. 



ATHO! ïIQ&ES in^^ANA0^«Bl*SSISSF:XT^ 
ELLES AIT AM <H L (ELLES l)El ROPE À FORMER UNE ÉLITE 
INT ELLECTUELLE CATHOLIQUE? 

Si je compare les étudiants de l'Université d'Ottawa, par exemple, avec 

ceux de l'Institut , Catholique d.' Taris, auquel j'appartiens, je constate de 
grandes -ressemblances: ressemblances auxquelles une infinité de nuances 
donnent cependanl du relief, des germes'de disparité, de part et d'autre. 

Avant tout, l'étudiant catholique de France a l'rmpressfon, b ea uc o up 
moins toutefois qu'il y a cent ou cinquante années, de faire partie d'une 
minorité et d'une elile moral.-: cela l'encourage à surveiller ; conduite 
et ses propos, à's'etl'orcer de vivre l'Evangile dans l'existence qiio'idfcrme. 

lu tel climat Se retrouve en partie^a Ottawa, par evemple; mais. 



*.. — . . 



cer- 



tainement bas dans les universités s'ituées sur le sol de la province de 
Québec. 



COIS 



pans ces conditions, l'étudiant catholique canadien et surtout québé- 
>is sent moins le besoin d'exterioris» ir sa foi. laquelle devient davantage 
matière personnelle. Notez bien que la -différence s'accentue sur point entre 
les deux pays cousins lorsque l'on suit l'étudiant catholique de .France qui 
s'est inst;djé dans un milieu professionnel officiellement- neutre au point 
de vue (les croyances: eî son homologue canadien, faisant au contraire 
partie de corna professionnels ouvertement croyants. J. 

Le catholicisme est essentiellement un levain; en nppareniuydu moins, 
il perd certaines de .ses particularités quand il s'est i mplant a* dans la pâte 
au point de l'avoir transformée elle-même: cependant n'est-ce point là le 



règne du Christ ici bas " 






'suite page 9 






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Page 8 



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LA ROTONDE 



14 OCTO BRE i960 ' I 4 OCTOB RE 1960 



LA ROTONDE 






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QUOI DONC! 

Marianne Walsh 

Eh bien, mes amis, après 
lé départ de l'été, nous som- 
mes encore, pauvres et étu- 
dions (c'est-à-dire, sur Me 
uu vjucuec. rrere cmet nous saisissant avec l'ancien caji- ! point d'étudier) .'• Comme d'ha- 






CENT" - Z - ARRIERE - PENSEES 

PAR MICHEL CHEVRIER 



Au sujet d'Insolences; di- tisse elle-même est assez im- 
sona que ya cnan^e au pays posante et fait un contraste 



FAIRE "FESSE" 






en »en un piat savoureux, bir qui se trouvait au Centre 
ci.ui.-, »un rccent uvre qui irai- 1 Catholique. Nous espérions en- 
te- a la lois ue noire parier fin pouvoir mettre à notre peut-être une "petite chose, 
jouai, ue notre oigoiene ei ue j disposition un service efficace, mais les mêmes . . . QUoi donc ? 



bitude, à l'exception du café- 
téria, rien n'a échangé ... ah, 



la locution religieuse, bon II- sinon amélioré. Or on dût vi- 
vre e»i barcasuque, piein u nu- i te déchanter On se plai- 
mour," sérieux, jamais me- pnait avec-raison du peu d'es^l êtes- vous, allé? 
cuuni. Mais ce qui est proba- pace dont disposait l'ancienne 
lucnitni le pius> scanuuieux, < Librairie et dé la lenteur du 



Vous n'en avez pas entendu 
parler? Pauvre enfant, où 






Cette a*nnée nous avons un 

ce»i quil est vrai, beaucoup service. Malheureusement, la flïfe^??^? * H^ C0NTI " 
N-ion'i aime, d auires le rejet- situation demeure la même. S£ N ?.^ M ifi 0, Jîiï?!îf- ay ^ 
tem pour ues raisons plus ou 
moins aiiterenies. A mon avis 



On peut admirer, il' est vrai, bien lu/ un club français. Ce 
le deuxième étage mais il J1 / pa - Uï l Cl *? m " ue ' 
on i aime parce qu'il est vrai I semble toutefois que ce soit ' , °. n ami » an non - &•** un 
et oh le rejette également ! un lieu tabou. Qui faut-il blâ- club P° ur vous^et vous aussi, 

mem pour ce non-sens. Nouai monsieur, celui qui feyillette 
n'avons pas l'autorité* dVri jf ' our, . lal >; 0n Y?"* Promet 
au pays du Québec Un a peur j juger mais il reste que pour (les a t'tivites variées et amu- 
de ses vérités, on a peur de; le moment, nous devons faire ^ antes vP.^r exemple, une ex- 
^ anaiyser, on a peur de ses la "queue" et nous bousculer cursion a Montréal (ou Toron- 
opinions. En un mot, c'est la ; pour vous procurer nos livres, '.''• Beaucoup de danses, et 
Urt critique quand il est ont . . . D'autre ,,ien des soirées sportives 



parce qu'il est vrai. Car Frère 
tniel le dit bien," on à- peur 



op 

drand l'eur 



'j*> 



littéraire du '-Droit" le traite part, nous n'avons qu'à félici- IVl , n v ' ,n t , de / "l ander autre cl ?°- 
de farceur et «d'homme qui ter l'Administration pour cet- >p ^^^(Qu est-ce qui a dii, 
n'a pas le courage de ses opi- 1 te magnifique réalisation et il ()ni • Monsieur, allez, tour- 
nions. Je répondrai que je n'ai est certain qu'elle n'a pas fait nez hi P»ge). Peu importe. 
jamais vu un tel élan de fran-| construire cette * Librairie ^ . suggestions sont bienve- 
chise et de vérité dans un livre comme pièce à Musée. Mais 11IU 's. 

de ce genre, quoique dise ;.en attendant, le rationnemeht Les , V( . n , ments auront lieu 

notre cher confrère du Droit, de I espace et des livres est ^ j(is |(;tl , mi(ls (alJ moins) 

On lu. reproche aussi d avoir encore de rigueur. Je ne par- Si ^ J^ intrl ,, ssét env0 . 

employé un pseudonyme. Sa-lera. pas des prix ... . , V(/ m( . ( ^ (J(ssus (|<> ^^ 

•* : — et-.-.-, mais sérieusement, c'est 

Dans le même o r d r e d'idée -aire de venir à la mai- 



' 



chez-bien mon cher "Droitis- 

te" que ce cher frère n'écrit 

pas en temps que frère, nW niais (i;ms une ti . moinV 80n (les étudiants OU d'écrire. 

r en ^ f ïi fisS ^l no.w endémique, il ne faut pa..a." , tln.n,iu DO VI). Parce qûë 

:^^leXfc^pasnmlSe"m Cette réalisation imposait ^J^,' "M*™™* 
anon 
écrit 
ami 
cal 



i 




v ' 

Une demoiselle de Westmount qui se dit "de l'âge" mûr 
vient d'offrir ses services de correctrice pour les articles de 
la ROTONDE. Elle essaie d'insinuer que LA ROTONDE est 
bourrée de 'phôtes d'autocrate' . . . Voyons mademoiselle, un 
peu de sérieux! LA ROTONDE est un journal 'cent* . fautes. 

Un homme de sciences française défini le tabac d'une 
façon très simple: de la laitue avec un "suri- tan". 



A Québec les étudiants de II '.L. ont fait l'acquisition 
d'un petit refuge artistique appelé "La Boite aux Chansons". 
En plus des 'désaltérants* on~y piésente un orchestre de jazzj 
des chanteurs, des chanteuses, le tout dans un styl e typique. 

ment québecquois. t ne belle initiative à imiter. 

► •■■ 

— — — — — — 

On demande des volontaires qui voudraient bien se 
porter au secours de la S enus de Milo.'Lne si belle taille 
et pas de bras pour se défendre! R écomp ense promise.. 



Je me suis laissé dire que cinquante pour cent. des gens 
mariés sont de* 1 tînmes! 

. ,• j.* , . — . : . . 

Il y en a qui par un exemple concret ont fait songer les 
hauts fonctionn aires de la iférie a faire la demande d'un" 
permis pour la vente des- boisions a la .Maison des étudiants. 



»nym"at. du, moment qu'il depuis nombre d'année*! déjà* voua recevFez 

it. Ah! oui, j'oubliais, cher EnToTe là toUl n'est pas par- membre 

i, je ne suis pas anticlen- t , ijt mnjs , e néee ^àive v esi , ■ 

. . . Amen. ... , , . * . La nrcmicr 



apporter ....$1.00*- En. éenange, 

votre carte dé 



.'' 






In élève du Sir George Wil- 
liams est mort dernièrement 
au cours d'un Initiation qui 
se déroulait à cette Universi- 
tà. Cette mort est le. résultat tûxe s^ine \ pas trop 

d'un bon tour que quelques exhor-bitarits. beaucoup se 



1 La première activité sera 
. ' , une grande soirée — une par- 

pour le moment L T aimoa tie . d'exhibition, des sports 

phère uy est pas tout à tait pour toU3 3 une danse ini- 
universitaiie, niais mais pou- i»roniptu, et naturellement, 
vous y martger de la nourri rafraichiaaenienls. Quand? 



anciens trouvaient tout à fait 
gentil. On fit courir notre hom- 
me à la He'rb Elliot et il dût 



plaignent déjà de menus dé- 

tails. JVfur ma paii, (Fabord 

cM-alader un monument pouT-K 41 ^. u ' 1 ; ,n f 8 , lanc *' 1 * < ' lk ' ïv vous vous demandez pourquoi étudiants . . . 
faire un discours. Mais voilà 






que rendu sur le monument. 
~^T~il s'a ff aise et c'était fini . . . 
Car on avait malheureuse- 
ment oublié que le garçon en 
question était un handicappé 
cardiaque. Je ne fais pas ici 
une ^sortie contre le principe 
même de l'Initiation, il est 
excellent. Mais on devrait 
s'opposer* fortement à cer- 
taines pratiques, corporelles, 
qui. laissées à l'initiative de 
quelques irresponsables de- 



v 



viennent des armes tragiques. 
Il ne fait aucun doute que 
autorités du Collège en ques- 
tion se montreront réticentes 
à l'avenir pour permettre aux 
élèves de maintenir cette tra- 
dition. D'ailleurs, après une 
telle stupidité . . . 
= — ;■■ _jV ' 

Chaque année, notre cam- 
pus s'enorgueillit de nouvelles 
réalisations profitables aux 
étudiants. Cette année, nne 
nouvelle Librairie universi- 
taire ouvre ses portes. La bâ- 




eers la fin d'octobre. Où? Sur- 
veillez bien les affiches. 
(Après tout, je ne peut tout 
savoir). 



Les salles de cours. Ie> «aHes de conférences, les >alles 
d'a>-M iul.lt e> yonl de> loratix piopices à l'échange d'idées 
>eneu>e> tant du 'duiu.une ai u-i «que, polit ique et économique 

tic . . . mai* l'endroit le bina fréquenté dans ce but par Ifs 

étudiants i\v II . d tl. c'e^ï >;fns -conli edit telte chère Albion. 

On 

bouilli 



.......... «.. . « . .. .,. » » . .... v. '•••■«.«■•< v » « 1 v v ■■ » 1 1 .1 1 ni un. 

parte même de changer ce nom pour "I tiotel de Ram- 

iiiet: ::î 






Tour faire suite à la con-lalation précédente, n'oubliez 
jamais <jue la nuijlci.ie façon d entamer une conversation 
Ojaal encore avec un t ire bom bon ! '-. 



Charlotte Gobeil, une jeune actrice de dix neuf ans de 
notre milieux, s'e sMui re m enl acquise l'admiration d'un gotfiF 
nombre delmlianls en paraissant en pane " couvci dire du 
'Weekeinl M.i-a/nu". Kn puis d être 'phologenique i liailot le 

réussit trèA bien comme interprète dans différents rôles. Elle 

fait partie de la troupe du. m, m nui ' de llull. In peu plus de 

Par ce temps, probablement" coiifui mi me la rendrai t en»oif plus populair e aupr ès des 



cate est chaud, c'est ce qui éait^cé que moi, une anglaise, 

importe. Et d'ailkurs pour «cris cet.ai-ticle. liien puisque 

les discussion! polit ico-soci voua avez été si aimabTe (1 

aies, il y a >VUJOUrfl cette Comme ce misérable Qjui a 

bonne \ i> die Âîbi >n. 



Celle-ci lut censurée à l i.nan.mite. 



LA CHORALE l)K 
NOUVEAC A L'OUVRE 



tourné la page) je vous dirai. Ave/vous remarqué il/oids de nos différente* fa- 

Comme vquâ «avez, ceci est cultes ces belles grande grac*cu>èm6ni juchées^w 

une université bjilingue: on le ces engins appelée "scoôtei tenant à la main une belle 

lit dans tous Ies % journaux ; petite m aie jaune, un antoui de craie v et prenant un plaisir 

tout le monde iaivoue, Mr\is malin a fu re sur les pneus 1 os un beau petit l) 1 t? Ce 



o.m.i. 



•important, de ce club d'encou debul de ianu.e: 
Fagfil b- étudiants BiîgM^ ~^o e ! * e (pie I .-|t«4UUujd.:.-V" 



r.es répétitions ont lieu tous lVvm])]nvvv la M \e tangue, 

les mercredis et dimanches 1( ,us les activités du ( lul> 

soirs de l'année. JLe^Jhaejjr Continental, on parle t'rafi- 

mixte de cinquante voix se ça|& et seulement français, 

préparait fébrilement pour les Malheui eu sèment, il y a tou- 

... . ... lours es douteux", trancais et 

concerts qu il donnera au de- , , 

A , ,. • . 3?J*î anglais, «pu pensent que <ce 

but de décembre et avalft Pa- n -, .,, p;i , nq&îbîe. (Pçssible- 
ques ainsi que pour une émis- ment. \\< m'ont écouté essayer 

sion radiophonique et deux de parler français. .Je suis 



— "Douze crédits' répond l'étudiant!!! 



Savez-vous ce que dis une lille bonqêle en se levant? 

-—"i Sun jour Seigneui " 

"Et une mau\ aise fille? 

— "Seigneur. C PSI le jour!*- * ' - 



Dimanche passé 1 Une du ( 'in»! Club. \ l'-d- 

fiche: '"b~ |00 coup . Si i!le voie lelilm dans un >i**ffc 

de la dernière ranuée il ci probable que ie n'aurais pas vu 



programmes à la télévision lo- ,! «'«ccon! que 1 effort est amu -* M u.ili e cent mu Simple erreur de 'là pail des dii im mi-' 

cale, t.ors 'de ces concerts la ;"''."" ;'-" ;!,, ' < ' ! r lê^-dpu \ ( »us dire/ entoile (pi ils ne clou 1 ent pi- de 1 onne^ diite>! 

, ^ , -. v tes. 1 ai écrit celle colonne 

Chorale réserve pour le plaisir mo ^même7en français, (bieni 

des mélomanes un choix varié j( . p(M1 . ( , ( , Me c ' ost français), 

de musique, passant des au- qj une Wle mi démente peut 

teurs de la Renaissance à la jijjfib. quelqu'un peut, no,, 1 .' 
comédie mVsicale moderne. Il 



Maintenant, je vous ai. ra- 



ln ancien succès .du bit parade américain '*) îeakui 
lover'' connaît une vauue de pnpul irilé dan- la Se an me de 
Commerce. Serait-ce qd!un "lover'" se cache pai mi eette 
classe? 



est à noter que la Chorale se *- 

fait toujours un vif ol-usir^^''"^'' 1(,nl : k ' n<> '»> 'J" «-•'•«l». s-'n l ne prédiction: t ne fédération idvnamique 80U8 J «f 

d'accepterJes' denumdes : des ^ M ses activité,. Si vWS "Hn.tratmn (.renier. , 

organisations étudiantes qui'' « vez n"elques cpiestions. veuil- ; 

vpulont rphAussPr lpu'r« mH '^ vous présenter à not re bu- H Mm'nal "I.e DEVuIR" est-il tout à COUP devenu un 

ries de TSZLlwA ^ M téléphonez CE 3-6095. &£""* fflSEÛfi "^l 1 1* 1 ^*" " 9 ^ î? **&££ 

rees oe sa présence. Leux ei^ _ ra _.._ *, , (i Ti , , (/i ^ ■ reçus i\ la bibliothèque centrale; I adresse M lit comme ceci. 

celles qui aimeraient se join- Souvenez-voi.s .le la piem.e.e rjNIVEUSItY d'Ottawa, - bibliothèque centrale. 

dre aux choeur peuvent en-t notivit, ' i: J< ? v,),,s vprrai 1;i 

Oui, vous aussi, monsieur, ce- 



core le faire en téléphonant 

au Père Dubé à l'université ou lui qui tourne la page. Tous 

"à Lise Lefebvre CE 5-3194. 1 sont bienvenus. 



Comme le dit le proverbe: le AZARD fait bien 



choses (voir page 1). 



\ 



Jean Culotte. 



1 



.-,—- 



- 







Page 9 



RÉFLEXIONS 



-*r 



à Homme 



On juge une civilisation *&», U *,,,* ^,'rlh „ mm& à Vhomtm tf 
V l„st»t selon le sens .pi'ellv lui a fait ee .<h,n,rr,*ta„t du v „h i V, 
soru ,l et religieux qu'intellectuel et artûtique. FAU aura >>o>rt«>,i >„,, i e 
, l}l clément es»r>,„<l «. consciemment m ,L. m t l \n ' ■ > V 

vr e, le travailleur (l; rlu^r jour, qui n,i„< „, „ a ,„■„ 2 ,'„ ' ,Z !, Z 
tris imparfaitement à donner l> jmin à sa famiVi, . 

Cneeieinsatim, comme la nôtre s< nut m nent mature la demuerat le, 
la tiehnique, le pervonnalisme, l eimnoamemmt inteWctM qui en sont 
,,,, nu nt les signes prépondérants, si dans son travail ,,<,»r le pauvre elle 
en arrivait avec toute sa-techni<iue aux seuls nsultats #&tan*m ou dé 



Il 1, a eu un, pris, d< /tosHion di runt le problème di la misère'lm mai ne 

la vrai, , et d,s hommes oni e*ee$i Wetpporier un, huriiere, dont ils nous 
faut considérer le eont, nu. 

_ — Ves homme*, aawflnityirfiitlêçtv ti fa pr&res, médeeto s -qui par tevrr 

fonctions , tau nt. appelés a jouer nu rÔU d, premier plan dans là société, 
ont nnone, a ces fonctions pour consacn r tonte lenr ci, „„ s, criée du 



Oela exposé, puis-je vous dire que mon opinion est variable à l'égard 
de la presse étudiante? 

J'aime personnellement la presse étudiante dans la mesure où les 
"dacteurs des journaux s'efforcent de penser par eux-mêmes; d'apporter* 
dalis l'opinion publique canadienne des courants quelquefois bouillants et 
dautreiois glacés; mais qui fait rÔU&îr le milieu aml.iant. dont, l'égalité 
thermi(pie me paraît voisine de la tiédeur. 

s J'aime \(.ir discuter des -problèmes, émettre, de^ opinions, faire des ; 
constructions et des synthèses; j'aime que 'on dise ce que l'on a a dire 
avec courtoisie, certes, car j'ai horreur des polémiques tout court. 

Ainsi comprise, une pgQgée étudiante fait vivre un milieu universi- 
taire, donne aux professeurs, (les auditoires plus atTentifs et mieux dis- 
posés a comprendre, à discuter. 

Mais je suis trèsjx-u enclin à admettre la nécessite d'une presse étu- 
diante qui entendrait remplir principalement un rôle d'information. Sur le 
terrain des informations d'ordre général, elle part perdante par rapport à 
la grande presse; dans le domaine des informations à la vie de l'université, 
Jé~"âaia que la .presse étudiante peut être 1 tilement remplacée par des 
affiches, et 1 à bien tsoindcêfhfrafs. 

j 'V -;t dire que mdn opinion sur la presse étudiante varie suivant une 
ligné exactement parallèle aux changements de politique, de conception 
qu'il m'a semblé, distinguer dans les journaux d'étudiants: est-ce que je 
me trompe? ..'»"' 

(HKIS CONSKILS LAISSERIEZ VOIS AUX ÉTUDIANTS 

CANADIENS? 

. , ' y-- 



1 



v 



voir 



usnimwncnt du moins, car j'espère* bien pou- 



ants 



pauQK . <"<st i',li.t, , , nlevons tout sens péjoratif au mot qui descend dans 

lu cio . « ut ri eu contact acre lu, ,t Ini apporte qui Iqnr chose. 

Eu regardant les actes du pauvres, m vie, des homme* m sont deman- 

dés si le puurr, était uu homnu , Une tille phrase > ut paraitrr simpliste, 
car qui diniteraU de Uliumunité d'un kùmmè, qUill,. qm s,,,t sa condition. 

Travailler pour gagner son pain rérticnu< noblesse. Pourtant, V homme 

qui arrive avec un sue d, cictnuilUs dans lès bras YU s, distingue pas 
tellement <U l'animal, qui sentant la faim, cl,, relu d, quoi végéter. Le tra- 
vail nui ni serait fait </'" P""r U pain, pt rdruit so„ sms, ,wh, nient dit. 

■f,u cicilijiation," éccit Schir,,t:,c, "suppose Vékomnu lH'ir,,' Tout 
QBDgrèsr, tout avancement nécessite effet Vltommi nn'choi.r emtfi le moins 
bon et le meilleur^ Encore* faut-il sa mie qm est bon et Ci 'pii est mcilh uv. 



Et ceci e.viip tout de mém, uu , pa nonissi nu nt- int,lhctn,l ,/ni a^dépassé 

1, pur stage < mpirique, qui nous fait saisir ce qui est bonl.ee qui esi mau- 
vais, de façon purement instinct i c, . L, progrès nécessite chez l'hoiunn 



ir revenir'dans une université que j'aime — les conseils sufvï 
Premier conseil: travaillez, prenez de la peine, c'est le fond qui 
le moins ... (ce consen 1 n'est pas de moi, remarquez bien; mais il s'applique 
parfaitement aux étudiants de tous les paya du monde: spécialement à 
ceux des pays dont le Climat .accuse «les grand- écarts thermiques, lesquels 
ne sont pas très favorables a L'effort intellectuel, il me semble). . 

Deuxième conseil: efforcez-vous de toujours penser par vous-même, 
de vous construire un esprit méthodique, personnel et profond (c'est néces- 
saire pour les étudiants de partout, mais plus encore pour ceux qui vivent 
au confluent de deux langues et (fans l'orbite de deux civilisations). 
__ Troisième conseil: ayez confiance en vous, en votre personnalité 
intellectuelle (les Canadiens ont un ma nque de confiance en eux. assez 






étuunant dans ce domaine; ici encore, il faut expliquer ce phénomène par 
les constatations précédentes, relatives aux langues, à la civilisation.) 

Quatrième conseil: croyez que dès à présent, le Canada occupe une 
place importante dans le monde intellectuel et sur la carte des civilisations 
(Je vaJ£ alors paraphTaser Ici César, l'immortel c— celui de Mar-a-illes, pas 
le conquérant i\l'^ (iaules ^— quand il dictait une lettre pour ses fils - 

des manifestations de son mteljl gençt et d, sa vohnU sur cj qu\ entoure navigateur, et je mua dis Soulignez dès à pràsent." 

êl FÛT ce 11 ni est a Vint, rieur d, In,. -*— 

Ce ne sunt pas les taudis, où l'on dort entassés h s mis snr lis autns 
oui favorisent les manifestations des di ux facultés supérieures de l'homme, 
<i"i 1, ront' poser aux gens qui )/ )iui>it, nt des actes humains. Encore woins 

dans la société. Un homnu se manifeste comme indicidn t t charnu de SCS 
gestes peut acoir uni portée snrrnrcr^rrTT'honuue qui n'a ricTrry'mjant rien 
reçiti m peut rien donner. Xons nous excusons de pael, c ainsi, mais ces 
Inmnnes ijui se sont données aux puarns ont d'abord compris cette cécité 
..iU mentait, . ("est justement là qu'ils ont dn si man/hst, r comme homme, 
totalement, ("est par un actt W>r> qu'ils <>,// accepté di ci, a, un r\i u r , xis- 
'■ net . pour posi r des pi st< s qui cett, fois ser/ent à ' l'extérii ne d', HX-,uém< s. 

Au point oV départ . U // a un acte humain. 

Qu'elle en esi la partie, qweMi lumière un t,l acti peut-il apporter an 

pauvre? Cette lumière, eUe ne résidait pas dans nm parole. KIU se situait 

dans nne attitude fraternille, elh la traduisait. L< pourri a senti qu'il 

n'était pas Seul] qu'il S UVait quelqu'un a oc lm. C, quelqu'un l'a nourri, 

iiiné, s'est' oceu pé d, In, d'nhord, de sa pris, d, enseo na d, soi, d, 

m foret de ses c ap acités -. 

■' ("est là qui h pauvci a eu nettement lu condition dans laquill, 

trouvait. On lui demandait d'acci pfi c que la société- l'ait puhlié, pour pour- 
su 

M 

'- pauvrt 1 st un, véritable monstruosité. Demauêer, tacitement ou non. 






ncci dis causes plus importantes, (NottS ne ponçons pas nier un certain 

fantilisme, ici, mais d'on vient-il? . . .) ail ouhUé quUl étçtà m homme, 

■ici, droit d'ét n heureux] responsable, wgagé. l'm t,u, attitude d, vani 

pauvre est um uéritabU monstruosité. Demander, tacitement ou non. 

n ni, panec, d'an pt, r sa soulfrunci, parc\ qn'ilh , st ifrnude, parce ,/n'd 

u<t nn nouvel immolé, parc, qn, att, souffrance , nt ci dans le plan di Dun 

tpii permit tout m laissant l'hommi Id've d, fain des fpiflis, c'est nucon- 

'0 tout christianisme. Li Christ a dit: "S.///. : naïf M** cmeme h Pcrc 

st, esi paef'aif, ce qui. 1 s] le simple point <h VU< humain, fait appel a' 

capacités, d'un individu. Xa vrâu souffrûna du Vauvn ne restai 

nus r, manque di ho 1 rtïls.C'ist hu plhs profond ïïi '">■ '" (TUS- 

tation d'un homme qui sait qm iamais, en tant qu'homme, d ne st par- 

fira.Comm, CCS q, us envient Vélndiuut. Ils lui trouant lu VU un peu trop 
belle, mais e, n-'ist pas poÙl^C^uTsurtout qu'Us nous envient: nous pour- 
rons réaliser, alors qti'eUX resteront an rancart. Di mandera un kom- 
"u d'nccipti c comnn U p, ud u la eordi . d, n, pas 86 ><al,s< r ComnU homme. 

humain-ement, c'<st me monstruosité. Un chrétien aux pendrait une telle 

attiUldi devant U pauvre mévit, mit la lapidation. ■ > 

Tilli a été la lumière; di a, sous coufortnhh S ont remplacé le* 
taudis, des infants sont qais, dis panuts aussi, d, s enfanté étudient, ont 
m VU un, mali. Ci m sont pas les maisons que V ' Abln < !>>< m n construites 
i ehiffifnhU rs qui mil provoque t « "" ^ ''"'"'' ***** "'/ *} cl <"»"<- 
ment, C'est un appet fraternel d'homnn à homnu a tontes les fprçes^e 
'''"■""",. , ; j;,,, . 

, hnt n'était qu' nut simple célli 

;i cet 1 xpose pour 



Tout n 
tttr U cou 



n'est pas Uni, loin de là. Xotre hnt n était qu nu 
tenu </' e, gesti pÔS4 pur certains homhns; s 
1 n naît un appel d'homnn à homnu, uurious-, 



'■' vtains d, ri naît un app< 
" I" utir d, l'avoir écrit'! 



nous de quoi nous 
Xnemuud Tviiuldnij 



- 
SUITE DE LA PAGE 7 



QUE PENSEZ-VOUS DU JOt'RNAUSME ÉTUDIANT AU CANADA, 
ET EN -PARTICULIER m* JOURNAUX DE I/UMVERSITE 

D'OTTAWA 

du Canada; j'ai 



virement. 







- 



; * ■ 



du MAURIER 

est unique en son genre 

_ dit GÉRARD DEL AGE 
vedette de la télévision 



• 



"Comme tout le monde, j'aime les bonnes 
choses, je dirais même, les meilleures. 
Avec la cigarette du Mauricr, je suis *ervi 
. à souhait. 'Le goût extra-tin de BOU tabac de 

Virginie et" son super-filtre "Millecel" 

eh font vraiment une cigarette extraordinaire.' 






&>e M4-jfoêà4... 



wgocC JdCO' 



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du MAURIER *. 

une cigarette de Virginie réellement plus douce 



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Page 10 






LA ROTONDE 



14 OCTOB RE iç^ ' M OCT OBRE 1960 



LA ROTONDE 



Le Marxisme et L'inquiétude 



Page 11 



.* ■ ■ | — ' I . M . ' - rt i ''j . . . <,■ _ ■ 



ï 






.<-•- Ma4-*l 



Après la "Montée. St-Benoit" et la 
conférence de M. Jean Daujat, nous croyons 
nécessaire, non de conclure; mais du moins 
d'ordonner la réflexion que ces événements 
ont provoquée. Aussi allons-nous essayer de 
poser le marxisme comme réponse possible 
à l'inquiétude humaine, tâche à laquelle M. 
Daujat a, semble-t-il, échoué partiellement. 

Le marxisme et l'homme 



••: 



M. Daujat a réduit le marxisme .unique- 
ment aux virtualités logiques contenues dans 
sa méthode. Si le marxisme est une méthode, 
ejle en est d'abord une au service de l'hom- 
me, Le marxisme de Marx, et même des mar- 
xistes, puisqu'ils en vivent plus *>u moins 
, 7 fidèlement, est une tentative de réconciliation 
de l'homme avec lui-même et avec le monde. 
Dans une Allemagne encore dominée par 
l'idéalisme stérile et la conception absolutiste 
de l'Etat, prônés par Hegel, Marx se fera 
"critique". Le mouvement primordial de sa 
pensée est cette découverte que l'homme con- 
cret s'est aliéné au monde et à lui-même. 
Marx dénoncera l'idéalisme, RUre contempla- 
lion idéale et justification d'un mal qu'elle ne 



r. T^r.-,-r 



' 



/."> • 



*r-r- 



iV.n 7mA 



peut réduire: la situation de. l'homme divisé. 
Et cette division, Marx la retrouve sur tous 
les plans de la vie privée et publique de 
- l'homme. Dans sa critique, il n'aura d'autres 
■buts que dJaider l'humanité à refaire l'unité 
que, l'histoire mal conduite lui a fait perdre: 
S'il reproche aux théoriciens de son temps 
d'avoir une conception purement spécifique 
v de l'homme, lui-même — vestige de l'idéa- 
lisme qu'il veut détruire — i n'aura en vue 
que l'homme collectif. Sa critique se déve- 
S loppe dans le sens de l'histoire, parce que 

célle-cirine révèle que mieux ces aliénations 
dont l'homme, est victime sur tous les plans* 
de la vie. Il ne s'agit plus de l'histoire de la 
. pensée absolue de Hegel, qui atteint son 
développement par la dialectique, mais de 
l'histoire de l'homme dans le réel, coïncidant 
avec le réel et ainsi, faisant l'histoire par 
l'action.. === ■; Ç? , 

Le marxisme et le réel 

Quel sens a donc pour Marx ce réel qu'il 
veut construire et expliquer ? C'est la matière 
en évolution. La pensée n'aura de prise sur 
elle, qu'en y devenant immanente par l'action 
révolutionnaire. Marx, en réaction contre 
l'idéalisme, a' voulu replacer les fermes du 
sujet et de l'objet, de l'homme et du réel, 
'., l'un face à l'autre. L'idéalisme avait tout 
ramené au sujet, pour, avec Hegel, soumettre 
tout enfin à la Pensée absolue. Contre la Pen- 
sée, Marx posera l'homme, s'objectivant 
totalement dans le donné matériel, par la 
"praxis". Finalement, pour le réduire à une 
force historique. La rencontre de la nature et 
de l'homme engagé dans l'action, s'édifie en 
culture dont les deux pôles contradictoires 
agissent l'un sur l'autre selon la dialectique. 

Le marxisme et la vérité 

La vérité alors n'a pas de réalité en de- 
hors de l'action qu'elle commande et justifie 
à .la fois. Marx a horreur des philosophies 
contemplatives qui ne transforment rien. La 
réflexion maintenant ne se fait que sur l'his- 
toire pour lui donner une orientation nou- 
velle. Puisque l'histoire est faite des contra- 
dictions du réel, Thomme désormais la fera 
en réduisant les contraires pour arriver à 
l'unité. Sa méthode sera la dialectique, qui, 
une fois engagée doit unifier l'homme et le 
replacer dans un monde qui ne sera plus 
source d'aliénation. Désormais, l'homme vi- 
vra sur terre et non plus dans le ciel des 
vérités universelles et absolues de la philo- 
sophie et de la religion. Marx a donc réduit 
la vérité au relatif,, il l'a fait à la mesure de 
l'homme. 









Quand M. Daujat voit dans le marxisme 
l'aboutissement nécessaire de l'idéalisme, il 
se trompe. L'idéalisme ne peut aller plus 
*loin que Hegel. Après lui, on ne peut revenir 
qu'au concret matériel ou à la personne. En 
réaction contre l'idéalisme absolu qui fait fi- 
de l'expérience et de l'histoire, on risque fort 
de tomber dans un relativisme absolu pure- 
ment fondé-sur l'expérience collective ou in- 
dividuelle. L'existentialisme, malgré son 
orientation radicalement opposée, prend 
souche ici. 



Le marxisme et les valeurs 

Marx reconnaît pourtant des valeurs 

concrètes, mais uniquement réduites à leur 

manifestation historique. Celle-ci, dans jjn 

^ tel dynamisme Matérialiste, sont purement 



contingentes et l'homme seul est leur source 
créatrice. Dans sa critiqué de la religion et 
de la philosophie, Marx a pour de bon chassé 
les valeurs éternelles et salvificatrices. Il pose 
l'action comme valeur première. Une action 
totalement centrée sur la réduction des alié- 
nations à tous les plans de la réalité. Marx, 
quoi qu'en pense M. Daujat, reconnait une 
nature humaine mais il lui prête un caractère 
dynamique et historique que l'action a juste- 
ment pour fin de réaliser. Lorsque l'essence 
humaine, en évolution dans son contact avec 
les valeurs naturelles, coïncidera avec l'exis- 
tence l'homme sera sauvé. Il est évident que 
Marx pour atteindre ce but, a dû rendre les 
valeurs spirituelles immanentes à la matière 
en développement. 

Nous ne croyons pas trahir ici la pensée 
, de Marx en lui accordant finalement une 
portée èschatologique c'est-à-dire toute tour- 
née vers une fin de l'histoire puisque l'hom- 
me se serait retrouvé. 

-. L'inquiétude humaine 

Cette synthèse, nécessairement incom- 
plète, du marxisme, nous permet maintenant 
de regarder celui-ci comme réponse possible 
à l'inquiétude humaine. 

Le mot "inquiétude" sonne parfois 
étrangement aux oreilles de certains. Ils en 
réfèrent aussitôt à un malaise psychologique 
répondant à un stimulus extérieur. La véri- 
table inquiétude ne nait pas uniquement 
d'une situation-tj>articulière. Elle nait tout 
simplement de notre situation. Elle grandit 
avec la conscience que l'homme prend de^tuî- 
même et de sa condition. Aussi se retrouve- 
t-elle sur tous les plans d'une existence en 
Contact avec des valeurs objectives. L'in- 
quiétude a un caractère essentiellement dy- 
namique, qui porte à la perfection, au dépas- 
sement de soi.* Elle rie peut y arriver sans 
se nourrir de connaissance et d'amour. Les 
penseurs contemporains, qui ont opéré une 
I scission entre l'homme et le monde* qui se 
sont détachés de toute référence transcen- 
dante objective, ignorent bien souvent la 
véritable inquiétude. On comprend alors que 
le suicide se pose en question philosophique 
et que la "nausée" soit finalement la seule 
forme d'expression de cette découverte de 

C'est donc en face de valeurs pressenties 
ou vécues que s'élève cette question vitale 
_qu'est l'inquiétude. Et cette question attend* 
xme réponse que seul peut lui livrer un con- 
sentement total à la réalité. Cette attitude 
d'acceptation, cette tension en nous que pro- 
voque l'inquiétude, ne peuvent s'épanouir 
que dans une vie de réflexion et de simplicité. 
Il s'agit ici de cette attitude intérieure de 
réceptivité et d'accueil .que seul procure le 
silence. .' 

L'acheminement de l'inquiétude 

L'inquiétude vit de découvertes succes- 
sives. Découvertes de soi-même comme exis- 
tant puis comme personne; découvertes de 
-soi comme engagé vis-à-vis des valeurs tem- 
porelles ; enfin de soi-même faee aux valeurs 
éternelles.;, A chaque réponse apportée, la vie 
s'intensifie et prend un sens nouveau. La na- 
ture de ces réponses est donc d'une impor- 
tance primordiale. Mais quelles qu'elles 
soient, elles ne valent que comme réponse ( à 
une question posée. 

Le marxisme, réponse à l'inquiétude 

Après ce que nous avons dit du marx- 
isme, il est bien évident que celui-ci ne peut 
satisfaire aux exigences * fondamentales de 
l'homme. D'abord, parce qu'il ne peut sortir 
de l'histoire^ L'homme aspire à la stabilité, 
à l'éternel, a l'impérissable. Si l'homme ac- 
cepte d'agir, finalement ce n'est qu'en fonc- 
tion de valeurs transcendantes et d'une-vérité 
extérieure à lui qui le guide. 

Marx sacrifie 'la personne à l'histoire. 
La liberté pour lui, n'est plus que le geste 
spontané dé l'homme qui se dégage de l'his- 
toire en faisant l'histoire. Il tue tout gefttïe 
dTntériorité. Si l'humanité vit dans l'histoire, 
elle aspire aussi à la dépasser. C'est pour- 
quoi le Christianisme n'a un caractère his- 
toriqueque pour mieux faire le salut supra- 
terrestre de l'homme. Car celui-ci est d'abord 
inquiet du sens à donner à sa vie. Et pour lui 
vie et salut sont des réalités inséparables. 
Le'marxisme trahit ce qui peut faire vivre 
l'homme et finalement le détruit en l'absor- 
bant dans l'histoire matérielle. . 

Richard Crevier. 



BOUSILLE ET GELINAS 



v 



Il serait vain de nier la valeur carlcatu-j, 
raie de "Bousille et les justes". M. Gélinas 
a su créer d'irrésistibles portraits-charges. 
Entre autres le frère Nolâsque offre une 
heureuse succession de traits mordants eÇ, 
exacts. L'auteur exploite le ridicule de la 
mère poule et ses lampions, sans tomber dans 
le banal. Les savoureuses caricatures sont 
le fruit d'un esprit observateur. 

"Un large coup de pied" 
Cependant, en dehors de l'esprit cari- 
catural, l'auteur utilise avec moins d'aisance 
et surtout moins d'élégance les procédés du 
comique. A certains moments M. Gélinas a 
recours aux vulgarités. Il accorde même une 
large part aux expressions populaires dou- 
teuses. Lès goûts de M. Gélinas ne sont pas 
discutés. Cependant certains spectateurs. „ 
n'ont pas apprécié la "scène du corset^', par 

" exemple. Peutron les en blâmer? Lorsqu'un 
auteur en est rendu aux sous-vêtements 
pour provoquer le rire, le spectateur a phi-" 
tôt l'impression que la fine pointe de l'hu- 
mour s'épaissit sur un large coup de pied . . . 
A d'autres moments, on peut reprocher à 
élinas de jeter à tort et "à travers ses fichi- 
ers de "farces" et d'exprjession corsées qui 
n'ont aucun rapport avec la pièce. Cette mé- 
thode- tf alimenter la salle, nous semble pour 
le moins puérile. 

"Séance à la salle paroissiale" 
Après Marcel Dubé nous aurions estimé 
le "Théâtre Canadien" supérieur aux "sé- 
ances «à la. salle paroissiale". 

Evidement, si l'on entend par expression 

, théâtrale au Canada-français, les téléromans- 
savon de Lemelin," "Bousille et les Justes" 
est un "chef-d'oeuvre" . . . Toutefois ce 

reT-:d*ôéuvre" prend parfois l'allure d'une „ 
revue de fin d'année au couvent . . . Nous 
n'entretenons pas de préjugés à l'égard de 
ces manifestations étudiantes. Mais nous au- 
rions préféré une oeuvre qui se soit élevée 
au dessus de ces naïves démonstrations . . . 
M. Gélinas espérait peut-être nous émouvoir 
avec son Bousille mourant. Malheureusement 
pour l'auteur cette agonie rejoint le plus 
haut comique, ... Et en supposant que cer- 
tains furent dupes,- le spectateur ne joue plus 
le jeu. L'auteur reste seul sur la scène avec 
son pseudo-dranfatisme et son idiot de vil- 
lage. .Nous considérons cette dernière scène 






comme étant une réussite, une perle dans le 
genre: "Les deux orphelins" ou "Aurore l'en- 
fant martyre". M. Gélinas a peu de fierté ou 
très peu de considération pour le spectateur 
qui, même avec beaucoup d'indulgence ne 
peut retenir un sourire devant cette dernière 
maladresse de l'auteur. Cette "scène ultime" 
choque d'autant plus qu'on y introduit de 
ridicules prétentions moralisatrices. L'auteur 
aurait dû se borner à la caricature et se rap- 
peler qu'il n'y a plus de théâtre lorsque les 
sentiments sont artificiels et l'émotion inexis- 
tante. „ 

"La dépouille" 

Si "Bousille et les justes" représente le 
"Théâtre canadien", nous nous apitoyons sur 
la dépouille d'un théâtre mort-né. M. Géli- 
nas a certes travaillé consciencieusement de- 
puis h- début de sa carrière. Nous n'en dou- 
tons pas ! Kt "Bousille et les justes** est peut- 
être un bel effort. Mais après vingt -cinq ans 
de théâtre il restë~tout de même étonnant Je 
nous voir forcés de féliciter M. Gélinas pour 
ses "efforts" et jamais pour une réussite . . . 
flous respectons le travail, mais tout de 
même! . . . Quoique fortement tentés, nous 
n'irons pas jusqu'à parler de "navet"! 

Nous préférons conclure que la publi- 
cité a accordé une valeur exagérée à un-mélo- 
drame sans importance . . . 

Pierre Tremblay. 



SUITE DE LA PAGE 4 



ce sens car cela poussait nui- 
re au travail des Chantiers. 
Mais je répète, je suis défini- 
tivement en faveur de la con- 
fessionnal ité des Chantiers en 
autant qu'ils doivent exprimer 
cette double dimension de la 
fraternité chrétienne. 

Le facteur aumônier 
dans la confessionnalité 

1) Confessionnalité ne veut 
pas dire prêtre. N'est-il pas 
vrai que chaque communauté 
d'Emmaùs se dit non-confes- 
sionnel et a comme animateur 
un prêtre. 

2) Confessionnalité telle 



l'entendons, c'est 
l'écernel avec du 



que nous 
mêler de 
temporel. 

3) Pour nous catholiques -r- 
le prêtre est celui dont le rôle 
explicite est justement de 
nous le rappeler — et voilà 
ce qui est sa contribution à 
l'équipe dont il fait partie. J'i* 
magine que si nous étions tous 
protestants, le ministre vien- 
drait remplacer le prêtre. 

* 4) Donc le rôle du prêtre 
est d'ordre théologique — il 
vient nous dire que pour le 
chrétien, il n'existe pas d'acti- 
vité uniquement humaine. 











Sport 

Football 

Football 

Piste et pelouse 

Football 

Football 

Football 

Football 

Ballon-panier 

Ballon-volant 

Hockey 

P.allon-panier 

Ballon-panier 

Ballon-panier 

Hockey 



PISTE ET PELOUSE 

L'équipe de piste et pelouse 
a cette année un nouveu en- 
traîneur, en la personne de M. 
Gaston Marcotte professeur 
en Education Physique, en 
plus de M, Arthur Sheedy, 
connu de tous les sportifs. ' 

Les pratiques se font du 
lundi au jeudi de 5:30 à 7:30 
p.m. à Rockcliffe. Ici il y a 
un inconvénient; l'Université 
d'Ottawa, n'a pas de terrain 
pour permettre à nos ama- 
teurs de piste et pelouse dé 
s'entraîner. Us doivent s'exi- 
ler à Hockcliffe, en plus des 
efforts musculaires, ils^ doi- 
,-îuni. ces pauvres messieurs, 
attendre l'autobus qui passent 
assez souvent sous le nez de 
ces messieurs. Donc une gros- 
se perte dé temps. 

L'équipe a perdu malheu- 
reusement deux bons repré- 
sentants en la personne des 
deux frères Shulman, mais 
nous fondons nos espoirs sur 
des nouveaux venus comme 
Juneau, et Ouellet. 

Le Tournoi aura lieu le 22 
octobre à St. Jean P.Q. L'an 
passé nous avons fini çn deu- 
xième position. Et cette an- 
née les prédictions sont très 
bonnes. Nous avons de très 
bons participants dans pres- 
que, toutes les activités* et 
nous pouvons prédire sans 
trop se tromper que nos chan- 
ces' de tout remporter sont 
bonnes. 

Dans les activités de pe- 
louse, nous serons très bien re- 
présentés par: Lloyd Cahill, 
Science; Bill Donnely, Méde- 
cine; Bob Anderson, Ed. Phy- 
sique; .1. (i. Ouellet, Ed. Phy- 
sique; Ray Juneau, Ed. Physi- 
que. 

Dans nos activités de piste 
nous serons représentés par: 
Guy Garant. Ed. Phys. - 100 
et 220 verges. Y von Lamarche 
Ed. Phvs. - 100 et 220 verges. 
Ray Nadon - Obstacles et 100 
et 200 verges. Hod Langevin - 
Obstacles et 100 et 200 verges. 

Nous aurons trois représen- 
tants par activité, comparé 
à un l'an passé. Ceci d'un 
grand profit dans l'accumula- 
tion des points, et aura com- 
me résultat une meilleure 
compétition. Messieurs, Bon- 
ne chance! 



/ 



Equipes 

U.O. vs R.M.C. 

O.S.L.I.A.A. 

UjO. vs O.A.C. 

U.O. vs Carleton 

K.M.C. vs U.O. 

Série éliminatoire 

est-ouest O.S.L.I.A.A. 

S.G.W.U. vs U.O. 

C.M.R. vs U.O. 

Sir Georges Williams 

vs U.O. 

M.V.T.I. - tournoi 

M.V.T.I. - tournoi 

vs U.O. 
D.A.T.I. 
Layola Collège vs U.O. 



Place 

Kingston 

St-Jean 

Guelf 

Université 

U. Carleton 

£ ?) 
Gymnase 

Gymnases y 

Minto 

Utica N.Y. 

. Utica N.Y. 

Gymnase 

Mihto 



TOURNOI 

DE - 

Tennis 

Le 4 octobre, dernier avait 
li e u l e tourno i de tenais inter- 
facultés. Des quarante jou- 
eurs inscrits seulement vingt- 
six se sont présentés. Tous les 
participants étaient animés 
•d'un vif désir de vaincre. Les 
victoires ne furent donc pas 
faciles et sont venues spuvent 
à la suite de longs sets. 

On a donc vu en semi-final 
Philê Johnston, J, C. Croteau, 
René Bissonnette et J. G. 
Ouellet. J. C. Croteau étudiant 
en troisième année d'Educa- 
tion Physique a remporté la 
victoire du tournoi en battant 
Bissopnette également d'Edu- 
cation Physique. 

Félicitations au vainqueur 
ainsi qu'à, tous ceux qui ont 
bien voulu faire de ce tournoi 
un succès. Le calibre du jeu 
offert a laissé voir qu'il y avait 
de bons joueurs à l'Université 
et que nous devrions être bien 
Veprésentés lors de la ren- 
contre inter-universitaire qui 
a lieu chaque année. 

N.B. — Je tiens à . faire re- 
marquer le manque de coopé- 
ration de certaines facultés 
qui n'ont présenté aucune en- 
trée à ce tournoi. - 



f 






Prochaine partie 

locale 

5 novembre 

contre Carleton 



i 



TENNIS 

INTERCOLLÉGIAL 

Le tournoi de Tennis Inter- 
collégial ^aura lieu le 14 et 
15 octobre au Ottawa tennis 
Club. Il commencera le ven- 
dredi après-midijet .terminera 
le samedi après-midi. L'hôte 
sera Carleton U. et les autres 
seront O.U., CMR, RMC, Lo- 
yola, Sir George Williams. Les 
participants seront choisis 
parmi ceux qui ont participé 
au tournoi inter-faculté, l'uni- 
versité d'Ottawa cette année 
l'équipe semble être d'un ca- 
libre inférieur. Frank Dai- 
gnault, JC Croto, Johnstom 
Bissonette semble être nos 
seuls espoirs, 

André Leduc. 



Encourageons 
notre 



Date 

Samedi 
Samedi 
Samedi 
Samedi 
Samedi' 
Samedi 
Vendredi 
Samedi 
Samedi 
[endr^oj, 

Vendredi 



22 oct. 




22 oct. 




29 -oct. 




5 nov. 




12 nov. 




19 nov. * 


• 


25 nov. 




26 nbv. 




26 nov. 




2 déc. , 




3 déc. 




9 déc. 


. 


11 déc. 


1 - 



Temps 
2.00 
1.3,0 
2.00 
2.00 
2.00 



p.m. 
p.m. 
p.m. 
p.m. 
p.m. 



8.00 p.m. 
2.00 pan. 
2.00/i).m. 
8.0Q p.m. 
8.00 p.m. 
8.00 p.m. 
2.00 p.m. 









_____ — __i — 




Npt "Cheerleoders" semblent gelées. De sources autorisées, nous opprenons 
qu'elles seraient bien aise de trouver quelques bonnes couvertures pour M 
couvrir. Si au moins elles avaient quelques spectateurs de plus à encourager, 
elles n'auraient peut-être pas ce problème. 



équipe de 
Football 



Voici la cédule du FOOTBALL intercoflégial pour la saison 



DATE 

samedi 
samedi 
samedi 
samedi 
samedi 



8 oct U. of O. vs Waterloo 

15 oct Carleton vs U. of O. 

22 oct U. of O. vs R.M.C. 

2* oct U. of O. vs O.A.C. 

5 nov U. of O. vs Carleton U. 

12 nov R.M.C. vs U. of O. 

19 nov O.S.L.I.A.A. Est et Ouest 
(sections' champions 
play-off) 



PLACE 

Waterloo 
Lansdowne Park 
Kingston 
Guelph 
Carleton U. 
football field 
Carleton U. 
football field 
à décider 



TEMPS 

2:00 p. 
2:00 p. 
2:00 p. 
2:00 p 
2:00 p 



m. 



A, 



00 p. 



R.M.C: Royal Military Collège, Kingston, 0n»«»«o 
O.A.C: Ontario Agriculture! Collège, Guelph Ontario 

MESSIEURS les étudiants, vous avei votre corte du "DEPARTEMENT des 
SPORTS'' c-à-d la carte de l'Associotion Athlétique olors soyons présents aux 
joutes pour encourager nas joueur,. N'oublie» pas d'inviter les "MADEMOI- 
SELLE*" 










AMATEURS DE HOCKEY 

Billets pour toutes les parties régulières 

* - • 

du 

v CANADIEN HULL - OTTAWA 

de la ligue Professionnelle de l'Est. 

voir PIERRE CHOLETTE, ARTS 4 






-» 
C'est samedi et dimanche qu'aura lieu le tournoi de 
«touch fooS". Chaque faculté, a droit à deux équipes. 
Toutes devraient y être représentées. 



Sociologie 



Un disque ... un brin de causette 
en savourant le goût excellent du Coke. 
On peut sûrement s'amuser sans 
Coca-Cola— mais qui le voudrait? 







T— * "-* - 



DTTES "COKE" OU "COCA-COUT-LES DEUX MARQUES IDENTIRENT 
LE MÊME BREUVAGE PÉTILLANT-LÉ PRODUIT DE COCA-COLA ITÉL 









S i 4 






■ 






■ 



. 
















-T— 









— — — — — 



r- — 



; 



Po 9 e 12 



LA ROTONDE 



«*»-. 



M OCTOBRE i960 



V 






Catharsis de l'été, Vêtus*, 
l'oracle pcrenne, revient à 
. son peuple fidcU. Pour ceux 
qui h' ont pas ai déjà la Jouis- 
sance relevée de lire Vêtus, 

lui-cx se vr'ési rite: Vêtus < 
UH saae impécunieux qui étu- 
die a l'Université d'Ottawa 
depuis beaucoup trop long- 
temps qu'il est hygiénique de 
le faire. Il y a quelques années, 
alors que Véius maîtrisait 
*dans ses loisirs la théorie de 
la ^relativité, il fut soudain 
saisi par le bruit que .fai- 
saient les pages* de son livre. 
phénomène physique pro- 
duisit chez Vêtus une illumi- 
nation comme on en retrouve 
dans la vie des mystiques du 
Zen et Vêtus fut protêt é dans 



VETUS 



dent Eisenhower "de ''maudit 

proti staut". Vêtus se j>r<)/H^e 
de citer abondamnu ut les 



CITE LIBRE 



de la 
laisse f 

» de ces esprits subtêls et f*g? 5 dt ! sirer - On ne peut] 
/„,„„,. «w -«hJLm* ^'évidemment pas sortir un ar- 



Le dernier numéro 
revue CITE LJIiÇE 



de 



le septième ciel de l'intuition 

a\ .l'Etre iau-dessus du firma- 45 ■ ''""'''' : /'"' > W&&IM, 



distingués: "si plaisant 
faits et de dits". 

Vêtus s'adresse aux jeunes 
qui commencent leur cours. Il 
■><t t ti nnrde contre les ex- 
cis de la vie publique. D* au- 
cuns viendront, mes enfants, 
n <\né eir vos servie s pour des 
activités extra-çurriculairi s. 
Méfiez-vous, Cultivez votre 
iard/n. On vous demandera de 
faire partie de comités, de so- 
ciétés. Rt fusez rut: cuit ire: 
Votre jardin, (hi rous propo- 
sera de rédiger d<s articles. 
Pi travailler 'à des oeuvres de 
charité. Récusez-vous. Cvlti- 



N 



ment, au-dessus d< s étoiles . . . 
vide Sanctum Augustinnm) 
'OÙ il plane » neuve avec d'inffa- 
hUs* jouissances, ne d< 
dant '.que pour s'acquitter de 
ses fonctions de guide spiri- 
tuel, exéffèse de l'esprit auprès 
de la tourbe universitaire. 

V< tus a ^intention au cours 
de" l'année de proposer A ia4 
béate ad)uiration du ]troléta- 
riat étudiant c> rfuinx j>< ton- 
nages qui jouissent de la con- 
descendance vétusieunc, di- 
vers grands-hommes qui so>it 
învéntt urs, penseurs ou .poètes 
et, pour la plupart, citoyens* 
universels accrédités. Vêtus 
pense^eh particulier êi des a* 
tels que Ludgcr Boissomiaidt, 
plorat-cuY malais et post -dé- 
couvreur du Groenland, Ad- 
heimar fringale, h roma.ncier^ 
l surréaliste qui rêve drpih's peu 
de se faire trucider dans un 
accident de réhieuh-mnti ur, 
Fcodnr Ladéroi/tc le poète na- 
tional québécois' dont le po- 
ème: 'JO ceinture, fié cité ( 
transmise par mes prr<s" est 
enseigné dans toutes les écoles 
d# sa province. Vêtus pense 
aussi à. des amis rnénmc Ami- 
dalf> Fanion, hasse chantante 
de Topera d'Hàtckésbury, Pan- 
la Ma>'ora, la politicienne d< 



votre jardin éj K 'â la fin 
dé vos études, vous serez aussi 
»)'>ujiï:s qu'avant, mais voit s 
aurez un jardin bien cultivé, 
(lin tsgrif). Jusf< de quoi 

'h venir Véminence locale de 
cotre patelin' enfoui .dans la 
brousse canadienne. 

Vêtus soUhdîti une chaleu- 
ttœsb bienvenue aux j, 

filles qui comme ne nt ou pour- 
suivent cette année leurs-^tu- 
(li s. Vêtus b ur souhaite c< 
tance, enthousiasna et i 
nitê dans la quête du savoir. 

v-rtus h ur souhaite de Jyièn* 

goûter l'a mère volupté de la 

scit ,,(■<. Vêtus Ivur Kouliaite 

dt • )'< mpnrtt r les honneurs 
académiques. • 

- A gant ainsi satisfait 
apparences,-- Vêtus passe au 
à d> ta qûè'stiàn et souhaite 
à '""tes les étudiantes qui 

comble leur désir le plus iu z 
t'niK et U jdvs brûlant, r" 
a-dire QUi leur safari dans le 
fungli ne'rçi rsituin U ur rap- 
porte uji -^spécimi ,i de homo 



uubilis. Us ont d'ailb urs tou- 

t( s b s cJ/ances dt réussir car H l'SD, des problèmes d'écono- 



ticle comme celui de Lussier 
à tous les mois. Le numéro 
d'octobre est intéressant sans 
"être particulièrement remar- 
quable. Ca fait plutôt hétéro- 
clite comme revue. 

D'abord Marcel ïlioux re- 
condamne pour' 'la cinquième 
fois l'administration défunte. 
I fle feu M. Duplessis. On a Pim- 
'"pression qu'il regrette ce bon 
vieux temps où on pouvait 
critiquer autre chose que le 
dernier film français qu'on. 
n'a pas pu voir, et qu'on ne 
verra pas de sitôt .'Enfin, si ce- 
la l'a muse, pourquoi pas. 

Plus remarquable est l*ar- 
ticle de (iérur'd Pelletier sur 
le désintéressement des gens 
à l'égard de la religion. Ce 
qu'il craint le"T>lus"Cé" n*e$t 
pas tellement l'agnosticisme, 
que le combat entre l'élément 
laïc et l'élément clérical- qui 
semble vouloir s'engager. 
Justement Monseigneur Lé- 
ger s'élevait dernièrement 
contre cette tendance à la laï- 
cisation. Pelletier aimerait 
ou'on s'entende pour éviter au 
Canada français ce qu'il ap- 
pelle "les"\ querelles basses et 
les luttes déprimantes qui dé- 
shonorèrent le XIXième siècle 
français. 

La gaffe majuscule de ce 
numéro revient au directeur. 
Gérard Pelletier. Selon lui. on 
n'aurait jamais dg nommer 
Cilles Tellerin au bureau de 
la censure, comme si cela avait 
de l'importance. Tl oublie que 
MM dont le bureau de censure 
a vraiment besoin, outre Nie 
longues vacances, c'est un hon 
clown pour donner à notre 
vieille censure un sens de l'hu- 
mour qu'elle n'a jamais con- 
nue. 

Et pulfl on continue avec des 
commentaires rapides sur la 
langue parlée, le nouveau par- 




Halifax. 

Le professeur Guy Mac'Lean déclare aux membres de la 
PNEUÇ que "L'étudiant canadien est "épais": bien habillé 
bien nourri, mais ignorant. Aussi, cette ignorance rend dirTi- 
cile la participation des étudiants dans les affaires interna- 
tionales et conduit à l'apathie." Selon lui, l'étudiant préfère 
le tenir loin de la- chose publique afin de mieux consacrer son 
temps à"" la résolution de ses propres problèmes. 

Kingston. .« 



Saint Pncheton sur Atcrnsse- s ; r/fhlratil>)) f or , !>rit mies, c 

,n< nt, la seule \» r sonne a l as • 



r; Si me t» rsonne a las- . . .'__ U ... . - . me quand CITE LUI 
- législative qui ait eu * S >"»"»[' ' « ***** pjff^ à délirer, il vl 

tê courage et de con- . P ■!" « &* Tende méeWi-Jja peine d'être lu. 



semblée têtru 

assez e.' 

viction pour traiter le prési- . gt nts. Expert i Vit 



Conclusion: mê- 
1IÎKE laisse 
aut encore 



J.P.S. 



JU^_ 



* Une enquête récente à l'Université Queen/s révèle que peu 
d'étudiants, 0'ihscrivant dans une Université avec une mo- 
yenne ini\-iieii)e a soixante pour cent, graduaient. Cette en- 
CfUête de\ raît alerter los-dirigeants de nos Universités et f^ire 
en soiif <pje les conditions d'entrée soient plus sévères. Au 
tonne dû cours secotnjaire, on préconise une série d'exajnens 
île l'aeon à l'aire une' meilleure sélection et, par ce fait, éviter 
m n e- p e rte de tempu et thirgent aux é t u dia nts ineptes aux- 
cour* imMfersitâires; Les récentes réalisations des Soviets 
l'ont -la. preuve d'un système rdueationnel très développé. 

Halifax. » \ x < , 

La FNEUC se déchire en faveur d'ion- programme d'aide 
aux étudiants. On suggère 10,000 bourses 4.' une valeur de 
|600.00 chacune. Dans un autre domaine, la. FÎ^UC propose 
une étude plus sérieuse des problèmes communs aux étudiants, 

de la une légère augmentation des irais de participtfUon. \: 

\ > 
Montréal. 

Un a])prend avec joie (mêlée de surprise) ^farrivée pro- 

chaine du professeur d'Iode à l'Université d'Ottawa. Ancien- 
nement de ^Université de Montréal, le professeur d'Iorio 
étail mpmbrelftu corps professoral- de la l'acuité de médecine 
de cette institution. -(t>a attribue son départ non pas a une 
question de traitement niais plutôt aux difficultés qu'il 
éprouvait dans la poursuite de SeB recherches. A l'Université 
d'Ottawa, if cumulera les charges île directeur du départe- 
ment de bio-cJriiuie. Kn }4us dïtre une précieuse acquisition 
pour l'Université d'Ottawa, c'est une lourde perte pour l'Uni- 
\crsité-de Montréal. 

Le -professeur d'Iorio n'est d'ailleurs pas le seul à avoir - 
quitté l'Université de Montré al dans ces mêmes conditions:ïï 
en est ainsi de M. Fn ^tult. ('rej)eault, Lavi^ne, et d'autres 
encore. Les journaux de la métropole ont fait grand état de 
ces départs di.^astreux pour l'Université de Montréal mais 
combien 'p rofitables pour nous. Au professeur d'Iorio nous 
souhaitons une cordiale bienvenue et un long terme. ,•' 



_ 






-V. 




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ECHANGE McMASTER - OTTAWA 

Le 28 octobre, trente-cinu étudiants de l'Université 
d'Ottawa quitteront la ville pour se diriger vers Hamilton, 
Ontario. Là les étudiants de l'université McMaster les accueil- 
leront pour un lin de semaine d'activité diverse. Il y aura une 
discussion sur le sujet suivant: "Est-ce que l'élément Fran- 
çais peut survivre dans la politique Canadienne?" 



N'importe qui peut faire une demande pour y aller. Ils 
n'ont qu'a se présenter au bureau de la INEUC,(t)ll t'ub- 
berland, No. 11). Les frais d'inscription sont de J8.0Q qui 
doivent être pavés avant K- départ d'Ottawa; Le choix des 
délégués sera basé sur vos succès académiques, vos activités 
para-scolaires et votre raison pour vouloir y assister. Toutes 
les demandes d ev ron t être remises au bureau de la FNEUC 
avant le 17 octobre. Ceux qui seront choisis seront avertis 
au plus tard le 21 octobre. 

ECHANGE McMASTER - OTTAWA 



>T 



VENDREDI, le 2S octobre 

—Départ d'Ottawa, Edifice des Arts - v:uO A. M, 

—Arrivée à McMasIcr. Alumni BtrikHng 1:'M\ - 3:00 P.M; 
Ici les étudiants feront la connaissance de jeu r "Hpddies" 
et entendront les discours de bienvenue. 

— Les "Bdddies" Vont .s'installer dans leur v demeures res- 
pectives et reviennent 3:00- 1:00 1\M. ^ 

— Diner au Black Fores! Inn 5:30 - 7:00 P.M. 

—Parade de Flambeau 7:00 - 0:00 P.M. 

— Pep Kally 0:00 P.M. - * — " 

— Grande Réception ~0:3O P.M. 
SAMEDI, le 20 octobre 

—Tour de la ville Hamilton, en autobus. 10:00 - 11::î0 A.M.. 

— Parade, Echange- Honiêcoming 12:00 - 2:00 P.M. 

—Parti de Football 2:00 P.M. 

— Souper chez vos **liuddies" 

— Mal, Homecomm^i:chamTr-*>:00 P.M. 
DIMANCHE, le 30 octobre 
—Matin libre 

-^Discussion: "Lst-ce que l'élément français peut survivre 
dans la politique du Cannda/V 2:00 P.M. 

—Diner offert pas le Conseil des Etudiants, McMaster 
r,:()0 l\M. 

— Départ après le repas vers N:00 heures. 




-**• 






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— . -r * . ■ ■ . - 







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to ftoîQooe 



"tAïu. ràcr 



VOL. XXIX no 4 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



29 OCTOBRE 1960 






■ 



Ne demandez pas 



i 



■ ' y. ' 



POUR QUI SONNE LE GL 




-i 



■ i 






Il sonne pour vous 



Il sonne tristement, il sonne désespé- 
iment, il sonne symboliquement . . . 
Nos trois confrères du "Carabin" ont 
' bien droit, à ce dernier hommage. A vrai 
dire, jamais je n'aurais pensé qu'il son- 
nerait si tôt et à une telle occasion. 
Les événements et les décisions arbi- 
traires, sont imprévisibles. Abasourdis 
par notre peu d'importance devant l'au- 
torité, il ne nous reste plus qu'à poser 
un geste de solidarité envers trois vic- 
times., 



' 



S 






Cette idée d'oraison funèbre n'est pas 
nouvelle. La semaine dernière, le Quar- 
tier Latin nous devançait sur ce point. 
En un magnifique hommage rendu aux 
trois rédacteurs du "Carabin" il publi- 
ait un numéro dédié à leur intention. 
C'était un geste de solidarité que nous 
avons simplement voulu continuer. 



•>. 






Migneault, Blanchet et Desrosiers, il 
faut vous avouer que nous n'étions pas 
d'accord avec vous sur certains points, 
mais au moins nous respections votre 
opinion. Nous étions prêts à discuter 
avec vous sur tous les articles où vous 
exprimiez des points de vue qui n'é- 
taient pas les nôtres. 

Nous n'avons guère prisé la teneur 
de l'article signé "Dora". Mais tout com- 
me notre confrère Jacques Guay, di- 
recteur du Quartier Latin, nous nous 
accordons à reconnaître qu'il ne s'agit 
là que d'un prétexte pour poser un geste 
d'expulsions arbitraire et regrettable. 
En fait le débat se situe sur un plan 
bien plus élevé; c'est le principe du droit 
d'association qui entre ici en jeu. Si on 
bafoue l'A.G.E.L. (Association générale 
des étudiants de Laval) à ce point, nous 
nous demandons simplement quelle est 



l'utilité de cette association . , . si asso- 
ciation il y a aux yeux des autorités . . . 

Migneault, Blanchet et Desrosiers, 
Salut- Nous perdons en vous de pré- 
cieux journalistes. La Rotonde a décidé 
de porter le deuil d'un façon peut-être 
un peu spectaculaire mais qui exprime 
bien les sentiments que nous ressen- 
tons. A chacun de vous qui en plus d'être 
journalistes êtes étudiants, nous vou- 
lons témoigner la 'syrflpathie que 
nous avons de vouéf voir soudainement 
arrêtés dans le cours de vos études 
alors que vous vous prépariez à laisser 
l'université pour poursuivre votre car- 
içre. 

Migneault, Blanchet et Desrosiers, 
Salut! Vos noms s'ajoutent à la liste 
déjà longue de ceux qui ont combattu 
pour des idées auxquelles ils croyaient 
fermement mais à qui on ne veut pas 
laisser la chance de les exprimer claire- 
ment et librement. La baïonnette les 
remet, paraît-il, dans le droit chemin. 
C'est peut-être vrai mais pour combien 
de temps? A quoi servira la baïonnette 
et la guillotine lorsque de ces cas parti 
culiés naîtra la ruée. C'est de la compré- 
hension qu'il nous faut, non pas le fer. 

Migneault, Blanchet et Desrosiers, 
Salut! Nous pourrions discourir long- 
temps sur votre cas, mais telle n'est pas 
notre intention. Nous voulons simple- 
ment exprimer les sentiments de sym- 
pathie et de solidarité qui nous animent 
en face de votre situation. Puisse l'ère 
de dogmatisme se changer en une ère 
de compréhension! 

Vieux frères, Salut! 









Michel Beaubien, 
Directeur. 






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*+~i 



. 



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- 



■~—p^-<~ — ' — — • 




Page 2 



LA ROTONDE 



* 



29 "octobre i960 



29 octobre i960 









LA ROTONDE 



Directeur" 
Rédocteur-en-chef 
Assistant Rédacteur-en-chef 
Chef des Nouvelles 
Equipe Editoriale 



Page artistique 
Collaborateurs 

Nouvelliste 
Page sportive 
Secrétaire à la rédaction 
Affaires extérieures 
Caricatures 
Chroniques 



Michel Beaubien 







Reportage cette semaine 

Photographie 

Collaborateurs 



Jean-Paul Sabourin 

Michel Chevrier . 

Pierre Solvail 

Renée Houle, Gérqrd Gravelle, 

Pierre Denaulr, Michel Côté, 

Mortm Beliveau, Marc Levac, 

Michel Leclerc, Jean Carrière, 

André Jodoin. 

Richard Crevier 
. Pierre Tremblay, Guy Lof ronce 

R. Côté 
. Maurice Fortin 

Paul- André Gauthier 
* Jean-Claude Giguère 

André Cardinol 
... Jacquet Poirier 
...Renée Houle, Jean Culotte 

Michel Chevrier 

Paul Tessier 
...Bob Winters 

Richard Gaudreau, Lise Roy, 

Jean Garneau, Yves Richard 



AUTOniOt COMME INVOI POSTAL ,DK «CONDÏ CLAMI. 

Ministère des poste». OTTAWA. 



• . . 



-•-. 



DE L'ART DRAMATIQUE 

La société dramatique traverse une crise qui sem- 
ble plus que rérieuse. A vrai dire, on ne sait pas trop 
à quoi s'en tenir : il y a trop de passions en jeu. Tan- 
tôt les uns nous racontent que tout est fichu, tantôt 
Jes fervents partisans nous attiraient que tout va pour 
le mieux dans le meilleur des mondes. Nous ne vou- 
lons pas prendre position définitivement sur le sujet 
car nous manquerions probablement d'impartialité. 
Nous préférons voir la société dramatique régler elle- 
même ^fc ci ises intestines et repartir sur un bon pied. 

Apres Ta société dramatique, c'est maintenant le 
Drama Guild qui affronte des difficultés.' Chose curi- 
euse, c'est le même problème <|ui se pose: le recrute- 
ments d'acteurs étudiants à l'Université d'Ottawa? Le 
Drama Guild monte présentement une pièce de Shake- 
speare intitulée Othello. Or, on a donné le rôle prin- 
cipal à Mlle Mitzi Fancott, étudiante à l'Université 
Carleton. Nous admettons que l'Université Carleton 
peut avoir en ses murs un très haut potentiel en art 
dramatique mais de là à transporter ce potentiel à 
l'Université d'Ottawa, il y a une maudite limite . . . 

Après tout, les fonds pour soutenir cette société 
dramatique sont fournis par notre université.. D'au- 
tant plus que cette, organisation vise à compléter la 
formation de nos étudiants en leur permettant de 
monter sur les planches. Si c'est le renom de l'Univer- 
sité que l'on recherche, alors que l'on engage des 
acteurs de profession qui sauront donner un rende- 
ment beaucoup supérieur aux étudiants de Carleton. 
Il ne restera plus qu'à placarder le nom de l'Université 
d'Ottawa sur les affiches publicitaires. On pourra ain- 
si se gaver d'un succès qui ne sera vraiment pas le 
nôtre. 

. Nous avons rejoint par téléphone les principaux 
responsables du Drama Guild. Toutes les déclarations 
convergent dans le même sens. On semble fier d'avoir 
une actrice de l'extérieur qui puisse remplir le rôle 
principal. M. Léo Stock, modérateur de la société, 
affirme sans embages que Mlle Fancott est la seule 
fille capable de jouer du Shakespeare et se montrer à 
la hauteur de la situation. Or nous savons très bien 
que dans nos murs des actrices d'expériences et même 
Tune d'elles a déjà fait du théâtre professionnel. D'ail- 
leurs la jeune tille dont nous parlons a fait partie pen- 
dant 6 ans de la Winnipeg Ballet Society. Il s'agit de 
Mlle Cecil. 

Ce que nous réclamons : la tenue d'une enquête 
dans cette affaire. Nous sommes assurés que cette en- 
quête révélera des dessous insoupçonnés que nous ne 
pouvons pas exprimés publiquement faute de preuves. 
Les autorités de la faculté des Arts seraient en me- 
sure de connaître le fond de l'histoire et d'agir en con- 
séquence puisque cette société est placé directement 
sous leur contrôle. Nous insistons fortement pour que 
Ton prenne des acteurs de l'Université d'Ottawa. Il 
est temps que l'on s'aperçoive que notre JJniversité 
peut produire par elle-même des spectacles fort pré- 
sentables. 

Si Ton maintient la décision de faire jouer les 
étudiants de Carleton et les professionnels du métier 
sur nos planches, alors lançons le mot d'ordre: BOY- 
COTTAGE. 



\ / J 



. 



Michel Beaubien, 



Directeur. 



p.S. — Avant d'aller sous presse, nous apprenions que 
le doyen de la faculté des Arts, le Révérend Père 
Lavigne s'était opposé à ce qu'une élève de Carleton 
monte^sur nos planches. Bravo, père Lavigne! 





M. Michel Beaubien 

Directeur 

La Rotonde . 

Monsieur: .• _^_ 






LA R-OTONDE 



Page 3 



SAUTfc I- 







Mon point de vue est celui 
de la minorité, mais je tiens 
quand même à l'exprimer: 

Je suis opposée à la déci- 
sion prise par le grand conseil 
au sujet de l'album-souvenirs 

On avait rejeté la possibili- 
té de le laisser tombera il res- 
tait-deux choix. 

Soit de enfin finir avec l'af- 
faire, et faire publier l'album 
tout de suite (il serait prêt 
dans deux semaines car on 
avait déjà, commencé à pré- 
parer les plaques), ou de le 
combiner avec celui de cette 
année, tout en gardant à peu 
près le même' nombre de 
pages. 

On a choisi la deuxième al- 
ternative: en mon opinion on 
a pas suffisamment étudié la 
question. 
Premièrement 

On a discuté déficit en cas 
de non-publication, et- en cas 
de publication tel quel."„Maia, 
"ii a à pélhe touché à la" ques- 
tion en ce qui concerne la mo- 
tion adoptée.' 
Mais, voici : 

L'Album 195îf-1961 coûte- 
rait environ '$7,-000, dont $5, 
000 devra venir des ventes. 0h 
a environ $2,500 de ventes 
dans le moment: cependant, 
ils sont pour C.O.D., et toutes 
sont pour l'album de '59, et 
non pour celui qu'on a propo- 
sé. On risque, on risque . . . 
l'n cheval int elligent ne fait 
pas la même er'reur deux 
fola ... 
neuvièmement: 

Il n'y a que la présidente 
des infirmières qui a timide- 
ment fait mention du fait que 
si on inclut les photos des gra- 
dués de deux années, il reste 
peu de place pour autre chose: 
et c'est cette "autre chose" qui, 
intéresserait les étudiants par- 
tis de l'université, les sous- 
irradués, les étudiant.Ten mé- 
decine qui en sont beaucoup 
plus intimes- que les autres 
facultés. 
Troisièmement : 

On m'a appris qu'on refu- 
se! a de remettre l'arcrent à 



L'OEUVRE DE LA SOUPE 

Le cafétéria serait-il remplacé par l'Oeuvre de la' 
Soupe? 

La ville d'Ottawa a le douteux honneur de jouir 
d'un des plus hauts indices du coût de la vie au Cana- 
da. Dans un tel milieu, un étudiant pauvre se démène 
comme un diable dans l'eau bénite. Ceci itoutf amène 
à parler du cafétéria. 

C'est évidemment la tradition dans les collèges 
et universités de critiquer le cuisinier. Souvent on 
conspue la mangeaille qu'il sert. Mais à présent c'est 
plus grave. 

Tels quels les repas au cafétéria coûtent trop cher. 
Au train où vont les choses, après Noëf seuls les étu- 
diants richissimes pourront se permettre d'y diner. Il 
y aura jeûne et serrement général des ceintures. Les 
étudiants moins riches devront se nourrir à la bonne 
franquette, ou dans les pseudo-restaurants du quar- 
tier. 

Au point de vue hygiène c'est néfaste. Au point de 
vue santé c'est dangereux. Un étudiant n'a pas besoin 
de manger tous les jours comme un bûcheron, mais il 
lui faut tout de même son minimum dé calories. Le 
cafétéria fournit tie bons aliments; faudrait mainte- 
nant les mettre à la portée des étudiants. Malheureuse- 
ment, à cause des prix, ce n'est pas le cas. 

Les prix sont prohibitifs et exagérés. On a plutôt 
l'impression que quelqu'un cherche à s'enrichir rapide- 
ment par un coup d'arg^nl. Un diner très modeste qui 
coûte un dollar, c'est troppour l'étudiant moyen. Un 
sandwdflres modeste (i.e. trois onces de nourriture) 
qui coûte vingt-cinq sous, c'est inconcevable, sauf sur 
le marché noir. 

Lâchons le mot, c'est de l'exploitation pure et sim- 
ple. 

Nous suggérons donc pour remédier à cet état dé 
chose : rr 

— Que le pourvoyeur revise ses listes de prix et les 
adapte au niveau du gousset de sa clientèle, autre- 
ment il risque de la voir maigrir, dans les deux sens 
du mot. 
— que l'employeur du pourvoyeur fasse enquête sur 
les prix, et surtout sur les variations imprévisibles. 
— enfin, que le contremaître au comptoir ne soit pas 
si avare avec ses portions,, les assiettes étant déjà 
assez petites comme c'est là. » f 

Il est malheureux d'avoir à gaspiller un articlefo"augmcnter considérablement 
éditorial sur une évidence aussi criante. Comme pro- te nombre de pages . Dana 
blême-focal. ça manque de panache, mais il n'en est g ^Z^Z^Tl,^ 
pas moins aigu. Tachez donc de comprendre, o grands 
administrateurs, que votre cafétéria (qui aurait pu 
être aussi le nôtre) suscitera peut-être bientôt un com- 
pétiteur sérieux dans l'oeuvre de la soupe. 



m a appris qu on 
de .remettre l'argent 
ceux qui l'exigeront.' 

EN SIMPLE JUST I CE OH " 

dpit laisser aux étudiants la 
liberté de rejetter l'achat d'un 
objet aujre que celui qu'ils ont 
demandé. Surtout quand il ne 
sera, prêt que une tfnnée plus 
tard. En mon opinion c'est un 
peu taxer patience, tolérance 
et tôùl rr que vous vomirez. 
Quatrièmement : 

Le SUCCèa de l'album dépen- 
dait totalement des étudiants. 
On a étudie Çpuw [gsjgjjffres, 
mais non la volonté des e\f- 
ves. Petit être l'idée d'un ré- 
férendum a ce sujet, tel que 

j'avais proposé à M. Grenier 
semblait un peu extrême. Mai- 
des dix étudiants (on a à peine 
eu le "quorum") qui ont étu- 
dié la question n'étaient pas 
suffisa mment au courant de 
l'opinion générale à ce sujet 

(Quelqu'un l'avait même ad 

mis). l"ne fois, Qu'on aurait SU 
romMon d'el iidiaiua voulaient 

l'album, combien d'autre se- 
raient prêts à l'acheter. Là, 

on sérail en forme pour vrai- 
ment décider la question. 
ENFIN: 

Le CAS est décidé, oll peut 
pas faire autre chose qu'ac- 
cepter. . . 

En fait de crit ique cons-triic- 
tive j'aimerais suggérer qu'on 
oonsidère sérieusement le fait 



Oliver Twist, 



''V. 



plaire à deux fois autant <'<' 
gradués, a deux fois autant 
d'élèves, et produire un Album 
deux fois meilleur que celui 
de l'an dernier. \ 

Ramona Paplauskas. 



Les mémoires de 



Le sénateur Damien Bouchard 
écrit ses mémoires, et c'est un 
geste héroïque 

Pour nous étudiants, ses 
mémoires sont une rétrospec- 
tive et un avertissement. Ils 
racontent la vie d'un homme 
'qui a vécu depuis 1881. L'au- 
teur a vu des événement que 
nous étudions aujourd'hui 
dans nos livres d'histoire. Il a 
su leur donner un caractère 
d'actualité. Mais ces mémoires 
sept aussi un avertissement 
en ce sens qu'ils racontent une 
Ignïae lutte entre l'homme et 
l'histoire." " 

T. D. Bouchard n'est pas un 
génie, ni politique, ni écono- 
mique. Il est un homme d'ac- 
tion, il est typiquement, nord- 
américain. Il # a commis des 
bévues malheureuses, de patr 
avêc des ^innovations d'utili- 
té publique au niveau munici- 
pal. Plusieurs fois il dut af- 
fronter des intérêts puissants 
et bien établis. 

Ceci est d'autant plus re- 
marquable que le récit de jsa 
jeunesse, de sa vie familiale 
et de Ml années d'études n'a- 
vaient rien de particulière- 
ment rassurant devant l'ave- 
"nir. Damien Bouchard tira le 
diable par la queue^ pendant 
presque tout son cours au sé- 
minaire de St-Hyacinthe. Il 
insiste que: "C'est mon pau- 
\ iv père, mon secourable frère 
et moi-mêmes avec l'argent\ 
que je gagnais dans mes mo- 
ments de loisir, qui avons ac- 
quitté, jusqu'au dernier ^en- 
tin, les potites somme*, que- 
mon enseignement a coûté." 
Il est important. de pouvoir 
prononcer de telles paroles; 
mais n'empêche qu e.a'il e ut 
moindremen t timide, T. 
D. Bouchard serait demeuré 
dans ranon£ûiat, comme quan- 
tité d'autres hommes que les 
us et coutumes de notre sys- 
tème î d'enseignement ont 
éteints. 

Après son "Bac", le bal n'é- 
tait pas fini. En 1903, il de- 
vient étudiant en Droit. 
avait déjà débuté dans le jour- 
nalisme qui, dit-on, mène à 
tout, particulièrement" à la 
politique. T. D. Bouchard sut 
s'identifier avec certaines ré- 
formes,* et le journal dont il 
se porta acquéreur fut pour 
lui une arme politique. Il ne 
se gêna pas pour simplifier 
les problèmes. Il y avait lui 
et son groupe, i.e. les bons, et 
les autres, les méchant4 fci4 évi- 
demment. Voici un exemples: 
"Au lendemain de l'élection 
municipale de" 1910, notre par- 
ti avait quelque peu consolidé 
positions, en remplaçant 
un 'diovin pusillanime par un 
Citoyen courageux et jouis- 
sant d'une grande influence 
iur ces collègues et la masse 
des électeurs". Notez com- 
ment l'adversaire est pusil- 
lanime 'tandis que le collègue 
est courageux et influent. 



UNE MULTITUDE 



Cet esprit partisan nuit 
beaucoup aux mémoires de 
Liamien Boucnara parce qu'il 
rena très ûimciie le jugement 
entre le bien jonde de ses affir- 
mations et la venté histori- 
que. Un a un peu l'impression 
ae lire un long discours élec- 
toral et "à la longue cela de- 
vient ennuyeux. .Passe encore 
qu'il nous raconte ses amours 
tc'est pittoresque) et ses opi- 
nions: niais qu'il nous repasse 
ses éditoriaux de combat et 
s'en devient trop. 

Certainement le * plus inté- 
ressant dey mémoires de T. D. 
Bouchard raconte l'histoire 
politico-religieuse de son pate- 
lin. Ses démêlés avec les Che- 
valiers de Colomb, les curés 
et les vicaires* trop bleus ou \ 
trop rouges sont souvent, avec 
le recul,, d'une cocasserie tor- 
dante. Damien Bouchard res- 
semble à un don Quichotte, et 
beaucoup de ses observations^ 
ont des allures de moulins à 
vent. L'avant-propos promet- 
tait des révélations foudro- 
yantes. L'auteur devait dévoi- 
lé "des ennemis anonymes de 
la liberté", "des ,chef> d'une 
dictature secrète" . . . qui par- 
venaient • à terroriser jus- 
qu'aux défenseurs des droits 
-les plus sacrés de la personne 
humaine". ' Après deux vo- 
lumes, dix-neuf chapitres et 
451 pages on aperçoit encore 
rien de tout cela. . 

A part les Chevaliers et les 
curés plus ou moins bleus, 
out semble assez médiocre, 
e sénateur n'a encore rien 
été de "diabolique. Il y a des 

éraux et des conservateurs, 
et\tout les deux veulent pren- 
dra le pouvoir. C'est au meil- 
TëTïrY~Ta poche. Attendons le 
dernW volume au titre fri- 
sonhant; "Quarante ans dans 
la tourmente politicorreligi- 
euse". 

Le deuxième, volume des 
mémoires fini bien pour le hé- 
ros. Il est élu au parlement de 
Québec. JSvi'demment c'est 
une consolation. T. D. Bou- 
;d a travaillé drù pour en 
arriva là Le récit de son as- 
cension* du marché au foin où 
il est ne, jusque sur la colline 
parlementaire, sans être pal- 
pitant, n'en est pas moins cou- 
rageux. Si seulement plus 
d'hommes politiques l'imi- 
taient, la vie politique cana- 
dienne s'éclaircirait un peu. 
Pensez donc, si Maurice Du- 
plessis avait écris ses mémoi- 
res ... 

—Un dernier avertissement. 
T. D. Bouchard n'est pas un 
grand écrivain aussi les com- 
paraisons~~3Vec Ws mémora- 
listes tel que De Gaulle et au- 
tres ne sont pas à conseiller. 
Le sénateur Bouchard écrit de 
l'histoire locale dans un style 
bien deviez nous. En fait le 
style est très pénible '. . . 

J.P. 1 ^ 



D'UNIVERSITES... 

"Et le Canada-Français nous créa à son 
image et à sa ressemblance" . . . 

Dernièrement les Jésuites annonçaient la 
fondation d'une université formée conjointe- 
ment des collèges Ste-Marie et Brébeuf et de 
la faculté de théologie de philosophie de 
l'Immaculée Conception. On a parfois de ces 
surprises au Canada-Français! La chose a 
naturellement soulevé un mur d'opposition, 
de la part du monde universitaire principale- 
ment. Naturellement l'opposition était évi- 
dente et d'ailleurs pour ma part je crois que 
c'est la seUle attitude viable au Québec. Donc, 
conséquent ment, et en raison de ce qui a été 
dit plus haut, je suis* contre l'université Ste- 
Marie . . . après tant d'autres! 
Survie au suicide de notre enseignement. 
Présentement je fonde mon argumentation 
sur le principe très simple et pourtant très 
fort qu il ne taut pas sacrifier la qualité à la 
quantité. Nous avons au Québec trois univers 
irançaises, je crois, que le gouvernement de 
la province n'a pas encore été capable de pro- 
mouvoir ces universités à plus haut degré de 
bien-être matériel. Comment pourra-t-il pren- 
dre une nouvelle université en charge? D'au- 
tre part ces universités n'ont pas pu par elles- 
mêmes en arriver à un degré de compétence 
nécessaire à l'éducation d'un peuple; com- 
ment ferait la nouvelle université s'il y a 
actuellement pénurie de professeur de com- 
pétence. 

Les Jésuites opposent à cela qu'ils veulent 
avant tout former un centre culturel. Un de 
leurs professeurs, pour confirmer mes pa- 
roles, me disait personnellement que Bré- 
beuf avait pour idéal de devenir un nouvel 
Oxford (sic); il est pourtant à se demander 
si ce "nouvel Oxford" pourra être allaité. Le 
peuple Canadien-Français a toujours été*bon- 
ne vache d'ailleurs! Le Tavira-t-elle? . . . 

Or ces Jésuites, - réputés gens très intelli- 
gents, - est-ce qu'ils ne pourraient pas songer 
à employer leurs" énergies à construire quel- 
que chose de positif plutôt qu'à détruire ce 
qui existe déjà (même s'il n'y a pas beaucoup 
à détruire . . .). Ce^*nouvel Oxford" sera un 
suicide et le suicide est un crime, n'est-ce pas? 
Alors quel honte pour la belle province. Quand 
comprendra-t-on qu'il serait plus important 
et même essentiel de consolider, de re- 
construire les base croulantes de nos sys- 
tèmes d'enseignement primaire et secondaire 
avant de s'adonner à l'inertie de quelques 
châteaux en Espagne . . . survivrons-nous? 

Et le ministre de 1'Bducation disait . . . 

L'Honorable Paul Gérin-Lajoie, en bon poli- 
ticien qu'il est, voulant sans doute concilier 
lés antagonistes, disait ne pas être opposé au 
projet, et qu'aux Etats-Unis il existait un 
ires grand nombre d'universités entre les- 
quelles s'établissent souvent une saine ému- 
lation. Mais ce que ce cher ministre et plu- 
sieurs autres à sa suite oublient, c'est que les 
Etats-Unie sont riches, c'est que les Etats- 
Unis disposent d'un corps professoral plus 
grand et mieux formé, et surtout, que les 
Etats-Unis avant de donner naissance à une 
multiplicité de petites universités, a donné 
naissance à Harvard, Columbia, Notre-Dame, 
et qten d'autres noms remarquables qui pos- 
sèdent une tradition culturelle authentique. 
Une suggestion: La montée du laïcat . . . 

André Laurendeau suggérait une univer- 
sité laïque . . . Vraiment, j'en suis rendu à 
croire que le Québec n'est pas encore arrivé, 
à ce point "de l'évolution* de l'histoire qu'on a 
appelle la fin du Moyen-Age ou le déclin de la 
force temporelle de l'Eglise. Notre situation 
scolaire et universitaire aurait certes été adé- 
quate et parfaite dans les Umps médiévaux. 
Mais juste ciel! que vient-elle faire en plein 
XXe siècle. i 

Michel Leclerc 



AUX 
BARRICADES 



Dans un récent communiqué le Cardinal 
Léger proposait une remise progressive aux 
mains de l'élément laîc, de juridictions ex- 
clusives au clergé jusqu'ici. Le Cardinal n'a 
pas qualifié d'anticléricalisme la prétention 
bien justifiée du monde laïc a jouir enfin d'une 
certaine autonomie, en ce qui touche l'éduca- 
tion surtout. On peut entrevoir l'avènement 
d'un système d'éducation d'inspiration chré- 
tienne, mais libéré d'une pression cons- 
tante et directe du clergé. 'Nous avons besoin 
d'un christianisme d'adulte qui s'épanouisse 
librement sous des formes répondant aux be- 
soins actuels. Sinon la religion se confondra 
encore, pour beaucoup, avec le noids des im- 
pératifs moraux. 

Et c'est d'une prise de conscience plus ou 
moins lucide de cette situation qu'est né. le 
mouvement qui déferle actuellement sur le 
Québec. En face du 'danger' que représente 
cette perte prochaine de prépondérance quasi 
absolue, les Jésuites ' tentent désespérément 
de se tailler une. place au soleil dans l'ensei- 
gnement universitaire. Demain, il sera trop 
tard ... Et ils n'y vont pas de main forte: 
ils proposent la création de deux nouvelles 
universités dans la seule région de Montréal. 

En acceptant leur demande, on ne ferait 
que s'orienter vers le régime américain des 
"collèges" arborant fièrement le titre d'uni- 
versité - — Universités sous-développées par 
le manque de professeurs. Où, en effet, trou- 
ver des professeur^ d'universités qualifiés qui 
donneraient un enseignement autre que celui 
de 'petit catéchisme'. Il nous faut un per- 
sonnel enseignant, mais aussi une nouvelle 
formule. Et la nouvelle formule devra favo- 
riser la libre expression de la personnalité 
de l'élève et surtout la reconnaissance défini- 
tive de l'élément laïc comme force culturelle. 
La situation actuelle des collèges laïcs de 
Montréal est inacceptable. Ils ont les mains 
liées et la souveraine faculté des Arts pré- 
tend leur refuser le droit de vivre sous le 
même statut que les collèges classiques diri- 
gés par les communautés. Et même ceux-ci 
ne sont pas épargnés. Que l'on considère un 
peu les méfaits causés dans l'enseignement 
de la philosophie par l'usage obligatoire, en 
vue des examens, des volumes du vénérable 
Mgr Grenier et de M. Chaput p.s.s. Le frère 
Untel le disait bien: "Horloge d'Amérique, 
heure du Moyen-Age". On nous a défrichés — 
maintenant qu'on nous laisse produire sous 
ces engrais périmés. 

Depuis toujours l'Université d'Ottawa est 
considérée d'un air dédaigneux dans les hauts 
milieux de Laval et de Montréal. Et pourtant, 
chacune devrait savoir qu'ici seulement les 
professeurs ont la latitude suffisante pour 
enseigner selon leur personnalité propre; et 
surtout le système de crédits permet à chaque 
élève de s'orienter selon ses aspirations per- 
sonnelles'. Le "paternalisme" est de rigueur, 
si un manque de maturité menace le corps 
étudiant. 

L'enseignement ici n'est pas un prétexte à 
moraliser. Au Québec, on ne peut donner un 
cours sans l'accompagner du traditionnel 
sermon édifiant. Quand on aura fini de mora- 
liser, on se cultivera au Québec. 



/ 



T^r 



Richard Crevier. 



rageux et înnuem. - . - i_^____ 1 . — ; r** 1 »-— - 

Pour une réaction plus adulte et plus raisonnable 



S'il peut y avoir de l'irresponsabilité et de 
l'irréflexion, dans les actes n'es journalistes 
du Carabin, il peut aussi y en avoir dans les 
actes des autorités universitaires qui vien- 
nent de les mettre à la porte. . . 

En agissant de cette façon, les autorités 
de Laval ne font qu'envenimer la situation. 
Et c'est d'autant plus, pénibje, que cette in- 
tervention n'était pas du tout nécessaire. 
^Cela n'aura que pour effet lîrïirovoquer les 
étudiants à se justifier et à se rebiffer. - 

L'an dernier, au Quartier Latin, quelques 
étudiants ont publié des articles dégoûtants 
*ur les narcomanes. Si les autorités avaient 
r éagi, que se serait-il passé? Probablement 
des réactions très vives et justifiées. Mais 



que s'est-il passé. Une simple pression de la 
part de certains étudiants dégoûtés, des cri- 
tiques dans le même journal, et le cas était 
réglé. Et à mon sens, c'était une réaction 
beaucoup plus adulte et raisonnable. Il y a 
assez d'étudiants sérieux dans le milieu pour 
que la réaction vienne spontanément. S'il 
nW en a pas, il vaudrait mieux fermer les 
portes que d'agir de la façon dont Laval a 
agi. 

Quelque soit la teneur de l'article, chez les 
étudiants, une expulsion amène une vague de 
sympathie pour les étudiants expulsés, et les 
amène à dire qu'après tout ce n'était pas si 
grave. IVJême si c'est très gravé. 



Dans ce cas, l'expulsion, au lieu d'aider le 
milieu, lui nuit gravement en le provoquant 
à admettre certaines faussetés. Et en em- 
ployant ces moyens discutables, on atteint 
même pas le but recherché. Et pourtant, c'est 
le propre des gens intelligents de choisir les 
moyens proportionnés à la fin poursuivie. 

De plusr les gens intelligents considèrent 
les circonstances, les époques. Il me semble 
que des professeurs d'universités et à plus 
forte raison des recteurs, devraient savoir 
que le temps du "Magister dixit" est révolue. 
Et si cette époque est révojue, on manque 
totalement à sa fin en employant les mé- 
thodes qui ne sont bonnes jju* nour cette 
époque. André Levac 







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Page 4 



LA ROTONDE 



29 octobre i960 ' * octobre 1960 



t 



LA ROTONDE 



PIERRE SALVAIL 



L'OEIL EN COULISSE 



PEDRO 






La veille de la partie de 
Football, soit vers 3 heures 
dans l'après-midi, M. Pierre 
Coùrtemanche reçoit un télé- 
phone d'un certain M. Martin 
qui se déclare journaliste à 
l'emploi du "Ottawa Journal". 
Ce dernier désire photos et re- 
portage sur Pedro, le tradi- 
tionnel enjeu de la partie de 
Football mettant aux prises 
l'Université d'Ottawa et l'U- 
niversité Carleton. 

N'ayant pas Pedro, M. Coùr- 
temanche déclare que le fa- 
meux ourson a hiverné chez 
Mlle Fournier, une amie de 
l'ex-présîdent. Sur ce, M. 
« oui t cmanche, désireux de 
rendre service à M. Martin, 



ce qui s'était passé les années 
précédentes, M. Coùrtemanche 
grimpe au deuxième étage 
pour y recueillir des rensei- 
gnements. 11 entend des pas 
précipités, se dirigeant vers 
ia porte de sortie. Il redescend 
les marches* quatre à quatre, 
et voit les deux pseudo-journa- 
listes s'engouffrer dans une 
automobile dont il note le nu- 
méro de la plaque d'immafrî^ 
culation. Vers 9.30 heures, la 
nouvelle de la disparition de 
r*edro filtre au "Pep Rallye" 
qui se tenait au Minio. Appa- 
i animent on souçonnait "Car- 
leton" d'être dans le coup, 
sans perdre de temps,- une di- 
zaine d'automobiles remplies 
a craquer des nôtres foncent à 
toute allure vers le campus de 



X '- 



L 



v. 






h * 



m** 



prend en note le numéro TfiT "H^uiversité rivale. Nos vail- 



téléphone et effectue les dé- 
marches nécessaire à l'obten- 
tion du trophée. 

Le reste de l'histoire se dé- 
roule à la façon d'un roman 
policier; 6 heurts, M. Courte- 
manche téléphone à M. Martin 
et lui fixe un rendez-vous pour 
7 heures. 7 heures, M. Gilles 
Grenier et M. Coùrtemanche 
attendent impatiemment l'ar- 
rivée du journaliste. 7.30 heu- 
res, M. Grenier quitte brus- 
quement M. «Coùrtemanche 
pour assister à ses cours. 7.31 
heures, deux hommes se pré- 
sentent au bureau du prési- 
dent : l'un deux s'enquiert de 



l'Histoire de Pedro. Ignorant Fédé. 



lants "commandos rappor- 
tent deux trophées, deux clo- 
ches et un instrument de mu- 
sique; non contents de leur 
"butin, ils barricadent les por- 
tes des édifices, e.n y empilant 
des blocs de ciment. L'hon- 
neur était vengé mais Pedro 
était absent à la partie de 
"football". Jeudi le 20 octo- 
bre, lors d'un "cocktail", les 
hauts-fonctionnaires des deux 
Universités en cause se remi- 
rent mutuellement les objets 
dérobés. Depuis cet acte de 
vandalisme, notre Pedro est 
installé bien au chaud dans 
le bureau du président de la 



Nos consoeurs du Collège Bruyères ont élus leurs édiles pour Tonnée scolaire 1960-1961. Nous reconnaissons de 
gauche à droite: Thérèse Lamy, Lucie Desrosiers et Jocelyne Morhe; sur la rangée de fond, on peut apercevoir 
Hélène Beauchomp, Jeannine Goulet, Monique Fleury, Jenny Mes, Louise Joanisse. 



ON ANNONCE QUE . . . 

On annonce la mise- en no- i Gérard Gravelle s'est porté 
mination de deux candidats candidat au poste de président 
pour deux P^t^ro*poc4ifM~ du ané . c , ub> u ratification 



Tout d'abord M. Georges Gor- 
don Lennox appose sa candi- 
dature comme directeur du 
Fulcrum. En second lieu M. 



doit avoir lieu le 11 novembre 
à la réunion du Grand Conseil 
de la Fédération. 



.n. 



ON VEUT DU SANG < 

La Croix-Rouge constam- 
ment en quête de secours, 
viendra solliciter les étudi- 
ants et les étudiantes deJ'Uni- 
versité d'Ottawa, les 2,' £ et 
1 novembre de 10 hres le ma- 
tin à 5 hres le soir, à la Fa- 
culté des Arts et de Médecine. 

M. Sid Horovitz, directeur 
du comité FNEUC, en charge 

' de celte campagne, organise 
une compétition interfaculté 
afin d'accroître le nombre des 
donneurs de sang. Point n'est 

-be s o i n tl e souligner l'impor- 
tance de cette oeuvre humani- 
taire: que chaque étudiant et 
étudiante se fasse un point 
d'honneur de donner de leur 
sang. I /objectif à atteindre: 

ECHANGE CANADO-RUSSE 

Dimanche le 30 novembre, 
cinq étudiants russes, les plus 
Grillants, paraît-il, s'arrête- 
ront à Ottawa pour la premi- 
ère escale d'un voyage à tra- 
vers le Canada. Ils tiendront 
w.ne conférence de presse avec 
les chefs nationaux de la FN 
EUC et sero nt les hôtes de 
''Université de Carleton, de 
la Cité d'Ottawa et de l'Am- 
bassade russe. L'an prochain, 
un groupe d'étudiants cana- 
diens visiteront la Ruasie. 

SEMINAR 

Du 26 au 30 octobre, Mlle 
Rençe Houle et Messieurs Mo- 
hamed Sahib et Sam Decalo, 
participeront à un Séminar 
au Collège Sir TîWrge Wil- 
liams à Montréal, wes confé- 
renciers de marque traiteront 
de l&frique sous l'aspect in- 
ternational, sociologique et 
avancement politique.- -._ 



RENCONTRE 

Prochainement les huit Uni- 
versités de langue française 
du Canada se réuniront à 
Montréal ppur aborder divers 
problèmes d'intérêt commun. 



REUNION 

Le Grand Conseil de la Fé- 
dération se réunira en assem- 
blée régulière le 11 novembre 
à 12.30 à la Maison des Etu- 
diants. 

OBJECTIF '60 

Sous ce titre parut ce 
mois-ci le premier numéro 
d'une nouvelle, revue corisa- 
crée au cinéma. Son directeur 
et fondateur, Robert Daude- 
lin a acquis une expérience 
solide dans ce domaine sur- 
tout par sa participation ac- 
tive à la revue "Actualités". 

La présentation matérielle 
du premier numéro est fort 
satisfaisante compte tenu des 
moyens dont dispose la jeune 
équipe. Malheureusement, la 
critique manque de rigueur et 
de profondeur. Il semble que 
pour la plupart- les coopéra- 
teurs à la revue se situent mal 
en face du septième art. L'ar- 
ticle sur le "cinéma total" en- 
tre autres est une vague ap- 
proché d'un art par trop com- 
plexe pour qu'on abandonne un 
souci de logique. 'Les autres 
articles pour la plupart ne va- 
lent guère mieux que les cri- 
tiques faciles trouvées dans 
tous les journaux. 

Il nous faut donc tout lais- 
ser reposer sur la présence de 
Robert Daùdelin qui sûrement 
donnera à sa revue le sens 
d'une critique constructive et 
authentique. 

R. C. 



ME R. BEDARD PROFESSEUR, 

DEVIENT SOUS-MINISTRE ASSOCIE 

Né a Hull.cn 1904, Rodrigue Be- 
dord lit ses études primoires ou Col- 
lège Notre- Dôme de cette même ville. 
Complétant ses études secondaires à 
l'Université d'Ottawa, (il obtint son 
B.A. et sa L.Ph.) il travailla pendant 
trois années comme professeur de 
français et plus tard comme ma- 
noeuvre pour défrayer le coût de ses 
études de droit. Enregistre ér l'Univer- 
sité de Montréal en 1930, il fut admis 
à la pratique du droit, en 1933. Il 
s'établit à Hull et se spéciolisa en 
droit civil et en droit municipal. 

Quelques années plus tard, en 
1938, on l'assermentait "recorder" 
fonction devenue celle de "juge mu- 
nicipal" et qu'il vient de quitter» 



En 1953, année dé la fondation de 
ta section de droit civil d&da Faculté 
de Droit de l'Université^ d'Ottawa, j| 
y enseigne la procédure civile. Deux 
ans plus tard le /doyen, en le nom- 
mant directeur des études, lui <Anne 
lo tâche d'organise\ la quotriçme an- 
née du cours. 

Me Bcdard fut aussi secrétaire tré- 
sorier, syndic, et en 1957-58, bâton- 
nier du Borréou de Hull. Aujourd'hui, 
il est toujours examinateur au Bar- 
reau de Québec. 

De son mariage à Mademoiselle 
Froncine Larose, noquit Trancine, étu- 
diante au couvent de lo rue Rideau. 



Il continuera à enseigner la pro- 
cédure civile et le droit municipal a 
la section de droit civil de la Faculté. 



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. . 



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du MAURIER 

est unique en son genre 

dit GÉRARD DELACE 
vedette de la télévision 



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"Comme tout le monde, j'aime les bonnes 
jehoses, je dirais même, les meilleures. 
Avec la cigarette du Maurier, je suis Servi 
à souhait. Le goût extra-fin de son tabac de 
Virginie et son super-filtre "Millec-l" 
en font vraiment une cigarette extraordinaire." 



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du MAURIER 

une cigarette de Virginie réellement plus douce 



n 

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fËËÊ 

1 






m-7o 



Page 5 



vont 



dollars 






- T . — ' « • 

le 30 juin 1W> ^ 8T ° UpCment (,ui !» « »* fédération des étudiants a présenté son estimé budgétaire pour l'année financière se terminant 

plus exactes froeeiblee en se ïmm^niMiJS^r *lS£ w SJJfHKSS 1 ,es , memb 5? s . de '«a fédération ont tenté de vous soumettre les figures le* 
Tannée courante. particulièrement sur les dépenses des années antérieures et en tenant compte des dépenses extraordinaires de 

Mimée «elonJHinri aa^SLSS^tSB £!?&!? if?/** ? * ™ ff *« au * 2 rises 4 avec J? grands problèmes financiers. Les plus grands de ces pro- 
beaux programmes pré^té^^^£^!^:^^ S^T <■«?»*« «ibiea par le 'ciné-club <$7ifc"de pertes; même s'il y a de très 

1959-60, lequel coûtera certainement au^ V.^ï'!? ■*"*« ^HS^ * st 8ubî ? avec le ^ar book (Ottawiensis) 

actuellement et le surplus 

à 20 dollars pour les 
chaque étudiant, 
campus à .25 la copie. 
des iourn; ux. Ceux-ci ne neuvent nnhii«r * ,«'7^7""!"° «y «***., «,i u luuuruu ouvrir une paranthèse pour expliquer un autre problème, celui 
désir ! ™en lég timëd iMT^TlTi^^u^n?^' f* t?UX ?; tm P rc8si ? ns «»* très élevés, par contre ért ce qui nous concerne nous avons le 
doU devenir -~ " c ' est ,a ,e »"«« .* *& *} ou le journal périclite; ou. il devient ce qu'il 

Il«> finn /»Af » la maîasin Ja« Jt4.« Jl.»_4— i. i ■ .. ^ ._ . 

foyer accueillant. A ceux qui. 

dépenses ont été fixées au mini 

très na urellement VaL\\lma4ilm~A+ZW*mA ~ '!-T^^ wyTVW ^' ^. m m**Hmm -r pour i année ou-t>i on prévoit une facture de $150. en supposant 

éourer Deintïrer ttn^^¥MA & uî^ n ^ an y Un "l 018 , 0U !» A P rès l achat de «"«iQuee articles d'équipement il ne restera que $557 pour 
reparer, peinturer, et meubler la r ede. Imaginez 1 épaisseur de la première et dernière couche de peinture. 

En somme vo^là'lmp StO^El t f h °?' P r année 1 f> our une secrétaire executive est un salaire très minime ~ qui pourrait l'en blâmer? 
Fédé aura à suïmo^tir Tiff J il t„ ♦ , 8,t f T actuelle au point de vue financier. A bien y songer on comprend l'immense travail que la 

Ls dénënset ^ttftl^ "$SkAJ!2? t ff • & 2 * V / ?"* ^t à ne pas oublier: ,a fédératio « «'«t »' a ff a "e de tous. Que certains se plaignent 
4 tion ,n J U8tlfiees » V0lla une bonne affaire; cependant ce n'est pas tout de détruire, notre arme à nous contribuables étudiants c'est la sug- 






-i- , 



—r- * »'*» P^ P^*** «n «"«vue les dépenses de voyages-^t de réceptions; dépensés réservées aux membres des différents conseils, C'est une 

^^^ t ^l^îi^^ QU k' îft* \ r ° P tÔt , Po»/^rft*5» uer des voy«a qui n'ont pas encore été faits mais viendra un jour où U sera pos 
rtbfe de traiter de ces problèmes avec objectivité car il ne faudrait pas que la fédération vive au-dessus de ses moyens. 

| Nous avons une be le équipe a qui nous pouvons faire confiance. Messieurs ne trahissez pas notre confiance parce que nous sommes là . . . 
Et vous contribuables étudiants, souvenez-vous de la couleur de vos dollars car se sont eux qui sont en cause. 

• . " ' . - MAURICE FORTIN. 



V. 



FÉDÉRATION DES 

DE 



ETUDIANTS 



r . 






,ar 



L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



BUDGET 



POUR L'ANNÉE 



FINISSANT 
t 9 6 1 



LE 30 



JUIN 



INITIATION 

Uandannas, etc. , 
Location de Salles 
Orchestres . 

Décorations 
Mélodrame 



CÉDULE 2 



; 



Restaurant Paragon 
Divers 






200. 
550. 
220. 
300. 
50. 
400. 
130. 



*~* 



1850. 



1960 - 61 BUDGET 
REVENUS 



Cotisation des Etudiants .: i ù 

REVENUS DU COMITÉ CENTRAL DE PUBLICITÉ 

La Rotonde 1000. 

Le Fulcrum i 1200. 



19000. 



Le Campus - - 

Carnaval d'Hiver 

Programmes du Bal de Graduation 

ACTIVITÉS ÉTUDIANTES 



100(1. 
150. 
500. 



3850. 



Initiation (Cédule, ci-attachée) 
Carnaval d'Hiver (Cédule) 
Bal de Graduation 
Ciné-Club 
Le Campus 



. 1625. 

3100. 

1500. 

1000. 

350. 



CARNAVAL D'HIVER 

* Chapeaux 
Location de Salles 
Orchestres . ..;'.. .'.-.:... 
Décorations 
Autres Activités . 
Parade 

Billets et Programmes 
Publicité 
Publicité 
Autres Dépenses 



BAL DE GRADUATION 

Banquet et Salle 

Orchestres 

Divers 



Li 



' 






450. 
880. 
400. 
200. 
150. 
150. 
100. 
100. 
70. 
200. 



■-■ 



2600. 



- 



1200. 
300. 
500. 



REVENUS TOTALS 

REVENUS .CÉDULE 1 
INITIATIQN 

"Vente des Billets 
Mélodranie 
Vente des Chapeaux 
Autres Revenus Divers 

G VRNAVAL D'HIVER 

Vente des Billets 
Mascarade sur Glace 
Danse 
Stag Party 
Chapeaux 



MÉRITE ÉTUDIANT 

7575. Banquet 

' Dépenses Totales 



650. 



2000. 
1,50. 



30425. 

; 



1162. 

186. 

210. 

67. 



1625. 



CINÉ-CLUB 

Location de salles 
Papier, Imprimerie 
Films 
, Transport - 

Affiliation 



CÉDULE 2a 



7100. 






900. 

100. 

550. 

80. 

85. 



1500. 
300. 
400. 
!50. 



RADIO ÉTUDIANTE FRANÇAISE 

Dépenses, voyage local 
v -Coût Spécial de Production 






Autres Revenus, 



250. 



3100. 



D É fE N S E S 



ACTIVITÉS ÉTUDIANTES 

Cédule 2 ci-incluse 

■ACTIVITÉS ARTISTIQUES 

Cédule 2a ci-incluse 

AFFAIRES EXTÉRIEURES 

Cédule 3 ci-incluse 

PUBLICATIONS 

Cédule 3a ci-incluse 

MAISON DES ÉTUDIANTS 

Cédule 4 ci-incluse 

CONSEIL EXÉCUTIF 

Cédule la ci-incluse 

Grand Total des Dépenses ...... 

SURPLUS POUR L'ANNEE 












RADIO ÉTUDIANTE ANGLAISE 

Dépenses, voyage local 
Coût Spécial de Production 

DÉBATS ANGLAIS 

Dépenses de voyage 
Divers 



DÉBATS FRANÇAIS 
v Dépenses de* voyagé 
Divers , 



. / 



75. 



C.A.E.U.C. 

Divers 






50. 



1715. 



130. 



130. 



150. 



150. 



50:- 



29292. 
1133. 



TOTAL DES DÉPENSES "Cédule 2a" 

é suite page 7 



2325^ . 



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LA ROTON DE 



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^octobre i960 2 ç otfobre 1960 



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CONGRES DE L'ACTA 



LA ROTONDE 



Page 7 



Alfred Pellan: "# fatc tu* Ce faz&i'ut" 



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1 /exposition Pellan, tenue ces jours-ci à la Galerie Nationale, est la concrétisation du perpétuel recommencement qu'est 
la création artistique. Sa seule continuité est la fidélité de l'artiste à toujours bien faire. Pellan n'a pas de toile définitive qui'stignia- 
tise son art. Il a relevé le défi lancé à 'l'artiste de ne jamais s'arrêter ou se répéter. 11 ne se contente pas d'être Kabile: il veut 
créer. Et ses tableaux, sont la vivante manifestation.de la dure lutte d'un artiste canadien-français pour exprimer, dans une ma- 
tière rebelle, les fortnes, sans cesse plus exigeantes, qu'il nourrit en lui» - - 



- 



"T*- 



Pellan, pour être l'artiste qu'il est, a dû 
se soumettre aux complexités de la technique. 
( "est pourtant elle seule 1 qui fera coincider 
dans l'unité les pouvoirs du créateur et les 
virtualités des matériaux. Il l'a développée, 
assouplie; il l'a. explorée dans tous ses sens 
est une extraordinaire tentative, mue par un 
et dans toutes ses profondeurs; son oeuvre 

- amour de l'art; pour soumettre la matière 

par. tous ]es moyens possibles.. '. 

Aucune des formules de l'art pictural n'est 
étrangère ou ne répugne à Pellan. Il n'a mar- 
ché dahs les pas de personne ; mais tous les 
sentiers conduisant à une expression plas- 
tique plus parfaite ont été les siens; Chaque 
tableau du peintre est une facette brillante 
au sombre, un moment révélateur d'un dyna- 
misme vivant. Ce dynamisme, Pellan l'ali- 
mente aux source d'une vie intense ouverte 

.. surtout. Pour lui, humaniser la peinture n'est 
pas un vain cliché littéraire: il s'agit bien de 
l'étendre aux dimensions de l'homme total 
et de la libérer des contraintes scolaires, 
qu'elles soient modernes ou non. 

"L'art vivant". Tel est .leitmotiv de Pel- 
lan. Un art qui ne peut se satisfaire. Car une. 
oeuvre ne sait pas des recettes d'une école. 
Aussi Pellan est-il méfiant. Ses affiliations à' 
une école, ou l'emploi d'une £echniquê~parti- 
culière ne répondent qu'à uji besoin du mo- 

• ment. 11 développe le hasarcl qui marque la 
naissance de toute oeuvre. Non qu'il s'aban- 
donne a la libre expression d'une sensibilité 
et d'une intelligence sans "contrôle. Mais il 
refuse l'académismei^ui dirige trop. Un équi- 
libre entre l'impulsion et la rigueur: telle me 
semble être la loi fondamentale qui régit 
toute l'oeuvre pellahienne. 

Ses tableaux témoignent de cette loi. Sou- 
vent la couleur est insérée dans* une forme 




qui la circonscris avec précision. Le tracé est 
pur et net. Lès formes alors" ont libre jeu. 
Ailleurs, les jaunes, les vermillons, chaque 
couleur, s'échappe avec éclat; chacun des mi- 
roitements du colori est celui des pointes 
d'une sensibilité aiguisée. Parfois aussi la 



couleur se refuse: les blancs et les noirs la 
poussent vers nous. Pellan s'est souvent es- 
sayé aux pastels qui sont un accord délicat 
de rouges éf de gris. Je crois ce sont ses plus 
belles réussites. 

Certaines toiles de Pellan sont aérées, aux 
couleurs alertes et claires; d'autres sont den- 
ses, synthétiques. Mais ce qui demeure tou- 
jours c'est la marque d'un sensualisme ou 
bien, gras et voluptueux, ou bien léger, plein 
de pudeur. Je crois qu'on pourrait paler de 
la 'sexualité' de Pellan, entendue comme ex- 
pression de tout son être. 

A travers toutes ces données, essayons de 
suivre l'évolution du peintre. Ses débuts sont 
réalistes. Mais déjà on note une note d'origi- 
nalité: le travail à spatule qui applique les 
couleurs en traits gras et superposés. En 
France il "flirte" avec tout sans jamais se 
laisser envoûter. Il s'essaye dans Je cubisme. 
Mais J'icasso ne sera qu'un maître d'occa- 
sion. La peinture abstraite l'attire sous ses 
formes diverses. Iyà encore il réussit sans 
pourtant s'arrêter. Il emprunte aussi un mo- 
ment à Fernand Léger l'emploi des formes 
mécaniques et industrielles. II accepte Ma- 
tisse, sans pourtant plagier. A son retour à 
Montréal, il polémique avec Borduas, le pro- 
moteur de l'automatisme. Sans être acadé- 
miste il refuse pourtant le laisser-aller im- 
pulsif et trop facile défendu par tiorduas. Il 
tente l'expérience pour découvrir que l'au- 
tomatisme ne mène nulle part. 

On dit souvent que son oeuvre est. dans 
l'ensemble» d'orientation surréaliste. Si .elle 
l'est, c'est dans la lignée des Miro, Max Er- 
nest. Chagall; les divagations chromatiques 
du Dali semblent lui répugner. 

Pour moi, je qualifierais *<»n oeuvre de 
'poétisme'. Je. ne sais -si le mot est accepté. 
H exprime bien ce. caractère complexe d'une 
création tendue vers l'art pur. ES corres- 
pondances concrètes de la couleur "et de la 
forme se développent en une unité qui se dé- 
gage finalement du plastique. Sa (ie,est celle 



UNE BONNE BLAGUE : 






^ed *)HA&leitceà cCcck frt&te... 



Je ne crois pas au génie du frère Untel. 
Cest que, voyez-vous, -le génie a ses exi- 
gences. Du talent, je lui en accorde facile- 
ment. Il est un des rares écrivains québec- 
quois à ne pas prendre au sérieux. L'esprit 
de sérieux douteux ne nous épargne guère. 
Nos humoristes sont rares. Le petit frère 
pourtant, s'il a de l'humour, oublie peut-être 
qu'ijjk'fit pour changer quelque chose. Quand 
on a fini de Nre, il a bien travaillé un peu. 
Daninos et Maurois, peuvent bien s'amuser 
un peu: ils ont un millénaire de civilisation 
derrière eux et des institutions établies ra- 
tionellement.- Le bon frère aurait dû penser 
que pour nous, le temps des bonnes histoires 
sur les curés a. trop duré. Même les curés 
ne les trouvent pas amusantes du. tout. 

Il est sorti de beaux esprits de la faculté 
de philosophie de Laval . ." . et de bpns ma- 
nuels surtout. Après avoir été gavé des syl- 
logismes de Mgr -Grenier, je. comprend qu'on 
répugne à toute rigueur de penser. "Les in- 
solences' peuvent amener un réveil définitif 
sur de réels problèmes. Maïs il faut changer 
de ton: le problème de l'instruction à tous 
ses niveaux au Québec exige plus de réflexion 
que d'humour. Je oi'explique mal que, vou- 
lant lutter contre la stérilité qui afflige l'es- 
prit canadien-français, on renonce à bien pen- 
ser. On sait pourtant que l'ironie n'atteint 
jamais la profondeur; Elle risque fort de Vi- 
vre de facilité. Il faut réfléchir sur les princi- 
pes engagés et tenter de les appliquer sérieu- 
sement dans le contexte actuel. Décrire né 



suffit pas. Et puis.il est facile de dire: 'au 
diable la forme, le fond seul m'intéresse'. 
On pourra caricaturer la Province quand, 
derrière les manies on découvrira la solidité 
d'une culture véritable. 

Le frère Untel nous refuse un Bernanos 
sous prétexte qu'il nous écraserait. C'est tout 
de même sur St-Augustin et les penseurs auf 
tères (?) du Moyen-Àge, c'est sur un Pascal 
aussi que s'est édifié la civilisation dont nous 
vivons. Ce n'est pas sur les jeux de mots de 
Plaute ou de Térence. 

Evidemment, pour rejoindre toutes les cou- 
ches de la société, il faut des manifestes de 
ce genre, disons insolents. Et à ce point de 
vue, le frère Untel est utile à la tâche. Sa 
vivacité, sa jeunesse et son air gavroche nous 
font vite oublier les sérieuses divagations de 
nos vénérables historiens et journalistes. 
Mais ce n'est pas suffisant . il est nécessaire 
de le réaliser. 

Les . fourberies du département de l'ins- 
truction publique apportent mat iè re à l'hu- 
moriste qui sait écrire. Le frère Untel ne sait 
pas écrire, mais il sait cligner de l'oeil mali- 
cieusement. Ce qui vaut bien parfois les bons 
mots subtils* mais ne peut les remplacer. 

On peut lire les 'Insolences' avec bien des 
ryeux. Avec des- yeux de chanoine canadien 
français, avec des yeux d'esthéticien, avec 
yeux clos Le. cha noine pleure, reatjiéti 
cien perd la vue, l'aveugle manque fine bonne 
blague. Alors, va pour la blague et lisons les 
"Insolences du frère^nte!". 

Richard Crevier. 



de Rimbeaud.' Son art est la tentative de Mal- 
larmé et de Valéry. < 

Rénovateur de la peinture en terre c\ma 
dienne. Pellan est un exemple de vie artis- 
tique honnêtement vécue. Les Jeunes pein- 
tres ont l'oeil sur lui, comme sur un maître. 
Il a pourtant dû recueillir les lauriers des 
Sa lons - parisiens pour être accepté ici. Espé- 
rons qu'un jour Paris ne sera plus un cri' 
(l'appréciation arr Canada français. 



SS VAéâÙe c'edt cch eHfcufeneHt totaL" 






Une fois Pan des directeurs et comédiens 
se réunissent en Congrès pour prendre, la^ 
température du théâtre amateur et tâter Tes 
muscles fragiles de son existence. Ce Con 
grès, qui se déroule sous l'égide de l'ACI^ 
(Association canadienne du théâtre ama- 
teur),, avait lieu cette année en fin de semaine 
dernière dans la charmante ville de Granby. 
y ayant assisté en tant qu'observateur, je 
signalerai simplement quelques points qui 
m'ont particulièrement intéressé. 

D'abord peut-être serait-il bon de préciser 
ce qu'est I'ACTA. Sans entrer dans les détails 
je dirai simplement qu'il s'agit là d'un grou- 
pement, d'une coopérative qui a pour but 
„ preimerude briser l'isolement dans lequel se 
trouvent tant de troupes amateurs, de mettre 
à leur portée des services et des renseigne- 
ments susceptibles de les aider et de les en- 
courager dans leur travail. Qui fait partie 
de cette association? Toutes les troupes d'a- 
mateurs^du Canada qui en ont fait la deman- 
de ainsi que tous ceux qui de près ou de loin 
ont une relation avec le théâtre amateur au 
Canada. 



Richard Crevier. 



' V 



CHRONOLOGI E-^ 

1906— Alfred Pellan naît à Québec. -*- 

1923 — La galerie national achète sa peinture 
'Coin du vieux Québec'. 

1926 — Se rend à Paris, grâce à une bourse. 
Travaille à l'atelier de Lucien Simon. 



I935, — Remporte le premier prix au salon de 
l'art Mural à Paris. 

1936 — Revient à Québec. Cherche en vain 
une situation comme professeur. 

1948 — Mérite le premier prix au concours- ar- 
. tistique annuel de la province de Qué- 
bec. 

1950 — S'installe à Ste-Rose, dans le nord de 
Montréal. 




1 



Lors d'un débat sur la situation du théâtre 
amateur j'ai été particulièrement intéressé 
par le témoignage de Jean-Guy Sabourin, di- 
recteur aes "Apprentis-Sorciers" de Mon 
tréal. "Aux apprentis-Sorciers nous faisons 
du théâtre le Centre de notre vie. On gagne 
notre pain le jour, on gagne notre vie le soir. 
Pour nous le théâtre c'est une aventure ex- 
traordinaire, c'est un engagement total". 
C'est dire que le théâtre amateur pour J. G. 
Sabourin, comme pour tous ceux qui y ont 
consacré leur vie ou qui y consacrent pré- 
sentement leur existence, ce n'est pas sim- 
plement un agréable passe-temps, mais un 
engagement complet. Une troupe d'amateur 
ce n'est pas un groupe hétérogène qui se 
réunit une fois la semaine et qui présente 
une fois l'an un spectacle mais c'est bien une 
réunion de gens qui se réunissent régulière- 
ment et qui s'engagent dans une vie nouvelle. 

Et d'ailleurs on ne fait pas du théâtre ama- 
teur parce qu'on ne peut faire du théâtre pro- 
fessionnel. C'est là n'avoir jamais compris la 
fonction propre du théâtre amateur qui est 
d'abolir le plus possible la distinction entre 
le spectateur et le comédien. "Les vrais ama- 
teurs ne sont pas ceux qui se préparent à 
être des professionnels" mais ce sont ceux 
qui sont dans la foule, qui jouent pour la 
foule et qui restent dans la foule. Ce qui 
n'empêche pas le théâtre amateur d'être con- 
sidéré sur le même niveau que le théâtre pro- 
fessionnel sur le plan de la création et sur- 
tout de la spontanéité. 



VETUStologie 



L un des autres points discutés à ce con- 
gres fut précisément la place du théâtre ca- 
nadien dans le théâtre amateur. Lorsqu'on se 
pose la question: "Le théâtre amateur doit-il 
créer des pièces canadiennes?", des problèmes 
sérieux entrent en jeu. D'une part où les 
^rouvera-t-on ces pièces canadiennes "pré- 
sentables?" Chez des auteurs chevronnés 
d abord, Leclerc, Languirand, Dubé et autres 
qui ne demandent pas mieux que de sortir 
leurs pièces des oubliettes. A cela s'ajoutent 
et peu y ont pensé encore, toutes les pièces 
présentées à divers concours et qui, sûre- 
ment pour quelques-unes, mériteraient qu'on 
les jouât. Question répertoire, il serait donc 
sûrement possible de trouver des oeuvres 
présentables. (D'ailleurs un jeune metteur en 
scène de Montréal, Marcel Sabourin faitpxe-+- 
sentement des efforts qui, je l'espèrerseront 
couronnés de succès). 

D'autre part pour ce qui est du public, il 
réclame dit-on des pièces faciles, des pièces 
connues. Serait-il préparé à encourager ces 
expériences? Ne mériterait-il pas qu'on lui 
fasse un peu plus confiance, ce public, (d'ail- 
leurs n'est-il pas friand le nouveautés!) et 
puis le problème neseraït-îl pas plutôt au ni- 
veau des municipalités qui sont plus inté- 
ressées à la construction, de trottoirs qu'à 
l'encouragement d'une troupe locale! Et puis 
il y a la question de la publicité . . . Donc là 
encore la situation n'est pas désespérée. Et 
le théâtre amateur, en suscitant certains in- 
térêts sur la dramaturgie canadienne trouve- 
rait peut-être là sa vraie mission quitte "à 
servir de cobail au théâtre professionnel!" 



Et comme tout Congrès sérieux, I'ACTA 
se devait à l'Assemblée générale d'établir 
non seulement un bilan du passé mais un 
plan d'action pour le futur. J'ai noté parmi 
les quelques 25 propositions: celle de l'aboli- 
tion de la taxe d'amusement pour tout spec- 
tacle de troupes d'amateurs; la mise sur 
pieds d'une équipe de professeurs^ qualifiés 
pour donner des cliniques de théâtre dans 
les divers centres, et la fondation d'une revue 
.sur le théâtre amateur canadien. Et Guy 
Heaume devait clore ce troisième Congrès 
en déclarant: "I'ACTA doit vivre à sa base 
et non simplement au niveau national". Et 
elle aura d'autant plus d'envergure que ses 
Centres auront de vigueur. 
PS. — Une délégation d'Ottawa-Hull partici- 
paient à ce Conerès. Parmi eux on si- 
gnalait M. L. Mélanson du Festival 
d'Art dramatique, le Père Gilbert du 
Collège St-Alexandre, Président de la 
Fédération dés collègues classiques, 
Jean Bellean du Grenier de Hull et Yves 
Marin de l'Université d'Ottawa. 



VETUSTOLOGIE 
Ve-tu-8 (X5,U00 av. J.C.) 
découvrit que le feu brûle. 



A mon Vêtus III (S, 000 av. J.C.) 
Momifia sa femme vivante. 

— ■ • - ; ■■: ' — i i 






Merdus Vêtus (60 A.D.) 

Inventa les extincteurs chimiques sous Néron 



Hp,rem Vêtus (200 BC) 
premier à se couvrir de peaux. 



Vetibal (120 AD.) 

traversa les Alpes, un éléphant sur le dos. 

■ — ! * V- 

Don Vêtus 

Découvrit la somme théologique. 

C'était pas difficile.. . . • 



Le preulx Vêtus ' ■ 

sonna du cor dans la montagne, ma chère. ' 



Vêtus XIV 

"Le tas c'est moi": 






. Citoyen Vêtus 

■ "A bas la culotte". 



Vêtus dit Corneille: " s 

"îlodrigue as-tu du^ coeur? Non, je passe". 



Louis Joseph Vêtus: 

"Fondons nos canons, pour faire des cuilters' 



Chanoine Vêtus 

"Créer uw^hanovne, c'est faire 

quelque chose de rien". 



Maréchal Vêtus 

"Mourir c'est partir un peu". 



Al Vetuso 

Muder Incorporated : Pas de Crédit. 



Vêtus de Gaulle 

"Le twmbre des années ne donne pas 

la grandeur". 



.Maurice "Lé Goblet" Vêtus 
"Toé, ti-toine, tais-toi". 



_^__ 



Frère Vêtus. t . 

"levons le voile, fermons les yeux". 



Ici la branche, de l'arble généalogique 
est cassée . . . 

Enfin : 

"Notre" Vêtus 
dernier vestige d'une race éteinte. 









• 


r 


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. 






■»-, *," 


- 


* 




/ 


. • 





CÉDULE 3 et 3a 



F.N.E.U.C. 

Affiliation 



De gustiblis 

non est disputandum"— et, môme littéralement, 
c'est trèi*.j uste — car, quand il s'-a^it <!<■ goQti 
Coca-Cola gagne haut la main. Kn latin, 
• en grec ou en sanskrit, "Prenez un Coke" 
veut dire la même chose— c'«'.st uni- " * - 
invitation à la pause la plus rafraîchissante 
de votre vie. Si vous en preniez un ? 

~» .- SIGNE DE BON GOÛT 

1 "Coke" et "Coca-Cola" sont dei marques déposées- les deux identi- 

fient le même breuvage rafraîchissant le produit de Coca-Cola Lté». 
Prenez un Instant — prenez un Coke. 




Conférence Nationale 
Conférence Régionale 
Divers 



E.U.M. 

As&essment 

Voyage , 

Octroi 
Divers "SîT" 

F.E.U.C.O. : 

Dépenses de voyage J 

Dons, St-Vincent de Paul 
: -- Divers 

•»- *• 

TOTAL DES DÉPENSES "Cédule 3" 

-LA ROTONDE 

P.U.C. Affiliations 
Dépenses de voyage 
Impression de 100 pages 
Photographie 
Equipement et livraison 
Divers , 



1000. 
200. 
300. 
150. 



200. 
250. 

60. 

&0 



200. 

300. 

50. 



LE CAMPUS 

Impressions „ . .. 

TOTAL DES DÉPENSES "Cédule 3a" 

.CÉDULE 4 et 4a 



1800. 



1800. 
8540. 



1650. : MAISON DES ÉTUDIANTS 



600. 



Réparation et Maintien 

Electricité 

Chauffage 

Téléphones et Télégrammes 

Equipement 

Assurance . «. 



» 



550. 



COMITÉ CENTRAL DE PUBLICITÉ 

Papeterie 

Divers ^ 

Commissions 

TOTAL DES DÉPENSES "Cédule t" 



Ï350. 

150. 

700. 

400, 
1350. 

100. 



250. 

50. 

385. 



3050. 



685. 
3735/ 



2800, CONSEIL EXÉCUTIF 



• 



•, 



Réceptions" r c 

Papeterie et Timbres 

Dépenses de voyage 

Taux Professionnels ..• 

Secrétaire 



400. 
400. 
500. 
500. 
1042. 



/ 



2842. 



LE FULCRUM 



AUTRES DÉPENSES 

3370. Comité de Coordination 

_ Elections 

« Affaires Mondiales 
"Médical Journal" 



• 



100. 
100. 
250. 
500. 



950. 



\ 



V 



Affiliation P.U.C. 
Dépenses de voyage 
Impression de 100 puges 
Photographie 
Equipement et livraison 
Divers 



3370. 



PROVISIONS 

Droit Commun 
Droit Civil 
•• Médecine 

DEPENSES TOTALES "Cédule 4a" 






4 




200. 




200. 




ï<*600. 


1000. 



4702. 



' V 



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LA ROYO^DE 



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29 octobre i960 29 octobre 1960 



LA ROTONDE 

f* 






Page 9 



CENT - Z - ARRIERE - PENSEES 









par Michel Chevrier 



£e lait blanc et 









L'Université peut s'enor- 
gueillir une feis de -plus d'un 
nouvel édifice sur le campus. 
En effet, là Faculté de Biologie 
vient d'aménager officielle- 
ment dans ses nouveaux lo- 
caux. D'après des sources com- 
pétentes, l'édifice Iui-mên\e 
n'est pas un q>s plus impor- 
tants au Canada, mais cer- 
tainement un des mieux 
équippés et„une des plus à la 
page au point de vue moder- 
nisme dans l'ensemble des uni- 
versités canadiennes. Nous ne 
pouvons encore une fois que 
*. féliciter l'Administration pour 
cette nouvelle acquisition qui 
s'imposait. L'Administration 
ne fait pas les choses au ryth- 
me où on le voudrait, mais 
quand un projet de ce genre 
est mis en chantier, il ne nous 
reste plus, qu'à s'en réjouir. 

Parler de bilinguisme à l'u- 
niversité et défendre nos 
droits, en ce sens est devenu 
v une chose un peu stupide. 
Comme' tous gens intelligents, 
nous avons essayé pendant un 
certain, temps de corriger cer- 
taines situations un peu ab- 

• surdës qui' existaient sur ce 
point -ilans certaines organi- 
sations étudiantes. Mais en- 

» . core une fois, comme tous 

' gens intelligents, nous nous 

sommes aperçus que nous 

avions affaire . à des étroits 

_1_. d'esprit qui é.taient encrassés 
dans leur petit monde bêbête.j 
Nos fameuses affiches conti- 
nuent d*étre à majorité en an- 
glais, langue que je respecte 
beaucoup il va sans dire. Je-ne 
voudrais pas blâmer unique- 

• ment l'élément anglais de no- 
tre Université, car heaucoug 
d'organisations étudiantes qui 
sont dirigea par des canadiens- 

* français affichent cetjte même 
étroitesse d'esprit. La solution 
est toute simple. Laissons 
tout simplement; les pauvres 
idiots qui sont responsables do 
ce non-sens vivre avec leurs 
ornières car si vous essayer 
de. les laisonner. vous vous 
apercevez assez Fapidement 
que certains de ces gens ré- 
. sonnent plutôt qu'ils ne rai- 
sonnent. Et après' tout un co- 
• chon ni demande pas plus <\uo 
de se vaut ht dans son auge et 
le,s problèmes de son voisin )e 
laissent parfaitement 'indiffé- 
rent. 

Il semble que depuis quel- 



11 y a dix jours, vers le 13 
octobre, M. Ian Fellows don- 
nait le rôle principal (celui de 
Desdemona), dans "Othello" 
à Mlle Mitzi Fancott, étudi- 
ante en deuxième année à la 
Faeulté des Arts de l'Univer- 
sité Carleton. Le modérateur 
du Drama Guild, M. Léo Stock, 
nous apprenait dimanche soir 
que rien n'était encore confir- 
mé. Par contre, nous appre- 
nions de sources généralement 
bien informées que Je choix de 
Mlle Fancott était Définitif. 

Selon Monsieur Stock, qua^ 
tre étudiantes de l'Université 
d'Ottawa auraient passé une 
audition devant M. Fellows 
qui n'en a retenu aucune. On 
aurait alors approché Mlle 
Fancott à cause de son expé- 
rience sur la scène et la re- 
nommée de sa mère qui est 
une. grande actrice. De plus, 
les candidates sur le campus 
n'auraient pas démontré les 
qualités d'interprétation dési- 
rées par le directeur. 

M. Ian Fellows a révélé que 
Mitzi Fancott fut choisi une 
deuxième fois, lors d'une se- 
conde audition qu'avait de- 
mandée les conseillers au Dra- 
ma Guild. A cette séance d'au- 
dition, deux jeunes filles s'é- 
taient présentées en plus de 
Mitzi Fancott. 

Mlle Fancott. selon Mon- 
sieur Fellows est une actrice 
nccomplre et de grand talent. 
Elle est âgée de r moins de 
vingt ans et a déjà gagné plu- 
sieurs prix. Il ajoute que com- 
me interprète elle possède une 
grande sensibilité et que sort 
îeu sur la scène démontre 
beaucoup de grâce. Mitzi Fan- 
cott a joué durant plusieurs 
maisons avec l'O.L.T. 

Quant au choix d'une éturfi- 
tnte de l'extérieur, M. Fel- 
lows a expliqué que le peu 
d'étudiantes anglophones sur 
le campus réduisait de beau- 
coup le choix des candidats. Et 
nuis la pièce devant être pré- 
sentée durant la dernière se- 
maine de novembre, il ne res- 
tait que très peu de temps 
oour chercher une interprète à 
'a hauteur du rôle. Enfin, a- 
♦-il dit, Shakespeare est très 
'lifficle à interpréter . . . 



-. t. Mai 




i chaud... 



■ 






En parlant 

D'ordre d'idét 

D'oui rv dans les idées, 

II faut parler, 

Egalejnejit, 

De l'idée de l'ordre 

Et du désordre, 

Et puis aussi., 

C'est bieyi tant pis, 

De monsieur Cherrii r. 

Et de son optique 

Académiqui . 

Parlons 
Réalisations, * 

Cafété ria. 
Brouhaha. 



'- "À 



' ' /, 'atmusptièrtr* 

X'est pas tout a fait 
Universitaire . . ." 



' r- 



Son, en effet, 
Pas to'Ut à fait. 



Le matin. 

Nom d'un chien, 



ESI 



. ,Xv 



"Tout n'est pas jxtrfait, 
Ma/s Ji ■ né a ssaire y rst ; 
C'est Ce QUi est important 

Pour h moment . . ." 

Hé hit n, non, 

Xom d'un nom, 

Tout )i'est pas .parfait ! 

"Le lait est blanc 

Et le café est chaud". t 

Qui, mais 

Aussi, 

Lr lait rst c}iaud 
FM -le café est hlunc. 

Tant pis! 

Et le nécessaire, 

Péuèhèrè,u esï cher. 

Et strict 

Comme un commissaire 

Publie. 



La radràuille \sons le nez, 

.Il rou-s faut déjeuner! 

Et le midi, 
Ma 4'hère: amie, 
Les (ioths, 

Visi et Ostro, 
Envahissent 
Lr café 
Et le thé. 




- r 



BILL McINTYRE 






.,9 :1c pour le steak de Suisse, 
.<:.',<■ pour- la saucisse, 
.05c pour U petit pain. 
Et toujours la même faim! 

Et j'attendrai, 

MurtnT, 

Pourjfuic tain si.rvir. 

Oui, y a tten d r ai! 

Ah! 1rs ti nips 

D'autan, 

Et le petit bistrot 

Dam_ le caveau, ... . 

Aux Arts . 



EDDY CLOUTHIER, 

Sciences ^Politùjurs III 



RENSEIGNEZ-VOUS SUR LES CARRIÈRES OFFERTES AUX 



*•« 



que temps, la Faculté des Arts 
soit la source presque intaris- 
sable de nouveaux projets à 
unifier les étudiants de cette 
faculté et à «t former un véri- 
table esprit étudiant. Dès le 
début de l'année, des fanions 
aux couleurs de l'Université 
ont été mis en vente par le 
Conseil de cette faculté. Main- 
tenant, plusieurs 'artistes*' se 
sont procurés de charmantes 
petites brochettes qu'ils por- 
tent fièrement sur leurs ves- 
tons. Ces initiatives sont très 
louables et tout à fait origi- 
nales, du moins pour ce qui 
regarde l'Université , d'Otta- 
wa. En tout les cas, beaucoup 
de choses ont changé de puis 
le début de l'année dans cette 
faculté et nous sentons par- 
tout un esprit de collabora- 
tion très étroite qui nous fait 
réfléchir. En effet, si toutes 
les facultés adoptaient la 
même attitude, nouspourrions 
nous vanter avec fierté d'un 
véritable esprit étudiant. 



Hencontre Internationale . . . 

Au son d'une musique sUd- 
L américaine entraînante et 
-dans une atmosphère des plus 
cordiale» avait lieu dimanche 
lernier la* première* rencontre 
lu Club de Fraternité Inter- 
nationale de l'U. d'O. Sous la 
présidence dynamique de Mlle 
Anne Variasse et 'de son Coôk 
seil, il semble que le Club con- 
naîtra une , année des- plus 
fructueuses. Environ 30 na- 
tionalités sont représentés 
dans ce Club qui groupe en- 
viron cinquante membres ac- 
tifs. On aimerait avoir une 
participation plus active de la 
part des Canadiens. D'ailleurs 
pour les intéressés, il semble 
y avoir une forte délégation 
de jolies demoiselles qui n'at- 
tendent qu'une charmante in- 
vitation pour faire connais- 
sance^i'haqne mois, il v a dis- 
cussions, cocktails et danses où 
on s'amuse^ ferme et dont on 

peut tirer un immense profit. 

f - j 



JEUNES 
DIPLÔMÉS 
À L'ALCAN! 



; 



L 



L'Aluminum Company of Canada, Limited recherche des diplômés 
d'université désireux d'entreprendre une carrière qui leur permettra 
de développer leurs compétences techniques et administratives. 

Cette importante industrie métallurgique de production et-de trans- 
formation offre des emplois à des ingénieurs métallurgistes et 
chimistes, à des diplômés en génie mécanique, industriel et électri- 
que, ainsi qu'à déjeunes diplômés en commerce ou en.droit et à des 
bacheliers es arts. 

L'Alcan met constamment au point de nouveaux produits et pro- 
cédés de fabrication, pour elle-même et ses clients, et contribue à 
l'essor de l'aluminium comme métal aux multiples usages et aux 
possiblités sans cesse plus étendues. Ses services de recherche sont 
parmi les mieux organisés au monde. 

Voici peut-être la chance que vous attendiez: celle d'utiliser vos 
connaissances et de développer vos qualités. L'échelle des salaires, 
les conditions de travail et les avantages sociaux sont des plus 
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votre université ou écrire à: ~ 



ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LTD 

Division du Personnel 
C.P. 6090, Montrai 3, P.Q. 



Notre Université 

a fajt bonne 
figure au tournoi 
de piste et pelouse 

Samedi le. 22 octobre avait 
lini la rencontre de piste et 
pelouse. Le classement fut le 
suivant : 

Militaire Ro yal 64 pts 
Université d'Ottawa - 38 pts 
Royal Militarv Collège 33 pts 
Donald " 28 pts 

Sir George Williams -18 «.pts 
Carleton U. 6 pts 

Dave Anderson, pré-med. 
fut. l'as <k' la journée pour 
l'Université d'Ottawa. 
12" verges "high hurdles" 
place Dave Ander*son en 

lvT sec. 
L'unie place Raymond Nadon. 

EkL Phys. 19.0 sec. 
220 verges "low hurdles" 
1ère place Raymond Nadon 

29 sec. 
2ième place Dave Anderson 

20.6 sec. 

Saut à la perche 
r Siéra c place Dave Anderson 
Lancer du poids 
2ième place Llovd Cahill 

36* V> i " 
4ième place Arthur Cogan 

34' 7" ■" 1 - 

Jareiot 
1ère place Rhéal ChiassOo 

K P-hys. 145' 
3ième piace Donnelly 137' 
-lième place Lloyd Cahill 
Lancer du disque 
2içme place Lloyd Cahill 125' 
-lième place Cogan 115' 
I ourse du mille 
4iètnç place René Champagne 

:"> min. 5.06 sec. 

Course de relais 
lième place sur 6 

Malheureusement il est im- 
possible de donner plus de dé- 
tails sur cette rencontre.' «* 

La journée fut un succès et 
les entraîneurs de l'équipe de 
l'Université d'Ottawa se di- 
>'M' bréa satisfait de la tour- 
nure des événements. 




BRIAN BENOIT 




CAN 




Comme partout 
ailleurs, il 
était temps - 

que ça change 

Le 2 novembre verra le 
commencement des pratiques 
de ballon-panier. Les joueurs 
qui feront partie de l'équipe 
seront choisis pendant les pra- 
tiques qui auront lieu tous les 
mercredis. 

L'équip e de ballon-panier 

aura cette saison lin "nouvel 
entraîneur; monsieur Claude 
St. Denis, gradué de l'Univer 
site de Springfield prendra en 
main l'entrainement de l'é- 
quipe de ballon-panier. 

Monsieur St. Denis rem- 
place comme entraineur de 
l'équipe monsieur Arthur 
Shiedy, qui fut l'entraineur 
pendant les dernières années. 
C'est à espérer que cette sai- 
son l'équipe connaîtra de plus 
grands succès que par les an- 
nées passées. 




En marche pour le prochain touché! Les Carletoniens en sont demeurés stupéfaits. Le Grenat et Gris a .tellement 
bien fait que nos rivaux de toujours songent sérieusement à abandonner le "gridiron" ... et pour cause! De toute 
façon, ce sont nos édiles qui ont remporté la victoire — on s'en attendait d ailleurs . . . 



Prochaine 
partie 
au Carleton 
samedi - 



12 novembre 




LEN SHORE 



NATATION 






Vendredi soir le 28 octobre 
est une date à retenir, car 

c'est ce soir là qu'a lieu au 
bain Champagne (sur la carte, 
coin de la rue King Edward et 
York) la rencontre in.ter-fa- 
cultéfl de natation. Il est im- 
possible d'avoir, une compéti- 
tion chaude et -intéressante 
lorsque le nombre des compé- 
titeurs ne dépasse pas 4 ou 5. 
Chaque faculté devrait se 
taire un honneur d'avoir les 
représentants pour cette ren- 
contre et des représentants 
dans chacun des événements* 
qui sont les suivants: . 



« 



COMME TOUJOURS, ON VEUT 

DES PARTISANS! 

Eh! chers messieurs et mademôiselles de l'Université 
d'Ottawa. 11 existe une certaine lacune dans toutes les organi- 
sations sportives étudiantes à l'Université depuis bien long- 
temps à l'exception de l'équipe de football -de jçj&te année. 
HEUREUSEMENT ! ! ! 

Allon en arrière un peu vers lés 1900. L'esprit était re- 
marquable en ce. temps-là. On connaissait de très beaux suc- 
cès dans les organisations sportives et l'appui des étudiants 
ne manquait pas. Il y avait un esprit d'équipe très prononcé. 
Jn encourageait les joueurs en assistant aux joutes ei on s'ef- 
forçait de remporter la victoire. U existait alors un excellent 
esprit sportif. Il y régnait un esprit de corps formidable. Où 
sont allés tous ces bons principes qui doivent exister dans le 
domaine des sports? Ne pouvons-nous donc pas imiter nos 
prédécesseurs et continuer cette belle ligne de conduite qu'ils 
nous avaient tracée? 4"èsl à nous tous de faire un examen de 
conscience. Ajlons-nous par notre insouciance et notre non- 
chalance ignorer là voie qu'ils voulaient à tout prix que nous 
suivions? 10 années se sont écoulées. Où est aller cet esprit 
de corps? On le remarque dans certaines facultés mais l'Uni- 
versité en général en possède-t-elle un? Certes on le voit chez 
nos joueurs dans leur conduite à l'extérieur comme dans les 
joutes et les pratiques. C'est une des principales raisons qui a 
conduit notre équipe en première position. Un autre facteur 
à souligner est le travail constant e^fructueux de nos joueurs. 

Amateurs de natation, sau- 
rez- vous répondre généreuse- 
ment? Inscrivez-vous et venez 
prendre une part active dans 
"ètte rencontre. 



• 







V 



•::-r" • 




excitante partie, 



y orait foule a„ Lansdawrie Park, en ce samedi du mais *'«**£ ^ niycrs , té Carletan, nos portes-couleur, 
mettait l'Université d'Ottawa aux prises avec leurs oterne s la „ i$loncc ux joutes de Football continue 
ont remporté une éclatante victoire de 28 a 6; Nous souha.tons que I as .tance ,a 
*èrre aussi nombreuse et notre club continuera d'avancer ver. les hauteur,. 



' m 

PAUL BENOIT 

150 vjr— Individunl Medley 

L60 \tf. — Medley Helay 

. 2^0 vg.— Style libre .. 

""50 Vg.— liackstyle 

50 vg.— Nage sur le dos 

50 vg. — J3reast stroke 

, 50 vg.— Style libre 

100 vg.— Style libre 

100 vg.- Nage sur le dos 
50-v^=Butterfly 

, 500 vg.— Style libre 



Il est temps 

qu'on encourage 

vraiment, 

notre équipe 

de football 




Soyez sans crainte, de vous 
présenter, votre vie est sauvé 
et votre santé ne court aucun 
risque, seulement chaque fa- 
culté risque de l'aire piètre 
figure si le nombre de partiel* 
ganta se limite à quelques uni- 
tés seulement On demande 
votre coopération pour faire 
cet Je année, un^succès de la 
xencontréVinter-taculté de na- 
tation. 



BILL HENDY 



-**>' 



Bienvenue 
■ n ' Félix! 

Chevrier 
Dixit 






* 






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LA ROTONDE 



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4— 




A 



NOUVEAUX MEMBRES DE LA P.U.C. 

Selon les dernières nouvelles la P.U.C. (Presse Universi- 
taire Canadienne) compterait 4 nouveaux membres. Il est 
question que les universités d'Alberta, de Bishop's, de St. 
Mary's et de Sherbrooke se joignent à cette association. 

» ; MAGAZINE NATIONAL ÉTUDIANT 

Un magazine national étudiant serait publié par la P.U.C. 
^.-collaboration, avec lajy^LE.U.C On s'attend à ce que la 






■ * 






\ -, 



première édition paraisse dès septembre 1961. 
LIBERTÉ DE PRESSE r . 

Les directeurs des journaux étudiants ont pris la vedette 
au r çours de la dernière semaine Le directeur du Carabin, 
jorgane officiel de l'Université du Québec, publiait un article 
fort discuté. Résultat: Expulsion. Son confrère du Bruns- 
wickan de Fredericton était l'objet d'un attentat. Résultat: 
14 points de sutures, 

LES CADETS IMITENT LEURS AlNÉS : » - 

Il y a quelques semaines MM. Khrushchev, Castro et 
Kadar prenaient la vedette à l'O N.U. Les étudiants commu- 
nistes et Cubains se distinguaient lors du sixième congrès 
annuel de l'Union Internationale des Etudiants Universitaires 
tenu à Bagdad du 8 au 17 octobre. 

Le gélégué Cubain traita les Canadiens d'hypocrites 
"Vous êtes. des laquais de la reine" d'affirmer le cadet de 
Fidel, De son côté, le représentant de la Chine Populaire 
accuse le Canada de satellite de l'impérialisme américain. 

Le délégué "Canadien", Walter Tornolposki, affirme que 
les étudiants communistes et Cubains n'aideront jamais à 
l'unité internationale des étudiants par des démonstrations 
aussi hostiles. *\ 



PARTIES A JOUER: 

Samedi le 29 octobre — U. d'O. vs O.A.C. à Guelph" 
Samedi le 12 novembre — RM C. vs U. d'O. à Carleton 
Samedi le 19 Novembre — Les Finales. 

— - - • , • '•< 

• — ■ — ■ »-■ — > . . — k 



POURQUOI LA CAMPAGNE 
DE LA CROIX • ROUGE ! 




Une façon plustôt dramatique que de commencer une campagne des donneurs 
de sang. Barry Dunn, un gradué de l'Université d'Ottowa est présentement 
sur un lit d'hôpital. Il a besoin d'une pinte de sang par jour. C'est peut-être 
de votre sang qu'il utilisera! 



dirait toujours qu'un boeuf 
le poursuit (on ne sait 
jamais). 

Brian Benoit, un vétéran de 
plusieurs guerres est capitaine < 
du club défensif des Gee-Gees 
et cela depuis . plusieurs an- 
nées. Brian est un -étudiant 
en troisième année de méde- 
cine. Il mesure 6' 1" et pèse 
environ 220 livres. En plus de 
briller au centre de la ligne dé- 
fensive il est extrêmement 
dangereux à l'aîte droite. Le 
"Big Ben" a remporté le tro- 
phée qui va au meilleur jou- 
eur de ligne ces quatre derni- 
ères années, c'est devenu 1 une 
routine chez lui. Son expé- 
rience, son courage et son es- 
prit d'équipe en font' un "pros- 
pect de premier choix pour les 
rangs professionnels. 

Passons maintenant au p'tit 
Avrum Smith. Le p'tit Avrum 
nous est venu du Lisgar Col- 
legiate il y a quatre ans. Il ne 
pèse que 225 lbs et' mesure 6'. 
neuse le rend extrêmement 
dang ereux à l'offensive. Sa dé- 
termination et son vouloir 
combinés avec sa capacité 
et son expérience le rend un 
et son expérience le rend un 
homme très' redoutable pour 
une défensive, même expéri- 
menté. Si Ton se rappelé bien 
l'an passé Earl a fini sixième 
dans la course pour le cham- 
pionnat des compteurs. 

Comme nos confrères, les 
anglais disent si bien, "Last 
but far from least'' William 
"Bill Mclntyre. Seulement 
le nom devrait déjà en dire 
assez long. Tout en étant un 
géant au Football, Bill est 
vraiment un homme bien ordi- 
naire d'apparence. Mais ne 
laissez pas les apparences 
vous tromper. Bill, un jeune- 
homme âgé de 24 ans, a brillé 
malgré ses 5' 10" et 160 lbs 
avec St. Pats, Toronto Varsity 
Blues et maintenant avec l'U. 
d'O. Monsieur ou Dr Mclntyre 
en est dans. sa -quatrième an- 
née de médecine. Un jeune 
homme studieux Bill est un as 
en classe en plus d'être un 
"super" as au football. Cepen- 
dant ]e football n'est pas le 
seul sport qu'il pratique puis- 
qu'il a remporté de multiple 
trophées air ski. Le-, Dr Mcln- 
tyre se fait valoir comme ca- 
pitaine de l'équipe offensive 
tout en jouant au centre-arri- 
ère. .11 a remporté le trophée 
du joueur le plus utile 4 fois 
en 4 ans. L'an dernier il gagna 
le championnat individuel des 
compteurs et cet année on ju- 
gerait qu'il va répété son ex- 
ploit puisqu'il est en première 
nlace avec 48 points: sort deux- 
T.D. par joute. Je ne crois pas 
qu'il est nécessaire de parler 
|. .de son potentiel dans une ligue 
professionnelle car ses records 
parlent pour lui-même. 



FAIRE "FESSE" 




QUAND LA PRUDENCE 
EST PARTOUT . . . 






, -. . 



"1 







LE COURAGE 
N'EST NUL PART. 
(Cardinal Mercier) 






•rAiu mci- 



VOL XXIX No 5 



Jean Culotte a rencontré; . . ; 
.Un serpent à tout faire et une bonne à sonnettes 
Un creuseur de charmes et un chanteur de fosse 
Un chien d'autobus et un chauffeur de faience 
Un enfant de banque et un gérant de choeur 
Un père d'invasion et une barge de famille 
Un" curé d'eau douce et un marin de campagne 
Un professeur de cheminée et un ramoneur de philosophie 
Une danseuse à deux roues et un bicyle de cabaret 
Un cheval de cinéma et un acteur de course 
Un commis de bateau et un capitaine de bar 



UNIVERSITE D'OTTAWA 



23 NOVEMBRE 1960 



■+— 



UNE 







"3 



. ml .4 J ;-i 



Un club de placement financier 



' 



1 



Qu'est-ce qui a mille pattes et une cerise? 
Cinq cent danseuses et un "John Collins" 



Quelle est l'étoile la plus proche de la terre? 
"Les toilettes". 



Le directeur de la Rotonde ne manque pas d'esprit. 
L autre soir dans un restaurant il s'adressa à la serveuse en 
ces termes: — -7 

Vous êtes infiniment bonne, infiniment aimable 

Est-ce que le péché vous déplaît? 

Pas de réponse. 



L'alcool taie lentement, on n'est pas pressé 
La vitesse tue . . . pas à Ottawa 






Réception à l'ambassade russe, anniversaire de la révo- 
lution de mai ... - ~ 
Menu sanglant: 
*• Pla.t de résistance: Hongrie frite 

Dessert : Nations-Unies sur-canapé ^ - "' ~ 

Invité d'honneur: Hammarskhoid. 



La faculté de Commerce de 
Université d'Ottawa vient de, 
lancer dans le monde des in-| 
novations une idée qui ne man- 
que pas d'originalité. Le Club 
d'Investissement, puisqu'il 
faut l'appeler par son nom,! 
est capable en une année d'en- j 
richir tous ses membres d'une' 
expérience précieuse. Nous | 
voulons ici parler avec une 
certaine admiration du Club 
d'Investissement que six étu- 
diants de la Faculté-ée -Gem» 
merce ont pensé et mis en 
marche. Le club est mis stric- 
tement à la disposition des 
élèves du Commerce; il est or- 



ganisé dans fe but d'augmen- indiscutable que les cours don- 



ter et de développer les con- 
naissances dans le domaine de 
l'investissement financier. 

Si la participation est. active 
il en résultera certainement 
de nombreux avantages. On 



nés dans une Faculté de Com- 
merce fournissent tes éléments 
de base à l'apprenti homme 
d'atl'aires. C'est là qu'entre 
en jeu l'utilité d'une associa- 
tion telle que le Club d'Inves- 



compatriotes canadiens-fran- 
çais rie se sont pas toujours 
montré à la hauteur de la si* 
tuation dans cette sphère, très 
importante qu'est le "domaine 
économique. ■ Cette anomalie 



sait pertinemment que nôs*îHssemerit, en ce sens qu'une 



telle institution concrétise et 
met en relief les principes fon- 
ttamentaux appris., en clas- 
se d'un point de vue théorique. 
,-*La bourse s'avéram le com- 
mun dénominateur du monde 



Ce n'est que par la suite que i compagnies de son choix, sur 

L'étudiant se sentira attiré le marché de la Bourse de To- 

par le rouage et y apportera ronto. De cette . manipulation 

un intérêt constant. Si les naîtra l'augmentation ou la 

hommes d'affaires canadiens- diminution du capital investi, 

français avaient eu cette lui- Les trois détenteurs d'actions 

tiation dans. le domaine de la qui auront accumulé le meil- 



s'explique par le manque (fini- j financier il faut qu'un futur 
tiation pratique aux affaires, homme d'affaires en-eompren- 
Conséquemment, il faut déve- j ne le mécanisme. Pour ce faire, 
lopper l'esprit financier. Il est fil s'agit d'éveiller la curiosité. 



Vais 



Entre votre esprit et la folie, disait un anglais à un fran- 
il n'y a qu'un pas, le Pas de Calais. 



Des professionnels dans nos rangs 



:.* 



Depuis déjà plusieurs an- 
nées, l'université d'Ottawa 
forme des joueurs d'un calibre 
professionnel. Entre autre il v 
eut Gilles Archambeault qfli 
s'aligne présentement avec 
nos Roùgh Riders d'Ottawa. 
Et bien oui, encore cette année 
il y a plusieurs joueurs qui 
jouent avec nos Gee-Gees et 
qui pourraient former une 
équipe du 'Big 4' avec assez de 
facilité. Brian Benoit, Avrum 
Smith, Earl Blackadder, et na- 
turellement Bill Mclrityre ont 
été mentionnés par l'instruc- 
" teur en chef M.att Anthony 
comme prêts à faire le saut. 
Cependant l'instructeur An- 
thony n'a que laissé glfàseT 
ces noms tout en disant que 
quelques autres pourraient 



aussi jouer comme profession- 
nels. 

Avec Lisgar Avrum jouait au 
centre-arrière mais à cause de 
sa. taille et de ses multiples 



ny en fit un plaqueur défensif 
d'un calibre rarement vu dans 
un alignement collégiale. Un 
joueur agressif, qui est aussi 
doux hors de son uniforme 
qu'il est impétueux dedans. 
Ce petit joueur est âfé de 23 
ans et en est en quatrième an- 
née au commerce. 

Regardons maintenant un 
u du- champ-arrière^ Earl 
Blackadder. Earl nous est ve^ 
nu l'an dernier des Redmen de 
l'U. McOill. Earl, un natif -de. 
Sornwall mesure 5' 1-1" et pesé 
185 lbs. A voir Earr courir on 



Tony Malloy 
blessé! 



Le comble de la vitesse: poser une question au conseil. 

Entendu: Y'en a t'y qui ont .des questions? 

Cogan: I wish . . . 

Grenier: Silence la discution est close. 



Découvert clans un journal local: Le clergé n'est pas 
nécessairement une mauvaise chose. 



A ceux qui se demandent ce que signifie le titre de cette 
"rubrique" voici: vous savez que la devise de la "Rotonde" 
est "FAIRE FACE"? par mégàrde, Jean Culotte s'est trom- 
pé de bout, en outre il éprouvait le besoin de faire "peau 
neuve" ï î î 






Connaissez-vous le professeur distrait qui mit sa machine 
à écrire sur ses genoux et commença à. en' défaire le ruban ! il 

Un de mes amis perdit 250 livres de graisse sans diète. 
Il tua sa femme. 



Et bien oui . . . Tony est 
entré au camp d'entraînement 
le 1er septembre avec le 
-l-bras droit dans un plâtre. 
Une fracture au poignet 
l'a empêché de jouer les deux 
premières joutes régulières. 



habiletés, l'instructeur Antho- En effet, pendant l'été Tony 



est tombé et a dû passer quel- 
ques semaines avec un plâtre. 
Cependant son ardent désir et 
son courage l'ont poussé à se 
mettre en forme et aussitôt 
|*son plâtre enlevé, il était prêt 
à .entrer dans la bataille. 
Tout de même un repos forcé 
lui a été imposé et ainsi il a 
manqué les deux premières 
parties pouf" s'assurer qu'au- 
cun accident surviendrait. Au- 
iourd'hui Tony est aussi re- 
doutable qu'avant et aide à 
former un champs arrière in- 
comparable dans cette ligue. 



Sr la bigamie est le fait d'avoir deux femmes, la mono- 
tonie est le fait d'en avoir une. 




finance, leur rendement aurait 
été plus efficace el leur suc- 
cès plus appréciable. 

A cause des nombreux avan- 
tages qu'il comporte, ce club 
inculque aux étudiants des 
données précises sur le rouage 
de la finance et par le fait mê- 
me, s'avère utile pour le com- 
merce proprement dit. 

Aux avantages déjà men- 
tionnés, il en est un très im- 
portant: celui d éteindre à i'é- 
chelle de l'industrie canadien- 



leur profit se verront remettre 
un bonus. 

w Cinq membres complète- 
ment independants.de la poli- 
tique étudiante, se proposent 
de maintenir ce club en fonc- 
tion durant toute l'année sco- 
laire.. Les étudiants de la Fa- 
culté Tle Commerce pourront 
donc se perfectionner dans un 
domaine où ils évolueront plus 
tard. - - . 

Pour éviter toute critique 



5*- r 



ne les connaissances, infusées ^e } a P**} d ?. s étudiants et de 



dès le stage scolaire. En som- 
me, la mise sur pied de ce club 
est une pfrécieuse acquisition 
en même temps qu'un centre 
(^'enrichissement pour la Fa- 
culté de Commerce. Les efforts 
des dirigeants méritent d'être 
loués et de susciter un vif in- 
térêt dans cette faculté. 



g 



CORSET: Pièce de vêtement que les femmes portent 
dans un besoin naturel de "se faire serrer". 



FOURRURE! Peau qui change de bête. '. * 

- S " — r— y 

Les deux raisons pour lesquelles les jeunes femmes por- 
tent des chandails sons bien évidents. 



Dans le domaine du football, nos porte-couleurs méritent 
des félicitations pour leur rendement exceptionnel durant 
la présente cédule. Donnons leur notre appui. 



Un client demande à une serveuse dans un magasin 
rayons. ' . « • 

— Avez-vous des caleçons ouatés? 
—Oh oui! on est "ben" là d'dans hein î ! ' 



Le juge: Coupable ou non-coupable? 
L'accusé: Devinez! 



-■ 



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r 



N" 








Il serait à propos de donner 
quelques précisions sur le 
fonctionnement de cet orga- 
nisme. Ce club, comme nous 
l'avons dit plus haut, est réH 
serve aux étudiants de la Fa- 
culté de Commerce. Si les ca- 
dres sont restreints, selon cer- 
taines opinions, il est à consi- 
dérer que cette société en est 
à ses premières armes. Si les 
résultats sont favorables, les 
autres facultés seront peut- 
être invitées à y prendre part 
dans les années à venir. 

Chaque membre, au mo- 
ment où il verse sa cotisation, 
se voit attribuer la somme fic- 
tive de $5,000.00, laquelle lui 
permettra d'acheter ou de 
> end.re des .actions dans des 



l'administration, l'argent "per- 
çue des' cotisations, sera re- 
mise entre les mains du con- 
seil du commerce. Enfin, pour 
infoi-^exJjgf membres sur le 
fonctionnement de la Bourse, 
on invitera des conférenciers 
au cours de l'année. > 



Après avoir énuméré les 
avantages, et donné quelques 
précisions sur le fonctionne- 
ment du club, il ne nous reste 
plus qu'à encourager les étiir 
di anls de la Faculté de Com- 
merce à s'intéresser de près à 
cette réalisation quj leur est 
propre. 

Pierre Salvail. 

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<■ 



STATISTIQUES 
Membres: 133 



Actions préférées des mem- 
bres: mines et pétrole 
Nombre de transaction par 
jour: 30 à 35 

Moyenne investie par membre 
$1,200. 

Montant approximatif des 
achats: $1,225,500. 



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p hoto fort suggestive qui caractérise pleinement l'homme d'affaires, 
du monaV -m7â?«.» nù l'étudiant d'aujourd'hui évoluera demain. , 



Elle crée l'atmosphère 





*: 



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Le club d'investissements mis sur pieds par les étudiants de la faculté de 
commerce se tient à jour. Tous les matins, les magnats dé la haute finonce 
scrutent attentivement les rapports émanant de la bourse de Toronto. 
Les fortunes se perdent et se gagnent dans une nuit. Sur cette photo, nous 
apercevons deux responsables qui interprètent les résultats matinauxr 



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Page 2 



LA ROTON DE 



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le 2 3 novembrt 19^0 ( le 23 novembre 1960 









LA ROTONDE 

Directeur Michel Beoubien 

RédoCteur-en-chef Jeon-Panl Sabourin f 

Assistant rédacteur-en-chef Michel Cbevrier 

Chef des nouvelles y . . Pierre Solvoil 

Equipe éditoriale Pierre Denault, 



Michel Leclerc, Germain I Dion, 
André Jodoin, Michel Côté, 
Paul Tessier, Renée Houle, 
Jean Carrière., Martin Baliveau. 



" JL 



Chronique féminine 
Nouvelliste 

Tribune Libre 
Collaborateurs 

i. 



Page artistique 
Secrétaire à la rédaction 
Relations extérieures 
Page sportive 



Archiviste 
Traduction 
Correction d'épreuves 






Hélène Lamontagne 
Maurice Fortin 



Gaston Pelletier, J.-C. Marion 
Pierre Raymond, Jean Lefèvre, 
Yvon Fortin, Jean-Raymond 
St-Cyr, R. Bou rossa, Eddy 
Cloutier. < 












Richard Crevier 



Jean-Claude Giguère 
André Cardinal 



■ 



Coricature 

Photographie 

e. 
Secrétaires 



Assistant à la rédaction 
Chroniques 



Reportage cette semaine 



Rhéal Chtasson, Pierre Paradis, 
Jean-Claude Croteau, Rémi - 
Bissonnette, Roland Hoché, 
Jean-Paul Bergeron. - 

Sylvie Plouf fe 

e» 
William Auger 

Jean Gorneou, Maurice Cloutier, 
Gilbert Bureau, Gérald Pote- 
noude, Pierre Gaudet, Gilles 
Deslouriers. 

Jacques Poirier ' 

i 

Bob Winters 

Diane Leitch, Francine, Gogne, 
Louise Brault 

Rodolphe Carreau 

Jean Culotte, Pamphlias, Vêtus. 
; V ,,,[,J.'P: Sabourin, Pierre Solvoil. 



vance spirituelle, de fidélité à 
eux-mêmes, et l'idée d'une sur- 
vivance matérielle, d'une vie 
normale d'homme libre. Car le 
[Canadien français n'est pas 
libre: "son économie n'est pas 
sienne, sa politique est celle 
d'un autre, sa culture, cohsé- 
quement ne peut se développer 
normalement, . dépend de sa 
mère patrie, la France, et de 
meure 

"colonisé" à 
vue. 



La Féde et ses 
problèmes - 



"~~~ 



L A ROTONDE 



Page 3 



» 



Autorisé comme envoi postal, de seconde classe. Ministère 
des postes. ottawa. 

.Le s lettrés au Directeur sont à la seule responsabilité de leur 
* : ■■ . signataire. — 



Le nouveau président n'en est pas au bout de s< 

peines. Dès qu'il solutionne un problème, un autre se 

dresse. C'est normal mais c'est parfois fort délicat. 

embryonnaire -"c'est un)*A peine entré en fonction, il se retrouve face à face 

iséLUjà tous points de a\ ce Je spectre de l'album-souvenir. Fred Cogran donne 

.'"-*" . I une démonstration vertigineuse de son savoir dans h 

/J"!j a ^ e .^;^!! lx ?!!i r ;! domaine des altaires et Ton accepte la solution pro- 

posée soit: combiner les deux albums-souvenirs dans 
un même et réchapper- ainsi un\l eux mille dollars qui 
s'en allait vers l'abîme. " •** V^ . 

Fusionner les numéros de l'année 1959-60 et de 
l'année 1960-61 dans un même volume, est un com- 
promis. Or les compromis se sont révélés souvent boi- 
teux. Que donnera celui-là- L'avenir peut seul 
nous le dire. Gilles Grenier voulait lui, régler le pro- 
blème de l'an dernier et repartir à neuf. Pour moi la 
meilleure solution dan§ cette affaire c^est encore de 
régler le tout par un référendum. On ne pourrait pas 
s'attribuer la faute d'un déficit budgétaire. Vox popu- 
li, vox dei. " 

Après l'album T souvenir, la question d'un ad- 
ministrateur rebondit sur le tapis. C'est une amé- 
lioration qui avait été pensée depuis longtemps mais 
dont on a retardé l'application pour diverses raisons. 
Une tentative de la part de l'administration pour pren- 
dre en main le comité central de publicité a déclenché 
la manoeuvre. Pour parer à une telle éventualité, le 
grand conseil de la fédération a adopté une motion 
visant à engager un administrateur à plein temps. 
On lui paierait un salaire n'excédant pas 5,500 dollars 
par année. L'exécutif et le grand conseil semblent dé- 
cidés à réagir d'une façon adulte et sérieuse. D'autre 
part, nous sommes assurés que Rengagement d'un tel 
administrateur évitera un coulage plutôt catastro- 
phique dans le budget. Les affajres courantes seront 
tenues à jour et la fédération ne peut que se renforcir 






». i 



LES COMPLEXES 

Le Canada français m'a toujours fait l'effet d'être 
le zoo de l'Amérique du Nord. 11 n'y a peut-être 
aucune autre partie du continent américain qui attire 
autant de "curieux". Le Canada français est célèbre 
par sa langue — aujourd'hui encore plus par le 
* jouai" — par son "catéchisme", par ses élections 
typiquement latines: il est remarquable aussi par 
Dupjessis, le Frère André, Séraphin, le Curé Labelle 
et le Frère Untel. L'Amérique entière nous connaît 
plus ou moins bien selon ces aspects. Nous l'intri- 
guons et elle nous visite comme elle irait visiter les 
Papous, Une curiosité î Un phénomène social! Voilà 
ce que nous sommes. Et ce sont de grands esprits qui 
le disent: des sociologues, des psychologues, des his- 
toriens et des écrivains, dont le premier fut le très 
illustre Lord Durnham. Tous, prédisaient un sort dif- 
férent au Canada français; mais le Canada français 
les a tous déjoués; il est resté ce qu'il était en 1763 et 
en 1840 et il est aujourd'hui ce qu'il était. Une mino- 
rité distincte. Une société parasite vivant économi- 
quement et politiquement aux crochets du bon parent 
"Canadian". 






Coexistence pacifique ou 
guerre froide 

Je suis porté à croire que le 
Canadien français est toujours 
resté en guerre contre l'An- 
glo-Canadien. Ce n'est pas 
toujours très conscient, et 
cette guerre froide prend sou- 
vent l'aspect d'une coexistence 
pacifique. Du moment que le 
"Canadian"" s'est aperçu qu'il 
y avait chez le vaincu une vo- 
lonté de vivre, une collectivité 
de masse puissante, qui déjou- 
ait tous les sociologues et his- 
toriens, il commença à le "cul- 
tiver" en serre chaude. Avec 
l'Américain il s'est mis à l'oeu- 
vré et développa la province 
de Québec économiquement. 
Peu à peu il resserra avec elle 
ses liens. L'Ànglo-Canadien 
"colonisait" le_ Canada fran- 
çais. Ottawa était sa capitale ; 



Ottawa la métropole impéri- 
aliste, Québec la capitale colo- 
nisée. Sous des idées de dua- 
lisme culturel et social, sous 
le mythe du bilinguisme, sous 
la graride idée du "mariage 
des deux races" se cachait, 
chez l'un une volonté de pos- 
session d'animal de proie, chez 
l'autre une volonté inconsci- 
ente d'opposition, la réaction 
naturelle de crainte et de dé- 
fense de l'animal traqué. Sous 
la grande* idée de la coexis- 
tence pacifique des deux races, 
il y a la guerre froide qui par- 
fois devient tiède et qui, dans 
certains esprits, devient une 
guerre chaude. 
La grande "idée" 

Les Canadiens sont donc des 
"refoulés", des "complexés". 
Ils sont continuellement ba- 
lancés entre l'idée de ' survi- 



nàtives se. présentent. L'une 
serait une assimilation con- 
sciente avec le colonisateur. 
L'autre, faire du Québec un 
état /indépendant et libre. 
L'une et l'autre solutions 
sont justes: toutes deux font 
office de bons psychiatres 
pour les complexes canadiens 
français. Mais la seconde est 
certainement la plus honora- 
ble. 

La "grande idée" est donc 
la séparation du Québec d'avec 
ht reste du Canada. Le pro- 
blème^ est d'ailleurs très en 
vogue, ces temps-ci. Depuis 
1763, l'idée a eu ses hauts et 
bas, ses dénonciateurs et mal- 
heurs. -Elle revient aujour- 
d'hui et me semble plus forte 
que jamais. J'en suis porté à 
croire que cette idée du sépa- 
ratisme est une nécessité psy- 
chologique pour le Canada an- 
glais; à certaines époques de 
refoulement particulièrement 
plus profond, cela lui redonne 
du courage, lui fait reprendre 
conscience de sa nature et de 
sa force intérieure, redirige 
ses énergies et flatte son grand 
amour propre; car aussi para- 
doxal que cela paraisse, le Ca- 
nadien" a un complexe d'in- 
fériorité vis-à-vis le "Cana- d'une telle acquisition, 
dian que, pour son malheur, 
on frustre trop souvent. 



La quête de l'impossible 

n orgueil frustré amène 
nécessairement des volontés 
de vvëngeance, d'agressions 
plus, fortes. Mais au Canada 
français chacun a son idée 
sur le sujet. On se divise sur 
les moyens et les conditions de 
survivance. La division inté- 
rieure mène les énergies e t les 
caractères, décourage les es- 
prits, empêche -les grands 
mouvements de masse, néces- 
saires à toute révolution. De- 
puis J763, tel aurait été la so- 
lution idéale pour le Canada 
français/ De nos jours elle 
reste la même. Car si au cours 
de son histoire, le Canadien 
français n'jj pas été capable 
de secouer son joug, s'il a tou- 
jours été divisé par de* luttes 
internes — comme celtes dont 
nous sommes témoins actuelle- 
ment dans 



Gil les G renier a eu l'idée- de pousser la formation 
de trois commissions d'enquête sur des sujets d'actu- 
alité. La première, la commission Méloche est chargé 
d'enquêter sur les avantages et les désavantages que 
pourrait représenter l'élection d'un^ speaker aux 
assemblées du Conseil de la Fédération* La commission 
Ampleman enquêtera sur les irrégularités commises 
sur le Campus. Apparemment, il se serait glis- 
sé quelques erreurs que Ton voudrait tirer au clair. 
Enfin la commission Cloutier; étudiera une question 
Pflur le moins épineuse: la hausse des frais d'inscrip- 
tion pour les étudiants de la fédération. 

La Rotonde s'est lancée dans le domaine des en- 
quêtes. Après avoir étudié plus que sérieusement la 
situation des prix à la librairie universitaire, les re- 
porters de La Rotonde se sont aperçu que l'on avait 
encore de meilleurs prix à ce magasin. C'était dou- 
teux avant de comparer les prix avec les autres lihrai- 
ries de la ville mais, maintenant, nous devons avouer 
que l'université nous sert à meilleur marché. 

Michel Boa union, directeur. 



V 



DEBATS FRANÇAIS 



les deux grandes; 

rloui'onr" i U * Q Jr é 5f; ~~ £* Comn,e «M" le ^ annëes P^" sont invités à se rendre au 
h*sTEE$. '£££%{£ m hl "«? *S débats sous-sol de la faculté des Arts, 
de vue Wm 7u iMnvfi/ \ Il fran ^» s organisera de temps ; vendredi le IS novembre à 6.00 

pourra' £éte'. ÏSfittft? * f *** des débats sur ^ S** A cette occasion, le di- 
acceoei a 1 indepen- jet donn é e afin de choisir l'é~| recteur 



dance. 



dance carier ^^ N^« •« <™ «•«« ™ 
âfe%tt£?î.*m22? 1 ?* ««imiltair. pour robtenti 
fwff ttv J \ S dedu tr °P h <* Villeneuve. Te 

libre, le Canadien français ?'?„ l u . x J ..^ ours J * ra ?. ues ° u 



frança 
n'est pas moralement ou intel- 
lectuellement libre. Il ne l'a 
jamais été. C'est pourquoi il 
réclame si fort son indépen- 
dance matérielle. Même intel- 
lectuellement, il n'en connaît 
pas d'autre. On ne lui a pas 
enseigné la liberté; la vraie li- 
berté, celle qui l'aurait libé- 
rée de soi-même, et de ses 
complexes de "colonisé". 

Micliel Leclerc 



des débats français, 
quipe qui représentera notre M. Ronald (.ingras, parlera de 

ses projets pour Tannée et in- 
vitera les suggestions des étu- 
diants présents. On vous in- 
formera alors de la date à la- 
quelle se tiendra, notre pre- 
mier débat. 

Nous voulons bien croire 
qu'il se trouvera assez de gens 
dynamiques et éloquents pour 
assurer le succès des débats. 
La bonne marche de celte or- 
ganisation dépend entière- 
ment de votre coopération, voi- 
là pourquoi nous espérons vous 
voir en grand nombre vendredi 
prochain. 

Alphonse Morissette, 
directeur-adjoint 



sous-gradués de n'importe 
quelle faculté peut prendre 
une part active à ces débats. 
Il va sans dire que cette in- 
vitation s'étend" à nos con- 
soeurs aussi bien qu'à nos con- 
frères. 

Notre première résolution 
est la suivante: "L'étude des 
classiques en traduction peut 
remplacer l'étude deS extes la- 
tins comme introduction aux 
humanités." Les intéressés 



f f 



La Société d'Art Dramatique présente : 

ANTIGONE" de Jean Anouilh 

Salle Académique, les 1, 2, et 3 décembre. 



•-J 



C'est un cruauté sociale que de priver la société du Québec 
d'une Université laïque. •" 

il y a au Canada près de six millions de Canadiens fran- 
çais. Ils ont a leur disposition trois universités de langue 
française et deux qui sont plus ou moins bilingues. Mais de 
ces cinq universités, pas une n'est à la fois de caractère fran- 
çais et bilingue. 

Maintenant si on veut être le moindrement réaliste il 
tant admettre que six milrtons'Tt'hommes ne peuvent tous 
penser dans une même optique. Il y a donc divergeance de vue 
divergeance d'ambition et divergeance d'opinion sur les mé- 
thodes d'éducation à employer; en somme, les Canadiens fran- 
çais ne pensent pas tous la même chose. C'est normal dans 
un pays libre. 

Ce qui est moins normal, c'est que ceux qui pensent diffé- 
remment ne peuvent que penser. Ils n'ont aucun moyen d'ac- 
tion. Ils naissent, pensent, et meurent; point final. Ce n'est 
pas d'aujourd'hui que les Québécois pensent différemment 
les uns des autres et ce n'est pas non plus d'aujourd'hui qu'ils 
agissent tous de la même façon, comme un- bloc, dans l'igno- 
rance comme dans l'intelligence. 

Cela pouvait aller quand ils étaient, 75,000', cela s'endu- 
rait quand ils étaient 1,000,000. Devenus six millions, les 
Canadiens français sont à l'étroit dans leurs universités ho- 
mogènes. Le temps est déjà passé où une université laïque 
était de rigueur* Le temps est venu où l'absence de cette uni- 
versité se fait cruellement sentir. Le besoin est devenu dan- 
geureusement urgent. 

Le besoin (Tune université laïque et de caractère français 
s'est depuis longtemps fait sentir chez- les professeurs. Main- 
tenant ce sont les étudiants qui la revendiquent avec instance. 
La preuve nous vient du nombre croissant d'étudiants qui se 
dirigent vers McGilI, Toronto, Carleton oiTQueen's. D'autres 
regardent vers la France, la Suisse ou la Belgique. Un exode 
a déjà commencé. Nous ne mentionnons pas ceux qui quittent 
les universités à tout jamais, prétextant l'incompatibilité. 
Ceci est pire que l'exode, c'est un passif de mécontentement 
lourd pour la société. 

Qu'est-ce. que nous voulons au juste? Nous voulons un 
choix libre. Nous voulons une université laïque de caractère 
français. Qu'elle soit université d'état au début, cela va de 
soit. Mais plus tard elle devra devenir une institution privée. 
Le bien ou le mal de l'emprise du clergé sur l'enseignement 
peut être discuté. Le besoin qu'ont les laïques d'une uni- 
versité à eux, non! 

Outre le fait que la direction d'une université confiée à 
des laïques leur donne la possibilité de faire un travail cré- 
ateur, cette direction est une assurance contre une erreur qui 
pourrait être générale. Supposons que les cinq autres univer- 
sités fassent erreur en orientant Jeur politique d'éducation 
dans un sens, et ceci à cause de leur caractère commun; alors 
tout n'est pas perdu puisqu'il resterait encore l'université 
d'état. Le contraire est aussi possible. C'est une questionne 
gros bon sens, on ne. met pas tous ses oeufs dans le même 
panier. — 

Il reste que l'université laïque que nous préconisons ne 
sera pas à l'épreuve de toute erreur, pas plus que celles que 
nous avons maintenant. Il faudra la surveiller autant que nous 
le faisons avec celles que nous avons aujourd'hui. Il y aura 
une distinction importante; toutes les fois que nous la cri- 
tiquerons, on ne criera pas anat berne. Toutes les fois que nous 
osons questionner un peu les méthodes de nos universités, les 
répliques nous donnent l'impression qu'un vol a été commis. 
On cessera 'alors de considérer le laïque comme second fifre 
et l'intelligence d'un homme deviendra un critère important 
dans le choix de candidats à la gouverne de nos universités. 

Présentement, le laïque assiste en spectateur à un tra- 
vail important et formateur. Une université laïque donnerait 
une chance au Canada français, une chance de sortir et de se 
mettre plus en valeur. Car cette université qui serait libre du 
conservatisme risquerait des essais inédits, et sourtout ne 
craindrait pas les fiascos retentissants qui sont cent fois plus 
importants que les succès médiocres et craintifs que nous 
enregistrons présentement. 

Comme étudiants nous réalisons le peu d'importance qu'on 
teeorde à nos demandes. Nous devons faire face au contrôle 
clérical et à l'indifférence de tous les gouvernements à tous 
les échelons. Aussi devant l'acuité du problème, nous implo- 
rons le gouvernement libéral de M. Jean Lesage de fonder 
le plus tôt possible une université d'état dans la province de 
Québec. Qu'il regarde la médiocrité de notre passé et celle 
qui s'annonce pour l'avenir. >>i on ne passe pas à l'action tout 
de suite, c'en est fait de l'élite canadienne-française, elle ne 
verra jamais'le jour. «kj*. S. 



r^~ 



Université Laïque? Notre avenir économique 



Dans uh discours qu'il prononçait récemment 
a Calgary, M. James Coyne, gouverneur de 
la Banque du Canada, insistait sur une poli- 
tique à long terme comme solution aux pro- 
blèmes économiques actuels de notre pays, 
fin effet, disait-il, certains aspects de la struc- 
ture de notre économie sont dans une situa- 
tion précaire. Des politique* «U-dâûci* budgé- 
taire a court terme et d'expansion monétaire 
peuvent régler temporairement le. problème 
du chômage, mais ne peuvent^ pas le faire 
sans engendrer une certaine vague inflatio- 
niste. 

Quels sont ces aspects structurels qui font 
défaut, et comment peut-on les corriger? Du 
discours de M. Coyne deux idées principales 
ressortant : il suggère la fabrication au Ca- 
nada des produits consommés au Canada, et 
le contrôle canadien des entreprises situées 
au -Canada. 

M. Coyne constate qu'il est anormal que 
nous dépensions plus que nous produisons 
(d'où le défiât dans notre balance de paie- 
ments) tandis que notre capacité cte produc- 
tion n' e st pa s compl è tem e n t u t il isée (6.9 % 
de notre main-d'oeuvre était en chômage en 
août). Il prône donc, afin de réduire notre 
déficit des importations-exportations,, de pro- 
duire au Canada les biens' qu'on achète pré- 
sentement de l'étranger.' 

Pour ma part, je n'aime pas cette formule. 
Je crois que si l'on produisait au Canada tous 
les biens que l'on consomme, l'on augmente- 
rait sensiblement le* coût de production *(à 
cause de la production en trop petite quan- 
tité) ce qui contribuerait à abaisser notre 
niveau de vie. De plus, des mesures protecti- 
onnistes amèneraient certainement des repré- 
sailles,, chose désastreuse 'pour certaines de 
nos industries exportatrices telles que la pul- 
pe et le blç. w 



Je crois cependant en une politique de pro- 
tection sélective. Nous pourrions élever des' 
barrières protectionistes pour quelques indus- 
tries seulement— les industries qui pourraient 
vraiment produfre à un coût assez bas, soit à 
cause de la proximité et du coût peu élevé des 
ressources naturelles, soit à cause d'un mar- 
- ck&4Mtâena4 étendu, leur permettant d'attein- 
dre des dimensions "optima". Une fois ces 
dimensions "optima" atteintes, on pourrait 
enlever les barrières, car on produirait à un 
prix apte à faire compétition aux producteurs 
étrangers sur le marché national, et même 
sur le marché international. 

Je songe, entre autres, à l'industrie sidé- 
rurgique. Actuellement nous exportons notre 
minerai de fer. à l'état brut pour racheter 
le produit fini. Ceci est' d'autant plus exas^ 
pérant.'que l'extraction du minerais n'em- 
ploie qu'une petite madn-d'oeuvre, tandis que 
sa transformation en emploie une grosse . . . 
Pendant ce temps les Canadiens chôment ! 
• La deuxième considération, de "M. Coyne, 
est le fait qu'une très grande partie des in- 
dustries situées au Canada est contrôlée par 
des capitaux américains. Cette situation est" 
gênante car les aspirations de ces entreprises 
peuvent ne pas toujours être en accord avec 
nos aspirations nationales. .De plus nous som- 
mes mis face à face avec le fait indéniable 
qu'après ha domination économique vient la 
domination politique. <_t 

Beaucoup a été dit dernièrement au sujet 
d'une politique â-long terme vraiment effi- 
cace. Avec M. Coyne nous souhaitons que 
nos gouvernements aussi bien fédéral que 
provinciaux mettrons de côté l'esprit de par-' 
tisan et nous donneront en Ce sens une poli-j 
tique qui assurera la saine expansion de 
notre économie. 

Pierre Raymond. 



1 






■ 




-•••-" 








«■ 


— 




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1 





DORA... 



Québec (PUÇ) - le 3 .nov. — 
Trois membres de î 'AGEL 
ont démissionné cette semaine 
parce que le conseil n'en était 
Pas encore venu à une déci- 
sion en ce qui concerne le ren- 
voi des trois éditeurs dir jour- 
nal étudiant de Laval. 

Les trois, Max Perle (mé- 
decine), Roger Guy (Sciences 
Sociales), et G. Girard (di- 
recteur du comité de la con- 
stitution) ont remis leurs dé- 
missions' par écrit. Deux att- 
ires, Marcel Hamelin (études 
graduées en littérature) et 
Louis Savard (Sciences Soci- 
ales) ont déclaré qu'ils démis- 
sionneraient mais ne l'ont pas 

e nc_oré fait par écrit. » 

' " t s % 



.fWle , usa les membres 
du conseil d'appartenir "à 
trois groupes: moutons, hypo- 
crites et ambitieux". Il dé- 
clara: 'M'ai vécu sous le ré- 
gime d'Hitler en Belgique et 
je n'ai pâmais vu les Belges 
aVÔlr aussi peur des Nazis que 
ce conseil a peur des autori- 
tés." 

pemandant JUL u président 
^accepter sa démission Hame- 
lin dirait : "Il m'est impossible 
de demeurer au sein de ce con- 
seil qui ne semble pas assumer 
ses responsabilités sérieuse- 
ment et je ne pourrais m'asso- 
c ier aux décidions, d'un tel 

conseiLT 

I 



. Préalablement à sa démis- 
sion, Hamelin avait présenté 
une motion voulant "qu'une 
somme de $700. soit donnée à 
chacun des trois étudiants qui 
avaient été renvoyés." Il ex- 
pliqua qu'ils étaient officiers 
de l'AGEL. qu'ils avaient été 
renvoyés lorsqu'ils étaient en 
fonction, et qu'ils souffraient 
financièrement à cause de leur 
renvoi. "En plus le conseil con- 
sidère que la punition est 
inacceptable." 

Le président de l'AGEL, Mi- 
chel Doyle, déclara que ceci 
serait urie très belle preuve de 
solidarité étudiante. ' 

Cependant, après une lon- 
gue discussion, on appris que 
André Blanchet — un des édi- 
teurs renvoyés —était entré 
en communication avec l'Uni- 
versité et qu'on lui. avait re- 
commandé de ne pas faire ap- 
pel à son expulsion avant un 
an sous peine de se voir infli- 
ger un renvoi permanent, plu- 
tôt que temporaire. 
. Jean-Louis (aron, secré- 
taire de l'AGEL et, Rédacteur 
intérimaire du Carabin, pro- 
posa que la déclaration -de 
Blanchet soit vérifiée avant 
d'être considérée par le con- 
seil; 

Aujourd'hui une" rumeur sur 
le campus laisse entendre que 
puisque la motion n'a pas été 
acceptée on fera urfe- quête 
pour aider à Pierre Migneault. 
Pierre Desrosiers et Blanchet. 

Actuellement, Migneault 
qui était en sa quatrième an- 
née de médecine à Laval est 
en troisième année à Mon- 
tréal sans le bénéfice d'une 
bourse dopt il jouissait au 
préalable. Il' assistait à la ré- 
union mais ne put y adresser 
la parole, le conseil ayant voté 
24 à 2 contre une'motion vou- 
lant que l'on prenne un vote 
pour décider ai on le laisserait 
parler ou non.. 

Desrosiers assistait encore 
aux cours à Laval samedi lors- 
qu'on lui rappela qu'il avait 
été expulsé. Blanchet n'est pas 
à l'Université. 

; A date aucun des trois n'a 
expliqué pourquoi ils n'ont pas 
fait appel de leur renvoi. S'ils 
en appelaient il y a trois possi- 
bilités: ils seront réinstallés 



le lendemain, réacceptés en 
septembre, ou renvoyés défini- 
tivement. 

Quelques membres du con- 
seil ont- demandé la démission 
de Doyle et l'un d'eux déclara 
qu'il "avait agi en salop et en 
ecoeurant". 

On demanda à Russ Godwin 
(Droit) si les étudiants qui 
rencontreront les officiels de 
l'Université seront traites sur 
une base égale,- mais il ne fit 
pas de confre-déclaration. A 
ce moment la porte de la salle 
de conseil s'ouvrit et un oeui y 
fut lancé. 

Malgré le fait que J'adminis- 
tration avait accepté en prin- 
cipe la formation d'un comité 
arbitraire composé de trois/OÎ- 
ficiels de l'Université, trois 
professeurs et trois étudiants, 
un tel comité ne s'est pas en- 
core réuni. On semble" préfé- 
rer trois comités séparés qui 
se réuniraient plus tard. 

Hier soir cependant, seuls 
les comités de l'administration 
et des étudiants se sont réunis 
et se bornèrent à des questions 
de procédure. Les professeurs 
ne se sont pas encore formé un 
comité et il semble qu'ils ont 
des difficultés" bien à eux. 



Montréal (PUC) - le 9 novembre 

Jacques Guay, directeur du Quar- 
tier Latin de l'Université de Montréal 
o reçu un vote de blâme la semaine 
dernière à une assemblée du conseil 
cj.es étudiants pour avoir fait paraître 
une lettre ouverte jjui attaquait l'atti- 
tude du clergé, face à l'éducation. 

A cette même réunion, le Dr. Jules 
Poupord, médecin à l'hôpital St. Char- 
les Borromée de Montréal, adressa la 
parole au conseil demandant une con- 
damnation du directeur du journal 
qui selon lui, avait laissé publier des 
articles dangereux à la foi. 

Jean Rochon, président de l'A.G.E. 
U.M., déclara que ce vote de blâme 
n'avait pat été incité par la pétition 
circulant actuellement à Montréal. A 
cette date, 225 signatures avaient été 
recueillies. 

Jacques Guay a décloré qu'il avait 
demandé au docteur Poupard s'il s'oc- 
cupait personnellement de faire cir- 



culer lo pétition. Le Dr. Poupard nia 
toute collaboration directe en marge 
de ce document. Cependant Guay dé- 
clara que le docteur Poupard travail- 
lait activement à recueillir des signa- 
tures. 

Le vote de blâme contre le directeur 
du Quartier Latin, "pour avoir attribué 
une trop grandq importance "à une 
lettre signée Michel Brûlé, publié en 
page deux du numéro du 27 octobre," 
recueilli 2,5 votes pour, 8 contre et 
une abstention. • 

Accusé d'avoir fait paraitre la let- 
tre en question et une carricature 
dans un espace normallement réservé 
pour l'éditorial, Guay répondit qu'il 
avait plocé la lettre à cet .endroit 
"simplement pour répondre un pro- 
blème de mise-en-page et sons arri- 
ères-pensées." 

Après le' vote de blâme, Guay de- 
manda si le conseil lui faisait encore 
confiance comme directeur du Quar- 
tier Latin. En guise de réponse il reçut 
des applaudissements chaleureux. 

L'article en question étoit une lon- 
gue lettre avec réflexions sur l'atti- 
tude du clergé vis-à-vis l'éducation. 
On y rappelait l'incident du Carabin' 
et celui d'un étudiant d'une école nor- 
male de Montréal qui fut renvoyé ré- 
cemment pour avoir mangé de la vi- 
ande le vendredi. Au sujet de ce der- 
nier incident on déclora que l'étudiant 
en question s'était révélé indiscipliné 
antérieurement, s'était laissé pousser 
une barbe, n'allait plus a la messe, li- 
sait des livres à l'index et au dire de 
certains il entretenait une maîtresse. 

Lo carricature montroit Mgr. Gor- 
neau de Laval, un trou dans la tête, 
s'exerçant à décapiter des têtes d'étu- 
diants représentés par des épouvan- 
taih 

Commentant les accusations du doc- 
! tcu' Poupard, Jacques Guay disait: 
"Il me semble que des gens bien-in- 
tentionnés n'ont pas bien compris les 
sens d'une lettre ouverte, et ont fait 
j éclater une guerre contre les fantai- 
I sies qu'ils ont personnellement con- 
' eues. Je croyais que l'ère du McAr- 
| thurisme et des sorcières était fini." 

"J'ai beaucoup de respect pour l'o- 
' pinion publique, et je suis profondé- 
ment révolté lorsque certaines gens 
I forcent le publique à s'exprimer sur 
un problème dont ils n'avaient pas 
conscience, à l'aide de déclarations 
vidées de leur sens premier et en 
brandissant les menaces du commu- 
nisme et de l'athéisme." 



T'1 



I ;' 






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Page 4 



LA ROTONDE 



3T~ "V- V- 1 - 'T 






le 23 novembre l^o 



LETTRES 



Peut-on rempla- 
cer l'Albion? 






! 



Michel Beaubien 
Directeur 
La Rotonde 
Ottawa 



.— *. 









Monsieur de la Rotonde, 

Si controverse il doit y 
avoir, controverse il y aura. 

L'insatisfaction qui se pro- 
page ouvertement sur le cam- 
pus est justifiable si on en re- 
cherche la .cause. A la source 
de toutes ces protestations se 
trouvera le germe non seule- 
ment du problème "cafétéria" 
mais aussi des problèmes d'u- 
nité entre les faeultés, coopé- 
ratiotn franco-anglaise, esprit 
de corps, en outre le germe du 
problème- social. 

Ce que nous critiquons, ce 
ne sont pas seulement les prix, 
l'atmosphère "réfeetoire" du 
cafétéria Morrison - Lamothe, 
c'est l'état des conditions gé- 
nérales sur le Campus. M. 
Edinburough, éditeur du Ma- 
gazine canadien Saturday 
Night, lors de sa visite ré- 
cente, a affirmé qu'une uni- 
versité n'est pas une manufac- 
ture de' diplômés, ni un perpé- 
tuel centre récréatif. C'est une 
institution où ces deux oppo- 
sés se concilient tout en ab- 
sorbant les qualités et person- 
nalités, de tous afin de trans- 
mettre l'expérience . ainsi âo 
* quisè à tous ses participants. 
Donc l'université c'est nous. 

Nous avons ici le premier 
aspect, soit, manufacture. La 
preuve: 200 B.A. seront ac- 
~ : cordés" cette année. L'aspect 
centre récréatif ne manque 
pas. Chaque factulté entre- 
prend d'avoir au mo/ins sa soi- 
rée sociale o"ici Noëj. (.Les or- 
ganisations du campus sont en 
marche -depuis septembre.) 
Vous M. le directeur et nous 
concitoyens de la cité Univer- 
sitaire savons ce qui nous est 
refusé. En effef, il y a peu de 
rencontres et aucun échange. 
Nous ne savons f>as ce qu'est 
•une Université. ,Nuus. ne. sa- 
vons pas ce que c'est d'être 



"S'ils n'ont pas de pain 



tr 



ira 



:• ■ = ■■ - ■* • ■ - ' 



T—- 








MORRKÔN-UPIASSÉ 



jeune, radical, imprégné d'i- 
dées nouvelles. Nous ne con- 
naissons pas la richesse d'un 
échange personnel entre mdi- -!r?." e "; 
vidtis. Nous ne sommes pas 
universitaires, nous sommes 
étudiants. 

Donc nous reconnaissons ce 
fait, nous essayons de le ca- 
cher en critiquant les prix of- 
■ f. e rU p a r un caf é t é ri a , que les 



profits seuls intéressent. Nous 
ne sommes pas hommes d'af- 
faires, alors pourquoi cette ba- 
garre? ^ = 



Ce qui nous intéresse c'est 
l'atmosphère de rencontre, d'é- 
change. Ce que nous voulons 
c'est un local, ht i cen t re où ' il Si noU 8 étions capa ble» daj 



y aura cette communication 
d'idées, d'opinions, ce conflit 
de personnalités. La cantine 
- ; Branchaud l'était pour nous 
l'an dernier et cette année le 
^ Cafétéria Branchaud de l'O-. 

val l'est pour quelques gour- 
mets, avides d'atmosphère in- 
„ time~et de conversations fou- 

gueuses. Ce sont Jà de petites 
manifestations de nos besoins 
nécessaires. 



cane quelque "peu. On associe 
cet établissement avec les ac- 
tivités étudiantes moins, di- 
sons, puritaines. Merde! avec 
les puritains et les conserva- 
teurs qui se contentent d'assis- 
ter aux cours et de subir un 
monologue dialectique. Merde 
alors avec les petits person- 



XL 





Sr^ 










4*r 





ii 



\ LETTRES 

"Une Europe aux 

dimensions du 

XXe siècle' 



M. Michel Beaubien 
Directeur 
La Rotonde 
Ottawa. 







Qu'ils mangent du gâteau 



ii 



&% 



nagea qui considèrent ce local i fonds nécessaires à la cons-lce temps, on est plus qu'heû- 

indiirne.de leur état d'univer- 'tructi«m d'un centre social. \ reux de se lever et de mar- 

•o; taire. Eux ils ne sont pas uni-i Nous ne sommes plus des en- 

versitaires, ils sentent déjà i fants. Il y a, même des étudi- 

le fonctionnarisme. Ici règne ants qui assistent aux cours j engourdi et endolori. Ensuite, 

à— leur insu la discipline can-|afin de gagner leur premier le bonhomme qui a construit 



cher, afin de ramener la cir- 
culation en un quelque part 



million avant leur trentième! cet endroit- devait être un 
année. Pourquoi nous prête- 'homme de très petite taille, 
raient-ils pas leur prouesses l car une personne de plus de 
économiques pour un plan dé- cinq pieds, sept pouces, passe 
fini* l/QXpérience mes frères, a changer, ou plutôt à essayer 
ne s'achète pas. Nous voulons) de changer ses genoux de pla- 
l'union du corps universitaire, j ce, à cause des barres ae fèr 
. quel autre motif y trouvez- i du dossier d'en face, 
be'.wasted on the young". vous? On nous attribue peu dfii- Ènsuite r -la- scène est "trop 

La montée St.' Benoit est pn '' Vo> an ' v '^"livrons /** P^ite. et l'espace >ur les côtés 

sources monétaires, ou 1 admi- est însuHisant pour permettre 
ni.^tration n'a pas vu d'indices.; un^ pièce de plusieurs décors. 



dide et, oui, intellectuelle, le 
rire fort et voluptueux d'une 
jeunesse, digne d'être enviée. 
George Bernard Shaw, je crois 
vraiment, pensait à l'Univer- 
sité d'Ottawa lorsqu'il énonça 
"Vouth ifl ftuch, a wonderful 
thing, such a pity it should 



Benoit est 
une "antre activité qui subit 
certains rires sarcas- 

s. Alors Messieurs que 
peut-iî exister de plus univer- 
sitaire, de plus manifeste- 
ment jeune qu'une excursion 
qui fait beau jeu du physique 
aussi bien que de l'intellectuel, 
du religieux aussi bien. que du ; 
social. A' vous de ricaner 
blancs becs. 



Si nous ne réussissons pas, 
quel sujet de controverse, mê- 
me national. Si nous réussis- 
sons, quel lumière dans l'obs- 
hcurité. 

Jean-Jacques Biais. 



On parle à tour de langue 
du centre social de l'Université 
de Montréal. Quelques uns en- 
vient tacitement cette institu- 
tion, d'autres la désirent avec 
l'ardeur d'un nouveau marié. 



Pour un théâtre qui 
ait du bon sens 



M. Michel Beaubien 
La Rotonde- 
Université d'Ottawa 
awa 



ger de sa valeur! Mais nous 
ne sommes pas capable, nous M. le Directeur, 
ne sommes pas universitaires, Maintenant" que Ton "a un 
'Ce qui nous reste ce sont 'cafétéria (!!!), j'aimerais 
quelques petits locaux tels présenter aux autorités une 
Branchaud de l'Ovale, l'Albion suggestion: il serait intéres- 



l'ne troupe, qui a pratiqué 
line pièce au sous-sol de la- fa- 
culté qes Arts; doit transpo- 
ser la mise en scène et me ja- 
mais jouer en profondeur, 
mais plutôt sur la ligne droite 
qui relie les coulisses. 

L'éclairage est un éclairage 
de vitrine de magasin. Il y a 
cent ampoules qui dépensent 
[une fortuite en. électricité. Il 
faudrait une vingtaine de pro- 
jecteurs qui donneraient, un 
éclairage plus fort, plus pré- 
CÏsi et beaucoup moins dispen- 
dieux. 
— Aucune s a l lé-ji'e* 



et quelques organisations très 
peu populaires, telles Pax Ro- 
mana, le Club de Fraternité 
Internationale qui rendent la 
vie universitaire variée et in- 



sant d'avoir dans notre uni- 
versité, un théâtre qui ait 
quelque bon sens. 

Celui que l'on a présente- 
ment n'est pas suffisant. La 



pressante pour quelques uns. sal]e académique a été cons- 



On parle de l'Albion. On rî- Je-ne mentipnnè pas ici notre 



château du 611. Te manque de 
participation cependant, les 
rend peu effectifs' et stag- 
nants. Quel état déplorable! 

Nous sommes responsables 
de cette situation. Quel tri- 
bune électorale pour un prési- 
dent que de proposer une cam- 
pagne propre à obtenir Êes 



truite dans- 4e but de donner 
i\e^ con Tére-nces. Mais même 
pour cet usage il y a un man- 
queraient: l'acoustique. Elle 
est terrible. Le conférencier 
doit 'gueuler pour se faire eh*- 
tendre. 

I. es. sièges de bois vorit en- 
core . . . pour une conférence 
-l'une heure. Mais, au bout de 



pour remiser ou fabriquer les 
décors. Il est également <le 
fendu de se servir du mur de 
fond pont soutenir les pan- 
neaux. Saisissez-vous l'image? 
Les acteurs jouent une pièce, 
dans l'angoisse constante de 
recevoir le mur sur la tête. Et 
lorsqu'on fait remarquer que 
'Mes panneaux ébranlent", on 
ne p,-ut jeter le blâme sur le 
dos de la troupe; si vous vo- 
yiez l'enchevêtrement de cor- 
des, de joints, de poulies, de 
toutes les méthodes inventées 
pour soutenir tel ou tel pan- 
neau, vous sympathiseriez. 

Alors? Que voulez-vous fai- 
re? Il faut avouer q'Hïrc'est un 
"petit problème" qui demande 
qu'on y regarde . . . 



Jean Lefebvre. 



''Le danger sur le front idé- 
ologique est plus grand que 
sur le front militaire" écri- 
vait il y a quelques années le 
Président Conant de l'Univer. 
site Harvard Conscient de la 
grande menace qui pèse sur 
les nations libérales que l'ab- 
sence de mystique prive d'as- 
cèse. 

Notre époque est le, champ 
propice au lent mûrissement 
de volontés neuves 
fièvre, s'apprêtent à donner 
l'assaut aux vétustés citadel- 
les des régimes perdus d'hon- 
neur. 

La défense de ces redoutes 
délaborées mollira dès les pre- 
miers engagements car ceux 
qui les occupent n'ignorent 
pas qu'il leur sera impossible 
de compter les ^brèches tant 
celles-ci seront nombreuses. 
De nouvelles élites surgiront 
de ces aventures, de nouveaux 
chefs rompus aux exercices de 
l'esprit et qui tous détiendront 
le mot de ralliement. — 

La foi en l'oeuvre commu- 
ne les tenaillera et, se précise- 
ra leur rêve de construire cette 
large et profonde révolution 
nationale européenne qu'ils 
appelent et préparent sans 
nulle hâte car rien ne doit être 
laissé au hasard. 

Un problème ..angoissant 
reste posé: la cohabitation, la 
subsistance, la sauvegarde de 
nos vieux peuples européens. 
Depuis quinze ans rien ne sem- 
ble avoir avancé. L'Europe, 
j'y crois profondément, je suis 
convaincu qu'elle représente 
l'unique clé qui nous restituera 
Uiotre grandeur passée permet- 
tant a une jeunesse ardente 
oublieuse des dépradations in- 
fligées à son âme, de se réali- 
ser -pleinement. 

Quelle porte cette clé fera- 
t-elle s'entrebâiller? Quel ré- 
duit obscur ou quelle immense 
nef nous livrera-t-elle? 

Un grave danger guette 
l'Unité Européenne, H" réside 
dans ce que nous évoquions 
l'Europe future différemment. 

Nos conceptions ne se re- 
joignent déjà pas sur le choix 
des moyens à user pour cons- 
truire cette Europe, s'éloi- 
, gnant bien davantage quand 
(il s'agit rie définir l'essence 
\ même de cette nouvelle patrie. 

Sera-t-elle démocratique, 
autocratique; pîoutocratique? 

Déjà les partisans de l'Uni- 
té Européenne s'épient à la 
dérobée chacun cherc 
reconnaître les siens. 

La démocratie lui fournira- 
t-elle ce mot de ralliement et 
cette conscience nouvelle? Je 
ne le pense pas. IJ[ n'est que 
de voir le dépérissement de 
l'idéal démocratique dans le 
monde pour comprendre que 
nous ne trouverons de ce côté 
aucun relief aussi m aigre- qu'il 
soit pour apaiser notre faim. 

L'Europe qui voudra exister 
et se bien porter devra renier 
les balbutiements grotesques 
de l'assemblée de Strasbourg 
où s'agitent les hommes les 
plus marqués par les çompro» 
missions ou les monumentales 
erreurs politiques. Ces hom- 
mes qui. par leur politique in; 
conséquente, ont contribue 
:(s'ils n'en sont pas les prin- 
suite à la page 10 ^ 



le 23 novembre 1960 









— — 






-r- 



— — 



LA ROTON DE 



Page 5 



L'Afrique en transition 

Plus de quinze nouveaux Etat84nd«WnH»n* c ,1' a m^» .,« * ;v.._..,._ _. ,. . ^A 




de façon 



égalité, 
l'intérêt croissant qu< r George Williams à la fin d'Octobre marque 

d'avenir se déroula 
le Dr. Ruth Schachter 
Franck^e l'Université 

culturel du Ghana à Washington, M. Pillai du Haut-Commissariat des Indes" à^^ - 

"1^^ dU ^«»*™ M «"jet: AFRIQUE EN IffiS^ 

Indépendance et renaissance africaine -,...- 

Le colonialisme estune w force qui se meurt, ou, pour parler 
positive, la vogue est alâ libération des peuples, à l'indépendance. Dans 
cette marche de l'histoire, les puissances impérialistes peuvent-elles em- 
boîter le pas? Jusqu'à date, la France' a libéré la majorité de ses colonies, 
un peu consternée tie constater que celles-ci optaient pour l'indépendance et 
tette autre grande puissance, avec un flegme tout à fait britannique accorde 
. gr a d u e ll e m ent l'indépendance -aux autochtones. D'autres malheureusement 
se cramponnent à des pouvoirs désuets; ainsi du Portugal dont l'attitude 
trèsV'fin de siècle", siècle dernier, réprime tout effort libérateur dans ses 
possessions. Ainsi dans Cette Union du Sud, perdue.dans l'euphorie d'une 
supériorité raciale, qui prétend refuser à ses masses noires l'égalité. Mais 
le retranchement derrière une supériorité raciale ou un impérialisme ou- 
trancier fie fait qu'ajourner le dénouement du drame africain. Le mur 
s'écroule inexorablement ; l'effondrement doit se produire tôt ou tard. Et il 
ne restera plus qu'une Afrique indépendante, gérant elle-même, sa maison, 
faisant face à des problèmes éftormes qu'elles devra nécessairement ré- 
soudre, r .. ' : • 

Face à cette Afrique qui endosse ses responsabilités l'Occident doit 
s'engager, ne peut pas demeurer impassible. Mais il ne peut agir à la légère 
car les erreurs commises sont déjà assez riofhbreuses pour gâter sérieuse- 
ment les perspectives de l'avenir. Il nous fait saisir "l'essence" de l'Afrique 
en transformation et. la portée de cette métamorphose formidable. Nous 
devons profiter des erreurs de notre génération sans le renouveler dans nos 
contacts avec l'Afrique nouvelle. Surtout nous devons écarter nos préjugés 
et nos valeurs occidentales afin de comprendre ce monde différent du nôtre, 
ayant ses valeurs propres. 

L'ère coloniale n'a pas duré un siècle mais les Européens en créant 
leurs cadres par l'apport de leurs propres valeurs occidentales ont, comme 
l'exprimait le Dr. Schachter, "nivelé" la société africaine"; ils opt jeté les 
bases d'une division entre l'élite traditionnelle et la nouvelle élite. Il en 
résulte une espèce de vacuité chez cette nouvelle élite désemparée parce 
qu'elle renie son passé et. n'accepte pas l'occidentalisation intégrale, fl y a 
chez elle une sourde colère envers l'Européen qui a limité son éducation et 
son statut, mais* cette éducation, ce statut, ce sont là des importations occi- 
dentales. L'Africain nouveau réclame la liberté, l'égalité, égalité d'opportu- 
nité, de travail, de vote mais ce sont là des principes relatifs à l'Occident. 
D'un autre côté, l'Afrique a un passé. Or ce dont nous sommes témofhs au- 
jourd'hui c'est d'une résurrection du passé, une réaffirmation de la sou- 
veraineté africaine. Les chefs politiques de l'Afrique. Jiouyel le font appel à 
ce passé endormi depuis l'arrivée des colonialistes. De cette Afrique pré- 
coloniale, on peut dire qu'elle était stable. De plus, elle représentait un 
effort pour organiser des systèmes politiques dont les cadres dépassaient 



de la^societé traditionnelle qui est bienfaisante à maints points "de vue? 

Le pouvoir des chefs des tribus, le pouvoir traditionnel ne permet pas 
la survie d'un pouvoir national. Aussi au Ghana, le chef du C.P.U., 
premier ministre du pays, a détruit eomolètement le pouvoir politique des 
Ashanti qui s'opposaient à la centralisation. La solution adoptée par. la 
Negine est pourtant toute autre. Là, les partis politiques sont à base tri- 
bales, Hausi au nord, Yorùba à l'ouest, Ibo à l'est. Le système est une fédé-* 
• ration. La prpvince du nord est la plus puissante, l'ouesjfàst plus riche. Les 
Hansis ne permettraient jamais une domination politique par l'une ou 
1 autre des^ provinces. Or, -une coalition des deux pourrait faire pencher la 
balance. D'un autre côté, il est à se demander si les Yorukas accepteront 
toujours de fournir la part du lion. Les perspectives du fédéralisme sont 
peu brillantes en Afrique — Le Mali n'a pas duré et la fédération desllho- 
désies et du Nyasaaland est des plus fragiles. L'avenir peut apporter un 
démenti mais le fédéralisme semble voué à la défaite sur le continent qui. a 
besoin d'un pouvoir central fort, capable de mener à bien les fins de l'indé- 
pendance. 



nou- 



ceux (les tribus; ce fut l'échafaudage des empires. Par rapport aux con- 
tacts et relations que l'Afrique rétablit aujourd'hui, le phénomène n'est pas 
nouveau car déjà les peuples de l'Afrique de l'Ouest avaient entretenu des 
relations avec lés peuples de la Méditerrané (l'Islam a pénétré en Afrique 
de l'est mais l'influence étrangère se fait moins sentir qu'en Afrique occi- 
dentale). Quant à une administration qui s'impose, l'Afrique pourra trouver 
dans son passé des bases qui pourront servir plus que l'adoption des - 
velles méthodes bureaucratiques de l'Occident. 

En 
Etats doiv 

berge 90% de la populatw,. 

brousse. Les modernisations n'existent qu'à Accra, (onakuy; Dakar. Là 
seulementréside la nouvelle élite. Le reste, c'est-à-dire la vaste partie du 
territoire et de la population, est traditionnaliste. "intouche. Maigre les 
tran*formations, l'Afrique et l'Ouest demeurent deux entités différentes. 
L'Afrique n'est pas l'Ouest. Ine synthèse des traditions<ifncaines et des 
idéejs de l'Ouest est possible; Mais une Afrique calquée sur le patron occi- 
dental est hors de question. 

C'est pourquoi nous devons éviter de juger l'expérience africaine 
d'après nos critères, lnfhiencés par l'Ouest, des partis ; 
formés 



L'inoaes oureaucraiiques ae i uaïuem. 

n somme, pour étabfir une stabilité interne, les chefs des nouveaux 

tivent s'inspirer du passé. Il ne faut pas l'oublier; la brousse hé- 

% de la population africaine et l'Occident n'a encore qiueffleuré la 

Les modernisations n'existent qu'à Accra, Conakuy. Dakar. Là 



sont 



la m 



téa mais 11s ont 'dû rSàtaJUr au sol africain. Vous direz peut-être que 
vstique du chef, la profonde influence qu'il exerce, ressemble drôlement 

1 j:_1_.i :- ; ■ -,, f u^ rrr?htt t .r n n e> \ f n tl llV OIl' d l H&lf^stJ imite 



ne faut pas 



par-l'organisation interne du parti qu'il dirige -*e n est pas le chef seul 
qui décide de.la politique a suivre, mais des ^^nàtéB^t^TipU exéCU- 
tifs. Certes l'opposition est limoge comme par exemple au ^han^ou e 
C.P.P. domine dans cCs gigantesque mouvements PJ '^ U ^t^2 ^1H m e 
CP.P. l'opposition existe au sein même du parti. Notre W^*IF™*S? 
bi-partîte ! dont les deux partis "ont presque toujours les mêmes idées poli* 
tîques et fréquemment pas d'idée du tout" est-il mieux. 
- Et d'ailleurs cette évolution est une nécesité à I^e 1 OuesT doîtS* 
soumettre ei qu'ell, doit essayer de comprendre. Il y avait, necess te dm 
le territoire afin de revendiquer de façon élective 1 indépendant» , OJgt.jto 
là que sont nés 
pendance n'est pas , 

départ vers l'évolution en tons les domaine*. Pour Pff™%^"" Sg 
Etats indépendants doivent avoir une uni ». £>«»>» *** ™g $M uTSr 
taie, cette nécessité d'unicih- résulte d<4 la "lalkanisation de 1 Afrique par 
les puissances européennes; c'est le pan-afritanisme. a( o„ tinn 

Ainsi, à la base des problème» africains .1 y . a unit ^- Une solution 
qu'ont adoptée des- chefs comme Kwahme Nkoumnh ou Sébon Toure e*n 
de mettre le passé au service du présent. ^^S^^uSSS» 
à l'échelle de la nation, d'africaniser. le; Sj^ï^^fâetrult 
Première c'est de savoift.lans quelle ««"»■» > ^S^S S b Bu complète ■ 
et la seconde, qui en -découle, comment éviter une «afilttgraOon complète 



les Vramls mouvements politiques de masse. Mais ffidé- 
2 ,mè fin en elle-, me car il ne s'a.d _<p<d*npjj>t de 



D'un.aejfre côté ij ne faut pas croire que le nationalisme africain doit 
tout détruire de la société traditionnelle. C'est ici qu'entre en jeu la "renais- 
sance africaine". Une synthèse, une conciliation des idées de l'Ouest et des 
traditions est possible. "C'est au point de vue politique que l'Africain ac- 
cepte les valeurs occidentales" spécifiait le professeur Hodgkin. Et en ce 
domaine, il y avait sûrement un sol fertile car, remarque- 1 -il, il y existe 
"un enthousiasme qu'on ne retrouve plus dans les sociétés statiques". 

_ C'est avec enthousiasme et beaucoup de cran gue les nouveaux Etats 
se sont mis à la tâche sitôt après l'indépendance; il fallait africaniser les 
cadres, généraliser l'éducation et aussi, tâche que l'on peut sous-estimer, 
promouvoir le développement économique du pays. Les Africains, aux yeux 
desquels miroitaient les symboles de la supériorité de l'homme blanc: son 
éducation, son "home" confortable, son automobile, sa fortune, jusqu'à 
se.s modes vestimentaires, revendiquent pour eux toutes ces choses en 
vertu du principe de l'égalité. Il s'agit de hausser le standard de vie des 
noirs, de développer une économie moderne, d'industrialiser le pays en som- 
me pour qu'il puisse rivaliser avec les pays très industrialisés de notre 
époque. Or cela nécessite des capitaux, des hommes, et, à la base, l'unité 
encore. Et 'même cette unité devrait s'étendre, au point de vue économique 
du moins, au-delà des frontières actuelles; car enfin le présent découpage 
favorise une compétition entre les Etats africains exportant des produits 
sensiblement les mêmes, compétition qui favorise beaucoup plus la puis- 
sance étrangère qui importe ces produits que les Etats exportateurs. L'union 
économique est sans doute plus réalisable que l'union politique en Afrique 
(comme en Europe); en ce sens, la création d'un marché commun africain 
est à souhaiter. 

<Juelle mesure gouvernementale suffira pour obtenir une Afrique in- 
dustrialisée, une Afrique moderne? Comment superposer à une économie 
de substance un mode d'industrialisatiqn,.égal à celui des grands Etats mo- 
dernes. Comment les nouveaux Etats suffiront-ils à fournir les cadres dont 
ils ont besoin, les médecins, professeurs, hommes de science, ouvriers spé- 
cialisés, etc? Quand pourront-ils étendre à la brousse les réformes, les 
transformations qui ont lieu aujourd'hui surtout dans les 'grands centres? 
Autant de questions, autant de problèmes. Sûrement les Etats africains 
auront besoin de l'aide étrangère. Ainsi la Guinée après avoir voté "non", 
abandonnée de la France qui lui retira toute aide, dût nécessairement accep- 
ter les bons offices du bloc communiste. Et quand il s'agit d'aide dont on 
a un besoin urgent, on ne regarde pas la moralité de tel système politique. 
(Pernièrement la Guinée acceptait sous plusieurs conditions l'aide amé- 
ricaine.) 

En face de ce nombre écrasant de problèmes, doit-on dire que l'indé- 
pendance est arrivée trop toi? Le Dr.- Fr a n ck de l'U. de New-York-n'était 
pas de cet avis. 

independence", dit-il, "is the most valuable commodity that any coun- 
try can hâve". 

En termes d'économie, l'indépendance est profitable; les deux blocs 
font des placements non pas dans les colonies mais dans les Etats indé- 
pendants. Sûrement l'indépendance apporterait au Nyassaland plus que les 
huit/millions qu'elle reçoit actuellement du gouvernement fédéral de la 
Khodésie et du Nyassaland. Et en vertu du système à parti unique qui 
semble devenir l'institution acceptée, les peuples étaient-ils prêts politique- 
ment? L'institution du parti unique assurait la stabilité, l'unité nécessaire 
pour poursuivre l'oeuvre de libération. Et nous nous ne devons pas accuser 
ces nouveaux Etats d'instaurer des dictatures. Le pouvoir appartient effec- 
tivement au "démos", les fins poursuivies sont dans l'intérêt de tous, il 
existe même une opposition à l'intérieur du parti de masse. Comme le fai- 
sait remarquer M. Isitswu, L'attaché culturel de Ghana à Washington, dans 
la société traditionnelle, l'opposition résidait ainsi à l'intérieur de l'organi- 
sation qui détenait le pouvoir. 

Et en tenant compte de la situation internationale., peut-on dire que 
les Etats ont vécu trop tôt la liberté désirée? Ceux qui répondent par l'affir- 
mative évoquent les tendances communistes de régimes tele...$iue Sékbu 
Iouré. Mais ce chef comme Nkouwah, comme plusieurs autres, a affirmé s^on 
désir de poifrlmivre une politique de "neutralisme positif". Si cette politique 
est encore considérée comhio "immoral", pour employer l 'express io'n de feu 
Dulles, ils ïfous répondront — et avec raison — que les affaires de l'Europe 
de l'est ne sont pas les leurs et qu'ils acceptent l'aide sans mettre en ques- 
tion la "moralité" des régimes d'où cette aide provient. 

L'aide! Vtril-H l'appel le plus pressant des pays africains et cet appel 
s'adresse à tous. Mais cette aide comme solution partielle pose, des pro- 
blèmes (encore!) ; elle est temporaire et n'est pas également partagée par 

' suite à la page 14 .. ^Renée Houle. 



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Page ~9 



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LA ROTONDE 



^^ 



le 23 novembre 19^q ' | e 23 novembre 



1960 



LA ROTON DE 



! ■ 



• 



-*: 



TRIBUNE LIBRE 






Page 7 



Sous cette rubrique La Rotonde se propose de présenti r 
Bopinion de certains lecteurs d\ mut quelques problèmes de 
grande importance. /•; 

»- ■ — — - -> ■ ' ■ ' ■■ '-'■■ • ■ ■■ ., ' ' ' „ M-*. 






T~ T 



c<tt< semaine Tribun* Libre est consacrés a» problème 

du */"''"/'/" »<< ni. Il si mit facile de régler la situation si l'on 

86 conformait a la récente déclaration du chef de -potin >', la 
Ville QUI disait que la mdlleun solution était de bannir tout 

stationnement; m ce qui nous concerne tenions d'étr, plus 
réalis tes ;,. ' t* lj ■ — 









La prochaine Trihmn Libre sera consacrée ou eu) 

r-rrrrrTrittmt expfimi r U Ur opinion sur U sujet n'ont qu'à' 
adnss, r U ur corn spoudauv à La Uotoïtdc, (111, nie Cuniher- 

land. 

Ma/trin Fortin. 

Cher confrère, | courir de ."> à fi fois par jour. 

Permets-moi de me servir agréablement surpris, sou- 
de l'organe ; officiel par excel-\ en( , à , a découverte d'un joli' 

ISBAq&RS-rVJft £« ^ *».* È»- ta 

connaître mon problème, qui, '.. pneus de ma vo,ture ï tout ce- 
remarqué-îe. peut tout aussi fi £▼*€ les hommages d'une 
bien être le tieq et celui de de ces jolies amazones—mon- 
nombre de nos condisciples. u ; es sur , eurs f r jnguant*H*tlt" 

II s'agit, tû l'as peut-être froids mécaniques, 
deviné, de cet "énorme" et' v „ . - , _ .. , 
"insoluble" 'problème que re- *J£j£gZg*Jî Cilus *\ eU 
présente pour nous le station- * ! ££*&£ ? * ^£ " 
nement *uis les voisinages de .£ft£toL28? *! SggÊ 

semble a peu pre.s impossible 

Au début de l'année sco- de compter sur les autorités de 

laire, je me transportais à mes la ville, bien au contraire. >i 

cours au moven d'une grosse ' on sen ,ient aux déclarations 

auto. Que de maux de tête |j^»^*i«W*-Ç- 
..... . lice. — j ai repris mon vélo du 

j al eu a subir- au cours de fond (k . , a remise e( me suis 

cette quinzaine! Enfin, je mis, dans l'espoir d'appitoyer 
vous épargnerez les -détails, ne nos jolies "cowgirls", à faire 
voulant pas vous faire revi- ' a navette de chez moi à l'uni- 

kre, une fois de plus, ces affres M v f, rsi, f- De P uis - P" de pro- 
blème! - 
que vous connaissez sans dou- 
te déjà Pour la plupart. Etudiants universitaires, re- 

r. . - i i ii. venez au vélo de votre en- 

Croyant régler le problème. f ,' v 

tance! \ ous ne vous en porte-) 







Congrès de 






du MAURIER 



est unique en son genre 



dit GÉRARD PELAGE 
vedette de la télévision 



y - - - v 






i 



• > • 



à force de malice, je me pro- 
cure Une toute petite voiture. 
Vous croyez à une améliora- 
tion? Si je parvenais alors à 
me trouver un petit coin, en- 
tre deux autres automobi- 



rez que mieux, soulages alors 
du problème majeur de votre 
vie de citoyen; ceJui du sta- 
tionnement. 



"Comme tout le monde, j'aime les bonnes 

choses, je dirais! même , les meilleures. 

Avec la cigarette do Mnurïer, je suis servi 

à souhait. Le goût extrâ-iln de SOil tabac de. 

.Virginie et son Bupej-fillr e "Millecel" 
en fo«t vraiment -une c i gar e tte extraordinaire. 



• 



/ Z?0 Oie* Joute ...é!z vogue? J$£ a> 






s 



listes, je n'en devais pas moins 

Cher monsieur.- 

Qn'il me soit permis d'utiliser la voie de 
voire élégant journal pour "tempêter" sur 
la situation pénible que connaissent plusieurs 



Jean-Claude Marion. 
•le Arts. 



du MAURIER 

une cigarette de Virginie réellement plus doue 







VB-70 



ce. voici la ri -ponse: "Figure that mit your- 
selî-. . . ah . . ,4ih . . .ah . . ." , 
-Je veux signaler, monsieu r l e directeur. 



^JifU 



que la loi einpoteautée (pli se lit comme suit: 
étudiants, ert Ce qui regarde la lor.du s t at i«.n-_ "Une heure de stationueme.it" m, "Stationne 

nu mûrit •> I I nluAUiéa ........ •.... . .. . . . 



nement. a l'Uni versité. 

Prenant mon cas comme exemple; toutes 
les fois que je colle mon petit tàci bor- 

dure d'un trottoir <lan> l'arrondi.-s» -m. m: de 
l'Université, il m'est impossible d'oublier' 
qu'une nymphe viendra lui flaM.-r faite arri- 
ère. En effet, une jolie l'emme-police semble 
être tombée d'admiration ou d'adoration p. 



ment interdit" devrait être abolie. Oh! la mu- 
nicipalité non- reçoit avec flëa gants blancs 
ri . il y a un lot publie à'* lli par -in 

B esse rer et Nicolas. cv>t tout prôène?. 

1 '•■ $12, monsieur, me sert a dîner chez. 
lîi-anchaud. {tendant tout un mois. Voua 
vez. $12 veut dire 12 coupes ix, et il 

faut bien l'avouer: 75 boîtes de Kleepex pour 



sas (feus p.i.-u-arrieres. J aime bien les fem- guérir tous [ei rhumes gue j'attrape à aller 

mes en talons hauts, mais qu'une d'elles s*ac changer mon pauvre tïcQt de place 
croupissent auprès des talons hauts- de mon Monsieur, un oiseau a son nid; un chien* une I 

V.' 1 "' 1 - C( ' la ;'^ "ne autre paire de manches, niche, et nu.n tacot devrait avoir Mfa bout ! 

J aime que la saleté (fe mon tacot soit part <»(»< de trottoir, f'e n'est pas dn rc l'Iiiv. 

_^f ;; ' : ■•'!<: veVmt rTy vôîi i qiiî > 4 en" vient, de Savoir oii'une : p^içe 







I»"'' ""<' main -U- l.-mme a Bfttf^- -liùtfl ihi'. iianoiffl niHliv defl b« 

t ' h< I l,n i' s - |M r; t \ . , Av, ' (: ^onteft difficulté à dégivrer nos vil 

il ne noua reste plus de force pouf nom chi- 

c;»ner" avec ^le-- petits papii 

Je ne mis pas le type pour changer le cou 



té service du stationnement de la ville 
ma répondu lorsque je me suis Informé "si la 

loi avait des passe-droits pour les étudiants: 
'■ , "' 1 !,,; reiUe pour tout le monde, étu- 

diants ou pas. Suivez ta toi M ôr else" . . ."• 
suivi de trois petites btfuffées de rire, J'ai dit ' 
ala demfusell.- de l'Hôtel dé ville: "Ecout ez, 
gj deux de mes ouïr, se >ui\>m1. et (iti'entrè 

ch; "!'" aie pas le temps de changer mon 

autp dr place, rïsquer^is-je toujours de me 

faire coller un bîîlet de Rationnement?" Sur 



L • . — 



«tf* 




La Corporation des Eschohers Griffoneurs, ou la CEG, ou la Corpo 
est une association nationale qui groupe les journaux étudiante de langue fran- 
cise. Elle se divise en quatre groupes régionaux, soit Montréal! Québec Sa- 
guenay et le Nouveau-Brunswick. ' ** ucucc ' 0<l 

Le | congrès i national du iCEG avait lieu récemment du à au 31 octobre à 
Montréal. Le but principal du i congrès était de donner des nouveaux statuts à 
* C "rpo., d l wredefemrles buts^^t^ac croître ses moyens d'action. 

La CEG s est assigné trois buts généraux. 

—Représenter collectivement ses membres à l'extérieur du mouvement, 
principalement auprès des organismes exerçant une activité connexe à celle du 
journalisme de jeunesse, et enfin, auprès du grand public. 

- Contribuer a améliorer le niveau journalistique de ses journaux mem- 
bres et a la formation des journalistes étudiants. 

r~5 erV *« d ? cent ^ al e intellectuelle où les campagnes communes, les mou- 
vements- de réflexion collectif, les prises de position prendront leur origine au 
sein du journalisme étudiant. f 

enl re Jes régions .de Montréarf caractère National. Ai* niveau 



Pour atteindre ses buts, la 
Corpo. veut assurer les ser- 

d'wn agent de relations 
extérieure*. Klle veut de plus 
M doter d'un bureau de presse. 
Klle se propose d'aider les 
journaux membres à solution- 
ner leurs problèmes techni- 
qiies et financiers, d'organiser 
l'échange- des journaux, de 
fournir des documents et tra- 

de toutes sortes sur le 
journalisme, et ènrm de dé- 
cerner des trophées. Son bu- 
reau de presse, tout en sçr- 



jv .,v. , . —,- ~ » »... w^.- . ~ — — ^k«». i auiiUMIUIl UU JUUI- 

\m d'agence de nouvelles, se liai de langue française de 



L'autre iour^gn t^ payait la trojtg^flu sous-sol dos orts. Y poroit même, que 
«'était une revanche sur le prix que l'on payait au cafétéria pour y prendre 



rattt des rr?ières,^çépendan! te canal Ri 

ae vide» le M novembre . . . ne pourrait^on pai- -- . r .. . , r 

y jeter la pOUr l'hiver tOUl Ce r^tr*il > a (le trop un 9 " rt --r. Lo-baî, on paye pour deux fois. Cette scène prise sur le vif nous 
(lans la ( 0±£ dfi Sable, a Commencer par le monrr. quelques grenouilles en troin de déguster un bon cofe . . . gratuit 

baraques? Je ne ék pas et mal dea l.ai-Tepi. ~ ' 

Empilées tes unes sur les autres, ça vous fe- 
rait un beau gratte-ciel. Dire que j'irais «imer 
en ascenseur! Gaston P< le. Ai \ — T ' 



in dit ,,,i ni* que 'J'y < t <><],- 
ants Soviétiques ''iaicut de 

jtassagi <> l'u niversité, U hindi 

.11 octobre, <>n dit, mais que 
n< dit -on pas . . . On prêt' ud 

même qu'Us \j furent ri rus 

dans ta cîass, &31 ■ , . Cëfû > Si 
lu OMCOÛp -dii i . 

En effet, quatre étudiants 

sori'ti'juis sont jiassrs dons 
nos murs'. At f< ud us ,41011 r % 

lins /.7, Us firent leur* appari- 
tion vvngUeinq minutes plus 
lard. Sitôt 'Ht. sitéd fait! A 

/n im » tit n's, ù'ii s, .prenants, 
jucidtés . . . on se st ratt m/ 



LA MANIE, OUI; L'ART, NON 



OU téihunuV . . . Ir Canada ju- 
■jnint srs risiU " rs d'U.R.$£* 
('//' qui s / iù u . yg ^Lii^«tUe;é : 
Lis étudiants russes doivent- 

. ds et ,-e nu mjbres du Parti?" 
j /'///.: mu aufri : "Don >i , nous] 
(ou pri s'/ni ) la nomenclature 
di l'iinnua/n dè&cou'rèdi chez 

■ VOUS** . . . 1 t BUbn i>Cn< mi ut h ' 
■sifjnaldu ••fade ont", h s dén.r 

minuta s d' grâce, 

Oui, Us sont r( nus h s étu- 
diants soviétiques . . . Qulen 

<st,il nst'".'. Li dinloi/u, (jn, 
nous nous pn>m< t}ioflS a coulé 



,t "silence' 



I' 1 " 1 ' 1 ■;>• d< préparation, ctvfç; ils ont un.han • -h s . " prem : choisi 

'i"< ,h préparatifs, mmuiirajeur*. esthétiques, m sens du . . . Bix minutes plu* tard, W 
'/'" ''' /( »'l> ", <■ ». r rsn nt' WH\11\mè£ .'CI- ùonWiu n d, .-. mtirvs ni an i fi . i> la "- 

manque de tout . . . ,t pour- d'autres BtijeU . , . 1 1 on u a ah idée'" qu'il serait peut êtn 
tant h Canada accueillait l'C. nus fpucàgjL Sùinyms-nouë à propos d, V inciter à se dé-. 
L.s.s.c/u: lut. Dommage, uni mou profiter^ l'occasion si+pàrtir du confortable et ck 
ont,/ ion, occasion de man^proçhaim fois il n ctf Qu'on manteau qui l'enveloppait ..'• 

ipoe, une autn pnr.i d, co> { si h dis* un. fois pou r touU : lu <ja nia n I sa //'.s' doiiti d< ■ notre 

on m peut éternellement ton- froideur ïouti canadienne. 



lion* 

edé 



Mi, 



y~ : 1 



là avaient sûre- P^ovistri 
'm< ut des c notes à nous difi K f l'accueil, k 

. » . et / -si . . . Ih ont A peint pu nui nous. In /,/•. 

'///< concep n d, lu culture, ""V 1 invitée'à nous arriver, 

delà ri> étudiante, de la con- > » présence.d'un g4ôuvi "bien 

Uond* r, ludmnt n la so- assis", t si mise au rani j 



( )ui, itJs7nis1e 1 u toutt ffOU' 

ehisi : nous avons' là* M ASIE 

• i 1. c\ ruir, mais nous n'a: 

posât dons pas l'ACT. 

.1, au Raymond Sf-Ci/r, 
Scienjce. j politique IV. . 



propose lorsque les circon- 
stances l'exigeront d'adopter 
des prises de positions officiel- 
les. La CEG ordonnera aussi 
ta travaux des comités ré- 
gionaux, grâce aux réunions 
de l*e\écutif national/ 

Il importe d'attirer l'atten- 
tion sur le- caractère national 
de la GGE. C'est dans ce but 
.que la Corpo. se. donnera bien- 
tôt une commission d'expan- 
sion <pii sera chargée d'agran- 
dir les cadres- de la ('KG et 
d'y pilier le plus grand nom- 
bre de membres possible d'ai- 
der tous les étudiants dési- 
reux de fonder un journal à ré- 
aliser leur projet ''ét-d-éUulier 
l'ouverture dans de nouvelles 
régions. ~ 

Sa commission de publicité, 
qui existe tant au niveau na- 
tional que régional est char- 
gée de trouver aux journaux 
'flierrltoes des annonces com- 
merciales nationales et régi- 
onales. Elle représente se^ 
membres auprès des agences 
de publicité .et -est autorisée 
par ses membres à percevoir 
une commission que Je con- 
grès a établie' à 10%.. 

Pour ses .services, Ja Corpo. 
perçoit de ses membres les co- 
tisations suivantes: 
— $3.00 par année d'inscrip- 
tiofi que la CEG verse aux 
comités régionaux, 
—une cotisation annuelle s'é- 
tablissant à 1.5% du bud- 
get total du journal, cal- 
culé *ur la dernière année 
financière du journal, jus- 
qu'à un maximum de 40 
dollars, 
—une cotisation invariable de 
tous ses membres spéciaux. 
au montant de $15. , 
Ca r a c t è ren-^rmeipanx 
■ Vu -le contrôle étroit qui 
s'exerce sur un grand nombre 
de journaux étudiants dans 
les collèges, la Corpo., pour 
jviter la paralysie, a dû se 
donner un caractère haute- 
ment centralisé. Certains sta- 
'"t*. tels lo contrôle xrentnrlrsé 
des budget s -»4> doili flÈfria-ti vos 
régionales, et la centralisât ion 
des diverses comités nationaux 
• s ont la preuve dé cet état de 
«ose. Ce geste 'était absolu- 
ment nécessaire si la Corpo. 
doit prendre toute l'impor- 
tance qui lui incombe. 
r Uû, danger qui guette la 
Corpo. semble être l'esprit 
chauvin de certains de ses 
membres. Il f ut-facile de sen- 
" r la sempiternelle rivalité 



et de*Quebec, et, ce qui est de 
plus inquiétant, la crainte 
<iu inspirent les membres non- 
québecois. Paradoxalement, 
des groupes qui reconnaissent 
jeur absence jl'autonomie in- 
terne, ont combattu le carac- 
tère centralisateur du CGE. 
Le congrès a modifié les sta- 
tuts de la nouvelle Corpo., de 
façon à permettre à la Roton- 
de d'être admise à titre de 
membre régulier. Ceci permet- 
tra aussi l'admission du jour 



IL'niversité Laurent fenne de 
Sudbury, quand on s'avisera 
■d'en fonder un. 

A la réunion générale (Ot- 
tawa l'ait partie de la région 
de -Montréal) un vote de 14 à 
12 "a défait wne motion visant 
de créer une- légion Ottawa- 
Hull. Les" opposants allé- 
guaient le peu de journaux 
membres dans la région. Le 
participant de la Rotonde n'a 
p&S participé au débat, où il 
n'avait d*ailleuia pas droit de 
vote, la Rotonde n'étant alors 
que membre spécial. - 

Au cours du congrès, l'as- 
semblée a fait sienne une au- 
tre suggestion du représen- 
tant fc de la- Rotonde, visant à 
permettre dans tous les jour- 
naux membres, la -reproduc- 
tion des .articles parus dans 
les autres' journaux membres. 
Impressions de La Rotonde 

La Rotonde est générale 



régional la Corpo. perme't la 
même organisation. Les avan- 
tages sont nombreux, tant 
pour les grandes agences de 
publicité qui feront affaire 
avec plus de cent journaux 
diffusés dan* tout l'est du Ca- 
nada, que pour les- journaux 
étudiants qui bénéficieront de 
nouvelles sources de revenus 
et d'un meilleur contact avec 
le reste du pays. 

Impressions générales 
• Une maturité d'esprit in- 
soupçonnée a étonné tous les 
organisateurs du Congrès. On 
peyt même dire que les délé- 
gués se sont étonnés eux-mê- 
mes. On a généralement bien 
compris le besoin de la centra- 
lisation quofqu'on pouvait en- 
core noter du chauvinisme. 

Des délégués ont dû pren- 
dre des décisions très pénibles 
qui les obligeront à quantité 
de discussions avec les autori- 
tés de leurs collèges respectifs. 
La décision relative au paie- 
ment d'une cotisation (1.5% 
du budget de l'année précé- 
dente, jusqu'à concurence de 
$10.) a causé une crise très 
aigiie qui a failli détruire le 
congrès. En fait on avait con- 
struit une machine, (encore 
imparfaite il va sans dire, 
mais néanmoins pouvant fonc- 
tionner), mais le refus de lui 
fournir assez de combustible 
menaçait de la paralyser. Sans 







NOUVEAU MEMBRE DE LA F.N.E.U.C. 

Nous apprenons que TA.G.E.U.S. ( Association générale 
des étudiants de l'Université de Sherbrooke) vient d'ahérer à 
la F.N.E.U.C. La Rotonde tient à féliciter' cette association 
étudiante pour son heureuse initiative. 

EXPULSION 

In étudiant de l'Ecole Normale Jacque Cartier vient 
d'être expulsé de cette institution pour avoir mangé de la 
viande le vendredi. 

- • & * -fc 
PRUD'HOMME PRESIDENT DE LA JEUNESSE 
LIBERALE 

M. Marcel Prud'homme ancien président N de la Fédération des 
étudiants de l'Université d'Ottawa vient d'être nommé prési- 
dent de l'association de la jeunesse libérale. 

PROFOND DILEMNE 

Les étudiants de l'Université de Sherbrooke se trouvent dans 
un profond dilemne. La faculté de Droit veut organiser un 
bal et y inviter les autorités religieuses et universitaires. Un 
problème se pose. Les étudiants qui organisent des bals et 
des danses, savent qu'il leur est permis d'organiser et de par- 
ticiper a de telles manifestations en autant qu'il ne se fait 
pas de publicité tapageuse sur le sujet. Mais pour satisfaire 
à ce régime de tolérance il sévère impossible d'organiser 
un bal à grand déploiement dont le succès dépend de la publi- 
cité. JEn organisant une telle manifestation, les étudiants 
s'exposent à déplaire gravement aux autorités religieuses et 
universitaires mais il devient impossible d'y inviter des per- 
sonnalités au courant de l'interdiction de la danse dans le 
diocèse de Sherbrooke. 

- • • # ' •& it ■ - 

A MONTREAL LES H.E.C. ONT 50 ANS 
Les Hautes Etudes Commerciales célèbrent cette année leur 
cinquantième anniversaire. Cette in sli tuff o n'dé haut savoir 
a amplement contribué depuis sa fondation à la formation 
d'hommes d'affaires canadiens-français. 

it ir # 
UNE LOURDE PERTE POUR LE M.S.L. 
Vendredi le 2!) octobre, M. l'Abbé Louis Beaudin aumônier 
du Mont Saint-Louis pendant plus de quarante ans est décédé 
à Montréal. — — , 

> ■ ~ <& & * » •< . - '• •■ ; ' . . 



ment bien vue par les direc- ! argent au départ, la Corpo. ne 
teurs des journaux membres; Peut que fonctionner au ra- 
de la Corpo., quoiqu'on ne|l en ti- 

puisse parler d'unanimité. On 1 La sagesse, la conviction et 
envie sa liberté relative d'ex- lia patience des organisateurs 
pression et sa position géogra-| du congrès furent l'élément du 
phique, i.e., M situation en succès. J^es statuts avaient été 
marge du problème québécois. I pensés sérieusement et conçus 
On parle volontiers de ses avec ^mi réalisme économique 
beaux coups d'audace et de la surprenant. Les organisateurs 
hardiesse de ses critiques. Par ! avaient compris le besoin 
contre, on juge sévèrement le' d'une Corpo. nou\ elle pour 
style de la Rotonde et son | qu'il y ait progrès dans le 
aspect général. On se plaint monde du journalisme étudi- 
auvsi que la Rotonde ne par- ant. Ils ont compris que l'iso- 
vient pas toujours aux mams lement et la stagnation n'ont 
des directeurs des journaux jamais rien fait de progressif, 
membres. Ils ont fait preuve d'audace et 

Avantages de la Corpo.: d'envergure d'esprit. Ils n'ont 

1) Dès gue la situation fi- 1 peut-être pas prévu la multi- 
n ancièr e le permettra, la Cor- lude de : problèmes qui les as- 
po. se propose d'installer à siégeront car la Corpo.. tel 
Montréal et dans les .quatre qu'acceptée par le congrès, est 
régions ort'icielles c\e>> bureaux une' innovation qui sera atta- 
de press< . Les membres pour- jjuée et violemment. 
ronValors bénéficier «les corfj- CpncIusions: 
reruniques vie presse. De plus, 
la forpo. a engage à prendre 
lii.n devant les ennuis que 

pourraient éprouver les di- 
recteurs des journaux mem- 

Mnis a cause des situa- 
tions particulières le' directeur 



FEL1CITATION MONTREAL 
Au cours de la semaine dernière la Croix Rouge a récolté 
quelques quatre milles chopine de sang à l'Université de Mon- 
tréal. In succès que nous aimerions voir répéter dans notre 
milieu-étudiant. 

i: -ir •& 
MICNEAULT ACCEPTE A MONTREAL 
Pierre Migneault, l'un des trois étudiants expulsés de l'Uni- 
versité Laval à la suite de la parution du fameux article "JE 
SUIS SEULE" a été accepté à la Faculté de Médecine de 
l'Université de Montréal. Etudiant en quatrième année de 
Médecine à Québec, il dût se contenter de la troisième année 
à cette universUé. 






ta Corporation de* Escho- 
ÛersSriîfonéura est devenue 

adulte, elle a atteint sa majo- 
rité. Les nouveaux rôles qu'elle 
s'est donn és en témoignent. 
D'où-Timporiance-pour la Ko- 



im .n„u„, * défendu eon^^^S* ^ elle 

le droit de désavouer la prisent a en oentncier. 
de position du bureau de pres-l Il ne faul-Pas oublier non 
se Cet amendement a fait l'ob-, plus que la CM., est une des 

repre- 

ju. ni- 

.1 secondaire du^îuébec. Il 

esl donc d'importance capitale 

qu'il y ait un lien entre eux et 

sous-gradués 



j,., d'Un vif débat, car il trai- seules associations a h 
j ;n , d'un sujet très délicat senter les étudiants 
pour les délégués.. 

2) Le projet d.'un service de 
nublicité a enthousiasmé la,. 

,, s'mgHge à ..(.tenir .pouridexpross,.;;, .française a | U- 
„„. m l.ivs une publicité. de. niversi 

* 



La Corpo. entreprend une 
tâche giganstesque qui dépas- 
se les bornes du journalisme 
étudiant. Elle va s'attirer des 
ennuis de toutes parts. Il fant- 
qiie quelqu'un l'aide et la sup- 
porte. C'est un travail qu'on 
pourra faire à l'Université 
d'Ottawa. a 

La région d'Ottawa devra 
bientôt être organisée pour 
jouer son rôle au sein de la 
C.E.G. Il va s'agir d'entrer en 
communication avec les jour- 
naux étudiants de la région 
pour former les grandes lignes 
d'une C.G.E. régionale. 

Enfin la Rotonde devrait 
assurer à la C.G.E. son entière 
collaboration, tant au point 
de vue idéologique que tech- 
nique. La Rotonde ne* peut 
qu'en tirer profit et servir la 
cause étudiante. La Corpo. 
nouvelle est un lien de commu- 
nication qu'il faut conserver 
avec les Collèges du Québec 
et du Nouveau Bruttswick. 
L'échange des journaux doit 
s'intensifier, et il serait sou- 
haitable que les journaux étu- 
diants soient à la disposition 
de tous, ce qui éviterait de 
toute part un isolement mal- 
sain. 

J. P. S. 



Photo Instantanée 




* . -'- - > 



•- 



r^ 



-iïfr ■* 



Nous l'avons choisi la photo de la se- 
maine. L'esprit, le nouvel esprit qu'y 
est brusquement apparu sur notre 
campus o balayé tout sur son passage. 
Même les animaux n'ont pu y résister. 
Sam, propriété de Gérald Kirby, a 
assisté au demie* triomphe < de notre 
club de Football. 



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LA ROT ON D E 

1 : 1 - 



le 23 novembre 19$$ J ! («23 novembre 1960 



LA ROT ON DE 



****■ 









HARVARD 

L'Université d'Harvard fut fondée en 1638 par un érudit à Cambridge, quartier de Boston. Cette université comp. 
ta,nt près de 12,000 étudiants, jouit d'une renommée mondiale et est considérée comme le centre intellectuel par excellence. 

Harvard efet aussi une université typiquement américaine. Les pavillons ultra-modernes sont vraiment l'apanage de 
la richesse et de la surabondance américaine. Car les étudiants, quant au confort, vivent sans contredit dans un monde» de rêve: 
suites, salons '■ 
celui de nos 



Page 9 



s luxueux, verdure abondante, ètc . . . sont des indices révélateurs d'un mode de vie étudiant, à coup sûr, différent de 
compatriotes d'outre-mer et aussi du nôtre, il va sans dire. 



Financement ^ 

Harvard est une université absolument indépendante de 
l'Etat. Elle a peu de problèmes financiers relativement aux 
autres universités. En effet, l'université reçoit de généreuses 
contributions de la part de **8 anciens. A titre d'exemple, on 
peut citer ta dernière souscription parmi lés -anciens qui a 
rapporté la très modeste somme de $83,000,000.00 ... De 
plus, les frais de scolarité, (en moyenne $1,250.00 par étu- 
diant) constituent un important revenu. 

En conclusion, l'université peut se permettre *(ce qu'elle 
a fait récemment) de refuser une subvention du gouverne- 
ment: * 

Atmosphère religieuse 

La religion ne cause aucun problème puisque chaque étu- 
diant est libre d'adopter celle qui lui plaît; on y rencontré 
même un grand nombre qui se disent .agnostiques ou irréli- 
gieux. 11 est à noter toutefois un nombre important d'étudi- 
ants juifs, supérieur même au nombre d'étudiants catholiques. 
Doit-on ajouter que le communisme n'a à peu près aucune 
emprise dans ce foyer de la civilisation américaine.- f 
Politique 

'•— La^vie politique chez les étudiants, hors peut-être les 
années a'élection présidentielle, est relativement effacée. Il y 
a de nombreux clubs démocrates et républicains qui invitent 
des conférenciers de grande marque, (candidats à la prési- 
dence, secrétaires d'état, leaders syndicalistes). 

Mais leur activité se confine surtout à ces conférences. 
Les démocrates ont la majorité et sont les plus populaires, 
surtout chez les professeurs. A cet effet, Harvard a plusieurs 
conseillers du nouveau président américain, John Kennedy, 
qui est, on le sait, un gradué d'Harvard. 
Discipline « * 

S'il y a un endroit où les Américains respectent leur 
attachement, proclamé tellement souvent', à la liberté d'action, 
c'est bien dans les universités, notamment à Harvard. 

La discipline, puisqu'il faut l'appeler par son nom, existe 
surtout nominalement. 11 y a bon nombre de règlements à 
suivre, mais ils sont surtout académiques. Les étudiants ont. 
la liberté de jouer aux dillettantes. Les occasions d'amuse- 
ment ne manquent pas. Toutefois, spécialement dans les fa- 
cultés supérieures, les exigences académiques sont tellement 
rigoureuses que l'étudiant désireux de réussir doit nécessaire- 
ment s'imposer sa propre discipliné; 
\ îe sociale 










r. - 5" 



Les activités sociales à Harvard sont aussi diverses que 
nombreuses. 11 serait peut-être pertinent de faire une division 
un peu arbitraire des groupes d'étudiants. A cet effet, on peut 
distinguer quatre groupes: les bohémiens (beatniks) qui se 
réuniront dans une atmosphère un peu spéciale comme on le 
devine, où les barbes touffues, les chevelures aux formes 
multiples, les vêtements anti-conformistes sont à l'affiche en 
même temps que la récitation de quelques sonnets plus ou 
m'Oins authentiques, le tout arrosé de café "expresso", dans 
un bistro improvisé, aux murs couverts de supposées fresques 
dont settts\Jes auteurs en comprennent le sens. A l'autre ex- 
trême, se situe le groupe des athlètes, des musclés,, des durs, 
sans aucune affinité, comme on le devine» avec le groupe pré- 
cédent. Le sport est leur activité dominante, lé reste consti- 
tuant leurs "hobbies.". Le troisième groupe: les studieux — 
et c'est la majorité. Ils viennent à Harvard pour étudier et ils 
ont amplement de quoi satisfaire leurs expectatives» Enfin, 
un groupe qui s'amoindrit de plus en plus: les "rich boys" ou 
"fils-à'-papa". Caractéristiques: appartements luxueux, puis- 
santes cylindrées, portefeuilles bien garnis, dont l'épaisseur 
rivalise souvent avec celle de leur jugement. 

Fait nouveau depuis quelques années à Harvard, le thé- 
âtre jouit d'une popularité grandissante parmi lès étudiants. 
II y a en effet plusieurs troupes dp théâtre d'étudiants, et l'on 
jouera des pièces d'avant-garde et des classiques (Jean Gé- 
nest, Fiante, Beckett etc . . .) Cette activité n'a aucune allure 
commerciale et répond simplement à unJ)esoin d'évasion. 

La gent féminine est une petite minortté mais ne manque 
pas de présence. Il est évident que la loi de l'offre et de la 
demande joue considérablement en leur -faveur, et elles le 
savent très bien. Résultat attendu: une indépendance d'allure 
et même un souci de rivalité avec l'élément "supérieur**. Au 
total, quoi! lavie sociale ne manque pas de coloris, mais elle 
ne manque pas de sérieux car il ne faut pas oublier, qu'en plus 
du théâtre, la musique, la peinture et autres arts ont un 
auditoire étendu et de choix. 
Professeurs 

Harvard es t répu tée_ pour ses professeurs, comme pour 
ses étudiants. Etant un centre intellectuel hors pair et 
ayant les moyens de payer des salaires adéquats, il est nor- 
mal qu'elle obtienne les professeurs qu'elle désire. Ils ne man- 



-» •- 






* 








queirt donc pas ni en quantité ni en qualité. Parmi ceux-ci, 
on a probablement entendu parler de J. K. Galbraith, Sehle- 
singer, etc . . . Chaque faculté et le collège jouissent d'une 
renommée fondée précisément sur leur corps professoral. Il 
es! a remarquer qu'il n*y a pas de pénurie de professeurs, et 
que c'est une des universités où le nombre de professeurs 
par rapport au nombre d'étudiante est le plus élevé. 
Relations professeurs-étudiants 

Le système employé iuliarvard a aussi ses particularités. 
Il y a ce qu'on appelle le "case met h< »d" qui consiste à"substi- 
tuer au système d'enseignement magistral, où seul le profes- 
seur participe^un système ou l'étudiant et le professeur dia- 
loguent entre eux et participent activement. En d'autres ter- 
mes, le professeur, au lieu de donner la réponse à un problème, 
essayera au moyen de ce dialogue d'amener l'élève à trouver 
la répon se, Cela, évidemment, stimule l'intérêt de l'étudiant, 
mais exige de sa part une profonde préparation. Toutefois, 
le système pourra dill'n 'appliquer a une classe trop 

nombreuse ou seulement une fraction Ses étudiants pourra 
discuter.. 11 tant noter cependant que le système tutorial a 
une certaine vogue en ce qui concerne -le ••'Collège". Ceci im- 
plique, qu'a ce dernier endroit les relations entre professeurs 
et étudiants sont plus intim*'.-. * 

L'année académique 

L'année académique est d'environ trente semaines. Il y 
aura examens semestriels, qui sont passablement difficiles, 
mais n'entraînent pas un nombre important d'échecs. Comme 
à Oxford, la sélection se fait à l^ntrée,, où environ une per- 
sonne sur six est admise, parfois plus, parfois moins, 
selon les facultés. Les résultats scolaires antérieurs et les 
te*ts d'intelligence et d'habileté constituent les critères d'atf^ 
mission. -, • * • 

.Quant au travail quotidien des étudiants, il sera chargé, 
car ils ont chaque jour, un travail précis à accomplir, en vue 
de la discussion du lendemain. En un mot, l'étudiant est 
"talonné". Il n'a pas la liberté permise par le travail personnel 
qui a cours à Oxford. Les deux méthodes ont leurs avantages 
et leurs désavantages, comme on le sait. On peut toutefois 
signaler une tendance un peu exagérée à vouloir former uni- 
quement des spécialistes. 
La journée de l'étudiant . ^ • . ". . _•_ ^ _. . •; 

Evidemment l'étudiant doit se lever le matin, car les 
cours sont obligatoires, en principe, quoique les absences ne 
soient pas notées. Il demeure que l'étudiant ne peut s'absenter 
indéfiniment, ni se soustraire aux discussions du "case me- 
thod" sans éveiller l'attention des autorités. De plus sa pré- 
sence aux cours, et sa réussite aux examens sont deux fac- 
teurs tout à fait compatibles. Durant le jour, les temps libres 
sont restreints. Les soirées sont à la disposition des étudiants, 
et le travail ne manque jamais. 



Reportage: 



J. P. SABOURIN 

A 

PIERRE SALVAIL 



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Harvard semble bien mériter sa réputation. Dana toutes 
ses facultés, elle fait un effort, et le poursuit encore, pour 
améliorer le niveau des études et produire une élite d'étudiants 
appelés a remplir plus tard des fonctions importantes de la 
nation •amricaine. Car il faut dire gué Harvard reçoit des 
étudiants de toutes les parties dv^ Ktats-l'nis et un contin- 
gent important venant de l'étranger. Ceux-ci. comme ceux-là 
s'efforceront dans leur vie professionnelle à cont r ibuer au pro- *-*- 
grès, et portant au prest ige des Etats-Unis. 



OXFORD ' 

„ L ^ U " i J? r ?? é d'Q^onl remonte au temps d'Henri II et 
secouru Becket, décida que dorénavant les Anglais étudieraient 
caractère universitaire. 

Aujourd'hui, Oxford comprend vingt-cinq collèges p^nir 
garçons ^et filles. Chaque collège comprend environ trois cents 
erates et les athlètes, d'autres. Ceci occasionne un genre de 
collège, jouit d une existence autonome et n'est pas soumis aux 
tous les membres des collèges sont aussi membres de l'Université 
aussi à un collège. * ■ 



de Thomas Becket. Henri II, voyant que le roi de France avait 
en Angleterre. Les écoles des environs d'Oxford prirent alors un 



hommes, cinq collèges pour femmes et un collège, Nuftield, pour 
étudiants. Les intellectuels' préfèrent certains collèges, les aristo- 
discrimination sociale qui semble satisfaire tout le monde. Chaque 

règlements de l'université. Toutefois, une entente stipule que 
et de fait la plupart des membres de l'Université appartiennent 






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colla- 

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ulu se 
stions 
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Financement 




il est a noter qu!Oxiord n'est pas une université d'état. 
Outre le* capitaux accumules depuis des siècles et les legs 
laisses par les mécène^, Oxford bénéficie aussi des nombreux 
dons recueilljfe chez ses anciens. Et si l'on songe que chaque 
étudiant débourse des sommes importantes pour les frais 
de résidence et de scolarité, il n'est pas étonnant que cette 
institution privée n'ait aucun ennui financier. 
Discipline 

— — Lue police-universitaire, dite "proctors", s'occupe de la 
discipline. Cette escouade patrouille le campus pour prendre 



Irocat à 

Ida Re- 
lie la 
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j le droit 
real et 
Isa ma i- 
p étudié 
écono- 
l'hom- 
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en défaut les fêtards un peu bruyants 1 et aussi les retarda- 
taires . . . Faut-il ajouter qu'une entrée discrète tolérée par 
les autorité* de* collèges, permet à l'étudiant de pénétrer en 
sourdine "intra muros". Trois retards sont une caus.e de ren- 
voi. L'expulsion se fait a la britannique, par une note sur Je 
tableau d'affiche annonçant que le nom d'untel a été retiré 
des fiches du Collège. De .plus, il" est extrêmement difficile 
d'elle admis dans les autres collèges après un renvoi. 
Atmosphère religieuse. 

L 'Anglicanisme prédomine dans plusieurs collèges, sur- 
totit^ceUx dirigés par des ministres de cette religion. Les Ca- 
tholiques sont peu nombreux et soumis à aucune discrimina- 
tion. Quant à l'agnosticisme il y a un "Socratic Club", qui 
s'occupe de réunir les non-pratiquants. En définitive la reli- 
gion est considérée comme une chose personnelle. 
La politique 

11 existe a Oxford plus de cent trente-neuf clubs de 
toutes sortes, clubs politiques, conservateurs, libéraux et tra- 
vaillistes, (es clubs sont très importants et jouissent d'un 
grand prestige, puisque les divers partis politiques y puisent 
-, souvent leurs candidats. On j invite des conférenciers de 
"marque. Il est aussi reconnu que bon nombre de conservateurs 
viennent d'Oxford et d'Eton. Le socialisme est aussi très 
populaire surtout dans l'élite intellectuelle. Plusieurs parmi 
Jes plus brillants professeurs adhèrent à la doetriae socialiste 
et occupent une place de choix dans le parti travailliste bri- 
tannique. Par contre le communisme a très peu d'emprise 
quoique l'idéologie soit respectée. 

Vie sociale _, . , 

La vie sociale a une grande importance dans la vie de 



'Voilà -confrontés les multiples aspects de ces deux célèbres universités. Il reste à faire une synthèse ou un parallèle 
d'ensemble. L'une est-elle supérieure à l'autre? Tout dépend évidemment du but que Ton poursuit et de notre-jtiilieu d origine. En 
*->rmes, il est difficile de nier que pour les Anglais, O" 

eur à Oxford. Chaque pays a ses traditions, ses mode 

rsité d'élite. Les deux universités diffèrent à coup sûi 

Il y a plusieurs analogies qui viennent de la position de premier plan des deux universités.' La qualité du climat intel- 
lectuel, l'intérêt des études, la chaleur de l'entourage sont autant de facteurs qui se retrouvent dans les deux milieux et qui laissent 
un souvenir qui ne s'efface pas. , \ 

Mais si pour les Anglais, Oxford est le paradis universitaire, et pour les Américains, Harvard l'est, pour l'étranger, en 
l'occurence les Canadiens, laquelle est préférable? Il est difficile de dorther su ce point une réponse certaine, car c'est là un domaine 



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l'étudiant et les clubs v sont pour beaucoup. La division so- 
ciale *e l'ait surtout au niveau des collèges, mais les différentes 
classes c'est-à-dire , les bohémiens, les sportifs, les travail- 
leurs et les nobles, préférant différents collèges; la division 
se fait aassi au nheau des classes sociales. Il est a noter 
qu'environ vingt pour cent des étudiants viennent des pays 
du Commonwealth ou de l'étranger. 

Les parties de plaisir sont peu nombreuses mais remar- 
quables par leur éclats de toutes sortes ... Ce qui nous 



amène à parler des jeunes filles. Ce n'est que depuis 1920 
qu'elles sont admises à l'Université. Leurs résidences sont 
complètement séparées, -de celles des étudiants. On dit qu'elles 
sont brillantes et dépourvues de tout complexe d'infériorité 
à l'égard de 'leurs confrères. Elles font preuve de tolérance 
devant la religion et de largesse d'esprit devant l'amour. Il 
est pejj^t-ètre important de noter qu'on déconseille le mariage 
entre étudiants' comme ne contribuant pas particulièrement 
à l'épanouissement de la vie étudiante, 
l'roiesseurs 

Le salaire moyen d'un professeur s'élève à deux mille' dol- 
lars par anneet Nourriture et logement sont fournis par 
l'Université. Il existe aussi une "atmosphère!' parmi les pro- 
- l'esseurs. Chaque collège a son groupe de tuteurs qui forme 
une e sp è c e d e b urea u oerthrection a la tête du collège. Ce sont 
6ux qui éliront le recteur ou doyen du collège, et a cette occa- 
sion, il y a parfois de fortes rivalités qui se manifestent. Le 
chancelier de l'Université est élu au suffrage de tous les gra- 
dues de l'Université. La dernière élection porta à la tête de 
l'Université nul autre que le premier ministre MacMillan. 

"Pour citer quelques noms célèbres de l'Université men- 
tionnons par exemple l'historien A. J. P. Taylor, l'économiste 
J. K. Hicks, et le pnilosophe A. J. Ayer. Il est significatif de 
remarquer que les professeurs se plaisent à parler français 
et 'Que la culture française jouit d'Un prestige exceptionnel 
auprès des étudiants et des professeurs. 
Relation professeur-étudiant 

La méthode des tuteurs régit les formes d'étude et de 
relations entre professeurs et étudiants. 11 se donne habituelle- 
ment l'avant midi des cours qui prennent plutôt l'allure de 
conférences sur les matières d'étude. Les étudiants, soit à 
ces cours, soit lors de leur rencontre avec le tuteur, doivent' 
porter la toge. L'assistance à ces cours est facultative. Pen- 
dant la semaine, le tuteur rencontre en particulier chacun des 
étudiants qu'il dirige. Le professeur donne un travail que 
l'étudiant lui lira à sa prochaine rencontre, suggère des au- 
teurs, et eclaircit certaines notions selon le désir de l'étudiant. 

( Comme on peut le constater, le travail personnel prédo- 
mine, ce qui procure une, grande liberté à l'étudiant et rend 
les exigences académiques assez souples. Par contre de sys- 
tème peut être assez fastidieux pour le professeur qui doit 
revoir à peu près le même travail de chaque étudiant. Un 
contact très étroit lie cependant le professeur et l'étudiant. 
L'année académique . — "-— - — 

L'année académique se divise en trois termes de huit 
semaines chacun. Des vacances de six semaines à Noël et~àr 
Pâques permettent à l'étudiant d'effectuer certaines lectures 
ou travaux personnels. A Oxford, les examens semestriels 
ou périodiques n'existent pas. Seul les examens de fin d'année 
déterminent la réussite ou l'échec de l'étudiant. Les examens 
durent trois heures et ont lieu en un cour laps de temps, à 
peine quelques jours. Comme un peu partout, la chance peut 
contribuer au succès des examens mais le travail constant 
est le principal atout de la réussite. On note une minime pro- \ 
portion d'éohees, les examens d'admission ayant fait une sé- 
lection très sévère des candidats lors de leur entrée à l'Uni- 
versité. 
L'horaire d'une journée 

L'assistance aux cours ou conférences étant à la discré- 
tion de l'étudiant, il en est de. même pour le lever. Le déjeuner 
se prend dans une salle spacieuse dans une atmosphèraJxadi-.. 
tionnelje de vieux meubles et d'architecture vétusté. L'avant 
■i, midi se passe en conférences ou en. 44 tutorialesf\ . 

Dura nt l'après m idi, le sport prédomi ne, le cricket sur- 
tout. Vers cinq heures, il y a le "live o'clock tea", pratique 
typiquement' anglaise. Ensuite on étudie jusqu'à l'heure 
du souper, soit vers sept heures et trente, qui se prend en 
toge en présence du recteur et des tuteurs qui occupent une 
table d'honneur ou "high table". Après quoi, il y a réunion 
dans les chambres pour prendre le café., Le reste de la soirée 
consiste en sortie, travail, ou réunion dans les clubs sociaux. 

On se rend compte nu'Oxford possède des caractéristiques 
qui lui sont propre L'aspecl pratique cède souvent à la cul- 
ture générale et à une vie étudiante très agréable. L'étudiant 
n'est pas astreint a suivre une série de cours et sa responsa- 
bilité - n'est que peu engagée. Il ne tfit pas continuellement 
sous une tension et sa vie n'en est que plus, intéressante. A^ 
Oxford, on prend le temps de bien vivr e sa vie d'étudiant.' 
Reste un attachement à la tradition qui no>i ; - semble un peu 
ridicule, surtout par ses caprices cérémoniaux et son dédain 
du comfort. 



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frfTT;.'™»™- i'4 i i rL- fajfl.i J i lu rliniw <!<■ ses études sont les principaux facteurs déterminants. Il demeure qu'Harvard est une 
w la personnalité de I .ndmdu el le tno^ncjwww^ dvnamisme. Qu'elle paraisse plus diligente, plus combattive, n'a rien de 
umvçrs, é plus jeune dans un pays "«W^^^ d'outremer, semble spécialement remarquable ^ar la 
partuuherement étonnant. 0£°^?gS°5 gç les études s'y fassent dans une atmosphère plus détendue, sans 
quiétude, la lucidité que conlere la 'g^LS^r^S^ « **" étrangère à Oxfprd. Le culte de l'efficacité, phénomène 
qu il y ait un surcroît de pression. Le flegme britannique n tsi pa» «■ 

Proprement américain y sérail moins à Taise. -Oxford on travaille pour vivre, tandis qu'à Harvard 
ÏÏ& n HeSî^^ 



on vit pour „ 
de travailler. 



ivre, et les Américains l'art 
R. B. 



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CHRONIQUE FÉMININE 



DE MULIERIBUS" 






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t7£\S MESSIEURS . . . .... 

/•<W pettsé meianrer dans une tribune libre 
aftji de connaître l'opinion des jeunes filles 
sur vous, messieurs . . . Ce procédé vous sera 
plus profitable et peut-être plus favorable 
qu'une opinion personnelle ... 

Que ' pensez-vous des étudiants de votre 
génération ? 

"Qui, . . . les garçons . . .? Bahl c'est un 
cadeau que la société nous a donné dès la 
plus tendre enfance pour égayer nos moments 
ï libres". 

Certaines -soutU nnent qu'elles cherchent 
dans la compagnie d'un piâle les qualités 
qu'elles voudraient irouver_dans heur futur 
mari, —t- Soyez aux aguets! On .ajoute que 
l'égoisme vous ronge un peu: tout pouf-moi^ 
rien qu'à moi, seulement qu'à moi". On croit 
que'la vie vous, doit tout. 

Une a su vous louanger en clamant que les 

garçons de notre gén< 'ration plus -que jamais 

discutent -avec les jeunes filles y II était temps 

* que ça change!". Enfin les hommes ne nous 

prPnru ni ?wn seuh -m< nt pourftes pantins afin 

■ d'aller danser mais pour des êtres capables 
de penser et d'émettn des idées intelligentes. 

D'autres,, et ad ianles- leur trouvent un man- 
qua' de responsabilité. Elles suggèrent que le 
. — jeune homme propost lui-même le genre de 
sortie et libre à nous ch refuser bu d'accepter. 
L'homme propose, la- femme dispose! 

Vhe qualité que Nicole recherche est certes 

■ la propreté. A son avis, et ci est /a base fonda- 
mentale (h tôufe bonne apparence. Même si 
certains se disent "étudiant en Droit" ou en 
"Comnuree" et qu'ils sont très "calés", là 
n'est pas une raison de porter les ongles en 
deuil ou d'imiter "Barbe-Bleue". 

Laquelle préférez-vous, la compagnie des 
garçons ou des filles? 

Sans hésitation on m'a répondu: "ça dé^ 
pend où . . . qui . . . quand . . . pourquoi . . .//" 
L'analyse de cette réponse, je vous la laisse; 

jpous connaisse, i", n suis gûre les définitions 

que -ces-conjonctions impliquent ... ./ 

Pour quel motif voulez-vous vous marier? 

"Pour avoir des enfants" «. . . "Pour la 
sécurité financière" .'/Tu Les plus humbles 
m'ont répondu: "De quelle autre fcfçf^itn 
homme peut-il être heureux?'* Aucune ne 
m'a donné ta seule vraie réponse logique . . . 
pour l'amour . . . Quelle. en est la raison? De- 



mandons- aux hommes!!! - 

■le conclus: "Chacun a ses 'ennuis; les 
cf/iens ont Us puces, les femmes ont les hom- 
mes." 
LA MODE 

Il faut démentir Schopenhauer qui, sans la 
moindre courtoisie, rappelait un proverbe 
courant au moyen-âge dans" toute l'Europe 
{sauf 'j en France bien-entendu) : "La femme 
est un animal à cheveux longs et à idées 
courtes". Sans doute le philosophé allemand 
vivait davantage^ dans le monde des idées que 
dans celui des jolies femmes, sinon il aurait 
immédiatement compris que l'élégance est 
une dce. formes les plus subtiles de l'intelli- 
gence. 

Cette élégance caractérise-t-elle vraiment 
nos étudiantes universitaires? Plusieurs 
avoueront' avec mois qu'il existe de façon dé- 
finitive deux catégories chez nos étudiantes: 
les èxcéhtrïijue'à* et les élégantes. 

La première étale son bagage anatomique 
par des vêtements trop courts, de couleur 
sombre, imitant ainsi la cmse non-confor- 
miste ou St.-Germain-des-Prés. Certaines 
jeunes filles obéissent au besoin de cette ex- 
travagance vestimentaire afin de se faire re- 
marquer. Comment réussissent-elles à s'o- 
rienter acte cette touffe blonde ou noire qui 
CQUVn hur regard comme un pékinois . > . 
comme lui, peut-être se servent-elles de leur 
instinct . . . Entre-ouvrant leurs rideaux, on 
aperçoit deux yeux encerclés de noir qui cli- 
gnotent s'uus des paupières certes ou bleues; 
pour ajouter à ce merveilleux arc-en-ciel an 
y peint ses lèvres blanches.- Elles prennent 
l'université pour une scène de théâtre. Elles 
font fi de ce dictons "Etre observé s'endure, 
mais être épiç est intolérable". 

Retrouvons vite la collé gienne élégante 
mais simple </ui adapte une modi originale 

.mais adéquate à la vu a\ la jeun e universi- 
t a ire . Il ne faut pas confondre simplicité et 
banalité; au contraire la jeune fille peut être 
siynjile dans son originalité. Avoir t'es accès- 
fofre* appropriés à la tQilç.ttç, accordent aux 
détails hraucoup de recherche en appliquant 
un maquillage bien fait, mais discret: voici 
-r équilibre §e la vraie te nui collégiale. N'on- 
bltez pas mësàemôîseUêM, "la netteté £xU- 
rirvrr crpritfu Kl IfftétqUi façon ï'itonnétné 
intérieure" Hélène Lamontagm 



FAIRE "FESSE" 



1 ■ 







M 







ENTENDU: "Les deux forces au Canada, les Américains 
et le clergé!!!" 

.it ir- ii ' 

Dans ma dernière rubrique, je mentionnais le fait que le 
directeur de la Rotonde ne manquait pas d'esprit, mais cette 
fois je constate qu'il ne manque pas de goût en s'assurant 
les services de deux gentilles et jolies collaboratrices à la 
Rotonde. Dans un cas, il s'agit de Mlle Hélène Lamontagne 
quj géra dorénavant responsable de la chronique féminine 
et par ailleurs, Mlle Sylvie Plouffe cumulera les fonctions 
d'archiviste. Si leurs talents égalent leur beauté, elles seront 
d'une aide précieuse pour "Maman Rotonde". 

Le Chef les nouvelles a lufaussi fait une acquisition pré- 
cieuse en la personne de Mlle Diane Leitch qui fait office de 
secrétaire particulière. Comme vous pouvez le constater, la 
Rotonde s'enrichit continuellement. 

ir it in- 
certains constatent que le président de la Fédé n'est 
| pas assez prodigue, en ce sens qu'il est difficile d'obtenir cer. 
taines sommes d'argent. Qu'on se reporte aux années passées 
où chacun "se graissait la patte" et l'on verra que Gilles 
Grenier s'y connaît en matière de budget. L'ère du gaspillage 
est révolue: il faut prendre des mesures sérieuses et notre 
soldatesque président entend les prendre. 

^ '^; JE 
Charlie Skinner, pianiste de grand talent, devrait se 
produire plus souvent au sou*-sol des Arts et ainsi donner 
a,ux étudiants l'occasion d'écouter de bons morceaux. 

. , il it ii . 

Un optimiste est celui qui laisse ouverte ïa porte de sa 
maison durant la nuit, en espérant que sa femme sortira. 

^ it ii .# — 



"Le soir tombait, et de la façon qu'il~tombait ou aurait 
juré qu'il ne pourrait pas passer la nuit" (Beaubien). * 

it ii ii 

l ne jeune fille sera d'autant plus heureuse au ciel qu'elle 
vivra en sainte durant sa vie. 



&. ir 



a 



A l'approche de la saison du ski, Jean Culotte tient à 
donner un consei l de sécur ité. Ceux qui craignent les des- 
centes rapides ei tortueuses des pentes enneigées, à l'exemple 
de Jean Culotte, faites du ski de Chalet et empruntez d'autres 
courbes 



— — — — — it ir *_. 

Cinq "scotches" ethuit bières ont mis dans la bouche du 
Rédacteur-en-chef une remarque fort intéressante: "Il n'v 
a aucun avenir dans le suicide". 

ir ii Ht, _ ' " 

.. Parcom ètre: Toilette payante pour les chiens. J' 



ir it it . 
Le voleur: "La bourse ou la vie". 

La victime: "La vie, je garde mon argent pour mes vieux 
jours". 

_ — ' . ir- — -fr~~- f^f — """T" 1 - ■■■ — " 



Dde* de* 




Du 5 au 9 décembre/ il est temps de pra- 
tiquer une entr'aide vraiment profitable. 



Du 5 and 9 décembre, venez visiter la 
corne au trésor en la salle 140 de l'édi- 
fice des Arts. 



. / ■ wrrtr ' . --— 



-' 1' . 



-v- 



fï&UfM *& MUA ^ 



LA CIGARETTr 

LA PLUS DOUCE, LA PLUS SAVOUREUSE 




«s 



Devinette: Comment appelle-t-on celui qui tue Son frère, 

— Un fratricide? 

— Noju un lik». u n ique -~ 

ii ir ii : 

l ne certaine demoiselle de l'Ecole Normale, à qui on de- 
mandait son opinion sur Jg Rotonde, répondit qu'elle s'en était 
servi pour polir ses soulier^ IJ y en a comme ça, voyez-vous. 
dont l'intelligence se situe au niveau des pjeds. Elle aurait 
fort à gagner en"J>ôlissanl son cerveau. ** 

Le cafétéria fait couler beaucoup d'encre, et si la situa- 
tion ne change pas, on se demande ce qui coulera . . . 

ir it 

La dernière "saignée" n'a pas obtenu le résultat qu'on 
escomptait. Serait-ce dû à une publicité défaillante, ou tout 
simplement à une crainte générale de la petite aiguille et du 
gargouillis du sang dans la bouteille? 

it ii ^ ii 

■ Dans un restaurant, un monsieur demande à la serveuse: 
.—Servez-Vous des tartes aux raisins? 
———On sert des tartes à n'importe qui!!!*— — 

'il il ir' ■ " 

L'Hôtel de Rambouillet; tel un aspirateur géant, continue- 
d'engouffrer dans ses murs une grande partie de la gent étu- 
édiante.^. 



. ' it ■ ir- ii 
l).\ns un autre restaurant: 
— CLIENT: Je voudrais avoir un coke. 
-^SERVEUSE: Un verre? 
—CLIENT: Non un brun. „ 



ifrlS novembre 1 9SQ ^J , e 23 nov< 



: 



. w « 



LA ROTONDE 






T-** 



Page 11 



*t coulure 



A SHERBROOKE ON 
MANGE POUR $0.55 



PAR PIERRE SALVAIL 



"Campus Une autre commission d'en- 

ta parution du Campus" quête s'apprête à éclaircir cer- 
(bottin) a provoqué ..la mise taines irrégularités qui se- 
sur pied d'une commission raient survenues au sein de la 
d'enquête pour étudier cer-tCAEUC. 11 appert que la pré- 
vins aspects déficients et re- sidence de ce comité aurait né- 
niédier s'il y a lieu aux la- gligé de distribuer, en temps 
cunes. Pour faire la part des et dans toutes les facultés, des 
choses, mentionnons que le pe- billets obtenus à prix réduits, 
tit fascicule est très bien pré- poqr l'admission à une repré- 



sente et s'avère d'une grande 
utilité pour les étudiants. De 
façon générale, les responsa- 
Mes de "Campus" ont fait du 
bon travail et méritent des fé- 



sentation 
ballets. 



de la Société des 



Le conseil exécutif, en in- 
stituant de telles enquêtes. 



«Citations, toutefois les en- veut toul simplement enrayer 
quêteurs ont fait remarquer* ,ou 1 ,es ,es anomalies et veiller 
l'absence de plusieurs annon- «>« »>on fonctionnement de tou- 
ces commerciales dont le mon- te organisation. Si les raem- 
tanl Relève à $135.00. Il s'a- l>res du conseil exécutif sa- 
urait de déterminer si- cette Nont blAmer. ils savent aussi 
lacune est due a I éditeur ou à Construire. Leurs principales 
'imprimeur. On a aussi note» 41 ; .. 

un retard de deux semaines P^WCUpatlimi sont d exercer 
dans la parution. auprès de chaque organisme 



ttetique des étudiants univer- .qui provoquerait un certain 
sitaires canadiens) souci de bien faire les choses. 



Les étudiants de l'Univer- 
sité de Sherbrooke ont réelle- 
ment de la chance si on les 
compare aux étudiants de la 
1 ?ÏÏT Sd ? Uet ! lMais ° ndesdudia,,ts capitale nationale. A Sher- 

Son nft^SS Se orTnf Z ion M ' R <* h Vei,,eu *< * "*R™- ,,rooke i,s » aient * * 5 et je dis 

chuiuë mm?rrment sable de ,a ****** de « »«-•»«*" * - 55 ' P° ur une re P as 

a chaque mouvement. ! diants tient à faJre remarquer complet. 

Délégation à Montréal *' we tmrtes les activités et à| 

A1 VI ,,... ,, ,,.„ fortiori toutes les réunions so- 

.VLM. (.«Iles (.renier, (..lies ciaIes et mondaines devront 
Larnse. Maurice ( ousineau et 



Guy Lesage, respectivement 



cesser. à minuit; ceci dans le 
but d'éviter les scènes désa- 



p esulent, secrétaire, trésorier ; ^éables et les abus désordon- 
et v.ce-pr^.dent français de n és qui pourraient survenir 
,,e < de ^P^'^n^ront l'Uni-! dans ee Ioca , 

cpngresl M> V eilleux fait actuelle- 



Vous voulez des preuves?^ 
F]h bien, voici Messieurs! 



Vèrsité d'Ottawa au 



- 

Spécial aux 
ETUDIANTS 



F 



des problèmes d'intérêt corn-» Comité de Coordination 



m un et d'en trouver des solu- 
tions adéquates. 



Le Comité de Coordination, 
sous l'habile direction de M. 
Henri Bôivin, étudiant en 



Nations- l'n ies modèles 

l T • * ! deuxième année de Commerce, 

Ln comité sera nomme pour a repris une forme nouvelle. 

appointer les membres qui 



AS 
IMPLETS 



repru 
une vigueur exceptionnelle. 



La i \l •( - (( onritt ar-, «ne surveillance assez étroite ^.rmer-mt la delemUon Jêf t> , )ureau rem ,„ lesJonc . 

n TU 5!3 r, 'L ele r " M 2?i th" «»' s importante de four- 
I laherl y a ele ni ,. :, , ()l|les Q orK:inisal i <lns , 



Du 17 novembre au 17 décembre: 

Expositions des oeuvres de Van Gogh 

(rfillerie Nationale du Canada. 
Ldifice Lomé. • — — 

• * • 
Us 2") et 26 novembre: ,,. - 

-Othello" de William Shakespeare 

A noter qu'il n'v'aura pas de danse au Minto. 

• • • 
Le 2A novembre: 

English (iirls' Discussion Club 
de 7 :.*{(). à S:'M\ p.m. -^~ 
-157, rue Nkholas, t 



désigne VTWéM inteninmre , unc pul)licite " campus wide " 

•le cette délégation. Les mte- ef ( r aK encer les dates des acti- ' 

resses sont pries de poser leur Ni| - s sot . ia , mondaine ,, ar . 



UNIVERSITAIRES, 

ayez le plaisir de 

manger au plus 

-4rraiul restaurant 

de Sherbrooke 

LUXOR GRILL 



candidature. M. Ilaherty pos- tns(ies et re , reatives> Le LUXOR 

SCdfi une cxper.ence marquée . Kureau est ouverf , es | undi . et 
dans les Nat.ons-ln.es mo- jm|j j> AÏmSS ï î^ .r,>, WVllin 

(teles a cause de sa P^icipa-, hres. Maison des Etudiants. 
.. tion activé, l'an dernier. app. 9. L()-J-(i 



gton N, 
LO :-6606 



Le 29 novembre: 

( 'ongrégation Maria le 
de 6:00Jl 7:00 p.m. 
l.")7, rue Nicholas. 



• 



* * 



Du 1er au :î décembre: 
.. "Antigone" 
Pièce présen t é e pwUi UtMàjàà JrtMlfcjUi f><> l'I'nivt'rsj^ 

d'Ottawa. 
Salle académique de n. d'(). 
8:39 p.m. — Prix ..',0 

• • • 
le 2 décembre: 

L*. Académie de médecine présente une conférence: 
"A New Concept ef Disease". a, 

• Conférencier: Docteur .1. Hamilton. prof es seu r en patho- 
logie à Kl . de Toronto. 
s: 'M) 



le 



^J i,,,,,. , , .,, rîK-i.i. la façon i ompagrac 

s H, n formé unnel I aj pn*se fâ '""t peémi 

mois de mon emploi dans lu Djviiïoi nti oj 

en « ont ! I ■ "*te v 

devenu 1 clu service .; cetti Ion< tion m t 

h iîtm .. répondre à la 1 ■■ des deinan- 

t | l in tmit par tel.pliMiH 

...nlu, tti'im 1. ( ; .a 'i" ls m "' idee.d'eiiM inble ou u~\ 

a.liI [II- l.i |)i\is-ii.n.(l<s M'i\ii-es t-yîniicïei.iuv l'irnt.t 

on me eoirfia le poste de surveillant Uu service- ifâns^ 

un Iuik .ni inpii\«'.iii. 

plusieurs 401 nées an ser> iee de !.i I on 

Bell, ) i'mi riie «que mes progrès sont bcès en< n- 

géants I 1 nti iwerneul <i"i nfa été donne et lès 
dit!. 1. ats postes ruie 1 al occupés ont été 1 on< us en 

\u< -Irm. louruir une précieuse uspcrieuoe. 

-Bref; |.m Htm ; ■ plupart <!•• jeunesT 

,li])|, M n. 1 n 1 lierclietif: 1U1 bon salaîrcdc ! 






Etudiants. et 

étudiantes en 

GENIE CIVIL 

ARTS. 8CIENQ4S 

COMMERCE et 
ADMINISTRATION 






T 



w^ w w^ 



1 décembre: 
Ciné-club de IT. d'O. ^- v 

"La porte de l'enler'' - l'ilm Japonais tourne en- 1953. 

» • • • - •'. - . 

écemhre: 



1 Qfr, ervici d> yku 1 meni ifôtre bw- 

. : . s qui'llic lu Cou nantir *(7/. 



D- s rt'pi " He la 

~* Compag>tie Bell 

M n-iulront bf< i.t.M 
à votre uiiivir»ilé. . 



'. 



I 



Conférence du Club de Placement financer, 

Lditice des arts, salle 135, 
Heure: ?V 

• • * ■ 
le !» décembre; 

.It'iiiusscs Musicales dll Canada. 

Opéra bouffe: "Pirouette et une Mesure de Silence". 

Ecole normale de llull. 

17 1, rue Notre-Dame, 
Hull. Québec. 

• • * 




/;, M ViTTfn, diplôm 

L'un crtité 
j, Montréal, ■ it tntri d la 

t. nani \tm* tttani du 
■,, n fa U - ■' trit 1 "nient du 
Miop /'. " 
qui )'■ '"" ' d'aunrm w 

r, tvotûabililé* à mesure 
qu"îufffieJHi V> tpétiencê.' 




Jean Culotte. 



au ClUuuLi voui uiuitd il Lu 

Gaine du U&àJO'i 19&0 

axhoïitiotidt ffiêHU cUntiiunuL 

JAPON : INDES : JORDANIE : EGYPTE : MAROC 
GRÈCE : JUGOSLAVIT: AFRIQUE : PERU : MEXIQUE 
CANADA : NOUVELLE ZÉLANDE-.: SIAM. 

LIEU: Salle 140 - Arts. 

TEMPS: 5 au 9 décembre i960. 

Les profits de la vente sont envoyés à des projets* 
l'&U.M. dans des pays moins privilégies. 



1 



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[es carrières kAv 






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tr*~ * OTONDE 



». i ■*• 



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k 23 woremffre 19^0 1 le 23 novembre 1960 



LA ROTON DE 



^ 



PAMPHLIAS 



Pa 9 e 13 



",~-—- 



Histoire véritable, tirée du manuscrit du 
... P. Groulx. 
Chapitre premier 






. t 



• 






// était une fois, dans le pays de l'Hëthudie, 
un roi très niàlheureux'qui n'avait \ue des 
amis. Ce bon^roi, qui s'appelait Pamphlias, 
s' en u ni/ait terriblement parce qu'il n'avait 
absolumt -ut 4ien à faire: ses chers amis se 
char;}, aient bien volontiers de gouverner le 
pays pour lui. Or, il arriva, en cette année 
là, que le noue* nu meut se trouva malheu- 
reusement Di pénurie d'argent.. On convoqua 
immédiatement U parlement Malgré l'oppo- 
sition souriante de ses grands amis, Pam- 
phlias décida de s'u rendre, affaire de passer 
le temps. C'( st alors que se produisit le plus 
heureux éri n< ment de sa vie, si on exclut sa 
naissance: il rencontra" uu ennemi. Voici 
comment cela se passa. 

Lorsque Pamphlias se présen'fa aux Cham- 

„ .bref, an fut très su rp ris. Plusieurs se de- 
mandaient même: "Qui est-ce?" Cependant 
on s'entendit asé£jz bien..pour constater la lé- 

■ git imité du non r, un eeuu. On in roqua Allah 
pi n dn n t-ptusie u rs jo u rs, pu is o n passa inimé- 
diati m> nt au point important: la pénurie, 
d'argent. Cda dura aussi quelques jours. Le* 
maharahja disait: "Les Héthudiants sont 
trop ricins: si on h s Jtuye, c'est le 'soulève- 
nu nt armé". L< snltant répliquait: "Mais, 
j* en donnais quelques pauvres; si on taxait 
ceux-là." "Les Héthudiants sont hien trop 
tûtclligi nts; ils n'accepteraient jamais que 
Von. sauve le pays à un tel prix", de dire Iç 
vizif. Et l'émir d'ajout* r: "J'en connais plu- 
sieurs épais (jni 86 balancent du pays et de 
ses t<!r<s; $4 u.e-ld paieraient surentent "Fi- 
.nalemtnt, on en vint à rie% Pamphlias, ému 
jusqu'à la moelh par ces brillants débats, ne 
savait que faire pour féliciter ses amis de 
leur magnifique travail. • 

C'est alors que, du fond de la Chambre, 
une voix S'éleva: "Yava, rien de cela. Moi, 
j'ai trouvé lq solution". Et tout le Parlement 



se retourna vers Alexandre, le sage du pays. 
Il y eut. deux heures de profond silence pen- 
dant h squattes ou. dévisagea celui qui avait 
osé s'opposer. Enfin, on passa à l'action. La 
discussion fut remise au lendemain. Pam- 
phlias voulut alors s'entretenir avec Alex- 
andre, ce Qui lui occasionna la perte d'un 
grand nombre de ses amis les plus fidèles. 
Xéam moins, Alexandre' se présenta devant 
le roi deux semaines plus tard et prononça 
ce célèbre exposé. "Depuis toujours, Allah, 
notre père, a voulu le bonheur de l'Héthudie. 
()r, les Héthudiants d'aujourd'hui sont assez 
> ndormis. Leur sommeil leur amène le repos, 
< t U ur repos se traduit par leur détente. La 
détt nte trahit chez-eux la joie et le bonheur. 
Donc, les Héthudiants sont heureux. Pour ce 
qui est de votre gouvernement, le problème 
t st différent. Le manque de fonds publics a 
forcé fos amis à, travailler honnêtement et 
députe lors, ils font maigre pitance, car ile 
n'excellent pas dans ce genre de travail-là. Il 
va sans dire qu'ils sont très jnalheureux et 
que Allah n'aime pas cela. En résumé, il s'a- 
git ici d'éliminer -4e- malheur de l'un sans 
nuire au bonheur de l'autre. Ce problème, 
je J'ai résolu d'une façon fort sage qui vous 
permettrait, en même temps, d'instruire VHé- 
tliuiio i t d'< urichir vos amis. Que votre gou- 
Vt m< nu nt se fasse libraire, majesté, et Allah 
sera content!" 

Pamphlias déclara que ce projet valait en- 
core mieux- que celui des vizirs et des émirs 
et il ordonna qu'à l'instant même, on le mit 
à l'exécution. En -peu de temps, le pays fut 
sauvé : s< s amis devinrent très riches et très 
heurt u.i\ et les Héthudiants très instruits et 
t ri s endm-mis. Alexandre fut honoré du titre 
di "Pi ri ", < t Pain phi ias retrouva son éternel 
i niiui. • ~* •* 

C-est depuis ce temps, dit-on, que s'est €tà- 
bli h dicton populaire: "L'instruction est la 
sauvegarde des civilisations." 

Eddy Cloutier, Se. Pol. ifl 



(ARRIERES ATTRAYANTES 



COMME 



AGENTS DU SERVICE SEPTENTRIONAL 

AU 
ministère du Nord canadien et des Ressources nationales' 
TRAITEMENT DU DÉBUT - $4,440 - 



Plus indemnité pour le Nord jusqu'à $2,100 
Les détails et formules de demande s'obtiennent à votre 

BUREAU UNIVERSITAIRE DE PLACEMENT 

OU A LA 

COMMISSION DU SERVICE CIVIL, OTTAWA 



ALGERI E 60 



L'Heure de la décision 



r 1 



i. 



L'ALGERIE VERS LA PAIX? 

- t&'tASZ f e "? aines ' ,a çuerre d'Algérie entrait dan* sa septième 
année. C est en effet le 1er novembre 1954 que les rebelles entreprenaient leur 
juttejour pb emr l'indépendance de l'Algérie. Et rien *'md£ue, hier ^ «ren- 
tra .re que cette guerre si coûteuse pour la France comme pour l'Afrique ne pren- 
ne fin dans un avenir prochain a moins d'événements inattendus. U dernier dis- 
cours du gênerai de Gaulle tenu le 4 novembre n'annonçait réellement rien de 
bien nouveau. Ce fut surtout une enonciation plus précise et plus ferme de sa 
politique algérienne. Pourtant, lorsqu'il prit le pouvoir il y a deux ans et demi 
l'espoir était grand de le voir mettre fin à ce conflit. ' 







■ 



-- - - 



* ' 





- 




* f* 














v 




Le castel du Campus comme le dénommait dernièrement Vêtus. Seulement 
le même castel n'a pas tout à fait l'ameublement digne de son nom. La maison 
des Etudiants pourrait être réorganisée de fond en comble. Les décisions de 
mettre les travaux en branje doivent venir des hautes sphères administratives 
de la Fédération. Faudra-t-il passer à une enquête plus approfondie pour les 
mettre en marche. "■* 




(suite de la page 4) 

cipaux artisans) à l'affaiblis- 
sement de leur pays respectif 
et à l'émiettement du. sens na- 
tional. 

Faire l'unité Européenne . . .• 
mais avant tout défaire la dé- 
-moeg atîo, alor s » oe u temsaif 
avec quelques guides que nous 
aurons choisis d'entre tous 
nous pourrons nous atèler à 
cette grande oeuvre. Mais si 
l'Europe doit devenir un ter- 
ritoire soumis à l'immonde 
pratique du suffrage univer- 
sel qu'on ne sollicite pas notre 
enrôllement sous sa banière 
. . \ ce sera en pure perte. 

La démocratie s'est révélée 
être la haine des élites, l'en- 
gouement idiot pour le nom- 
bre, la populace et les fausses 
croyances. L'Europe, elle, ne 
pourra s'édifier qu'avec des 
élites nouvelles socialement 
exhaussées du reste du trou- 
peau, 

Hors de cela point de salutt 
Hans Pullizieri. 



Le mystère 

du ! enfin 

éclaircî 



■ ■ 






SURVEILLEZ 
L'OUVERTURE 

DU 
"HIBOU" 



Lors du dernier échange McMaster- 
Ottawa, il , y eut un débat sur la 
survivance du Canada-Français dons 
la vie politique canadienne. Nous 
apercevons de gauche à droite le 
P.P. Roy et le Dr. Brion Robinson, 
représentants de l'Université. 



-..**.•». 



s* 



GRADUES DE 1961! 

LE SERVICE CIVIL FEDERAL 

LE PLUS IMPORTANT EMPLOYEUR 
AU CANADA 






A BESOIN 



d'Ingénieurs Civils, d'Ingénieurs- 

Electriciens et d'Ingénieurs en 

Mécanique 



S' en 1961 vous comptez obtenir un grade en génie 
civil, électrique ou mécanique, une carrière intéres- 
sante et enrichissante vous». attend peut-être au service 
de l'Etat. Les nouveaux gradués dans- ces domaines 
seront employés dans divers centres du Canada et tra- 
vailleront à des projets stimulants d'intérêt vital, dans 
les domaines du travail de création et de perfectionne- 
ment, de la construction, de l'application de recherches 
et des aspects techniques des contrats. 

LE TRAITEMENT INITIAL, EST ENVIRON $5,000. 
On versera des allocations à ceux qui poursuivent des 
études postuniversitaires pertinentes. 

LES CANDIDATS DEVRONT SUBIR UN EXAMEN 
ÉCRIT DE CARACTÈRE GÉNÉRAL ET OBJECTIF A 
9 HEURES DU MATIN LE SAMEDI 19 NOVEMBRE. 
Les précisions touchant l'examen, les formules de de 
mande ainsi que les circulaires et dépliants cFrnfôrmï^ 
tion peuvent s'obtenir au 

BUREAU UNIVERSITAIRE DE PLACEMENT 

ou à la 

COMMISSION DU SERVICE CIVIL, A OTTAWA 



CARRIERES ATTRAYANTES 

AU 

SERVICE PUBLIC FEDERAL 



AGENTS DE LA COMMISSION DU 
SERVICE CIVIL 

AGENTS JUNIORS D'ADMINISTRATION 
ÉCONOMISTES ET STATISTICIENS — 

APPRÉCIATEURS FÉDÉRAUX DES DOUANES 
AGENTS DU COMMERCE 

CHARGES D'ENQUÊTES SUR LES COALITIONS 
AGENTS DU SERVICE EXTÉRIEUR— 
CITOYENNETÉ ET IMMIGRATION 
AFFAIRES EXTÉRIEURES ET COMMERCE 
ARCHIVISTES - AGENTS DE FINANCE - COMMIS 4 
Ces postes comportent un travail intéressant, de nom- 
breuses chances d'avancement et de généreux avan- 
tages supplémentaires. 

TRAITEMENTS INITIAUX 



$4,050 pour les Commis 4 et $4,560 pour toutes les 

autres catégories 
Les étudiants qui en sont à leur dernière année d'étude 
sont invités à s'inscrire. Toutefois leur nomination dé- 
pendra de l'obtention du grade. Le concours est acces- 
sible aux étudiants de toutes les facultés. 



L'EXAMEN ECRIT AURA LIEU LE SAMEDI 19 NOV. 
Vous pouvez obtenir dès maintenant des précisions au 
sujet de l'examen, des formules de demande ainsi que- 
des dépliants descriptifs au 

, . BUREAU UNIVERSITAIRE DE PLACEMENT 

ou à la T- 

COMMISSION DU SERVICE CIVIL, À OTTAWA 
Si vous écrivez à la Commission du service civil, à Otta- 
wa veuillez indiquer les catégories d'emploi qui vous 
intéressent et mentionner le numéro de concours 61- 
2650. 



De fait, le Général jouait alors ejf 
joue encore pour la France la dernière 
carte dont elle dispose pour terminer ce con- 
flit honorablement Le Général est-il parvenu 
au pouvoir trop tard? C'est ce que plusieurs 
sont portés à se demander devant son im- 
puissance présente à mettre fin à lit., guerre. 
Car il y a peu de doute que s'il avait pris le 
pouvoir en *51, au moment où son parti 
\ d'alors, le Rassemblement du peuple français, 
avait obtenu une large représentation à l'As- 
semblée Nationale Française (sans toutefois 
obtenir la majorité parlementaire), la poli- 
tique coloniale de la France aurait pris une 
tournure différente. Nous serions probable- 
ment en face d'une Afrique du Nord, — - Tu- 
nisie, Algérie, Maroc, ,— pleinement auto- 
nome mais étroitement unie à la France. 

Le Général de Gaulle depuis son- arrivée 
au pouvoir a plusieurs fois démontré une luci- 
dité politique exceptionnelle qui lui permet de* 
maîtriser des situations. difficiles par des so- 
lutions précises cfU'il apporte et réalise con- 
crètement, répondant ainsi adéquatement aux 
besoins en présence. Il a su, par exemple, me- 
ner toute l'Afrique française (une dizaine de 
pays) vers l'indépendance dans l'amitié et 
la reconnaissance pour la France. Mais il faut 
dire que dans ces pays, la situation n'était 
pas tellement détériorée, contrairement à ce 
qui existe en Algérie. 

U y a deux ans, lorsqu'il est arrivé au "pou- 
voir, et la situation demeure inchangée, si' 
ce n'est empirée aujourd'hui, l'Algérie était 
la proie de divisions profondes caractérisée 
par une lutte sanglante qui a déjà à son 
compte plusieurs centaines de milliers de 
morU. surtout du coté Musulman. L'armée 
française était incapable de mater définitive-" 
ment la rébellion, les rebelles trouvant der- 
rière les frontières de la Tunisie un refuge 
où il pouvaient refaire leurs forces en toute 
sécurrté. A la tête de l'armée se trouvait un 
nombre de plus en plus grand d'officiers su- 
périeurs qui étaient portés à se mêler de poli- 
tique, opérant uhe brèche dans l'un des prin- 
cipes sacrés de là démocratie: la séparation 
entre l'armée et le pouvoir civil. Evidemment 
les excuses ne manquaient pas: la succession 
continuelle des gouvernements français sans 
pouvoir réel et sans prestige, les incitait à 
suppléer à une carence préjudiciable à la 
Fran ce. Du côté des rebelles, l'appui de 
l'étranger surtout diplomatique se préci- 
sait de plus en plus. A l'intérieur de l'Algérie, 
les Musulmans perdaient de plus en plus con- 
fiance en la France de lu -Quatrième Républi- 
que pour la reporter sur ceux qui luttaient 
avec une ténacité remarquable pour leur in- 
dépendance politique. Enfin, du côté des Fran- 
çais d'Algérie, soit un million de personnes, 
il n'y avait sauf chez un petit groupe de libé- 
raux, aucune volonté de transiger avec les 
rebelles. On croyait à une solution militaire. 

Ge sont dea obstacles, brièvement «nu- 
mérés; que le GérieTal dé Gaulle avait à sur- 
monter; on connaît le résultat. Hors peut-être 
la confiance renouvelée d'un grand nombre de 
Musulmans en la France, à travers la per- 
sonne de Général de Gaulle-, -le, autre- élé- 
ments de la situation sont demeurés les mè- 
mes/L'armée n'a pas encore retrouvé sa to- 
tale docilité vis-à-vis le pouvoir civil! Plu- 
sieurs officiers supérieurs, aigris par plu-. 
rietlfg guerres coloniales infructueuses (In- 
dochine, Maroc, Tunisie) croient absolument 
nécessaire pour le prestige de l'armée fran- 



sionnants, mais la rébellion renforcée par des 
appuis de plus en plus nombreux de l'étran- 
ger a fait échec à toute solution militaire. 
Quant à la population civile française, elle 
est moins prête que jamais -à céder aux pres- 
sions de l'opinion publique de la, Métropole 
pour mettre fin à cette guerre au moyen de 
négotiations- politiques avec les rebelles. Car 
elle sait très bien qu'elle- perdrait par la suite 
la position de privilège qu'elle occupe depuis 
plus d'un siècle. 

Il est de notre avis que le problème de 
l'armée est de loin le plus sérieux dans la ten- 
tative chrtiénéral pour résoudre îecohflït. Car 
si elle délaissait toute activité politique (ha- 
bitude prise au cours de la IVe "République) 
et se soumettait sans restriction au pouvoir 
civil, il y a peu de doutes que les négotiations 
avec les rebelles algériens auraient plusieurs 
chances d'aboutir. De fait, c'est l'armée qui 
a. fait échouer les premières négotiations te- 
nues entre les deux clans en juin dernier à 
Melun près de Paris, l^e Général de Gaulle, 
pour éviter une division de l'armée, a cru 
devoir durcir la position de la France. Entre 
deux maux, il a cru choisir celui qui à court 
terme lui semblait le moindre. Entre temps, 
l'armée semblait avoir renforci son appui 
à la politique tle l'Algérie française, la- 
quelle prévoit une pleine autonomie pour les 
Algériens sans discrimination quant à leur 
origine. Faut-il ajouter que l'augmentation 
-de4errorisme ne facilite pas la tâche du Gé- 
néral. Un élément réconfortant, toutefois, la 
presque totalité des Français à part quelques 
éléments d'extrême droite qui croient encore 
qu'on peut mener les peuples le fouet en 
main, appuient sans réserve la politique al- 
gérienne tlu Général. On -peut espérer que cet 
appui sera, à plus ou moins brève échéance, 
décisif. La volonté de la nation personnifiée 
dans un esprit aussi supérieur que celui du 
général de Gaulle, ne saurait être mise en 
butte très longtemps par l'armée. Car il est 
indispensable qu'une nation puisse demeurer 
en désaccord avec son armée. 

Le problème algérien est certainement l'un 
dea plus complexes et des plus sérieux des 
problèmes internationaux. Si la guerre ne se 
termine pas d'ici quelque temps on risque 
■d'aboul ir à une nouvelle guerre de Corée avec 
toutes les conséquences que cela peut com- 
porter. D'autre part, si l'on essaye de la régler 
trop vite, on fisquë la guerre civile en France. 
car la petite minorité' qui s'oppose à la paix 
possède une organisation puissante et éten- 
due. C'est devant ce dilemme que se trouve le 
général de Gaulle, Menacé par ces deux-fléaux, 
il maintient la sécurité et !a liberté des Fran- 
çais presqu'à bout de bras. Mais on a l'im- 
pression que le temps^^ppi-oche où un choix 
devra s'imposer p*r la seule force des événe- 
ments. 

Sans la guerre d'Algé rie l'avenir de la 
France serait presque "sans nuages. La situ- 
ation économique est brillante, la stabiliiê 
gouvernementale est plus réelle que jamais, 
les relations de la France avec ses anciennes 
colonies africaines sont particulièrement ami- 
cales, enfin la France a retrouvé en Europe 
une position de premier plan. Seule la guerre 
d 'Algérie, longue, coûteuse, sanglante, me- 
nace l'avenir du pays. 

On souhaite donc vivement que le gênerai 
de Gaulle, -l'un «les plus grands hommes 
d'Etat du. siècle, parvienne à régler ce pro- 
blème algérien difficile et sans issue appa- 
rente prochaine. 



R. B. 



CHORALE 



— CHORALE — CHORALE 



JEUDI 8 déc. - VENDREDI 9 déc. 



CONCERT 



SALLE ACADEMWJE 



CONCERT 



CLUB ECONOMIQUE 



La fondation. du club écono- 
mique de la faculté des sci- 
ences sociales est maintenant 
un fait accompli; en effet mer- 
credi le 2 novembre les étudi- 
ants d'économique élisaient un 
conseil de direction et élabo- 
raient le programme des acti- 
vités du cercle pour l'année 60- 
61. 

Pour éviter la confusion qui 
aurait pu exister entre le club 
économique de la faculté de 
Commerce, le nouveau club 
portera simplement le nom de 
i Economique. 
Membres du Conseil: * 
Maurice Lefebvre, président. 
Yvon Fortin, secrétaire, 
ïvon Bédard, vice-président. 

L'importance qu'occupe au- 
jourd'hui le facteur économi- 
que dans toutes les relations 
humaines nécessite une étude 
approfondie des théories qui 
ont édifié les structures com- 
merciales de divers pays. L'é* 
tude des erreurs passées est 
nécessaire, puisque tout échec 
implique l'oublie ou la sous- 
estimation de vérités fo n da - 
mentales. A ce sujet i l ne 
faudrait pas oublier ce qu'ecri- 
\ ait au IOème- siècle l'écono- 
miste français, Dupont White: 
"La continuité n'est pas une 
loi moins certaine que le pro- 
grès; on n'ensevelit pas le pas- 
sé." 

Cependant ce n'est pas tout 
d'étudier la théorie, il faut 
graduellement • s'initier au 
monde économique actuel. Au- 
jourd'hui l'économie mondi- 
ale repose sur deux positions 
essentielles aussi vieilles que 
le monde peut-être, mais adap- 
tées aux besoins actuels tant 
géographiques que sociologi- 
ques: le libéralisme et le diri- 
gisme. 

Il ne saurait être question 
pour les membres de l'Econo- 
mique de faire une étude des 
différents problèmes pour ti- 
rer d'immédiates conclusions, 
à l'instar de Ville y. autre 



économiste français dont l'E- 
cole économique traduisait son 
analyse par cette phrase: 
"Avoir un maître, c'est l'es- 
clavage; n'en point avoir, c'est 
l'anarchie; en avoir plusieurs, 
c'est peut-être la liberté." 

Les membres de l'Exécutif 
| eon e o ivei»l - l'étude- étt s p rob lè- 
mes économiques mondiaux 
en tant que reliés de 
près ou de loin à l'économie 
canadienne; ainsj l'étude du 
marehé commun européen de- 
vra -être orienté vers les diffi- 
cultés que le Canada peut ren- 
contrer dans t ses échanges 
avec les pays membres. La po- 
litique agricole des Etats- 
Unis sera étudiée en fonction 
de l'influencé exercée sur le 
marché canadien du blé et des 
autres produits agricoles cana- 
diens. Ces quelques exemples 
suffisent à démontrer la com- 
plexité des échanges économi- • 
ques actuels; complexité crée 
par l'interdépendance des 
états. 

Avec cette prise de consci- 
ence des problèmes économi- 
ques contemporains les mem- 
bres de l'Economique pensent 
que l'étudiant pourra mieux 
s'initier aux valeurs de base 
des deux grands systèmes en 
présence. En accomplissant 
cette étude ils apprendront à 
mieux se connaître tout en 
créant un climat 'de confiance 
réciproque au niveau indivi- 
duel. 

La création du club l'Econo- 
mique repose en somme sur 
les paroles célèbres de J. Re- 
nard: "Faire plus de lumière; 
pour faire plus de justice et 
préparer au nom de la raison, 
de l'idéal, de l'absolu, là solu- 
tion que les. hommes politi- 
ques, hommes de l'action, du 
relatif, peuvent et doivent 
faire entrer dans les faits et 
dans les lois pour la paix des 
nations et le bonheur de l'hu- 
manité." — ^, , • ^__^ 

2j Maurice Fort»»—. ' 






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1 

! 



L 








Ah, par exemple! 

Comment ayez-vous fait pour comprendre 
si vite? Pour comprendre que, chez 
les étudiants, Coca-Cola est le breuvage 
par excettencçj Vous dites que 
vous en buvez "souvent ? Eh bien l venez 
donc en déguster un avec les copains. 
Celui qui aime le Coke est un des nôtres. 



s 



i 




SIGNE DE BON GOÛT 



DITES "COKF' OU "COCA-Cd A"— LES DEUX MARQUES IDENnnENT 
LE MÊME BREUVAGE PÉT1LLANT-LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE. 






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LA R OT ON D-j 



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le 23 novembre i960 nr23~RoVeMbr^1960 



LA ROTON D E 



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LETTRE AU DIRECTEUR 



Page 15 



// 



■ •, 



I DIRE 



a 



■ 
Cher Directeur : 

Voici donc encore une fois que les 
clercs ont recours à lo manière forte. 
L'ordre règne à La vol: M, Migneoult, 
Bloncftet et Desrosier n'y sont plus. 
Le sort en est jeté, l'on peut refer- 
mer fe dossier. Eh bien non! Tbut 
reste à dire. Tout reste à dire parce 
que l'on en o trop parlé.. Je sais que 
la nouvelle s'est répondue comme une 
trainée de poudre, qu'elle o fait la 
manchette de tous les journaux et 
qu'elle a soulevé une tempête de pro- 
testations ou de commentaires. Mais 
tout reste encore à dire. Il était né- 
cessaire de renseigner l'opinion étu- 
diante a chaque rebondissement de 
l'offoire, de prendre parti et de juger 
ce qui étoit en train de se faire. Mois 
tout reste o dire, et c'est maintenant 
que l'incident peut être jugé dans 
son ensemble alors que sa conclusion 
s'impose comme définitive. Je sois 
qu'au sujet de ce renvoi la presse étu- 
diante a remis en question les droits 
et fes devoirs de l'étudiant. Mais le 
fond du problème a été passé sous 
silence, et c'est pourquoi j'estime que 
tout reste à dire. 

Le Carabin a publié un article inti- 
tulé "Je suis seule" et signé Dora. 
Une secousse sîsmique ourait moins 
troublé les milieux universitaires. 
Alarmé, l'exécutif de l'AGEL entre- 
prenait des démarches auprès de l'au- 
torité pour prévenir les coups. L'exé- 
cutif ovait pris connaissance de l'ar- 
ticle - en question et demandait au* 
autorités de le laisser juger du sort 
des directeurs du journal. D'occord, 
de dire l'autorité. Mais peu de temps 
après, ovant même que l'exécutif 
n'oit eu le temps de se réunir, Mi- 
gneoult, Blanchet et Desrosiers se vo- 
yaient signifier leur renvoi. Conster- 
nation générale de ce côté-ci de la 
barricade! Une outre trahison des 
clercs. 

Il fut bien question d'un comité 
conjoint qui étudierait à nouveau— le 
cas des trois étudiants, mois ce fut 
là une illusion de bien courte durée. 



guère fait mieux. Si l'article en ques- ■ en finisse avec le mythe de la presse 



tion est pornographique, qu'on me le 
prouve. Si c'étoit une erreur de juge- 
ment que de le publier, qu ' on me le 
démontre. 

Mois j'ai beau chercher, j'ai beau 
lire et relire 'attentivement tout ce 
qui s'est écrit sur cette affaire, je ne 
trouve pas une ligne, pas une seule où 
il soit expliqué pourquoi c'étoit une er- 
reur de jugement que de publier sem- 
blable texte. Mais qu'est-ce donc que 
cet article dont parlent tous les jour- 
noux étudiants de longue française et 
qu'ils n'osent pas reproduire ou citer? 
Ce sont les souvenirs plutôt amers 
d'une femme de petite vertu, de ses 
amours ovec un étudiant qui se prépa- 
rait au professorat. Ils buvaient ensem- 
ble, écoutaient un jaxx et foisaient l'a- 
mour. Et maintenant il est parti, le 
salaud! Et elle reste seule ; . . pas 
pour longtemps. Voilà l'article que 
l'on a jugé pornographique. J'appelle 
pornographique tout écrit dont le seul 
but est de flatter les instincts sexuels 
et de chatouiller les imaginations re- 
foulées. J'ai lu l'article et je no me 
suis point livre à ce que les casuistes 
appellent la délectation morose. Il ne 
m'est resté qu'un sentiment de dégoût 
et de pitié pour ces êtres faibles qui 
somme toute me ressemblent, vous 
ressemblent, hypocrites lecteurs, 1 mes 
frères. L'article n'était pas pornogra- 
phique justement à cause de cela: en 
dépit de sa sensualité, de son cynisme, 
à cause de cela même peut-être, il 
montrait ce désir de tendresse naturel 
à tout être humoin, ce bescTîn d'un peu 
de chaleur et, disons-le, d'un peu 
d'omour, fût-il veule et construit sur 
le mensonge. Voilà ce que je pense de 
cet article, je ne le crois pas porno- 
graphique et j'en donne mes raisons. 
Qu'une voix se lève pour me répondre, 
si je fais erreur! 



Sans être pornographique, l'article 
etoit-il trop ose pour être publié dans 



étudiante dernier-bastion-de-la-liberté- 
d'expréssion-au-Canada! Qu'on en fi- 
nisse avec La Rotonde, petite -poig née- 
de-non-conformlstes-et-de-vaillonts-dé- 
fenseurs-de-toutes-les-libertés! Nous 
vivons dans lo honte et dans la peur. 
Ou nous en mourrons de cette honte, 
ou elle sera l'amorce de notre libé- 
ration. 

Plutôt que d'avouer notre honte et 
notre peur, nouS avons préféré dire 
que la publication de "Je suis seule" 
était une erreur de jugement et que 
ce serait commettre la même erreur 
que de le reproduire. Le Quartier La- 
tin, nous disions-qpus, ne l'o pas re- 
produit. C'est vrai. Pour les, mêmes 
raisons que nous? Je n'en sois rien et 
mon dessein n'est pas de leur faire un 
procès d'intention. Il reste qu'il m'est 
impossible d'entretenir aucune Illu- 
sion à notre sujet. La peur", n'est-ce 
pas, est le commencement de la sa- 
gesse, et lo liberté est folie. Mois c'est 
un folie que je ploce au-dessus de 
toutes les sagesses. 

Et nous ovons dit que c'était une 
erreur de jugement . . . Pourquoi, 
pourquoi, pourquoi? Mois il fout, vo- 
yons-nous replacer dans notre con- 
texte socio-culturel! L'ctudiont uni- 
versitaire n'a que quinxe ou vingt ans 
d'étude et de formation derrière lui. 
Il est si jeune encore: il vient à peine 
d'atteindre se majorité. Rien ne l'a 
préparé à de telles expériences. Il ne 
fout pas le choquer ou le scandaliser. 
Le pire, c'est que c'est vrai! L'étudiant 
universitaire typique est peut-être un 
grand adolescent qui refuse de gran- 
dir et qui lit Baudelaire en cochette 
parte que c'est -un auteur "cochon". 
Qu'il puisse encore se trouver quel- 
ques personnes intelligentes parmi 



et du conformisme. Nous avons une 
fois de plus sacrifié à nos idoles aux 
pieds d'argile. Les vieux tabous de la 
tribu sont assurés d'une longue vir 
encore. Il est quand même consolant 
de constater qu'il est du moins cer- 
tains droits que nous avons appris à 
défendre. Lo presse étudiante fut una- 
nime dons sa défense du droit d'asso- 
ciation battu en brèche par la hiérar- 
chie ecclésiastique de Lovai. C'est du 
reste la moindre des choses. Il est 
temps de dénoncer cette force bur- 
lesque. Les autorités universitaires se 
refusent à reconnoitre quelque juge- 
ment que ce soit à ceux qu'ils ont 
formés dans leurs écoles. Bizarre 
quand même! Ce sont toujours à leurs 
yeux de pauvres petits êtres faibles et 
sans défense que l'Eglise doit garder 
dans son- giron pour les protéger, les 
réchauffer et les empêcher de gran- 
dir. On veut bien — quelle libéralité! — 
leur confier quelques tâches, comme 
celles d'organiser leurs loisirs, de pré- 
parer les danses, les bals, de divertir 
les étudiants. Après tout, cela les em- 
pêche de rédiger des manifestes, de 
casser des vitres et de mal tourner. 
Mois de là à leur confier quelques res- 
ponsabilités réelles ou de leur recon- 
naître quelque compétence, il y a 
quend même une limite! On veut bien 
ovec -des trémolos dons la voix vous 
garantir votre droit d'association, mais 
on est prêt * le violer à la prochaine 
occasion. Machiavel ou Tartuffe? 



C'est une situation plutôt embê- 
tante, mais il semble que beaucoup 
d'étudiants commencent à trouver le 
joug un peu trop lourd, et — ô mi- 
racle! — ils osent le dire! On leur 
tope dessus évidemment, espérons 
quand même qu'ils sauront tenir lé 
coup. Ce serait alors la fin de l'anti- 

que théocratie canadienne-fronçaise. 
cette pseudo-ehre, \ en suis grande- 1 9mm - j . . . 

— . ■■ - . - ... * Pensex-donc! ce serait si beau. Moi 

ment surpris. Que cette élite ven- . . , .. 
.. . • , . . ... . i.antin n allons point prendre nos rêves 

table s exospère, et s'énerve et se ré- 1 . _ . . 

„ ..„ -, h P° ur °** '«alites. En trop de domaines 

voire, je n en suis nullement étonné; ' , 

1 encore, la séparation de I église et de 



ii , PT „ - • ■■ i_ ... encore, la séporation < 

une feuille universitaire? En somme, quelle crache son degout et so rage,..,.. , , . . ,. , 
l'j«~ii __.,:__*_- L'-.» : :. î I Etat n est helos! que nomuiole. 

Devant de tels propos, il se trou- 



, — *-*f , * — --»-# 

I étudiant canadien-français est-il as- ' c est, je crois, compréhensible; qu'elle 

sex forme pour lire de telles choses? . entre dans la vie l'injure à la bouche. 

Mois ceci est un outre problème sur j c'est non seulement normal mais so- 



toire de vomir tout ce que l'on nous 
a foit ingurgiter de force et qui est 



et quitter, lo sacro-sointe université. I constate que le seule façon pour le 
Migneoult, Blanchet et Desrosiers ! lecteur de porter un jugement sur le 

étaient des sédicieux et "Je suis seule" | texte en question, c'est encore de le ' ""««'ble à l'organisme. Cor enfin com- 
-lf comble de la pornographie! Ce fut lire. Mois vous- ne le lires pas. Inutile m ent ne pas nous révolter contre cette 
à travers la presse étudiante une levée ! de chercher en ces pages, vous ne le i «"entalité de califourchon qui est fa 
de boucliers. Le Quartier Latin et La trouvères pas. Vous ne le trouvères j nôtre? Dons nos pseudo-élites pullutent 
Rotonde prirent le deuil. Lo publica- 1 pas parce que lo direction de La Ro- ! •es frustrés de toutes sortes qui se ga- 



vera bien quelque Rumilly ou quelque 

Les trois étudiants durent plier bagaga | lequel je reviendrai plus loin. Car je «utoire. Porce qu'il est normal et salu- UoD0,d Richer P our me »'••'*' «"•"• 
•» m..;»*., i. :_*. ticlérical. Le suis-je? J'ovois cru que 

l'Eglise était finalement sortie des 
bourbiers de l'Inquisition et des guer- 
res de religion, qu'elle avait abandon- 
né les dictateurs de droite, que l'es- 
prit de Mounier et de l'abbé Pierre 
triomphait sur celui de ' Torquemodo 



mua ••wxii) ut luuui lones qui se ga- — ■ ^ 

tion de l'article condamné étoit une tonde a peur de le publier. C'est la I venf <*« journoux jounes, de cochon- I et de F,onco - J'ovait «"J que l'Eglise 
erreur de jugement au dire de tous | seule raison pour laquelle vous ne | «ries de quatre sous et de cinéma 
les éditorialistes. Mais cela donnoir-il ; lires pas "Je suis" seule". Oui, nous j deux-gros- seins- sur-lerge-écran. Mais 
le droit a Mgr Garneau de jeter trois ! croyons que lo seule façon honnête '•* «eront les premiers à se scandali- . 

étudiants à la porte au milieu de l'an- de discuter fronchement le problème, ! »«' **•** mot un peu cru ou d'idées ] * trUcH °" d une ei,é me » l,eu 'e. qu'elle 
née scolaire, cela lui donnait-il le c est' encore de reproduire le texte si ' un Ton * «°' T Peu audacieuses quand 
droit surtout de fouler aux pieds le controversé. Le retour aux sources, j •'* ,e » retrouvent dans leur journal 
droit d'associotion? Parlons-en du quoi! Tout le reste est verbiage et respectable. La gronde peur des bien- 
droit d'association. Ce qu'en a pu fanfaronnode. Mais vous ne lires pas pensonts, c'est de dire tout haut, ce 
nous rebattre les oreilles ovec cette ce texte, parce que La Rotonde se ««• ,e ûr chatouille les couilles. D'où 
expression-là! le fameux article, compose de lâches, de lâches qui ont 'eur rage contre ceux qui savent su- 



hômmes de bonne volonté, qu'elle 
leur demandait de s'unir pour lo cOn- 



travaillait afin que chaque homme ait 
sa place au soleil. Je croyais qu'elle 
garantissait les libertés fondamentales 
de l'homme. Et chaque fois qu'un 
homme se lève au Québec pour ré- 



clamer certaines de ses libertés, on 
lo bombe, le sujet du renvoi? L'on n'en peur d'être mol vus, qui ont peur d'être Wimer leurs petites préoccupations loccu8e d'anticléricalisme. 1 il en est 

n ni.à.A ** C: — ... ■ . .» .' . . 



a guère porlé. Si peu que point. Ou expulsés, qui ont peur de subir le mesquines 



ainsi, je suis donc anticlérical et fier 



VETUS EN PERIPLE 

Confiant dans son étoile 
Vêtus déambulait sur te caml 
pus, cherchant sa voie. Il était 
h* ureux. Soudain, surgit dé- 
liant lui un édift&eyigœrite^ue 
' t d'une esthétique remar. 
quable: la Maison des Ètudù 
ants, (le castel. du campus) 
Avec appréhension, il pénètre 
■sous le porche- engage la 6a- 
taille pour ouvrir la porte et 
8€ retrouve dans une salle rrio* 
ysnâgeiîff, à l'ameublement 
vétusté, où trônait une cork 
cierge en bikini. Croyez-le 
c'était des . "gueulasses" . . \ 
l'ameublement, évidemment! 

Elle lui dit: "Je suis seule 
. . . ". Vêtus qui connaissait 
l'h isUvire de Dora, pris de pa- 
nique, se précipite dans l'es- 
calier; il est sauf, la minute où 
il pénètre à la Rot onde : le bu- 
reau de l'innocence, le repère 
de la décence, le temple ch J a 
croyance, le monastère de l'in- 
solence. Devarit.Jant de >m- 
gnificence, se sentant indinne, 
i! se retire, saluant au passage' 
la "l>in-up" du directeur. 

La faim le prend, sachant 
qu'il existe sur le campus un 
,J casse-dent" ' mieux connu 
sous le nom de "casse-pias**"; 
il s'achemine d'un pas de cour, 
se. Enjambant les cadavres 
d'ét ud ia n ts mo rts de faim , U 
rnqnr jusqu'au comptoir l»ù 
nistn et fatidique; "Madame, 
je faim". "Mon gars- dit-elle, 
.as-tu de l'argin?". "Oui, v'ia 
c(nt /liasses, donne-moi 
sandwich et yne pointe de 
fartf ." Vêtus emporte sa man- 
(teailh-, l'irKittnrite et dispa-. 
rait. Sa dernière réflexion . 
"Qui fiai/e mange, qui paye 
pas crève." ■"' 

Trente sous en poché, Vêtus 
traverse la chaussée pour al- 
ler bouquiner ... La librairie 
universitaire le happe. Il y a 
une chose que Vêtus m "t 
c'est l\.i position de livr<s a 

la mezzanine, il se doute que 
cette exposition est interdite 
aux moins de 16 ans, niais il 
s'imauiTii qu'il y a là des "cho- 
ses" à voir, il croit bien qu'il 
y a là des oeuvres complètes 
d'Alphonse François, marquis 
de Sade ou peut-être la "Loli- 
ta". Enfin, il n'est pas certain. 
Il se : rensiiqne . . . On lui cite 
uni phrase célèbre: "Ils ne 
passeront poin.t". Vêtus 
connaît aussi cette histoire,. 



plutôt si, un peu. pour nous dire que même sort que les trois de Lovai. Et nous avons dit que c'étoit erreur' £ £?"* J ° m * $jtue * à VOu * de me 



c'étoit une erreur de jugement. On Nous sommes des couillords, nous le ' de jugement ... Une fois de plus 
euroit volu l'e scamoter qu'on n'aurait savons et nous en avons honte. Qu'on nous ovons été victimes de l'hypocrisie 



opportait un message de poix aux -'bondit <h Vaut n ente du comp- 
toir, ( niambe l'escalier ius- 
qu'au balcon, fait une décOU- 
r> rtc formidable. Il y a là, 
dans toute sa gra ndeur, sa fUh 

blessi (t son authenticité, la 
S' mime théologiqut d' St-Th«- 
mas d'Aquin et l'art d'aifMT 
d'Ovide. Sa déct ption est n-, 
ve. Vêtus est déprimé, il bat 
en -n traite, saute dans 
tacot orné d'une contra r- 

niit, 1 1 démarrt les dt ux 
pieds dans um ffaqut i 

Vêtus. 



définir. 



GERARD GRAVELLE. 



V_ 



suite de la page 5 • 

ter>pinsances européennes entre les Etats. Le professeur Franck, directeur 
de I Institut international de recherches légales (International Institute 
jof Légal Research) et professeur à la faculté de Droit de l'Université de 
New- York suggérait que les puissances occidentales devraient signer un 
accord de cinq 'ans, disons, pendant lesquels ils verseraient une allocation 
de cinq ans" (à peu près), que les bénéficiaires répartiraient entre eux. 
Cette allocation pourrait être faite sous forme d'aide directe ou par l'achat 
de parts, (either through direct aid or throughshare holders). 
'. J _ Une seconde aide que l'Occident peut apporter c'est à la formation 

de cadres, ir existe une pénurie de cadres en Afrique! Aussi, avant r^uje 
I afncanisation des cadres soit chose accomplie, l'Occident devrait prêter 
son secours. A travers les bourses du Corn mon wealth, le Canada apporte 
déjà un coup de main en ce sens. Mais l'effort-n'est pas suffisant. Sûrement 
il serait possible d'envoyer -des jeunes Canadiens français et anglais en 
Afrique, envoi qui pourrait se 4 f aire par l'entremise des gouvernements, ou 
d un comité international, ou etc., etc., etc. Les moyens ne manqueraient 
sûrement pas. Mais ropjnjpn publique n'est pas assez alertée en ce sens. 
Cest à nous universitaires de réagir, de prendre la parole, d'insister sur 
la nécessité d'aider le continent africain. 
Perspectives 

Que réserve à l'Afrique l'avenir immédiat? En premier lieu, on peut 
affirmer que les transformations se poursuivront. De nouveaux Etats 



leur maison sûrement au cours de la décade. Les situation! explosives 

»rd et au sud disparaîtront i>eut-être; les Etats indépendants sont de 

faeon intéressés aux développements et au dénouement possible. L'un 

ois points de la politique contemporaine de l'Afrique telle que le Dr. 

». .1*1*.. -....' _9_ • I ■ » • « mt ( SI* A m m *>a .. .. m _•• 



obtiendront l'indépendance; Tanganyka. I ganda, Kenya seront maîtres 
dans leur maison sûrement au cours de la décade. Les situations explosives 
au nord 
toute 
des trois 

Khiiman I a exposée, c est le désir de "voir l'Afrique libre et indépendante' . 
A la conférence des Etats indépendants qui eut lieu à Mourovia en juillet 
1D59, une résolution était adressée à la France afin qu'elle mettre fin au 
conflit et accepte de négocier avec le gouvernement provisoire d'AJgérie. 
I ne motion demandait aux pays de l'OTAN de défendre à la France, dans 
la guerre d'Algérie, l'emploi d'armes fournies par les membres de l'Alliance. 
EU Afrique du Sud, il jést admis que l'aide clandestine des pays indépen- 
dants parvient jusqu'aux noirs. Le pan-africanisme sans être "dogmatique 
a I heure présente a tout de même des effets pratiques. Le but premier de la 
politique africaine contemporaine c'est, dans les mots du premier ministre 
Kkouman: "the désire, to see Africa free and independent". Ce désir sera 
sûrement réalisé dans une large mesure d'ici la prochaine décade. 

Mais les /perspectives dans les autres domaines sont moins réali- 
sables: avant d éliminer la forte majorité d'illettrés, avant de développer 
une économie moderne, avant d'africaniser l'administration, la bureaucra- 
tie, les cadres en d'autres mots, avant d'avoir amélioré leniveau sanitaire 
et le standard de vie, il s'écoulera sûrement plus d'une décade. Et cela mai- 
gre le recours à un "socialisée africain" et à une "démocratie africaine." 



Comment les États-Unis choisissent leur Président 



(L'auteur de eva ligne? doit un 
a MM. Us profeA-L 

,,,,,. Louis Subouriu et Guy Du- 
qtii ont jeté les bases de ce 
■il dans un forum ucciutlr aUX 
iftnt» (Uâ Sciences suciulcs.) 

■ Ces jours-ci, nos voisins 
américains posaient un geste 
d'une importance unique* tant 
pour leur, intérêt national que 
pour celui de toute la commu- 
nauté mondiale, en se choisis- 
sant un nouveau préaident. 
- Certes, tout commentaire 
sur l'élection de mardi der- 
nier n'apporterait rien de très 
original. La presse, la radio, 
la télévision ont déjà abon-. 
damment traité le sujet , . . 
Que reste-t-il à ajouter? Plus 
graitd chose, à la vérité! 

Mais un fait demeure: le 
titre de Président des Etats- 
l nis implique de lourdes res- 
ponsabilités, et il ne s'obtient 
qu'après toute une série de 
procédures antérieures. Vo- 
yons uu peu, ensembJe, les di- 
verses étapes qui pavent le 
chemin de la Maison Blanche; 

*'& un gouvernement est 
entre les mains du petit nom- 
bre, écrit Alexandre Hamil- 
ton, l'un des Pères de la Con- 



Cette esquisse *& le grave dé- 
faut dêtre incomplète: nous 
en convenons avec vous. Ce- 
pendant, elle peut aider, pen- 
sons-nous, à mieux compren- 
dre le soin et I attention qui 
entourent le choix d'un Chef 
aux htats-Lnis. 

Tout d'abord, il est a peine 
•m de le 'Mentionner, une 
ciection présidentielle se' pré- 
pare de longue date. Si la cam- 
pagne électorale dure à peine 
ii"is mois, le Comité perma- 
nent du parti opère pendant 
quatre ans. C'est à lui qu'il 
incombe de seconder l'opinion 
publique, de -découvrir des 
candidats possibles pour les 
posto.s-ck-s de la présidence et 
de la vice-j»résldence.. Légale- 
ment, est éligible a la prési- 
dence des Liât s- Unis, tout ci- 
toyen anicrreain.de naissance, 
d'au moins 35 ans, et 
ayant 'résidé pendant Î4 ans 
danj ce paya. 

La première épreuve de for- 
ce pour les candidats se t'ait 
dftiis Ici .piHiiaires — dites élee- J 
t «Taies. Les candidats a la pré- 
sidence pour un même parti 
essayent chacun de rallier le 
public à leur cause. Les pri- 



PAR GERMAIN DION 

La note de base en la- mati- 



ère est donnée par ce qu'on ta campagne électorale qui 



appelle le "Key-Note Speech . 
Ce discours prononcé par un 
membre influent de parti, 
touche d'ordinaire trois 



par exemple. En somme, c'est [537 membres; celui-ci seul dj ki—ît: 



commence pour de vrai. 

Gigantesque épreuve physi- 
que, psychologique et morale. 



s'il en. l'ut jamais une! Les nomme de ses représentants à 



des centaines de discours, 
d'une frontière à l'autre du 
pays. Chacun s'ingénie à dé- 



uointsi it démontre Ja vigueue) candidat- doivent prononcer -Washington pltts-ses deux Sé- 
psvchologique et morale du 
parti, l'unité existant entre 
toutes les sections, et les fai- 
blesses dans la défense ad- couvrir les arguments suscep- 
ve rse. tibles d'influencer les masses. 

rait suite la présentation 
des candidats, animée par une 
cabale extrêmement burlesque 



parmi l'assistance. Par les ma- 
nifestations qui pourraient in- 
spirer la célébration de l'Hal- 
lovveen, les supporteurs essa- 
yent de rallier . autour de 
"leur" homme la faveur de 
l'assistance. Enfin, le" Vote dé- 
cide de tout: la majorité sim- 



l n effort constant de la" per- 
sonnalité s'impose pour ga- 
gner la faveur populaire ; 
sans cesse il faut s'adapter, 
souvent concilier. 

La campagne électorale a 
beaucoup évolué depuis 1900, 
comme tout le reste. Aujour- 
ç l'hiui,, l' avion siniplifie singu- 
Tièrement les randonnées à 
travers le pays. La radio et la 



signera le futur chef de la 
Maison Blanche. Sur ce total, 
chaque état possède un nom- 
bre fixe d'électeurs égal à la 






pie suffit à l'aspirant pour de-* télévision sont devenues de 
venir candida^ officiel à fô pré- nouvelles armes électorals, à 

la fois très utiles et très ex- 



garder l'un ou l'autçe defc dé- 



,tutio| î am ^j line ' S $m "'aires sont de deux sortes: 
le grand nombre s il mivorfM #♦*!■« B oW. .«i-e, 



ni sera 




sidence des Etats-Unies. 

Une fois le.chojx du futur 
Président arrêté, celui d'un 
Vice-Président est vite expé- 
dié ';. . . Règle générale, on se 
range en bloc autour de l'avis 

du Président élu. La Conven- L'argent reste le îrrand mo- 
tion désigne encore une foule yen, le lubrifiant par excel- 
d'autres personnalités qui lence.de toute élection. Çepen- 
viennent compléter l'équipe dant, <»n assure que la persua- 
électorale et établit le futur sion et la sollicitation de porte 



nateurs au Congrès. 

Votent tous ceux qui sont 
inscrits sur les listes électo- 
rales; les Noirs, en majorité, 
sont tenus loin de la politique. 
Puis, une même élection dé- 
cide d'une foule de choses: le 
citoyen américain élit des re- 
présentants pour son état et 
pour le pays, des membres 
pour le Collège électoral, sou- 
vent un gouverneur et un shé- - 
rif, etc ... 

Le premier lundi après le, 
deuxième mardi de décembre 

— cette année, le 19 du mois 

— les votes du Collège électo- 
ral sont enregistrés et envoyés^ 
â Washington. Là, ils sont 



^ 






ploitéés" par la propagande. ! Comptés officiellement par le 
Tous ont probablement pu re- Président "pro tempore" du 



Sénat, sous la surveillance de 



bats Nixon-Kennedy à la té- deux vérificateurs, l'un réjjp» ■' 
lévisiori. blicain, l'autre démocrate. Eri 



-v, 1—-: 



parti, 
toute 



Mi deux devraient être bien 
distincts." 
Il est impossible, je crois, de 

caractériser la nature 
du régime administratif -amé- 
ricain car celui-ci repose es- 
sentiellement sur une sépara- 
tion, -presque imperméable, 
ëotre'les pouvoirs exécutif et 
législatif. 

D'une part, le Président des 
Etats-Unis incarne-ii lui >nil 
mit', dans' toute sa plé- 
nitude^ De d ruit r il détient. 
tous les ministère?; et peu im- 
porte " qu'il établisse des dé- 
partmèntS OU divise les res- 
ponsabilités, lui seul demeure 
K 1 grand patron de la politique 
de son pays. Les membres du 
cabinet sont pour lui de con- 
seillers à titres divers, sans 



. ar le 
Discours d'Acceptation (Ac- 
caprance Speech)- du candidat 
aucun gjg a ] a présidenc e. Ce sènsa- 
vrai! « 
Cepe nda nt, elles exercent une 
influence-considérable tant siir 



aux membres du parti 

Ces élections n'ont 
caractère officiel, il^ est vrai! i;;; il neï*,l'is,ours''révéle au pu- 
blic tes thèmes majeurs de la 



en porte' joue un rôle qui n'a 
rien de négligeable. 

En novembre, le premier 
mardi qui suit le premier lun- 
di dp mois. Ont lieu les* élec- 
tions. Comme on le sait/ le 
président des Etats-lnis n'est 
élu qu'indirectement par le 
suffrage populaire. Au jour de 



innuence^considcrawe tant sur pfOC Kâ!tt e campagne et..sur- : la votation, le peuple améri- 
le parti lui-menVë que iiirHa W ïe theme principal: lesicain élit non un président. 



tjrius^ . . Ce sont des-Secré- 
ies d'Etat, non des ininUcJ" 
hv>: ils ne sont responsables^.? 6 s é ms contredit plus .m- 



nation entière. Ces premiers 
résultats inspirent pour une 
large part le choix futur de la 
CoirventionT Johu F\ Kennedy, 
par exemple, l'a emporté sur 
tous ses rivaux démocrates 
dans toutes Ses primaires. \)v- 

tail" Important : îrunm"™^ 

candidats n'est obligé de se 
présenter dans toutes les pri- 
maires. Dans une ville où il 
prévoit up échec nuisible à sa 
personnalité, chacun peut s'ab- 
stenir. 

La Convention nationale re- 
présente la seconde étape 
d'une élection présidentielle. 



"New Frontiers" de Kennedy, I mais un collège électoral de 



pratique, toutefois, le résultath 
final est prévisible dès le soir 
de l'élection. Car tous les élec- 
teurs s'engagent sous serment,, 
à appuyer le candidat officiel 
de leur parti, et il y a donc peu 
de changement à la déposition 
des. Votes.. v - 

ï)ans le comptage des votes, 
une règle un peu spéciale pré- 
vaut. Lorsqu'un candidat à la • 
Présidence obtient 51 '"< des 
dans un état, immédia- 
tement on lui concède tous les 
votes dans cet Etat. Prenons 
l'exemple de New-York, -qui 
(Suite à la page ) 






i 



1 



iponi 

président 



(U'< 



quau seul 
"Etats-Unis. 

l-.t, cela va de soi. d'énor- 

meà responsabilités contre- 
balancent une autorité aussi 
étendue. Qu'on songe, par ex- 
emple, a la tache qui incombe 
au président dans ht direction 
et l'élaboration de la politique 

ngère américaine. Comme 

il en est le premier responsable 

"il peul a son droit se tar 5 

Bfuer des réussites obtenues, 

Jean-Mare Léger, mais 



.eut aveo autant de raison] If I.»™**, de , représentants, 

choisis dans des conventions 



taire *>a\ procèti et lui oppOMf 

enregistrés en ce 
domaine. " ( Le Deyoîf, 5 no- 
vemore i960;) A noter, toutes 



ongres. il apparti 
de faire des lois; cependant, 
tout bill voté par les deux 
Chambres doit "normalement 
ment" recevoir la sanction 
présidentielle, pour prendre 
force de loi. Aussi, le pouvoir 
du président jouit -il d'une 
projection importante dans le 
domaine législatif; et seule 
Peut renverser son "veto" une 
majorité des deux -tiers dans 
les deux Chambres, lorsque le. 



portante que la première. Cel- 
le-ci se tient entre les mois 
de juin,\ juillet et août, dans 
une grande vilje américaine 
où. d'ordinaire, le partr'en 
cause n'est pas assuré „ d'un 
gain électoral. Les Démocrates 
manifestent une affection spé- 
ciale pour Chicago; les Képu*. 
blicainsont choisi Los Angeles 
tomme stte de leur dernière 
Convention, 

A la Convention nation; 
chaque Etat délègue un nom-' 



0. 










~ <t si toxxn ;t\'-z l'ambition rie taf f&tlffler, 
le âitfcçèfl vowa au end dans une carrière à l'Alcan. -, * v 

Voui croyez que nous efc&fféranaf 
&u dû-tout si vou$ considère* que l'aluminium 
est le pfog,l' UU yhMBiimd nombre d'usages qui 
vous interrogez tes 1,400 industriels 
canadiens qui utilisent l'aluminium Ai.-an • . 
sous une forme ou une autre 
— lingots, poudre, tiges, feuHlea, tuyaux, barres, tissus, papier d'aluminium — 
pour fabriquer non -pas un ou deux produits, mais 
mille et un produits divers; 
• L'aluminium srn, RI tffct, a îahn.ju. r des appareils électriques, di 

trtfeta structuraux, o r n eme ntaux, asilaires, ordinai* 
de fantaisit . classiques ou d'une nouveauté" a u dacieuse ... 



antérieures tenues à [échelle 

!n. •;,],. el rrjiionale. Mais il 531 
tente d'ajouter à-cctir dé 



fois, l'autonomie relative lais- J- âtion régulière un notn^-e 
sée au Secrétaire «l'Ktat par •• li<l1 Jl,,1,u ' 1 de dele « 




•*■ 



Done, si vou- dihofdn d'idées, voua 
pouvez aider-ces utiUsat^ursd'aiûrninnim 
à trouver d« homwZ/« applioationa à t ce 
métal "",ut usage*', c i runje de 

k( s a l'Akao. Vmwi ce que l'Alcan 

j 

•xceirënt salaire BJ un jénfreûx plan 

.,. ,,]., n . i . deveni r a fttlonna i t t 

et Botrea ,-- L'Al ea n est une 



entreprise canadienne d^en v e agurc mon- 
dial' offrant un vaste etioi* de carrières 
itr < dan» la production, le 

contrôle des procédé? de fabrication, la 
au point, la recherche^ la vente, 
l'administration, ' ibïHté, réAude 

du marcMi le cohtehtîfcux, f« din.-i.^n du 
personnel, les relations entre patroi 



^L 



ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LIMITED 

Division do Personnol, C.P. 6090, Montréal 3. PO 



AL-CAM 



Cet le réunion, qui dure qua- 
tre ou cinq jours ;i4>at une be- 
sotrne foVmi(lal)le. Le pfetnîef 
soin des ninnltce-î \ B ;i !.i for- 
mation- des divers comités. 

CeUX-cl étiuliei-ont les divers 
problèmes de la politique na- 
tionale el déterminèrent le 

ici • général de" te prochaine 

e;im\);irnr. Puis vient l'oeuvre 
capitale de la convenfum: 
à-dire le choix 1 du candi-' 



J 



Ù 



- V - 7 ... -. 



Inll est voté pour la seconde, d,t officie] à. la président 
fois. |i)our tel OU tt'l parti. 



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Page 16 



OTON D E 

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le 23 novembre i960 le 23 novembre 1560 









_•_..«. 



Les investissements américains 

au Canada 



LA ROTON DE 



^ 



H • •-.- ; | 






par YVON FORTIN Se. Ec. IV 

Depuis quelque temps, plusieurs discussions portent sur le fait de la dépendance de 
l'économie canadienne vis-à-vis de l'économie américaine. Tous se demandent si cette ingé- 
rence de Fêta t voisin dans nos affaires nous avantage ou non. Et le premier point qui nous 
vient à l'esprit quand on songe aux relations canado-amériçaines est sans doute celui des 
investissements américains au Canada. Nous envisagerons ici l'aspect économique de la situ- 
ation tout en«admettant les répercussions politiques et même sociales de cette conjoncture. 
Il s'agit d'abord de se demander s'il y a problème et si oui, le situer. En jetant un coup 
d'oeil sur la balance des paiements du Canada nous remarquons qu'à l'item des transactions 
ne traitant pas des marchandises, le déficit de $325 millions en 1952 est monté à $1,075 mil- 
lions en 1959. Voilà une tendance qui laisse voir un problème digne d'analyse. 

Il y a lieu de distinguer entre les investis-, aux Etats-Unis souvent sans aucune considé- 
sements directs et les placements de porte- ration des conditions existantes au Canada. 
feuille. Les premiers, impliquent un contrôle Nos ressources naturelles aussi ne sont pas 
soit financier, soit administratif sur l'indus- développées selon un programme déterminé 
trie où ils sont employés. Les seconds n'affec- à longue échéance mais bien selon les besoins 
tent nullement la politique de la compagnie et les caprices de l'industrie américaine. Cet 
qui en bénéficie. A-venir jusqu'en 195.0, les afflux de capitaux étrangers occasionne une 
investissements américains prenaient davan- 
tage la forme d'un placement de porte-feuille. 
Mais une étude des chiffres qui suivent nous 
jnouve le renversement de cette tendance. 

'-' 1954 ' 



CENT-Z ARRIERES PENSEES 



Page 17 



par MICHEL CHEVRIER 



' 



• 



ê 


Investisse 


. Placements 


ments 


-^- porte-feuille 
Manufactures ' 37 


directs' 
42 


Pétrole 57 


67 


Mines 47 


49 


Chemins de fer . 15 


2 


Autres industries 12 


7 


1957 


■» 


Manufactures 39. 


43 


Pétrole 58 


71 


Mines 46 


52 


Chemins de fer 11 


2 


Autres industries 12 


4 



On.se rend ainsi compte que les Améri- 
cains investissent de plus en plus dans les 
filiales canadiennes où ils jouissent d'un con- 
trôle quasi-total. Pour' mieux illustrer l'am- 
pleur de cette" offensive, notons que l'bn 
ajoute à l'heure actuelle environ 5.000 filiales 
américaines faisant affaire au Canada. Mais 
la question M p«»se: dans quel secteur de l'é- 
conomie et dans quelle mesure e>t concentré 
ce capital? La participation, étrangère dans 
l'industrie canadienne se lit comme suit: 
laniufactur es „ - 59ff _ 



Mi «.rôle 
Mines - ". 



prime sur le dollar canadien avec les incon- 
vénients qui s'ensuivent pour nos exporta- 
teurs. La politique de la "Banque du Canada" 
se voit ni plus ni moins neutralisée par le 
libre mouvement des capitaux entre les deux 
"pays. Si les autorités de la finance décident 
de hausser le taux d'intérêt afin de freiner 
l'inflation, les capitaux américains avides d'un 
rondemen t élevé viennent activer l'inflation, 
contredisent ainsi la ligne de conduite de la 
banque centrale. Voilà en résumé le bilan de 
la situation de l'économie vis-à-,vis des inves- 
tissements américains. Plusieurs -ont soutenu 
après la deuxième guerre mondiale qu'il fal- 
lait laisser entrer tous les capitaux possibles 
au Canada. Ces investissements, selon leur 
dire, stimuleraient l'économie qui une fois 
sur pied jouirait d'un revenu national assez 
élevé peur-effacer, cette dette envers l'étran- 
ger. Mais rien ne nous permet d'airirmer que 
noua avons atteint ce niveau et on est en droit 
de se demander si des remèdes plus efficaces 
ne seraient pas de mise. 

La solution qui semble la plus préconisée 
est la participation canadienne à l'adminis- 
tration des filiales américaines. Mais le capi- 
talisme américain trouverait certainement le 
moyen de contourner cet obstacle en déter- 
minant la politique à suivre par la filiale. M. 
Peaçeon de son côté recommandait l'élargis- 
sement du "triangle atlantique" (Etats-Unis, 
Exauce, A n g l eterre) .11 su gg é ra it que le-€ana- 



Parmi les nombreuses. com- 
missions de la b'eûeJ l'une 
d entre elles se devrait 'de juji- 
er un rôle très important dans 
la formation, à l'Université, 
d'un véritable esprit de corps. 
nin effet, Kadio-i^tuçUante a, 
de par son existence même, 
une chance unique de rejoin- 
dre chaque étudiant dans son 
petit coin . . . Malheureuse- 
ment, il semble que cette an- 
née, quelque chose cloche dans 
l'organisation dc^cette com- 
mission! En effet, cette année, 
aucune émission n'a encore 
été réalisée. Pourtant la con- 
tre-partie anglaise de Radio- 
Ètudiante a déjà produit, quel- 
ques émissions qui, dit-on, 
sont très intéressante^.'' Ce 
n'est certainement pas le ta- 
lent qui manque pour produire 
de telles émissions. Au con- 
traire nous regorgeons de ces. 
talents et quelques-un sont de 
véritables professionnels. Es- 
pérons qu'une décision sera 
prise en ce sens. Nous pour- 
rions peut-être aussi nous per- 
mettre de faire. quelques sug- 
gestions au sujet de la mise en 
ondes de cette émission. Au 
lieu de nous lire de la poésie 
d'avant-garde, quelquefois in- 
compréhensible, ' ne* serait-il 
pas possible en effet de rendre 
l'émission plus vivante et plus 
variée et avec une participa- 
tion plus étroite des diffé- 
rentes commissions et facultés 
dû campus. ' Des discussions 
sur les problèmes de l'heure 
seraient aussi très appréciées 
des étudiants et aussi de cer- 
taines "grandes personnes" de 
la région ... 



62 " c 
96'; 



< - 



Automobile 
Caoutchouc 
Appareils électriques 
Produits chimiques 
Deux aspects nous frappent à la lecture de 



98? 

87% 

77% 



q*a cesse de considérer le bloc occidental seu- 
lement comme une alliance militaire. Selon 
lui, notre pays devrait, chercher à diversifier 
ses relations économiques au sein du groupe 
des nations de l'ouest. Le professeur Barber 
Ofl l'université du Manitoba faisait remarquer 
dernièrement qu'une partie de notre déficit 



i_«j» • -• . . ..... — Mivuiicicuici i uu une Duriie ue noire rienriT 

ces chiffres: premièrement le capital etran- ,ur les transactions autres que 8^^^"- 

*er et plus spécifiquement le capital amen- dises était dû au f«|t que les municipalités eV 

cain, est concentre dans quelques industries; 

deuxièmement ce capital se retrouve, comme 

le faisait remarquer la Commission Cordon, 

dans les secteurs de l'économie canadienne 

appelés à se développer plus rapidement que 



le reste de l'économie. 

Cette participation étrangère à notre vie 
économique nous est-elle favorable ou né- 
faste? Etablissons le point de départ, savoir 
que le Canada a besoin de capitaux pour dé- 
velopper ses ressources naturelles et surtout 
du capilaL'MiiUué." L'épargne intérieure, re- 
lativement stable d'ailleurs ne répond nulle- 
ment à l'immense tâche «exigée d'elle. Nul 
doute que sans l'apport étranger nous ne 
pourrions jouir de notre standard de vie 
actuel. Les investissements américains ont 
permis d'exploiter des richesses naturelles, 
tel le pétrole, diminuant d'autant notre besoin 
d'importer ce produit. Les Etats-Unis intro- 
duisent aussi avec leurs capitaux les techni- 
ques de production, et d'administration dont 
nous ne pourrions -bénéficier. Mais je réel 
avantage des investissement d'outre-fronti- 
ère au Canada est l'élargissement des débou- 
chés pour nos produits manufacturés. A cha- 
que entrée de capital, en effet, un nouveau 
marché s'ouvre aux producteurs canadiens. 
Mais comment cette participation peut-elle 
mettre un frein au développement normal de 
notre pays? 

Le gouverneur de la Banque du Canada, M. 
Coyne, faisait remarquer l'an dernier que la 
dépendance économique du Canada vis-à-vis 
l'étranger assombrissait l'avenir de notre 
pays. Il pressait les Canadiens de vivre selon 
leurs moyens et souhaitait une action appro- 
priée de la part des autorités en cause. Le 
problème provient de la concentration des ca- 
. pita-ux américains dans des secteurs vulné- 
rables de l'économie canadienne. Ces- investis- 
sements étant -directs, les décisions concer- 
nant l'administration de la filiale sont prises 



les gouvernements provinciaux préféraient 
le marché de New-York pour écouler leurs 
obligations mises en vente. U né faut pas blâ- 
mer ces derniers qui cherchent le taux d'in- 
t<ret le plus bas. Mais il est bon de se deman- 
der si la "Kanque du Canada" dans sa déter- , 
mination de sa politique monétaire ne devrait 
pas tenir compte des conditions du marché 
& New-York. M. Coyne mentionnait der- 
..:• renient qu'il n'y avait pas de politique ré- 
duisant le crédit au Canada en ce moment, 
11 prouvait cette assertion en remarquant que 
1«- 'aux d'intérêt étal! de 31.2' ,'. Si on isole 
ce chiffre, on est a peu près d'accord avec le 
gouverneur, mais si on le compare au taux 
de L 1.2 Vc existant au même moment aux 
Etats-Unis, on comprend pourquoi les Cana- 
diens vont emprunter outre frontière. 

Cette analyse montre que le problème des 
investissements américains au Canada est 
très délicat. Nous avons besoin de capitaux 
étrangers mais nous ne voulons pas com- 
promettre l'avenir économique de notre pays. 
Ottawa sait. trop bienîjue le résultat de toute 
action contre la contribution des capitaux 
américains signifierait une baisse dans l'acti- 
vité économique du Canada. Le gouvernement 
fédéral devrait commencer d'abord par ré- 
soudre le problème à l'intérieur du pays: 
En permettant aux compagnies d'assurance- 
vie d'étendre le champ de leurs investisse- 
ments, en considérant plus étroitement si le 
taux d'échange entre le dollar américain et 
canadien devrait être déterminer parjes lois 
de l'offre et de la demande ou s'il devrait être 
fixé .par l'autorité centrale. Le remède ne 
viendra pas par la simple constatation* des 
faits mais par un programme à longue éché- 
ance permettant à l'économie canadienne de 
réaliser pleinement l'essor qui lui est réservé. 

Extrait du Hulletin de la faculté des Sci- 
ences Politiques. Novembre 1960.) 



Dernièrement, un groupe de 
citoyens de la métropole se 
mettait en frais de faire fli- 
gner une pétition pour protes- 
ter contre la "fausse mentali- 
té" qui, disehkijs, est de mode 
dans le Quartier Latin ces 
derniers temps. Encore une 
fois les "grandes personnes" 
de notre élite se mette en frais 
de faire à ces "jeunes étudi- 
ants aux idées gauchistes" la 
morale et de le ramener dans 
1e droit chemin de l'état de 
grâce. Le moins que l'on puis- 
se dire c'est qu'ils sont bien 
gentils et que nous^ étudiants. 
sommes certes bien fiers que 
notre élite embourgeoisée et 
un peu amorphe soit sortie de 
son sommeil hivernal pour en- 
fin s'apercevoir que les étudi- 
ants avaient des choses à dire. 
Mais il semble quCiîDs "péti- 
tionnaires" ne soient pas tout 
à fait d'accord avec les idées 
un peu franches de nos con- 
frères de Montréal. Et évidem- 
ment, c'est inadmissible et 
condamnable. Après tou^. eux 
ont l'expérience de la vie et la 
jeunesse d'aujourd'hui est 
pourrie jusque dans sa racine. 
Gare donc à cette jeunesse 
étudiante qui ose seulement 
exprimer sa pensée et faire 
suivre à ses idées une ligne 
personnelle. Probablement 
que Je problème serait facile- 
ment régler si nos gens "d'ex- 
périence" (sic) retournait 
dans-leur petite «erre chaude. 
Nous leur ferions parvenir 
avec plaisir "Notre Temps". 
Ils pourront alors se dTelecter 
de la prose "anticommuniste" 
de Léopold Richer qui possède 
certainement la 4t v?aje menta- 
lité", et nous, nous continue- 
rons à lire, sans imprimatur, 
le frère Untel . . . 



Tout change au Québec. 
Tout est au changement 
En fait la 'Belle Province* 
est littéralement en train 
de muer. Cela se voit sur 
le plan politique, social 
et, de plus en plus sur le 
plan étudiant. Il semble 
qu'à la suite de nos uni- 
versitaires, les collégiens 
du Québec montrent les 
dents. Mais même s'ils 
sont passés à l'action, 
leurs gestes demeurent 
"en famille". En effet, de 
, sources bien informées, 
nous avons appris la se- 
maine dernière que les 
étudiants du Collège St- 
Laurent ont entrepris une 
grève générale, il y a en- 
viron un mois qui aurait 
duré au moins 1 journée 
entière. Le motif de cette 
colère collective fut la ré- 
sistance d'un Père qui 
voulait empêcher les étu- 
diants d'entrer au collège 
sous prétexte qu'ils 
étaient en retard. Ce qui 
est plus curieux, c'est le 
silence complice des au- 
torités du collège en ques- 
tion et -du corps étudiant. 
Devant le refus arbitraire 
du Père en question, les 
étudiants ont dessiné des 
pancartes et, dans la plus 
belle tradition des grèves 
ouvrières, ont para- 
dé ainsi devant le col- 
lège. Certains Pères de la 
communauté voulurent 
se montrer conciliants et 
invitèrent nos "grévis- 
tes" à entrer ... On dit. 
qu'ils essuyèrent un re-' 
fus poli, mais ferme. Le 
lendemain, une entente 
fut conclue entre les deux 
partis et tout rentra dans 
V°ldre' Nos collégiens re- 
tournèrent à leurs bou- 
quins et les bons Pères à 
leur discipline . . . 



Les étudiants libéraux de. 
l'Université ont la ferme in- 
tention de damer le pion à 
leurs confrères de .confession 
conservatrice et sociale-démo- 
crate. 

En effet, jeudi dernier avait 
lieu la première réunion de 
l'année du Club King-Lapointe 
au^pavillon des Arts. Environ 
trente membres étaient pré- 
sents à cette réunion et discu- 
tèrent de la ligne de conduite 

à prendre cette année. 

— — — — * 

La prochaine réunion des li- 
béraux aura lieu le 24 novem- 
bre prochain et les dirigeants 
s'attendent à une participation 
, plus active de la part des étu- 
diants. Tous fes francs libé- 
raux du campus sont donc in- 
vités à se. joindre~aux mili- 
tants qui battent la marche 
vers la libération de l'empoi- 
gne conservatrice actuelle au 
Canada. 

~Les personnes désirant se 
joindre au, club n'ont qu'à 
prendre contact avec le pré- 
sident M. Claude ïilanchard 
/ou tout, autre membre du club. 



OTTAWA 



. 1HEN REPRESENTE 

. t Les jeunes filles d'Ottawa 
se distinguent partout, «oit 
leur charme- ou par leur 
esprit. Mlle Ma ri 1. vu Criimm.v 
d'Ottawa était dernièrement 
couronnée re mft de la faculté 
de Droit à l'Université de Fré- 
dericton. 



n* 



■ 



TRIBUNE SPORTIVE 

7 — : 1 —— . — - t 






DU NOUVEAU 






POUR NOS 



SPORTIFS 






Il y a quelques semaines, le golf, le tennis, la piste et 
pelouse quittaient tour à tour le plateau des sports. Prochaine- 
ment, le football se retirera de la scène avec éclat. Mais ne 
pensons pas que dès ce moment les sportifs s'endormiront 
pour l'hiver. Au contraire, le ballon volant, le ballon panier, 
le ballon balais et le ski les garderont éveillés. Cependant cette 
année il y aura du nouveau. Les étudiants se réjojuiront d'as- 
sister au retour d'un sport jadis bien suivi et goûté. 
• Tous ont déjà deviné que nous voulons parler du hockey. 

Ces jours derniers, M. Arthur. Sheedy, directeur de 
l'Association Athlétique, nous informait sur ce point. Voici 
le résumé en trois points Jes renseignements obtenus: com- 
ment est venue l'idée d'une équipe de hockey? quelles sont 
les facilités accordées? quels résultats attend-on en retirer? 

IL y a environ cinq ans, l'université comptait deux équi- 
pes dans ses murs. L'une évoluait dans la ligue junior de la 
cité, et l'autre disputait des parties d'exhibition. Pour quel- 
ques raisons, les activités ont cessé. Seule la ligue interfa- 
culté a subsisté mais ce n'était qu'une flamme. Cependant l'an 
passé, il y eut un regain de vie formidable. La raison majeure 
de cet état de chose semble être l'achat du Minto par l'uni- 
versité. Cette patinoire se trouvant située sur le campus 
(imaginaire) de l'université permettrait une fréquentation 
plus assidue et plus nombreuse. Un estimé rapide nous per- 
met de croire que plus de deux cent joueurs ont évolué dans 
la ligue inter-f acuité la saison dernière. Vu l'engouement 
affiché par les étudiants, on a voulu répondre encore plus à 
leur désir, r 



(auiteoie la page 15) 






compte 45 membres dans le 
Collège électoral. Eh bien! 
dès qu'un candidat rallie 
vingt-trois des quarante-cinq 
\<»ix, on le déclare élu dans 
l'état de New- York, avec ses 
quarante-cinq membres. Ceci 
a pour but d'éviter toute im- 
précision dans le résultat. 
Toutefois si personne n'ob- 
tient la majorité absolue, le 
Sénat se charge de désigner 
le. nouveau chef des Etats- 
Unis. 

'Enfin, la dernière formalité 
est remplie le 20 janvier sui- 
vant, lorsque le candidat élu 
prête le Serment officiel du 
président des Etats-Unis, 

Voilà donc, en gros, les éta- 
pes de la longue et pénible as- 
cension vers la Maison Blan- 
che! Ce système électoral, 
d'une façon, est peut-être plus 
démocratique que le nôtre. 7 
On a l'impression que lès 
américains élisent un homme 
et non un parti à la tête de 
leur pays. Et" la preuve c'est 
qu'on peut fort bien trouver 
un Président Républicain face 
à,, un Congrès démocrate, ou 
vice-versa. 

Cependant, . cette disparité 
entre l'Exécutif et le Législa- 
tif est souvent la source de 



AMENDEMENT D'IMPORTANCE POUR 
TOUS LES SPORTIFS 

En ce qui concerne le domaine des sports à 
l'Université d'Ottawa, une nouvelle règle est 
entrée en vigueur, à savoir que tout joueur, 
avant de se joindre à une équipe de l'extérieur, 
doit attendre que tous les joueurs des clubs 
universitaires soient choisis. 

Dans tous les sports l'Université se réserve 
le premier choix parmi les étudiants. Cette 
règle fut établie non seulement dans le but 
d'avoir la meilleure équipe, mais parce que les 
sports font partie du programme d'éducation 
de l'université. 

Il ne faudrait donc pas regarder d'un mau- 
vais oeil là mise- en vigueur de cette règle. 
Pour quelques-uns au premier abord elle sem- 
blera absurde, mais avec un peu de réflexion, 
elle leur paraîtra tout à fait sensée. 



bien des' conflits. Quoique 

George Washington ait recom- 

Le conseil athlétique décida de former une équipe in ter- mnndé à ses * ucce s S eurs de 

collégiale. Son but comme dans tous les autres sports, était | "s'élever au dessus des par- 



voulons avant tout servir l'étudiant, le reste viendra par sur- 
croît", disait M. Sheedy. T 

Quant à la deuxième question, répondons d'abord que les 
dirigeants ont eu un flair remarquable pour le choix de l'en- 
tra ineur de l'équipe. M. Rocky Robillard est un nom qui pour 
plusieurs parle par lui-même. Sa personnalité en plus d'être 
débordante affiche les qualités qu'exige notre mentalité, soit 
le fait d'être catholique et bilingue. 

Cet homme, de choix judicieux, conduira l'équipe à la 

luéte du titre de la conférence St. Lawrence. Déjà vieille 
de sept ans, cette ligue comprend les équipes suivantes: 
Loyola Collège, S.G.W.U., R.M.C., C.M.R., MacDonald Collège, 
Bishop University et l'Université d'Ottawa. En plus des ren- 
contres régulières plusieurs clubs disputeront des parties 
d'exhibition. Le calibre de jeu présenté équivaut au niveau 
senior interscolaire ou junior *B' organisé. 

Pour ce qui est des chances de l'équipe tte l'Université 
d'Ottawa personne n'ose se prononcer puisque les autres équi- 
pes n'ont pas çnc,oré été espionnées. Cependant nous pouvons 
affirmer que le public étudiant sera servi à souhait. Un bon 
nombre de joueurs sur les rangs ont fâït leurs preuves dans 
les ligues organisées. 

La réponse à la troisième question est laissée à tous et à 
chacun. Le comité a fait sa part, la gent étudiante doit faire 
la sienne. Il nous est permis de croire que ce ne sera pas un 
fiasco. Car le hockey est connu plus que tout autre sport chez 
nous canadiens. De plus, le Minto se situe admirablement 
bien. Son comfort durant la partie est à discuter mais que dire 
de celui offert durant les périodes de repos (lounge). Enfin le 
calibre de jeu est à en rien douter. 

On ne peut refuser une telle invitation. Rendons-nous-y, 
une fois et le goût nous prendra pour toutes les autres joutes. 

Rendons-nous en nombre et encourageons les nôtres lors 
de l'ouverture de la saison le 26 novembre au Minto. 

" Jean-Claude Croteau. 3ème Ed. Pljys. 




Charmante, souriante, séduisante, la reine du football, M le 
Suzanne Serré, étudiante à la faculté des Arts. Confortable- 
ment installé dans une voiture sport, elle tient dons ses bras 
lo femme de Pedro. 



du veto qui prime! 

Germain Dion, 
Sciences Politiques 




Le dernier Pep-Rally a eu un succès fantastique. On s'y est amusé ferme 
peut-être pour la première fois dans l'histoire du football. 



et 



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pôr« Gravalle, o.«.i. t 

[r es ds l'Université, 



LA ROTOND 



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3 co 



33. 



FELICITATIONS A NOS 



-~*~t-, 



No ^ ,-.„ . .-... / ; — 

40— SHORE, Len, 20 ans, 195 livres *6 pieds. Len nous vient 
de Lisgar. Joueur de centre il est remarqué pour sa téna- 
cité au jeu. 

41— DESJARDINS, Paul, 17 ans, 210 livres, 6 pieds 2 pouces, 
r^aul gradua cette année du High-School de TU. d'O. au 
Gee Gees. Un bloqueur qui promet beaucoup. 

42— McEVOY, Bob, 24 ans, 190 livres, 5 pieds 11 pouces. Le 
gars qui aime à voler les jeunes filles à ses co-équipiers, 
Bob est un solide bloqueur avec le Varsity. 

50— DUFORD, Guy, 21 ans, 185 livres, 5 pieds 7 pouces. 
Guy est un bloqueur féroce et on le connaît sous le nom 
/deJîtânk" sur l'équipe. 

51— AUGER, Bill, 19 ans, 220 livres, 5 pieds 8 pouces, ifn 
nouveau avec l'équipe, "Willie" promet beaucoup pour 
les années à venir. 

52 — ALLEN, Jim, 18 ans, 185 livres, 5 pieds 11 pouces. 
Bloqueur de grand talent "Jimmy" a aussi une prédi- 
lection pour le jazz d'après une certaine Hélène . . . 

53— PRESTON, Pave, 20 ans, 195 livres, 5 pieds 7 pouces. 
Dave, le bloqueur "au cou croche", voilà comment ses co- 
équipiers l'appellent. En sa première année avec le Var- 

* „, sity Dave est un solide prospect. 

56— NININGER, Mike, 21 ans, 180 livres, 6 pieds. Un garçon 
apparemment gêné mais qui laisse de Côté sa gêne sur le 
champ de football pour évoluer comme solide bloqueur. 

60— VERRALL, Ron, 23 ans, 200 livres, 6 pieds 1 pouce. 
Etudiant en quatrième- année des Sciences, Ron divise 
son temps comme suit: sa fiancée, le football, les études. 
Ron est à sa quatrième année avec le Varsity jouant 
comme bloqueur. ' « 



il. "^.- '.'!'■*■ 'I " ■' 



61— ADAMS, Ward, 22 ans, 200 livres, 5 pieds 10 pouces 
Ward est un dur bloqueur sur le terrain de football mais 
doux comme un agneau lorsqu'il s'agit de s'attirer les 
faveurs des beautés du campus. 

62— SMITH, Avrum, 23 ans, 225 livres, 5 pieds 11 pouces. 
Avrum, connu de ses co-équipiers sous le titre de "The 
Great Pumpkin", est un féroce bloqueur qui fait trembler 
l'adversaire. 

63 — PRIMEAU, Andy, 24 ans, 225 livres, 6 pieds. Andy doit 
diviser son temps entre son épouse, le football et les 
études. Ancien joueur des Bear Cats de Verdun, Andy 
en est à sa troisième année comme bloqueur pour le 
Varsity. ■"■*- 

65-vRADLEY, Pete, 22 ans, 175 livres, 6 pieds. Pete est un 
ailier très rapide venant de Kingston, Ont. 

70— BENOIT, Brian, 24 ans, 200 livres, 6 pieds 1 pouce. Brian 
est un vétéran en quatrième année de médecine. Ses 
prouesses lui ont mérité le titre de "joueur le plus utile 

^ à l'équipe pour la deuxième année consécutive. Son départ 



1 



sera une grosse perte pour le Varsity. 

71— BENOIT, Pete, 21 ans, 195 livres, 6 pfeds 3 pouces. Pete 
il y a deux semaines, a ajouté un autre exploit mémo- 
rable à ses nombreuses prouesses au football comme 
ailier: il épousa une jolie blonde. Nous souhaitons « 
Pete et son épouse une vie heureuse et de nombreux 
petits joueucs. de football. 

72— KRITSCH, Tom, 19 ans, 180 livres, 5 pieds 10 pouces. Un 
nouveau avec l'équipe Tom promet beaucoup comme 
ailier, mais il semble que peut-être il aurait besoin de 
lunettes . « ; 



i 









~ 




• , 




_ 



CLUB CHAMPION , 

Que dire sur un club champion qui puisse dépasser ou 
même égaler ce que chacun des. partisans éprouve, qui puisse 
résumer en quelques lignes les opinions enthousiastes des sup- 
porteurs? Nous nous trouvons dès l'abord devant un fait ac- 
compli qui impose des limites. Louanges, honneurs, trophées 
articles de journaux ne surpasseront pas la satisfaction inté- 
rieure que chacun des joueurs de l'équipe, ressent à bon droit. 

Le succès qui échoit à ces gars eti*honneur. qui rejaillit 
sur tous les étudiants de l'université sont le résultat d'un tra- 
vail de longue date. Du jour,aji Jendemain, on ne realise pas 
pas une équipe championne dont la puissance et aussi la con- 
sistance sont reconnues par les adversaires eux-mêmes. 11 
faut donc retourner en arrière, "faire un voyage dans le pas- 
sé", et constater que l'équipe qui a tout balayé sur son passage 
a puise sa force dans un travail persévérant qui dépasse les 
limites d'une saison de football avec toutes les pratiques et 
les joutes qu'elle comprend. Aussi, il ne faut pas s'étonner du 
fait que la réussite de cette année avait été amorcée dès l'an 
dernier. Dès les premières séances de pratique cette année, 
il y avait au sein du groupe un "team spirit" habilement en- 
tretenu d'ailleurs par l'instructeur Matt Anthony, et qui 
annonçait les résultats que nous célébrons. 

Ces succès de notre équipe de football nous apportent des 
leçons. D'abord cette réussite nous montre qu'il n',est pas né- 
cessaire pour motiver un travail de rechercher un résultat 
immédiat. Jl faut savoir regarder loin, sàvêlr attendre, tra- " 
vailler avec patience, ne pas se laisser abattre par l'échec. 



et viser à une perfection possible dans les limites qui seules 
considérées sont propres à décourager. Le temps, la durée ne 
compte pas si l'on considère la valeur du but à atteindre. 

Exemple de patience, d'application, de constance au tra- 
vail, le Varsity est encore un exemple de la "puissance indé- 
fectible de l'équipe". Travailler de concert, animer les désirs 
d'un même esprit, apprendre à se plier soi-même pour aider, 
voilage façon très réduite les pierres sur lesquelles se bâtit 
une équipe et . . . un monde. Ici il convient d'oublier les 
étoiles, ceux qui récoltent les honneurs, pour entrer au coeur 
de ce groupe caché dont le travail et la valeur ne se chiffrent 
pas, mais dont l'efficacité continue est sentie. En effet si les 
étoiles en sont arrivées à dominer les opinions sportives, il y 
a des joueurs dont la réelle valeur est invisible et qui n'est 
souvent reconnue qu'au moment de fermer les pages mémora- 
bles d'une saison de football: ces gars qui ont bûché, travaillé 
de leurs épaules et de leur intelligence pour dégager le che- 
min aux vedettes. C'est le cas de dire qu'il sont la base même 
des étoiles, leur point d'attache et ce qui soutient quelque 
chose à l'importance que, sans lui, il y a chute: sans la parti- 
cipation de ces gars à l'ensemble, U.O. ne serait pas cham- 
pion. Nous rendons hommage aux loueurs de ligne pour leur 
rôle effacé, mais bien utile. _^ 

Enfin, ultime souhait, espérons que l'équipe se relèvera 
l'an prochain avec le même souci d'atteindre d'autres som- 
mets. J 



.-*-, „., 



Pépé. 



5É. 





* 



\ 



74 — LYNCH, Denis, 24 ans, 175 livres, 6 pieds. Denis est un 
étudiant en Droit qui prend plaisir à discuter de points 
légaux avec ses co-équipiers, surtout avec "Smithy". Le 
grand avocat est aussi un très habile ailier qui ne dis- 
cute pas sur le champ de football mais qui frappe dur 
sans poser de questions. 

75— HUTCHINGS, Rich, 20 ans, 175 livres, 6 pieds 1 pouce. 
Rich est un rapide ailier au visage sympathique qui sera 
un ferme support pour l'équipe dans les années à venir. 

76— BARCH, Dick, 23 ans, 185 livres, 6 pieds 1 pouce. Un im- 
porté américain, Dick, dit-on, est de descendance Algon- 
quine: son nez aquilain, son large rire et son tetnt bron- 
zé semblent attester ce fait. En tant qu'ailier Dïck est 
aussi rapide que sa petite Corvette. 

81— HENDY, Bill, 20 ans, 170 livres, 5 pieds 10 pouces. Jou- 
ant au quart-arrière, Bill se distingue par ses pantalons 
barriolés et son amour pour les jeunes filles qui aiment 
à boire . . . — - . 

82— CARBONNEAU, Rick, 21 ans, 170 livres, 5 pieds 10 
pouces. Se joignant à Hendy pour diriger l'équipe à l'offen- 
sive comme quart-arrière, Rick est aussi .un joueur très 
efficace à la défensive. On projette cependant de faire 
passer un règlement en ce que Rick puisse se servir d'un 
ballon avec anses ... 

90— BLACK ADDER, Earl. 22 ans, 185 livres, 5 pieds 11 
pouces. Jouant demi-arrière, Earl est un autre des jou- 
eurs mariés: sa petite fille ne jouera pas au football. mais 
Earl et son épouse tiennent à ce qu'elle devienne cheer- 
leader et peut-être "Miss Gee Gee" ...??? * 

91— THOMPSON, John, 18 ans, 200 livres, 6 pieds 1 pouce. 
Un bloqueur d'envergure qui est cependant très gêné au- 
près des jeunes filles ... 

92— MALLOY, Tony, 22 ans, 185 livres, 6 pieds. Tony a joué 
une bonne partie de la saison avec un plâtre au bras mais 
malgré ce handicap il s'est averré brillant joueur de demi- 
arrière. ■*; 




93— ROBINSON— Glen, 20 ans, 190 livres, 6 pieds. Grand 
chasseur de canard qui fait réellement peur aux canards 
avec son grand fusil, Glen est aussi très dangereux com- 
me centp^-arri^e; — ■ — - 

91— BENOIT. Paul. 19 ans, 170 livres, 5 pieds 10 pouces. Le 
cadet de la famille Benoit, Paul complète un très beau 
trio avec les (,ee Gees. Jouant demi-arrière il s'avère 
aussi efficace que ses deux frères aines. 



La parade qui a précédé le pep-rally 
n'a pas manqué d'originalité. Ici un 
homme-sandwich se prélassé à la lu- 
mière réconfortante des réflecteurs de 
la rue. Ah! si une telle atmosphère 
avait existé depuis le début de l'an- 
née. Mois ça t'en vient. 



9:>— CADIEl X, André. 22 ans, 180 livres, 5 pieds 10 pouces. 
Vice-président français de la faculté des Arts, André 
est complètement dévoué à la cause étudiante: sa parti- 
cipation au football en tant que demi-arrière n'est qu'une 
autre constatation de son dévouement. 

96 — MYLES, Don, 19 ans, 190 livres, S piefls 11 pouces. Don 
se charge de deux fonctions sur l'équipe: en plus d'être 
un habile ailier Don est aussi botteur de placements et 
de convertis. Son "Golden Toe'Huî vadt une grande, re- 
nommée qui est rehausée par son habileté à chanter 
"Pineapple Princess". 

97— McINTYRE, Bill, 24 ans, 155 livres, 5 pieds S pouces. Sa 
femme, ses études en médecine et 'le football reçoivent 
de Bill une égale part et il semble réussir en Tout. Etu- 
diant en quatrième année de médecine Bill est un premier 
de classe; il est aussi un brillant joueur de centre-arrière 
qui pour la deuxième année consécutive s'est mérité le 
championnat des compteurs. L'équipe subira une lourde 
perte en l'absence du "Red Scooter" l'an prochain. 

98— BARNABE, Pete, 20 ans. ISO livres, fi pieds. Pete est 
une triple menace pour les adversaires: il s'occupe des 
bottés en plus d'être un brillant joueur de demi-arrière; 
sur demande Pete peut aussi jouer très habilement au 
quart-arrière. 



DU CAFE1 . 








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Joyeux Noël 





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Bonne Année 

(VETUS) 



'FAIRE FACr 



Volume XXIX - no 6 






UNIVERSITE D'OTTAWA 






15 décembre 1960 



SI NOËL M'ETAIT CONTE 

On pourrait facilement refaire une de notre messe de minuit. C'est à savoir 
fois de plus de la prose sentjmentaliste laquelle de nos grosses madames au- 
gur les bébés roses qui se trouvent dans rait le chapeau le plus inutile ou le vison 
nos crèches bourrées de soie fine ou des le mieux peigné. Non, mais est-ce vrai- 
Pères Noël qui ornent les vitrines de ment là un RAPPEL d'un événement 
nos magasins en mal de publicité tapa- passé et qui a -changé du tout au tout 
-geuse. Pauvre de nous. Mais même si la pensée de nombreuses civilisations, 
nous devons rejeter toutes ces stupidi- est-ce là le RAPPEL d'un événement 
tés absolument anti-chrétiennes, cela toujours aussi présent, est-ce de cette 



n'enlève aucunement à cette fête son 
caractère religieux et chrétien, n'en dé- 
plaise à certains de nos obsédés anti-je- 
ne-sais-quoi. Si le Christ descendait sur 



manière que nous respectons un événe- 
ment qui est irrémédiablement lié à no- 
tre avenir d'hommes chrétiens? Cer- 
tains diront que je complais dans une 



terre pour venir constater le résultat prose cléricale et que je suis probable- 



pratique de sa naissance, il en serait 
certes éberlué. La commercialisation in- 
tensive en a fait une fête à caractère 
uniquement païen. Il y a bien cette "bel- 
le" messe de minuit qui n'est en défini- 
tive qu'un prélude à la saoulade qui 
suivra. Mais l'honneur est sauf et la" 
dinde est maîtresse. . • • 

/Aujourd'hui où toutes conversations 
sont à l'Amour, toutes nos manifesta- 
tions si imparfaites qu'elles puissent 
être, sont une recherche souvent vaine 
de ce sentiment de se sentir aimer, on 
semble facilement oublier que la nais- 
sance que nous fêtons est l'incarnation 
même de l'Amour qui se manifeste à 
nous sous~une forme parfaite et par le 
fait même divine. ' Il est 'évident que 
cette fête se doit de RAPPELER par 
des manifestations chrétiennes ce qui 
implique nécessairement un respect 
pour le moing, sincère de cette naissance. 
De là à condamner toutes les festivités 
qui suivent la manifestation serait un 
à caractère humain qui précèdent et 
peu ambitionné sur la faiblesse humai- 
ne. Mais tous ces joyeux Nôëls répétés 
mécaniquement et souvent avec une 
grimace mal dissimulée, tous ces cà^ 
deaux que Ton envoit pour des rai- 
sons purement sociales et le plus sou- 
vent intéressées, toutes ces cartes en- 
voyées par milliers à des personnes que 
nous ne connaissons à peine, est-ce vrai- 
ment un rappel à l'amitié et disons-le à 
l'amour. Est-ce tout ce que nous pkfti- 
ypns donner de sincère à nos connais- 
sances et amis? Vous direz que je géné- 
ralise inutilement des faits pris au ha- 
sard. Car évidemment c'est toujours 

l'autre" qui fait ces choses. Tant mieux 
s'il se trouve un bon nombre d'humains 
sincères qui respectent le vrai sens de 
RAPPEL. Mais la société offre un tout 
autre tableau qui n'est guère brillant si 
ce n'est de boules d'arbres de Noël (en 
aluminium s'il vous plaît) et de cadeaux 
achetés à coup de dollars empruntés. Et 
que dire de ces fameuses parades de- 
mode qui font aujourd'hui l'originalité 



ment en mal de gagner mon ciel. Dor- 
mez bien chers amis, ce n'est aucune- 
ment mon intention. M ait; sachez bien 
que je suis aussi écoeuré que -vous de 
ces messes à 50 sous où l'on envie les' 
robes satinées et4es habits* dernier-cri 
de nos voisins, de ces gens qui sous le 
couvert d<* la religion font un commerce 
honteux de tout ce qui peut flatter la 
faiblesse de notre conscience humaine, 
de ces dindes farcies que nous man- 
geons tous aux yeux de pauvres 
familles qui mangent le poulet en 
conserve que l'on a "charitablement" 
donné pour nos frères miséreux qui 
gèlent pendant que nous nous réchauf- 
fons avec un bon verre de scotch acheté 
à un prix exhorbitant . . . Nous pouvons 
être incroyants, anti-curés, que sais-je, 
mais essayons au moin d'être charita- 
bles et raisonnables dans nos manifes- 
tations et essayons de respecter, même 
si nous n'y croyons peu ou pas, le carac- 
tère religieux de cette date. Le Christ 
ne nous a pas demandé de passer la nuit 
à genoux à murmurer des rosaires ou 
de le louanger en chantant sa grandeur 
la semaine durant. Il semble qu'il nous 
ait assigné un rôle tout autre. C'est plu- 
tôt de jouer notre rôle d'hommes qui 
doivent prendre conscience d'un événe- 
ment hors de l'ordinaire. Il serait pro- 
bablement le premier à venir s'amuser 
ferme à nos réveillons et à nos festivités 
eputumières si on pouvait y sentir un 
atmosphère de sincérité et d'amitié ré- 
ciproque, et surtout s'il était sûr que 
tous les humains, dont il fait partie, 
pouvaient se réjouir de cette venue dans 
un confort relatif. 

En définitive, à quoi rime cet article 
imprécis et aux Idées pour le moins 
mêlées? C'est tout simplement une prise 
de position devantun Noël <nii aujourd'- 
hui a perdu soïrsens profond et qui 
abandonne systématiquement les prin- 
cipes sacres d'Amour et de Charité qui 
devraient être l'essence même de cette 
manifestation autant humaine que di- 
vine ... Et Joyeux Noël tout de même . . 



==-« __ 



VETUS SOUHAITE A: 



.' . 



I'* - 



*»t^ï"> 






Bill Boss: 

Un embargo sur les moustaches. 

Charlotte Whitton: 

Une pension de vieillesse, à défaut d'allocations familiales. 
Au directeur de la Rotonde: 

La Voie, la \ «rue, la Vie . . . brune ou blonde, ça n'a pas 
d importance. ■*- ~ 

Hélène La montagne: 
L auenie '. . . oe quoi? . 

Au président delà Fédération: * 

L auioueierminauon avec les autorités. 

Morrison-Lapiasse : 



. . 



Lue lamine sur le Campus. 

Au père Koy: 

Ln uon verre de scotch. 

Au irere Un tel: 

L auire demi ue son imprimatur. 

A John Diefenbaker: 



Lue uouzaine u oranges. 

Au Père Lavigne : 

Un sourire de la rigolade. 

Aux Jésuites: 

L ne nouveue université laïque. 

Au Père Gadouas: 

Annonceur a ttadio-Canadn. 

A Gilles Pellerin : 

Une paire de ciseaux. 

Au Fulcrumr 

Faut-le-crêre. 

Aux Femmes Polices: 

Mort aux vaches! 

Au club King-Lapointe : 

La démocratie. — r-* 

A Jean Lesage: 

L'excommunication des gens de l'Union Nationale. 









r 



i-.»r- 



A la Faculté de Psychologie :< 
Son entrée dans la Fédération. 
Au Hibou: 
des call-girls. 
A Jean Culotte: 
Des bretelles. 

A notre Rédacteur-en-Chef : 
La suppression de la moustache. 

A la société Dramatique: 
Une autre Antigone. 

A René de Chantai: 

La suppression du nasillement chez les Canadiens français. 

Au professeur Guimond: 

Un séparatisme prochain. 

A Cécile Cloutier: 

Des gants pour ses Mains de Sables. 

A EUen Fairclough: 

La -déportation. "* 

A Charlotte Gobeil: — ~ 

Un petit "gun". 

A nôtre beau Pierre-Yves: 
Un bon "bleach". 

A Cogan i» . /., 

Un système de traduction simultanée. 

Au journal "Le Droit": 

La déchéance des hebdos de la ville de Hull. 

A "NOTRE* Librairie: 
Rien, car ils ont tout. 

A TOUS NOS LECTEURS: 
D'autres Rotondes; 



**zr 



VOEUX DU PRESIDENT 

Au nom de la Fédération des Etudiants de l'Université d'Ottawa et 
en mon nom personnel, permettez-moi de vous souhaitez un joyeux 
Noël et une Bonne et Heureuse Année. J'espère que l'année qui 
s'annonce apportera à votre Fédération, le succès, le dynamisme, la 
maturité et la collaboration dont elle a besoin pour rehausser le pres- 
tige de l'Université. 

Que votre année scolaire soit remplie de succès et que votre vie 
personnelle en soit plus heureuse. 

GILLES GRENIER, Président. 






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LA ROTONDE 



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LA ROTONDE 



Page 3 



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-* 



L A ROTONDE 



Directeur Michel Beaubien 

Assistante-directrice Thérèse Mongeon 

Rédocteur-en-chef 



Assistant rédacreur-en-chef 
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Chronique féminine 
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611, RUE CUMBERLAND, OTTAWA 2, ONT. TEL. CE 3-6095 

Les lettres eu directeur sont à la seule responsabilité de leur signataire. 
Autorise comme envoi postal de deuxième closse. Ministère des Postes, 

Ottawa. 



r 



DE LA ROTONDE 



ÎCa Rotonde traverse présentement une crise qui 
pourrait bien amener sa disparition. Ce n'est plus une 
question de conflit qui entre en je» mais une question 
financière. Le problème est simple : nous n'avons plus 
d'argent pour publier d'ici à la nn de Tannée scolaire. 
Nous sommes là, pleins de bonne volonté, décidés 
à faire de La Rotonde un véritable journal univer- 
sitaire et nous ne pouvons plus publier. 

Nous cherchons désespéremment une solution. 
Nous avons pensé abonner les Anciens qui sont encore 
intéressés à leur Aima Mater. Le service d'abonne- 
ments est en marche et tâche de ramasser quelques 
dollars. Une deuxième solution serait de lancer un 
tirage et d'essayer de renflouer le pauvre budget qui 
coule rapidement et sûrement. Enfin, nous avons l'in- 
tention de commanditer une danse ou une soirée de 
variétés qui nous rapporterait quelques sous. 

A vrai dire, ces trois solutions combinées pour- 
raient rapporter un magot qui nous permettrait de 
finir l'année scolaire honorablement. Un mémoire sur 
la situation financière sera présentée au Grand Con- 
seil de la Fédération dans un avenir rapproché. Nous 
pourrons ainsi éviter les maux de tête à nos succes- 
seurs. Présentement, la Fédération n'a pas l'argent 
nécessaire pour venir à la rescousse et nous n'avons 
pas l'intention de lui faire forcer la main en ce sens. 
Nous sommes tous des enragés du journalisme 
universitaire, malheureusement nous ne disposons 
pas d'assez d'argent pour nous lancer dans cette aven- 
ture. Nous- tâchons, comme tout le monde de rejoin- 
dre les deux bouts et de finir nos études. Nous aurions 
cependant aimé rehausser le nom de l'Université et 
de la Fédération en les dotant d'un journal vraiment 
à la hauteur de la situation. Mais nous sommes blo- 
qués, irrémédiablement bloqués. 

Si nous passons à l'attaque pour obtenir un sur- 
plus de finances soit par un tirage soit par une soirée 
quelconque, nous voudrions que les étudiants nous 
donnent un véritable coup de main. Après tout nous 
travaillons dans l'espoir d'illustrer le renom de l'Uni- 
versité d'Ottawa et celui de la Fédération des étudi- 
ants, votre fédération. 

Telle est notre situation exposée au grand jour. 
Nous avons pensé qu'il valait mieux produire des nu- 
méros dignes d'une université que de produire pen- 
dant une année complète des numéros dont la teneur 
aurait laissé à désirer. 

MICHEL BEAUBIEN, Directeur. 



DIRECTEUR 

Monsieur Michel Beaubien, 

Directeur, 

La Rotonde» 

611, rue Cumberland, 

Ottawa, Ont. 

Monsieur le Directeur, 

"LE CLUB KING-LAPOINTE 

EST DIRIGE PAR UNE 

CLIQUE." 

J'assistais la semaine der- 
nière à une réunion du club 
King-Lapointe. Je me serais 
plutôt cru dans un comité 
d'honneur de l'Union Natio- 
nale. . . - 

Au début de là réunion, le 
président du club, M. Claude 
Blanchard, énuméra la liste 
des postes vacants. Je croyais 
que nous élirions démocrati- 
quement des représentants à 
ces postes. J'ai cependant réa- 
lisé au tout début qu'un petit 
groupe avait nommé ses can* 
didats aux divers postes à 
combler. 

Pour chacun des postes, un 
des membres de la "clique", 
c'est-à-dire Messieurs Pierre 
Raymond, Georges Proulx et, 
Daniel Manseau, proposait un 
candidat ami qui avait été 
choisi d'avance. Inévitable- 
ment le candidat proposé était 
le seul à être mis en nomina- 
tion et M. Blanchard le pro- 
clamait solennellement élu. 
Seulement deux ou trois étu- 
diants n'étaient pas membres 
de la "clique à Blanchard". Il 
était donc tout à fait inutile 
pour nous de présenter des 
candidats. Pour "paqueter" , 
une convention ou une réu- 
nion, ces messieurs semblent 
sans égal. Comme disait l'au-j 
tré, ce sont des Jos-D. Bégin 
en puissance 

Cette réunion n'a pas été 
tenue dans l'esprit et la lettre 
de la doctririe^et des principes 
du parti Libéral. Et cela est 
excessivement dommage: 

Quels remèdes peuvent sau- 
ver le club King-Lapointe de 
cette situation stagnante dans 
laquelle il s'enlise constam- 
ment? Tout d'abord si les diri- 
geants, qui n'ont rien fait qui 
vaille jusqu'ici, persistent à 
refuser catégoriquement de 
changer d'attitude, il faudra 
faire maison nette. Une autre 
solution serait d'organiser un I 
recrutement géant s'étendanl 
sur tout le campus. Ainsi il de- ! 
viendrait pratiquement impos- 
sible à un petit groupe de 
prendre le contrôle exclusif du 
club. 

DamiUasjiuation actuelle, 
personne n est intéressé à par- 
ticiper aux activités qui» soit 
dit en passant, sont très peu 
nombreuses. D'ailleurs si on 
ne connaît pas Blanchard ou 
Raymond on ne peut pas y 
participer. 

■ J'espère que cette lettre 
servira à stimuler les esprits 
audacieux et ceux qui sont in- 
téressés à réformer de fond 
en comble le club King-La- 
pointe. Personnellement je 
crois que le virus a déjà fait 
tellement de dommage qu'une 
réforme complète est devenue 
visiblement nécessaire. 

(TEST CHANGE DANS LE 

QUEBEC ET C'EST 

L'TEMPS QU'CA CHANGE 

DAN&LE CLUB « 

KING-LAPOINTE! 

Bien à vous, • 

MICHEL QUESNEL, 

Se. Ec. II. 



DES INDIFFERENTS 

S» 



II est donc des gens qui ont la panique facile. Leur der- 
mère phobie tient en quelques mots: l'anticléricalisme chez 
les étudiants. A les entendre, nous sommes tous des athées 
des incroyants et des suppôts de Belzébuth. Ces gens, qui 
condamnent les étudiants sans hésitation, oublient une chose- 
que nous sortons tous pour la plupart de séminaires-collèges! 
et que partant, notre formation est tout ce qu'il y a de plui 
catholique. 






-*TT 



Le but de cet éditorial est de rétablir les faits. 

On se base surtout sur les journaux étudiants pour crier 
à l'anticléricalisme. La publication d'une lettre ouverte dans 
le "Quartier Latin" attire les foudres d'un docteur Poupart 
qui promène une pétition visant à condamner l'attitude du 
journal. Les journaux sérieux de Montréal lui ,ont un peu 
éclairé les idées, mais n'empêche que beaucoup de gens croient 
que les universités pervertissent les jeunes., W 

Ce qui arrive le plus souvent et donne cette fausse im- 
pression, c'est la hardiesse et l'audace des étudiants devant 
les autorités. Dans ce casron oublie que pour l'étudiant pau- 
vre il faut de la gueule pour convaincre les procureurs que 
tout pauvre qu'il soit, il ne tient pas particulièrement à son 
ignorance. 

On dit aussi que les étudiants délaissent la religion et 
c est peut-être vrai. Comment s'occuper d'une religion de pe- 
tit cathéchisme, quand il faut trouver $1,500.00 en trois 
mois d'été, satisfaire aux exigences académiques et lire une 
multitude d'auteurs. Ce que Saint-Paul a dit pour l'aisance et 
la religion s'applique aussi à l'étudiant. Quand la situation 
étudiante deviendra normale, il est probable que la vie reli- 
gieuse de l'étudiant s'améliorera. 

Mais certains étudiants manifestent de l'indifférence à 
l'égard de la religion de catéchisme pour d'autres raisons que 
le manque de temps. Pour beaucoup, c'est une réaction nor- 
maie. Ils ont été sursaturés dans les collèges; une fois qu'ils 
ont accès à un peu de liberté, ils vont à l'autre extrême. Ils 
prennent des attitudes de libres-penseurs, s'appliquent à ex- 
plorer tous les tabous, et pour tout dire, font preuve de 
beaucoup d'activité. On peut ne pas approuver cette atti- 
tude, mais il est illogique de la condamner irrémédiablement. 
Il faut la prendre en considération, et c'est justement ce qui 
se fait dans plusieurs maisons d'enseignement. On nous en- 
seigne enfin une religion d'adulte. Ce n'est pas trop. 

Est-ce que le grand public comprend? Non, et beaucoup 
d'étudiants ne comprennent pas leurs confrères. Cela n'em- 
pêche pas que les moutons noirs d'aujourd'hui, ceux qui ré- 
clament plus de responsabilités pour les laïcs par exemple, 
feront demain d'aussi bons chrétiens que n'importe qui. Alors 
qu'on cesse ce zèle intempestif qui sent un peu trop l'inquisi- 
tion. L'ignorance n'a jamais eu raison de l'erreur; elle ne fait 
que l'accentuer. Nous suggérons la généralisation des mé- 
thodes intelligentes qui sont plus en accord avec une religion 
adulte. Le temps des chasses aux sorcières est révolu; de 
grâce, n'allons pas le ressusciter. Et puis la gravité de ce pro- 
blème demande qu'on ne le laisse pas dans les mains de fana- 
tiques. On n'a que faire des condamnations, il faut de l'in- 
telligence. 

J.-P. S. 



. . ..■ ,i ■ . . .i__y u> ■ r— — ■ ^ ■ ■ ■ " ■ ." ■ " 

''L'homme est naturellement fait pour la 
société politique'* Aristote. 

Etre étudiant revient à la négation de soi- 
même. Ce n'est plus le néant qiPil faut oppo- 
ser à l'être, messieurs les philosophes, c'est 
l'étudiant. "Opinions" émission télévisée sur 
les ondes de Radio-Canada posait le problème 
en ces termes: "Quel est. le statut de l'étu- 
diant dans la société actuelle? "Le fait social 
de l'étudiant n'existe pas. Il est aussi illusoire 
de croire au statut de l'étudiant que de croire 
à l'existence du Droit International. Tout 
reste à faire! rêves d'indifférence! Je ne 
m'adresse pas ici aux cadavres. N'agitez pas 




i~ 



réclamer nos droits, nos libert.es, M forc« 

H InPniino ennvont X I.. j.. n i:.. y _ _i» . 




MISE AU POINT 

Un éditorial devait paraître dans cet espace. 
Il était à rencontre d'un membre du Club King- 
Lapointe, M. Pierre Raymond. Malheureusement, 
toutes les preuves que nous avons réunis n'ont 
pas pu être vérifiées et ce serait véritablement 
manqué d'objectivité et d'impartialité en le pu- 
bliant. . _r 

V 

Apparemment, il y aurait un manque de mé- 
moire en quelque part et nous ne savons pas ex- 
actement où. Le point central de nfon*éd|itoTia! 
était basé justement autour de ce manque de mé- 
moire. Je voudrais simplement signifié à la fin de 
cette mise au point que les menaces de poursuite 
judiciaire n'ont eu aucun effet sur cette décision. 
Comme question d'information, tous nos textes à 
tendence diffamatoire sont passés au crible par 
le conseiller légal. A bon entendeur salut I 

MICHEL BEAUBIEN 



leurs cendres, vous en aurez des relents de 
, fumier, l'atmosphère de nos milieux en est 
suffisamment viciée. J'ose espérer faire part 
de mes" réflexions â des gars bien vivants, à 
ceux qui ont l'esprit en éveil et q,ui. s'indi- 
gnent des tares et des carences de leur milieu. 
Le statut de l'étudiant: 

Le statut juridique de l'étudiant est une 
farce monumentale. L'engagement initial ne 
respecte pas l'autonomie de la volonté. Ce 
contrat implique tellement que vous ne sau- 
rez jamais tout ce à quoi vous vous êtes en- 
gagés. C'est un contrat d'adhésion: une con- 
vention où le contractant fort abuse de la 
situation aux dépens au contractant . faible. 
Vous reconnaissez votre^ entière dépendance 
à l'autorité et à son règlement arbitraire, 
' vous acceptez l'éventualité de la porte, le re- 
fus d'un diplôme, des professeurs qu'on vous 
impose. 

Ce statut, vous n'avez pas le loisir de l'ac- 
cepter ou de le refuser. Lés conditions sont 
partout les mêmes. A qui la faute? Le monde 
universitaire n'est pas une démocratie, tenez 
vous le pour dit. Les administrateurs, les au- 
torités, les maîtres de nos universités, ne 
peuvent dans le contexte actuel, nous offrir 
mieux. L'éducation est une charge bien lour- 
de; elle engendre la complexité des rouages 
administratifs. 

Les étudiants se situent au dernier écher 
Ion de la structure hiérarchique de la com- 
munauté étudiante. A l'intérieur de ces ca- 
dres, le hasard a voulu que les uns aient 
toute discrétion de limiter les droits des au- 
tres. Dans toute société, si l'excès des droits 
crée l'anarchie, l'absence de droits créVle-pa- 
ternalisme. Si vos droits sont limités, récla- 
mez vos droits! r- 

Les ouvriers se sont groupés en syndicats 
pour réclamer leurs droits, pour se faire re- 
connaître et respecter. Lorsqu'il s'agit de 



s'identifie souvent à la justice. Le syndica- 
lisme est une formule d'action qui s'est avé- 
rée efficace. 

La politique étudiante: 

Nous voilà au coeur du problème. Les étu- 
diants n'ont pas de vie politique. Les étudi- 
ants n'ont jamais su s'organiser pour vivre 
intensément une vie politique étudiante. En 
dehors de leurs travaux scolaires, académi- 
ques, ils " gaspillent leurs énergies dans le 
sport, la vie mondaine, la débauche et que 
8ais -ji_!_i _• Us n'ont jamais mené une activité 
politique sérieuse. Les étudiants n'ont jamais 
réellement souffert. S'ils avaient senti qu'on 
abuse d'eux, qu'on les tourne en ridicule ils 
auraient éprouvé le besoin de se grouper, de 
à'Urfir pour réclamer leurs droits. Certains 
ont élevé la voix, _maia jon a vita-Jait-àV-la, . - 
leur boucler. - _ ' . ■ . 

La Fédération 

La Fédération des Etudiants de l'Univer- 
sité d'Ottawa est un organisme chargé de 
promouvoir les intérêts du corps étudiant, de 
le représenter et de contrôler ses activités. 
Depuis vingt-cinq ans, rien n'a bougé. Avant 
même de commencer a fonctionner cet appa- 
reil était voué à l'inertie. Car le problème, 
c'est Jà qu'il faut le voir — Ne cherchez pas 
de midi à quatorze heures! Si le statut de 
l'étudiant n'est pas reconnu, si l'étudiant est 
mal représenté, c'est parce que nos associ- 
ations étudiantes sont des formules d'action 
tout à fait périmées. Montesquieu nous aurait 
dit qu'il y manque un principe moteur. Le 
mode de gouvernement est bien structuré 
mais il y manque la vie, l'élément dynamique 
qui unifie les étudiants, oriente l'opinion, 
canalise leurs forces et leur assure un statut 
dans la société. 
Nature et principe de gouvernement 

Il faut bien distinguer entre la nature et 
le principe d'un mode de gouvernement. "Il 
y a cette différence, entre la nature du gou- 
vernement et son principe, que sa nature est 
ce qui le fait être tel, et son principe, ce qui 
le fait agir." Montesquieu. La structure de 
notre fédération peut toujours s'adapter à 
la communauté étudiante^ mais c'est par le 
principe que la Fédération agira. On a cru 
que la démocratie dont le principe est l'éga- 
lité allait satisfaire les conditions de vie poli- 
tique sur le campus, mais c'est faux ; il n'y a 
pas d'égalitécparmi les étudiants, c'est l'iné- 
galité qui règne chez nous. Les facteurs de 
cette inégalité se' révèlent à l'évidence. Les 



nombreux facteurs de division tels' que la 
langue, le niveau académique, l'âge, la for- 
tune, le lieu d'origine, tout crée l'inégalité. On 
en arrive ali beau résultat que la Fédération 
est une très belle structure mais sans vie, 
"sans principe moteur et c'est la raison pour 
laquelle tout le monde s'en désintéresse. — ; — 
Un parti d'élite 

La solution du problème s'impose d'elle- 
même. Dans une société où l'inégalité est la 
caractéristique première des membres qui la 
composent il y a les individus qui en consti- 
tuent l'élite, les autres la moyenne. Il nous 
faut donc trouver une formule d'action qui 
incite les meilleurs à prendre leurs respon- 
sabilités et à conduire les destinées de la 
communauté étudiante. Je suis .persuadé, que 
la formule idéale serait- celle d'un parti poli- 
tique unique qui .jcontrôlerait tout le pouvoir 
dans la cité étudiante. Nous aurions alors un 
gouvernement aristocratique dans sa struc- 
ture et dont le principe serait la vertu. Le 
mode d'élection se ferait par le choix des 
meilleurs et la critère serait la vertu civique, 
à savoir, le sens des responsabilités, la ma- 
turité, l'intelligence et le courage. 

Gettel, Political Science nous enseigne: 
> "A political. party js the mbst elahorate and 



comprehensive form in which opinion is or- 
ganizpd and made effective in government". 
Nous avons trouvé là la formule d'acjion 
vraiment adéquate à la tâche actuelle de nos 
organismes étudiants. Les principaux buts 
de ce parti seraient: cristalliser l'opinion étu- 
diante, canaliser les volontés individuelles, 
unifier 4 les étudiants pour ainsi redorer le bla- 
son de nos associations et leur permettre de 
s'affirmer dans leur propre milieu. 

^'équipe pourrait se consacrer à l'étude 
des multiples problèmes que présente la situ- 
ation actuelle des étudiants. Le parti. aurait 
le contrôle de tous les départements 1 dans les 
affaires étudiantes. Tous les postes clefs se- 
raient tenus .par les membres de ce même 
parti. De \n communauté de pensée naîtrait 
la force, la vitalité et l'harmonie dans les acti- 
vités para-scolaires. Une solide hiérarchie au 
sein même du parti assurerait un roulis per- 
pétuel pour ainsi permettre de renouveler 
les cadres. Assurer la continuité et d'ici vingt- 
cinq ans le statut de l'étudiant serait recon- 
nu. Au sein de ce. parti une tradition naîtrait 
pour établir une communion de pensée entre 
les étudiants qui quittent l'université et les 
nouvelles recrues que l'on accueillent chaque 
année. 

Martin Béliveau. 



■ 



M. Michel Beaubien, directeur, 
La Rotonde, 
Ottawa, Ontario. 
Monsieur le Directeur, 

Vous m'obligeriez ainsi que 
vos lecteurs en publiant dans 
"La Rotonde" la présente ré- 
ponse à la lettre intitulée 
"Tout reste à dire." A titre 
d'étudiant des Arts, je n'ai ni 
le temps ni l'intention d'en- 
gager une polémique avec une 
personne qui semble ignorer 
les lois les plus élémentaires 
d'un discours décent. Tout de 
même, il n'est que juste que 
les étudiants apprennent une 
fois pour toute que ce sont 
plutôt des attitudes positives 
et progressives qui caracté- 
risent le civisme que nous pra- 
tiquons avec le plus de digni- 
té, à cette Université. 

Aussi consciente de ses. de- 
voirs que^de ses droits, toute 
association étudiante, quelle 
qu'elle soit, ne peut passer 
outre aux décisions de l'auto- 
rité dans l'exercice de ses 
• fonctions. Vous savez aussi 
bien que moi que pour toute 
association il en existe une 
autre qui lui est supérieure. 
Toute les associations ne peu- 
vent avoir tous les choix et 
les exercer en même temps, 
chacune à sa façon. Ceci est 
absurde, mais que voulez-vous, 
il y en aura, toujours pour sup- 
porter les lois de l'absurde. Il 
est inutile d'insister puisque 
tous les étudiants, de leur pro- 
pre main, Rengagent à respec- 
ter les 1 règles de l'université 
et à se soumettre aux déci- 
sions qui peuvent être crises 



pour le bien de tous. Comment 
une association peut-elle récla- 
mer la sauvegarde de ses 
droits lorsqu'elle-même- Tie 
respecte pas le droit des au- 
tres? 

Si les "êtres faibles" que 
vous dites être, décrits dans 
"Je suis seule" vous ressem- 
blent, monsieur Gravelle: 
"Il m'est resté qu'un senti- 
ment de dégoût et de pitié 
pour ces, êtres faibles qui, 
somme toute, vous ressem- 
blent, hypocrites lecteurs, 
mes frères." 
et si vous avez l'impu- 
dence de le proclamer tout 
haut, de grâce, n'éclaboussez 
pas vos confrères. Je conçois 
facilement M. Gravelle, que 
vous n'avez qu'un sentiment 
de dégoût pour ces êtres fai- 
bles, d'autant plus qu'ils vous 
ressemble ji II est donc peu 
surprenant que vous preniez 
leur défense. 

Vous vous aventurez dans 
des arguments périmés: 
:"Car je constate que la 
seule façon pour le lecteur 
de porter" un j ugement sur 
le texte en question, c'est 
encore de le lire." 
Depuis quand un médecin doit- 
il juger d'un poison en s'en 
faisant la victime ? La réponse, 
vous la connaissez aussi bien 
que moi-même. 

Vous observez beaucoup 
mais à la manière gidienne: 
"Dans nos pseudos-élitès pu- 
lulent les frustrés de toute 
sorte." Et comme plus on ht 
du Gide, plus on le connaît, 
ainsi plus on vous lit, plus 



vous percez entreles lignes, 
mais d'une manière très diffé- 
rente. Autant Gide se fait 
connaître en se servant de sa 
tête, -autant vous le faites en 
vous servant de vos pieds, et 
Dieu sait s'ilssont boueux. 

De nos jours", M. Gravelle, 
un second Erostrate ne con- 
naîtrait pas une meilleure fin 
que celle que le premier a con- 
nu. Vous avez fini de jouer au 
martyr qui se cherche un 
bourreau. Le ballon qui vous, 
soutenait, vous l'avez vous- 
même désoufflé, la chute peut 
être fatale ; quel remède comp- 
tez-vous apporter? Surtout, 
un conseil en passant, ne con- 
tinuez donc pas en vain à re- 
souffler de vieux ballons cre- 
vés, et ne ressucitez pas les 
esprits . . . 

A bon entendeur, salut! 
• Roger Landry, Arts 4. 



.M. Michel Beaubien 
Directeur de Là Rotonde 
Monsieur le. directeur, 

Je vous écrit pour enrayer 
les conséquences néfastes 
qu'aurait pu avoir une coquil- 
ile qui s'est glissée dans une 
mienne lettre publiée dans la 
dernière édition de votre 
journal. Cette lettre se trou- 
vait à la page quatorze dans 
l'édition du 23 novembre. Au 
cinquième paragraphe et à la 
vingt-neuvième ligne du dît 
paragraphe, il faut lire "Nous 
sommes des couards". Il y a 
quand, même une différence! 

Vôtre, 

Gérard Gravelle. 



/ 



M. Maurice 

Lamontagne 

conférencier invité 

au club ~~ 

King-Lapointe 

Mardi île 22 Novembre 
«.vait lieu le premier souper 
causerie du club King-La- 
pointe au restaurant Tea Wa- 
gon. 

Cette manifestation inau- 
gurait l'activité du club et 
avait pour but de grouper les 
anciens et nouveaux membres 
pour créer un climat favora- 
ble à la compréhension des 
grands "problèmes politiques 
'de 'l'heure. 

Le conférencier invité, M. 
Maurice Lamontagne, , pré- 
senta dans un bref tour d'ho- 
rizon la position du Canada 
au point de vue économique; 
autour de cette position deux 
conceptions différentes se dé- 
gagent k la position du gouver- 
nement fédéral qui se concré- 
tise par un chômage généra- 
lisé ; le programme du parti 
libéral préconisant une co- 
opération entre les divers sec- 
teurs de l'économie cana- 
dienne. 



Michel Beoubien 
La Rotonde. 
Université d'Ottawa 

M. le Directeur, 

Cette lettre est pour faire 
suite à votre demande d'expli- 
cation sur le cas de renvoi de 
M. Guy Montpetit de l'Ecole 
Normale Jacques Cartier de 
Montréal. 

Le conseil des étudiants 
s'est réuni dernièrement et le 
cas fut sujet à l'étude. Après 
une courte période de délibé- 
rations il . fut décidé ceci, à 
savoir: les journaux locaux 
se. sont emparés trop vite et 
peut-être injustement de l'af- 
faire. En effet, sans connaître 
la véritable version, on s'en 
est fait une. s 

Nous vous prions M. le Di- 
recteur de faire savoir à votre 
public que Té Conseil des. 
LLtiidiania. de l'école de même 
que le conseil des professeurs 
orit adopté la résolution sui- 
vante: "Nous reconnaissons 
que la décision dû" cas de M. 
Montpetit a été twise confor- 
mément à la loi, par les autori- 
tés compétentes et nous 
mons cette décision irrévoca- 
ble". . 

Pour des raisons purement 
confidentielles et privées, nous* 
ne pouvons nous permettre de 
«dévoiler les motifs qui ont 
poussé l'autorité à agir com- 
me elle l'a fait. 

Votre tout dévoué, 

Le p.résfderïtrdes étudiants, 
Robert Latour. 






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LA ROTONDE 



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SAINT-VINCENT 



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le 16 décembre i960 à le 16 décembre 1960 



LA ROTONDE 



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• 



LA RAISON D'ETRE 

Plusieurs se sont demandés pourquoi la Saint-Vincent- 
de-Paul existait à l'Université.' C'est bon pour les familles 
pauvres et alors, que la ville et la société s'en occupent! 
Quant à l'étudiant pauvre, il est assez vieux pour se dé- 
brouiller, il n'est plus un enfant. Ce genre d'opinion me sem- 
ble des plus fallacieux que je connaisse. Peut-être parce qu'on 
n'est pas allé assez loin avant de donner son avis qu'un man- 
que de connaissances des problèmes du milieu universitaire 
nous entraîne à réfléchir ainsi. 

Car des problèmes dans notre université, il y en a! De 
plus profonds que le paternalisme — je ne vise personne— et 
que tant d'autres. . . : La solitude du nouveau qui arrive, re- 
gardé d'un peu haut par les anciens, les habitués de la place 
... pour ne pas dire plus, qui doit connaître tel auteur 
pour être accepté dans certains groupes. Le garçon ou la fille 
qui après un séjour d'un an trouve que~ tout est mort à Tïffiî- 
versité, et qui n'a pu rencontrer que deux ou trois personnes 
à son goût ... Si les murs de l'Albion pouvaient parler, 
on entendrait des choses surprenantes! ... Et le garçon qui 
mange sur l'argent de ses cours un sandwich un peu trop sec. 
Voilà des malaises que tout individu, qui marche les yeux 
ouverts peut voir très facilement. mÊÉk 

Oui, quelque chose de languissàn!?ae mort même, et qui 
demande à vivre. Et ce qui languit, qu'est-ce donc, sinon les 
possibilités des étudiants et étudiantes, conservées pieuse- 
ment en vase clos chez les uns; oui, ce refus de s'engager 
à la face des autres; car je n'ai pas le temps, j'ai mes cours, 
mon avenir, ma culture, mon travail, enfin, "MOI", ne me 
dérangez pas ... Refus de s'engager par peur d'être jugé 
clérical — je ne blague" pas— conformiste, conventionnel, par 
peur de rompre avec une certaine mentalité. Voilà deux anta- 
gonistes qui se font face, et souvent dans un même individu. 
Et pourtant s'il est un être qui a besoin d'action, d'être fier." 
de ce qu'il a fait, de vivre, quoi, c'est bien un jeune de notre 
âge. Pensons-y un peu; les moments les plus ennuyeux ne 
sont pas ceux où trois trois ou quatre d'entre nous avons 
travaillé à une chose' que nous aimons, mais ceux où l'on a 
rien à faire, où l'on traîne sa botte un peu partout, sans trop 
savoir pourquoi. * - 

Des jeunes ont décidé de faire quelque chose; des mouve- 
ments ayant le nôtre ont cerné le problème, qui est toujours 
de sortir de soit; des mouvements naissent. Non, tout n'est 
pas" mort à l'Université, c'est même plus vivant que jamais. 
Il en est qui ont mis la main à la pâte et l'ouvrage ne manque 
pas. 

La St- Vincent fait peu de choses extérieurement. Elle 
essaie de répondre à un problème journalier de beaucoup d'étu- 
diants: le repas du soir, la chambre à payer, une dette à ré- 
gler. Nous avons puisé chez les étudiants la plus grande partie 
de nos fonds. L'étudiant qui donne, sait qu'il donne à un co- 
pain; lors de la dernière campagne, il n'y a pas eu de geste 
machinal; le don de chacun était un don, et le plus merveilleux 
dans tout ce travail, c'est que l'étudiant était conscient de la 
beauté de son geste. Un des plus beaux exemples de solidarité 
jamais vécu à l'université. 

J'ai parlé tout à l'heure de mouvements de toutes sortes 
qui existent à l'Université. Et justement, notre société man- 
querait à son devoir si elle ne portait pas un intérêt sincère 
à ce qui se passe à l'université. Ce travail se fait plus dans 
l'ombre, mais il se fait. Avec un peu d'expérience, on peut 
guider un jeune organisme, lui permettre d'éviter certains 
écueils, dont le principal est de tout lâcher à la première diffi- 
culté. Ce n'est pas un manque de volonté, c'est souvent l'appui 
qu'on cherche et qui n'arrive pas. 

Nous fonderons cette année une Saint-Vincent-de-Paul 
anglaise; nous pensons par ce geste poser un jalon entre deux 
groupes, qui se comprennent, bien sûrs, mais qui jusqu'ici ont 
manqué de collaboration. Une partie du campus semble n'en 
pas faire partie; par Je travail en commun de gens de men- 
talité différente, nous arriverons sûrement à unifier un cam- 
pus; unité qui ne résidera pas seulement par le rapproche- 
ment dans l'espace de deux édifices. Entre les Sciences et l'édi- 
fice des Arts il y a cinq minutes de marche; marcher peut pa- 
raître fatiguant, mais il reste toujours le téléphone . . . 

Tout ce, travail meus essaierons de le faire dans une- per- 
spective chrétienne. Emmaus, n'est pas confessionnel; mais 
la St- Vincent est un mouvement d'action catholique au seuil 
de l'Université. Inutile de dire que nous rendrons service à\ 
quiconque, au boudhiste, ,au chrétien et même à l'athé! 

C'est pourtant le point le plus délicat. "J'aime \e christi- 
anisme, mais n'aime pas les chrétiens," écrivait Gide; si nous 
regardons vivre les chrétiens, peut-être abonderons-nous dans 
le sens de cette parole. Il va le christianisme des lèvres — vous 
savez ce que le Christ en pense — et celui du coeur. Nous som- 
mes des chrétiens qui se font chrétiens chaque jour. Et voilà. 
N'étant pas plus parfait qu les autres, un de la St-Vincent 
peut nuire au christianisme ... Il me semble qu'il faut s'ef- 
forcer de voir plus loin; nous concrétisons un message qui 
nous dépasse. La St-Vincent crée d'abord un climat chrétien 
entre ses membres, qu'elle veut ensuite faire partager aux 
autres. 

Non, tout n'est pas mort à l'Université, bien au contraire, 
"il y a de la joie dans l'air", et- tout augure bien pour l'an pro- 
chain. 



RETROUVER 

UNE PRESENCE 

HUMAINE = 



u'*it t , 



Chaque semaine, des étudiants et étudi- 
antes emploient de leur précieux temps pour 
aller visiter le pauvre dans son taudis. Pour 
certains cela paraît'quelque peu absurde et 
ils ne craignent nullement de l'affirmer. Pour 
d'autres, cela est mystifiant. Mais certains 
considèrent qu'une telle expérience devient in- 
téressante et même enrichissante. Depuis 
plus d'un an des organisations telles que la 
St-Vincent-de-Paul, les Chantiers, Pax Ro- 
mana et l'Entraide Universitaire Mondiale 
ont pris une ampleur très remarquée sur le 
campus. Chacune de ces organisations a sa 
charte particulière; à longue échéance son 
but est le même pour tous: former une élite 
étudiante qui soit aussi chrétienne qu'intel- 
lectuelle et sportive. ^ 

Les buts particuliers que se fixe le membre 
— delà. Saint-Vincent son£-doublea;-d^abord, Û- 
. vient directement en contact avec une famille 
•nécessiteuse de la ville. Par un aide financier, 
un appuis moral et certains conseils, il essaie 
d'apporter à sa famille un sens chrétien à la 
vie. 

Nécessairement, un tel contact suscite chez 
l'étudiant dès réactions variées. Ces réactions, 
qu'elles soient agréables ou non, il les dé- 
voilera aux autres afîh'que tous puissent par- 
ticiper à cette expérience vécue. Voilà qui 
est le deuxième but de la société. C'est dans 
ce double contact de sa famille et de son sem- 
blable que l'étudiant goûte la joie qu'il re- 
cherchait en entrant dans la Saint- Vincent. 

GHEZ LA FAMILLE. 

Pénétrer à l'intérieur d'une famille pauvre 
est quelque chose d'unique. Celui qui ne l'a 
jamais fait aura de la difficulté à comprendre 
comment on peut y retrouver cette joie; com- 
ment dans un vieux taudis où tout ce que 1 on 
voit touche et sent ne donne que l'envie de 
sortir, comment peut-on RETROUVER UNE 
PRESENCE HUMAINE? Pourtant, la con- 
solation, elle est- justement là. 

Devant un tel spectacle s'élève en nous un 
sentiment.de pitié. Nous sommes face à face 
avec la personne que nous venons délivrer. Et 
pourtant, nous avons l'impression nette de 
ne rien pouvoir lui communiquer. Le simple 
fait d'être là devant elle et de demeurer dans 
cette atmosphère, n'est-ce pas «déjà pour elle 
-un> signe d'amitié authentique, et de com- 
préhension? Dès le premier contact, nous de- 
vons faire sentir au pauvre que ce n'est ni l'o- - 
deur ni la malpropreté de sa maison qui nous 
attire, mais lui! 

- Et le travail commence. Plus on pénètre à 
l'intérieur, plus on s'engage; les visites de- 
viennent plus régulières, le contact devient 
plus facile.. En effet, le pauvre nous. sentant 
-Intéressés, ouvert à ses* préoccupations quoti- 
diennes, ses joies, ses peines, ses craintes 
s'ouvre de plus en plus à nous, et alors nous 
pénétrons dans ses misères, morales, finan- 
cières, matérielles, toujours en ami, jamais 
en juge. Sa simplicité nous bouleverse, ce 
n'est pas son cerveau bien meublé qui nous 
intéresse, mais lui! --« — 

Voilà ce qu'on allait rechercher; derrière 
ce masque, on retrouve l'humanité, on se re- 
trouve. Nous sommes partis avec l'intention 
de lui apporter un soulagement, nous reve- 
nons agrandis. 

N'allons pas croire que nous sommes des 
innovateurs en matière d'entraide. De nom- 
breux pays s'unissent pour enrayer l'in- 
juste répartition mondiale des richesses. Des 
campagnes s'organisent annuellement pour 
venir en aide aux besoins de l'humanité qui 
souffre et meurt de soif et de faim. Une 
partie du monde se réveille devant la pau- 
vreté inouie de ^l'autre partie. Les pays qui 
possèdent des biens en abondances décou- 
vrent un devoir des plus pressants de parta- 
ger leurs richesses avec les pays sous-déve- 
loppés. Qu'on le veuille ou non l'es peuples se 
rapprochent les uns des autres. On ne peut 
se boucher les yeux devant l'injustice hu- 
maine. 

On ne peut exiger de l'étudiant une action 
à proportion mondiale, mais il'dolt à l!exem- 
ple des nations ouvrir ses yeux au problème 
de la pauvreté universelle. C'est avec de telles 
dimensions en tête -que l'étudiant se lance 
dans son oeuvre universitaire. Il admire ce 
qui se passe à l'échelle mondiale, il a prit 
conscience du problème, -"maintenant à son . 
tour il décire de faire sa part. N'est-ce pas la 
solution la plus logique qui soit? Il considère 
qtie son .50 par année ne suffit pas, il s'en- 
gage concrètement et pleinement. 

Soit qu'on s'entraide, soit qu'on se détruise 
... à l'étudiant de choisir. . , j 

Bernard Chevrier. 



L'HOMME AU SE 
DE CETTE SOCIÉTl 

CONTRIBUE 
AU BIEN COMMU 



SOLIDARITE 

Tout étudiant, conscient des diffé 
activités et du travail accompli au se, 
la Saint-Vincent-de-Paul universitaire, 
vite rendu compte de la solidarité quj fc 
au coeur de cette Société. Oui! car J 
da ri lé, n'est-ce pas cette dépendance 
elle entre les individus qui fait que 1 
ne peuvent être heureux et se dévc 
que lorsque les autres le peuvent 9 
L'homme, par le simple fait qu'il naît 
développe au sein de la société, profit 
tous les efforts sociaux antérieurs 3 
contribuer au bien commun. Il doit en 
ainsi au milieu des di ff ére nt e s o rganis 
universitaires sur le campus. Aussi, 
sommes fiers de constater que l'étudia. 
sent sans cesse ce besoin d'appuis qu' 
trouve chez ceux qui l'entourent. Il est, 
cient de l'entr'aide mutuelle qui relie et 
fie notre petite société où tous les m., 
se font un immense plaisir de participer 
différentes organisations. 

Chaque membre, tout en accomplis 
tâche personnelle, témoigne d'une \u„ 
collaboration dans les travaux les plus 
ci les et les besognes les plus arides à rei 
Lé travail en commun découvre chacun 
même et aux autres. Ce n'est pas tout 
groupe joue des coudes et se réunisse 
lièrement. Il est un pas à franchir qui 
titue l'étape là plus difficile: un bout ce. 
réalisé dans les actions de chacun. D'i 
il faut découvrir les forces des membi 
diriger dajis leur sens propre. Or voici 
jour nous assistons à une révélation": _ 
qui .semblait capable de peu, accomplit. 
que chose de grand. Devant les autres,) 
dû donner le meilleur de lui-même, et 
qu'il est ébahi de sa propre force. Toùjj 
mirent et la joie de cet individu ne se 
pas. 

De nombreux faits viennent attester i 
vérité. Ensemble, nous avons visité le 
vre. Nous- avons fait quelques petits nu_. 
pour subvenir au besoin alimentaire de i 
que famille. Nous leur avons apporté Iej 
fort matériel aux temps les plus froiL 
l'hiver et quelques consolations morales] 
moments les plus durs. Car il ne faut] 
oublier que la vie est souvent difficile ai 
porter pour ces gens accablés par la mil 
Ensemble, nous avons préparé de gn 
campagnes (argent ou vêtements) au 
desquelles tous ont coopéré de façon extr 
dinaire. Une fois de plus, les membres 
preuve d'une grande solidarité, force sti 
lant la générosité de chacun. Enfin, aprq 
longues heures de travail ardu, nous en 
mes parvenus à la formation d'un vest 
qui a l'avenir pourra vêtir bon nombi 
malheureux, n'ayant pas de quoi s'habi 

l'ne journée à gambader dans la neigfl 
Lac I Hanche, une partie de sucre à " 
Rose-de-Lima, furent des moments inoi 
ables pour tous les membres. Encore auj 
d'oui, l'on se rappelle l'entrain et l'entl 
siasme qui animaient le groupe. Ces jour 
récréatives permirent à tous les membfu 
révéler leur propre personnalité et de j] 
d'apprécier à sa juste valeur le bè* 
randonnées amicales. 



Ainsi, à travers ces diverses, expérit 
vécues ensemble, nous avons appris à 
connaître; à travaille)- en commun, à 
notre prochain, à c<)mprendrê~Të~pauvre^ 
misère qui l'environne. Car. le but prer 
de notre Société n'est-il pas de commune 
avec le malheureux et de l'aider sinon à 
lir. au moins à comprendre et à apprécia 
'pourquoi .1- ouffrancea matérielles, 

siques, intellectuelles, ou morales? A chJ 
moment du jour, il attend au seuil de-son' 
desic refuge un âme qui lui a pporl craies 
solations désirées. Et pour parvenir à 
fin, une chose très, importante est requl 
c'est la solidarité, lamifié constante qui) 
tfne et unit chaque membre. Cela, nous 
vons enfin obtenu, grâce à la franche c< 
boration de tous et chacun. 

Joan Archer, Vice-Préside 



QUE SONT 
CHANTIERS 
D'EMMAÙS 
L'UNIVERSITÉ 



osé de jeunes gens et 
filles travaillant ou 

nt, ce mouvement fondé 
j région depuis environ 
[et derm travaille essen- 

ent à remonter chez les 
les niveaux moral, 
lie] et sanitaire.- Les 

es sont formés en équi- 
Muatre à cinq membres 
ïgous la direction d'un 
[équipe. Chacune de ces 

I travaille dans une fa- 

^ur environ une période 

«.Toutefois même après 
période d'aide, un mem- 

l'équipe continue tou- 
ft garder contact avec la 



je d'approche: 

que les travaux où 
matérielle consti- 
[ toujours une méthode 
clie. le but' visé est le 
jient moral des pauvres. 
ftPabord qu'ils consen- 
Irecevoir notre visite au 
[une fois la semaine, par- 
ement le samedi. Les 
le l'équipe aident à la 
\i faire les travaux les 
m'es que souvent elle 
teu le courage de faire 
fia -semaine, tels: Java- ■* 
^infants, repassage du 
[balayage de la maison, 
prêté et i'h>*giène sont 
|Htéi sur lesquelles il 
important de mettre 
ent particulier puisque 
propreté influence beau- 
l'état d'âme de ces 
| Durant ce. temps, les 
se tiennent avec le 
|en autant que cela est., 
|e, tentant de l'intéres- 
\tûri et à I'instruct ion de 
fants, construisant un 
[robe, peignant les murs 
lleurs gaies, distribuant 
lines et ainsi de suite. 
pé constaté que la pein- 
tes vitamines peuvent 
Up faire pour remonter 
des pauvres. 

de collaboration: 

|t quand l'on sont avoir 
lia confiance de ces gens, 
peut tenter d'y tra- 
'Mir 1»' point de vue mo- 
pganisation du budget 
instruction .des en- 
iOU solution de tout au- 
oblème. Il va sans dire 
pte période de collabora- 
nte la famille, peut et 
F se faire le plus pos- 
pe l'apport de conseils 
nce Social de Hull. Le 
pt d'avoir quelquefois 
aine, des jeunes gens et 
filles, gais et de bonne 
les encourage à avoir 
"ce en la vie et a remon- 
tante où ils (ont descen- 
dre intérêt à leurs pro- 
mue souvent ils ne réa-- 
as entièrement^ les in- 
I s'aider eux-mêmes, 
(la bonne camaraderie et 
j* au sein de l'équipe, 
fine l'exemple de cejjue 
F être le monde si châ- 
ï8 &it de s'occuper uni- 
*t et égoïsteifient de ses 
misères.. 



Poge 5 



• j 



ETRE HOMME 
C'EST ETRE RESPONSABLE 



* . 



»'. '' ' 



- 






^ i homme ; c'est être responsable". 
Ltre homme, c'est être responsable, c'est V 
connaître la honte en face d'une misère qui 
ne semblait pas dépendre de soi; c'est être 
ner d une victoire que les camarades ont rem- 
portée. 

Tu connais cette sentence? Tu connais celui 
qui a eu le courage de l'énoncer? Non?— Peu 
importe . . . ce qui compte, c'est de la mettre — 
en pratique; en d'autres termes oriente ta 
vie et efforce-toi de réaliser de grands projets 
afin que tu rt aies plus honte en face d'une mi* 
sere qui ne semblait pas "dépendre de toi". 

lu as déjà des projets", me réponds-tu. Ces A 
derniers se fondent-ils seulement sur ton * 

petit univers?" Cesse de penser à ton~«moi" 
et travaille pour rendre ce monde meilleur. 

Prête attention à nos projets^ . .Si tu crois 
être de quelque utilité, ne sois 'ni sourd ni 
muet. Ta Société Saint Vinvent de Paul Uni- 
versitaire veut élargir son champ d'action. 
Plusieurs comités verront le jour. Ainsi, eHe 
travaillera avec acharnement à ce qu'il y ait 
un "esprit de corps" sur lé campus. Elle en- , 
rôlera aussi des filles et des gars comme toi, 
pour former une Société St-Vincent-c|e-Paul 
anglaise. Imagine-toi la valeur de ces réali- 
sations, si réalisation il y a ... Si ta Société 
réussit, tu pourras "être fier de la victoire 
remportée par les camarades". 

Cependant notre campus est aussi un "uni- 
vers" à l'étroit. Nous y respirons l'air libre- 
ment si nous sommes inconscients, mais si 
nous jetons un regard à l'extérieur notre 
coeur semble vouloir -battre plus fort. Il y a 
des filles et des gars qui n'ont pas eu notre 
chance . . . qui ne l'auront jamais, mais qui 
espèrent en nous. Ils ne viendront pas nous 
le dire, car ils ont tous encore leur "orgueil 
d'homme". Cependant soyons assez humbles 
pour aller vers eux et nous mettre à leur 
service. Pour aider certains de ces "oubliés", 
ta St-Vincent veut aussi former .deux autres 
comités: L'un pour la réhabilitation des pri- 
sonniers, l'autre pour les orphelins. "C'est ^ 

tout un programme", me diras-tu . . . 

En effet, mais il sera réalisable dans une 
certaine mesure ... si tu y mets ton aide . . . 
Si tq n'es ni sourd ni muet, tu feras ta part. 
Ainsi; ta vie~*aura un sens véritable, celui 
d'être un homme" qui sait connaître la honte 
en face d'une misère qui ne semblait pas dé- 
pendre de lui, qui sait être fier d'une victoire 
que les camarades ont remportée . . . 



DE-PAUL! 



AdrVITÉJ... 

1958 



T r— " 



Septembre: 

— Formation d'un comité de Pax Romalna: 

"Les Charités Etudiantes de Pax". 
— Ventes de liqueurs au profit des pauvres. 

— 'orn^Ç 811 Danse " P° ur former des paniers de Noël" 
350 boites de conserves. 

\Octobre : 

— Visite de prisonniers. .. 

Décembre: 

— Campagne de "Paniers de NoëP*. 

94 personnes secourues, 17 familles différentes. 

I lus de 1000 boites de conserves, 50 habits et robes. 



1959 
Janvier: •* 

— Pax Komana accepte notre indépendance. 
Février:, 

—Première réunion de la Saint-Vincent-de-Paul uni- 
versitaire: huit membres. 
— Formation d'un exécutif: 

Président: René Lupien 
Vice-Présidente: Hélène Vincent 
Secrétaire: Ariette PilèHfV —~-v- 
Trésorier: Yves Massicotte 
' Autres membres fondateurs: 

Françoise Gaulin 
Annette Moisan 
Francine Robitaille 
André Ebacher 






Aumônier: Père Joseph Gravel. 
Mars: 

—Visite des vieillards au Foyer Saint-Charles. 
—Visite des orphelins. 
— Visite d'une famille pauvre. 
Mai : __^__ 






y 

—Le Conseil Particulier d'Ottawa nous reconnaî/officiel- 
lement. 3eme conférence mixte au Canada^ 



, 



Septembre : 

— Recrutement 

— Membres: 12. 

— 13 familles visitées et secourues. 
Octobre: 

—Préparation de la Campagne de Charité. 
Novembre: 






"\" 



"7* 



—Campagne Saint -Vincent-de-Paul universitaire". 
— Objectif: $1000.00 
Résultat: $1050.00. 



RAPPORT FINANCIER 

Après un travail constant et bien dirigé, il est bon de 
faire connaître à tous les étudiants de l'université la situation 
financière actuelle de la St-Viricent. Avant j*V<> u s donner 
un rapport exact de la campagne, je tiens à\rtimercier tous 
ceux qui y ont contribué. ËHe a été un succès, grâce à la 
générosité de tous ceux qui ont été approchés et qui ont ré- 
pondu chaleureusement à notre appel. 

Nous avons recueilli lors de cette campagne, une somme 
de $1003.50 qui provient avant tout des étudiants et de quel- 
ques professeur^, (es fonds seront distribués comme suit: 
HO', iront aux étudiants tandis que 40% seront accordés 
aux familles pauvres. 

Notre objectif était de $1,500. Nous l'atteindrons avec 
le don spécial de chaque conseil de faculté. Une somme im- 
portante nous parviendra de la Fédération. 



— Rencontre des responsables de la Campagne. 
Décembre: 

— Campagne des "Paniers de Noël" 

18 familles reçurent un panier d'une valeur de $18.00 
130 personnes ont ainsi eu un beau Noël. 

196 
Janvier: 

— Préparation d'une Constitution. -, — 1— 



Germain Fortin 



'> „. -, 



Trésorier. 



— Nouveaux membres admis: 20. 
Février: 

— Constitution approuvée par l'Assemblée Générale. 

Mars : 

— Election d'un nouvel Exécutif: ,_ 

Président: Normand Tremblay 
Vice-Présidente: Joan Archer 
Vice-Président: Maurice Dessureault 
Secrétaire: Hélène Vincent 
Trésorier: Germain Fortin 
Aumônier: Père Maurice Parent. 
AvriJ: 

— Campagne de Vêtements 

Plus de cent habits, souliers, bas, robes etc. 
Mai: 

— Rencontre avec le^ 

"Petites Soeurs des pauvres" 
"Petites Soeurs de Foucauld" 
Septembre: 

— Réorganisation de notre Saint-Vincent-de Paul 
-^-Préparation de la Campagne de Charité. 



-t— 



Nos membres: 

Ce travail social bénévole et 
non lucratif -apporte beaucoup 
à nos membres des Chantiers 
et cela à plusieurs points de 
vues. Un contact avec la mi- 
sère donne de la maturité, une 
éducation extra-l'amiliale et 
scolaire par l'initiative qu il 
faut avoir pour trouver sans 
cessé la solution à différents 
j)i-,»l.l(m«'s-tiui nous sont sou- 
mis. En retour nous sommes 
lèa chanceux d'avoir toutes 
ces chances. Par contre, le 
membre «les Chantier^ doit 
toujours se souvenir qu'il est 
forcément aux yeux des ..mi- 
séreux, le portrait de son mi- 



lieu, il doit en conséquence 
donner- le bon exemple à tous 
pointa de vues. Enfin dans un 
contexte chrétien, il repré- 
sente les forces vives de l'E- 
glise en marche et c'est ainsi 
qu'il apporte pour ainsi dire 
le "Christ à ses pauvres" com- 
m. le disait tout récemment 
lors (l'une réunion le R. P. 
Louis Raby. — ■* 

Recrutement: 

Les intéressés peuvent 
adresser leur nom, adresse et 
numéro de téléphone à: 

Ronald G. G ingras, '. 
■ 424, rue St-Patrice, 
Ottawa 2. Ontario. 



Octobre: 

— Campagne de„ Charité 
Objectif $1500.00 
Recueilli: à date $1003.00 
— Le père Joeelyn St-Denis devient notre nouvel 

aumônier. ^-. 

— Annette'Môisan remplace Hélène Vincent au poste de 
secrétaire. / 



AYEZ-VOUS VOTRE ABONNEMENT 
AU JOURNAL "PRESENCE" ! 

NON! 

IL EST GRAND TEMPS QUE 

VOUS VOUS ABONNIEZ ! 






J-,. 






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*Mr : h 



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***. 



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Page 6 



LA ROTONDE 



L 



le 16 décembre i960 






CENT-Z-ARRIERE-PENSEE5 



* 



PAR MICHEL CHEVRIER 



HIROSHIMA MON AMOUR 



• 



LE HIBOU 

Le Hibou a ouvert ses por- 
tes .. . On l'attendait avec 
un peu d'appréhension au su- 
jet du genre qu'il allait adop- 
ter. L'atmosphère qui le ca- 
ractérisera n'est pas complè- 
tement formée mais il en ex- 
iste une qui ne manque pas de 
saveur. 

Qu'est-ce que le Hibou. 
C'est un club-café situé au 544 
de la rue Rideau. On y ren- 
contré^ toutes sortes de gens, 
de P intellectuel portant la bar- 
be jusqu'à la jeune fille au par- 
fum délicat. Dans un coin, un 
groupe sérieux s'acharne sur 
les échiquiers tandis 
qu'à l'autre bout de la pièce 
une bande de joyeux compères 
entament des chansons où 
l'esprit ne manque pas. 

L'éclairage à la chandelle, 
le café a l'arôme veloutée, les 
joyeux éclats de rire, les dis- 
cussions passionnées, les chan- 
sons endiablées, les parties, 

d'échec mûries, la musique j.Fulcrum en avait douze. Quel- 
fascinante, tout se mêle, s'en-tques-uns ont cru voir dans la 



| avertis. A -"voir l'aisance de 
certains comédiens dans leur 
[rôle, -l'ingéniosité et l'origi- 
nalité de la mise en scène, on 
ne peut Mue crier au succès. 1res 
iLe public étudiant, toujours ' 
un peu défiant de ce genre de 
pièces, sortait enchanté et 
même un peu éberlué. Com- 
ment en effet ne pas s'émer- 
veiller du rendement de quel- 
ques-uns des comédiens et co- 
médiennes comme Charlotte 
GobéTf, Gilles Provost, Jean 
Lefebvre pour n'en nommer 
que quelques=uns. Evidem- 
ment, il y eut le ricanement de 
quelques couventines scandali- 
sées (sic). Ou est-ce une obses- 
sion refoulée? Sait-on jamais. 
iEn définitive, un succès sans 
précédent que nous nous em- 
pressons d'applaudir chaude- 
ment , à quand' la pro- 
chaine? 

La -dernière Rotonde avait 
dix-huit pages. Le . dernier 



noue, se dénoue 
une atmosphère 



t remêle, se 
pour créer 
unique. 

C'est l'endroit idéal pour 
rencontrer toutes les classes 
de la société quoique le café 
semble plutôt fréquenté par 



dernière livraison de notre 



vaillant" journal une revue |rit de cette mùmoir Ç qu i baigne" tout":" lë'fu- 

tur est déjà là, trop près pour ne pas faire 
mal. Et cette durée est incrustée dans des 
"impressions sensibles que le jugement ne 
rectifie pas". "' 



sommes' sérieusement très 
heureux et très flattés. D'au- 
tres nous objectent un man- 
que presque total de "nouvel- 



un fort contingent d'étudiants fe 8 " d'intérêt plutôt général. 

Nous sommes d accord, et 
nous le faisons d'ailleurs, 
pour publier des nouvelles 
étudiantes vraiment impor- 
tantes et qui traitent de su- 






et d'étudiantes en quête d'un 
endroit pour se réunir et être 
vraiment dans leur milieu. 

C'est une initiative qu'il 
vaut la-peine d'encourager. Le 
café en question est ouvert à 
partir de 7 heures chaque soir. 
Les quatre étudiants qui en 
sont les propriétaires espèrent 
en faire une attraction vrai- 
ment étudiante dans notre ca- 
pitale. 

• • • 

La Société d'Art Dramati- 
que a fait des siennes. Un 
autre petit scandale a l'eau de 
rose? Non pas. Mais une réa- 
lisation formidable et digne 
d'éloge. On attendait "Anti- 
•gone" avec impatience. Notre 
attente n'a pas été, vaine. On 
est encore a se demander si 
nous n'avions pas affaire à 
une troupe de professionels 



REFLETS... 



Reflet vilvant 
De te 8 journées 
D'azur 

Course perdue 
De l'océan 






Reflet viluant 
De tes anv 
Dj vent 

Mordant la pierre 
Morte 

Refit- 1 v Un mit 
De tes joies 
De- silence 



jets sérieux. *Mâis d'un autre 
côté, nous n'avons jamais eu 
l'intention de concurrencer la 
grande presse et de vous lan- 
cer au visage tout le potinâge 
et ' tout les petits scandales 
qui se permettent de naître au 
fil des heures. Nous voulons 
un journal vraiment universi- 
taire, ce qui implique des pri- 
ses de positions quelquefois 
un peu osées mais surtout sin- 
cères. Voici donc le deuxième 
volume de la collection. C'est 
peu, mais c'est étudiant. 



To u rbillo n se du isan t 
Le flot 

Epouse du vent 
Célèbre la mer 
Un soir sur l'herbe 
Habillée d'un vol 
En quête de dentelle 



HIBOUNONS! 

En sirotant une hibounade 
au déjà célèbre "Hibou," nous 
avons appris l'existence d'un 
supposé assassinat qui aurait 
eu lieu sur le campus même de 
l'Université. On dit même que 
de hautes personnalités étudi- 
antes seraient mêlées à cette 
macabre aventure. Les con- 
versations animées, envelop- 
pées d'un jazz langoureux, 
nous ont empêchés d'en savoir 
plus long sur cette affaire plus 
qu'extraordinaire. Mais d'au- 
tre part, nous avons cru com- 
prendre qu'une enquête appro- 
fondie avait été instituée. 
Nous devons attendre quelque 
temps encore, semble-t-il, pour 
avoir des éclaircissements ... 



Le ruisseau murmure 
Dans son lit 

De lumière 

,, * 

La Lantune 
Frisonnante de silence 
Enveloppée d'ennui 
Elle veille solitaire 
Sur la ville endormie,. 

Source infinie de lumière. 
Où vient mourir la nuit. 

Y von Fortier, Arts 4. 



1 



"Hiroshima, mon amour", le premier long 
métrage d'Alain Rainais dégage une impres- 
sion d'unité qu'il est malaisé de définir. Ac- 
cepter de la faire, -c'est accepter du même 
coup de morceller ce qui ne vaut que dans 
sa totalité. Ce film a déçu ceux qui sont inca- 
pables d' "être tout là", de vivre deux heu- 
Ceux qui n'ont pu souffrir deux 
heures, se souvenir . . . Qui n'ont pu se sou- 
venir de Nevers, d'Hiroshima. Ils avaient 
tout oublié d'avance. 

Unité d' "Hiroshima". Unité qui est la 
synthèse de deux mondes, de deux ires, de 
deux temps. Unité enfantée dans la coïnci- 
dence de l'intention et de la réalisation, de 
l'image avec ce qu'elle suggère. Un film 
chargé d'arrières-pensées qui s'animent en 
un éclair dans une main, dans un regard, 
dans un mot qui porte en lui l'âme qui le 
profite. 

L'oeuvre est chargée de cette "présence" 
propre aux grandes réations. Les choses s'im- 
posent dans leur dureté impitoyable, pren- 
nent soudain un sens; elles portent en elles 
une souffrance pour la mémoire qui les en- 
veloppe. 

Chaque objet est. l'incarnation du temps. 
Le passé et le présent se confondent dans un 
présent qui ne finit plus. Le temps est dé- 
passé. Celui qui reste avant l'avion est "une 
mesure illusoire. On ne sort pas de l'éternité 
par la fuite ou par l'oubli.- 

• Le passé se cristalise dans une image qui 
est la mémoire elle-même ; le présent se nour- 



L'homme d'Hiroshima conserve cette séré- 
nité orientale qui défie des forces invisibles 
Sa résignation apparente n'est qu'une feinté 
qui déjoue le temps depuis des siècles. Que 
peut la fragile Occident contre ce regard que 
des millénaires ont fixé dans une volonté 
irrévocable? 

"Hiroshima" est aux fonctions du palpable 
et de l'impalpable. Nous sommes dans l'exis- 
tence où rien de ce qui est dit ne dit tout. 
Monde d'évocations qui envahissent l'âme et 
le corps, les rapprochent sans discernement. 
Avant les catégories de la saison qui expli- 
quent, il y a intelligence jointe à la sensa- 
tion, par la mémoire, il y a l'homme qui est 
là; collé aux pierres dans un monde où tout 
est pour lui. 

Ce film a un caractère proprement prous- 
tien. Proust n'avait pas dédaigné cette dé- 
couverte du temps dans une bille toute 
chaude encore, qui ramène la vie; il n'aurait 
pas été indifférent à la fraîcheur évocatrice 
d'une cave humide. La mémoire est dans le 
corps, dans les doigts qui saignent, dans les 
cheveux qu'on cherche, dans les battement 
trop forts du coeur. 

Dans leur corps deux êtres se rencontrent. 
Il le faut. Tout est dans leur corps qui ont 
souffert à Nevers^et se sont souvenus à. Hiro- 
shima. Les heures ne peuvent être revécues. 
D'ailleurs, elles séparent les êtres. Mais "une 
heure n'est pas qu'une heure, c'est un vase 
rempli de parfums, de sons de projets et de 
climats". C'est dans la souffrance, qui elle, 
ne sépare pas, qu'ils se rencontrent. Où est 
la ligne qui sépare deux êtres? Qu'est-ce qui 
les distingue? Peut-être un temps antérieur 
qui n'est pas retrouvé . . . 

. . Richard Crevier. 



A 



.,' 



"Ce qui me plaît, à la Compagnie Bell, c'est 
la façon qu'on a d'encourager vos progrès ! . . . 
Quand j'entrai à la Compagnie Bell, on me mit 
au travail sur divers projets. Certes je pouvais 
.ou jours- compter sur les conseils d'un ingénieur 
plus expérimenté, mais dès quo.ee fut possible, 
on me laissa prendre mes propres décisions.- 
Au bout de peu de temps, on me confia de* 
projets spéciaux, nécessitant des contacts quoti- 
diens avec d'autres ingénieurs et Spécialistes du 
téléphone dans, tfiutc. l'Amérique du Nord. 

. 'Pendant tout ce temps, je ne cessais de progres- 
ser, grâce à de nombreux . cours comprenant, 
entre autres, une étude sur l'administration. Je 
me rendis compte qu'un ingénieur à la Compa- 

' gnie Bell n'était pas seulement là pour résoudre 
des problèmes d'ordre technique ! 
J'avais toujours désiré un emploi où mon 
ambition aurait été stimulée et encouragée. 
C'est exactement ce que j'ai trouvé à la 
Compagnie Bell, en plus d'une ambiance 
amicale propice au travail 1" 

Demandez à votre service de placement 
nos brochures documentaires. . 



Etudiants «t 

étudiantes en 

OÉNIC 

ARTS ET SCIENCES 

ADMINISTRATION 

COMMERCE 

VoU» rec*vre*, bientôt 

la visite de« 

représentants du 

bureau d'emploi de 



. 



T 



UUIt«U U <■ Hij'inj ui. 

la Compagnle^ell j 





7 e 



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s? 



Vous aimes le café! 

Vous adorez bavarder! 

Vous voulez vous rencontrer! 

Vous cherchez un coin caché! 

Un cxpresso,JJn capucino! 

Accompagné d'un gros gâteau! r 

tout ça oh vous donnera 

avec service immédiat 

dans une atmosphère étudiante 

qui dégage une odeur alléchante 

où . . . niais chez Hibou! 




Paul Maior, 

diplômé en génie "J955" 

École Polytechnique 

vous raconte son expérience 

personnelle à la Compagnie BelL 



^ 



*Sl 







MPAOM11 Ol TÉLÉPHONE BELL ,o,i ottr. d. fcrHi.n*. c.rr.ér.. 



J 






le 16 décembre 1960 



LA ROTONDE 



Page 7 



QU'EST-CE QUE LE DIGAMMA! 



„ 



Qu'est-ce que le Digamma? 

Le digamma est une lettre grecque (/) 
déjà disparue à l'époque d'Homère et qui se 
prononçait comme un V. Aujourd'hui, c'est 
l'appellation du nouveau cercle de classiques 
de l'Université. 

En octobre dernier, une trentaine d'étu- 
diants, désireux de prolonger leurs études 
classiques par des activités culturelles se ' 
^ réunissaient à h Faculté des Arts avec leurs 
professeurs en vue de fonder un Cercle d'é- 
tudes classiques. 

La ferveur avec laquelle la pensée et l'art 
moderne se tournent > vers l'antiquité classi- 
que pour y puiser suggestions et inspiration 
a guidé les étudiants dans la détermination 
des buts du cercle. On a donc convenu, après 
discussion, de limiter l'activité du cercle à 



'atmosphère ' particulière . 
igine des oeuvres classiques anciennes, de pré- 
ciser le sens, la -portée -et la signification 
actuels de ces' oeuvres. 

Certains thèmes actuels qui se rattachent 
d'une façon évidente à la civilisation -an- 
ricane tels que l'angoisse, la destinée, les 
mutités de Promethee < t d'OrpnêeTVÛSSi l'art 
moderne abstrait, retiendront- de préférence 
l'attention du cerclé. 









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■». » ■ » ■ 



Le travail projeté ne sera pas toutefois 
purement académique, mais utilisera le plus 
possible les techniques d'expression moderne 
telles que auditions musicales, causeries, ex- 
positions, séances de projections, représen- 
tations théâtrales, etc. 

Quatres comités se sont formés en vue de 
mener les recherches dans des domaines dif- 
férentes. Voici les comités avec leurs respon- 
sables^ et Xe thème choisi: 

Causeries (prés. R. Crevier) L'Antigone de 
Sophocle. ' 

Auditions musicales (prés. G. Lennox) le 
Mythe d'Orphée. 

Théâtre (prés. P. Pucci) "La connaissance 
de nous-mépie daus la tragédie grecque ci 
moderne." 



(suite en bas de la page) 



- 




' 



■«»i « 'M ' y 



du MAURIER 

est unique en son genre 

IARD 



dit GÉRARD DELACE 
vec/effe de la télévision 



;•. i> . 



■ 






■+*• 



"Comme tout le monde, j'aime les boni\es 

choses, je dirai s même, les meilleures. 

Avec la cigarette du Maurier, je suis servi 

à souhait. Le goût extra-fin dé son tabac de 

Virginie et son super-filtre "Millecel" 

en font vraiment une cigarette extraordinaire.' 



du MAURIER 



une cigarette de Virginie réellement plus douce 




VB-70 



PAMPHLIAS 









mon cher Watsôn ! A voir votre 
physionomie radieuse et votre air de 
profonde satisfaction, je conclus que vous 
dégustez un Coca-Coja. Rien df mystérieux 
dans la popularité mondiale du Coke . . . 
ce goût, ce pétillement! Oui, pdur me 
rafraîchir les idées, 
je préfère toujours le Coke ! 




Chapitre 2 - La .pseudomie 

Un jour, Pamphlias se sentit atteint d'un 
mol étrange'. il n'avait plus goût de rien. Ni 
les mets les }>lus s ubtil s, ni les airs les plus 
exquis, ni le» bouffoWs 1rs plus habiles, ni les 
femmes les pins désirubtt -s rien ne Vémotion- 
uuit un tant soit plus. Le sage Alexandre, 
qui était devenu le conseiller du roi depuis 
la fahieuse histoire de librairie / s' inquiet ait 
terriblement pour son maître il fit venir au- 
près du roi tous les médecins, apothicaires, 
et rctériucins du pays. Ceux-ci, après avoir 
examiner le malade pendant des heures] quit- 
tèrent tous le château arec un air de néant 
dans les peux. "Par Allah, s, dit Alexandre, 
la maladie est rotttagit use. Ces charlatans 
de malheur ront causer une éjndémie parmi 
h peuple!" Il ordonna qu'on les arrêta immê- 

diatt ment et qu'on les cuit rma dans vn dou- 
fon. P"i*. H 83 rendit auprès du roi, bien dé- 
cide à êclaircir h mystère. 

Les grands amis du roi, qui gouvernaient 
\e pays à sa place, lui dirent: "Pourquoi U >>- 
f n - ( ]e ressusciter un mort? Il n'a jamais 
eut l'air si h< ">< "x." Ce à quoi Alcxandn ré- 
pondit: "Même s'il est- mou-ami, je vais .tes- 
ter de l'aider." Il se fit donc monter plusieurs 
barils de vin dans la chambre du roi, affaire 
de 6' envenimer, et il s'enferma avec lepa-, 
tient Au bouHLe deux semaines, il se présen- 



SIGNE DE BON GOÛT 



DITES "COKE" OU "COCA-COLA"-LES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
LE MÊME BREUVAGE PÉTILLANT-LE PRODUIT DE COCA-COLA LTÉE. 



QO' EST-CE Q U E . . . (suite) 

exposition (prés. M. Ament). :, ', 

Les thèmes proposés pourraient faire l'ob- 
jet de longues et savant fs .recherches: Le 
'cercle est conscient de l'im xperit ■née relut nu 
de ses membres, mais il estime que même un 
travail d'amateur peut ouvrir des horizon* 
nouveaux et déeltneher d'utiles réflexions. 

Le président du cercle est M. George Len- 
nox (tél. SH 9-9808) et la sécrétait; , Thérèse 
Mongeon. tâ accueilleront avec reconnais- 
sance la collaboration et les suggestions de 
tous les amis de la culture gréco-Mine. 

Le cercle se réunira de nouveau le 19 de- 
rembre prochain. 

. 



tat devant h parlement auquel il fit ce rap- 
port. "Pamphlias, votre roi, est atteint de 
pseudomie : il ne croit plus à rien. J'ai décou- 
n et que lorsque son bouffon fait la bascule, 
il rit par politesse. Si un musicien exécute 
une sérénade langoureuse, il reste froid com- 
tnc une 6&4ê de peur quelqu'un ne l'épie. Et 
pourquoi tout ce petit jeu? C'est parce qu'il 
cent être roi. Il a appris de quelque source 
inconnue que tous les haut-placés ne font 
que cela. Il s'est aperçu que son danseUr 
dansait comme une machine, que les fêtes 
n'étaient pas "ne occasion de bien s'amuser 
mais plutôt un stimulant économique. Il a 
déçoit vcrt_ que ses grands amis étaient des 
mannequins à courbettes et à sourires, que 
sou riu était un concentré de cerise, que ses 
vêtements étaient en pure laine de fibre 
p la s t i que, qu< "bonjour" ne voulait plus rien 
dire, que les Héthudiants ne l'étaient que 
moyennant notte de passage. Après toutes 
est constatations, il a décidé que si la vogue 
roulait que tant de choses soient pseudoS, il 
pouvait se permettre lui aussi d'être un pseu- 
do-roi. Moi, Alexandre, je prie le pseudo- 
parlement de bien vouloir prendre en consi- 
déra tjon ce pseudo-rapport." 

r Comme de raison^ on l'a fouttu dehors à 
coup de. pseudo-bottes, et personne ne s'en ai 
trouvé mieux\\ car les pseudo-savants sont 
toujours 7nal compris. / 



THE-CAUSERIE 

à l'occasion du lancement de 
''MAINS DE SABLE" 

de Mlle Cécile Cloutier 

professeur à la Faculté des Arts 

vendredi, 16 décembre - 4.00 p.m. 

Faculté des Arts, Salle 140 






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LA ROTONDE 



v , lt 16 décembre i960 | le 16 décembre 1960 









^tt ^e ^B v / 



était pourtant 



un garçon d'avenir . . ." 



D est venu causer un peu. Je ne Pavait 
pas vu depuis que nous étions étudiants 
ensemble. Il avait alors tout pour lui: 
intelligence brillante, imagination, éner- 
gie et ... de grands projets. Il fui diplômé ' 
summa cum laude . . . 
Mais quand je l'ai revu, il n'était plus 
le même homme. Plus aucune flamme en 
lui comme si, une fois son diplôme en 
Doche, il n'avait plus rien à apprendre. 
Je l'interrogeai sur son emploi ... et com- 
pris: travail stable mais ennuyeux. 

^ Cela me donna a réfléchir. Peut-être - 
ai-je simplement de la chance, mais c'est 
ai différent avec l'aluminium, ce métal aux 
applications innombrables. Je ne travaille 
pas depuis bien longtemps avec l'Alçan, 
mais j ai constaté que la moitié des ar- 
ticles fabriqués aujourd'hui n'étaient pas 
encore sur la planche à dessin lorsque 

1"ai commencé. L'aluminium est vérita- 
blement — pardonnez-moi ce cliché— "le 
métal de 1 avenir". ^ 

En outre, à l'Alcan, vous bénéficiez de 
tous les avantages qu'une grande entre- — i '-' 

prise peut offrir a sqp personnel : excellent— A"" — r~ 

salaire, plan de retraite, facilités d'acheter 
des actions, etc. Il s'agit donc non pas 
d'un simple emploi, mais bien d'une 

carrière. Avec l'aluminium, vous avez un — ■—»- — —*~ 

bel avenir, et il n'est pas loin devant vous; 

il est à portée de votre main, tel que vous , 

le bâtissez . . . de jour en jour. 

C'est pourquoi TAlcan est toujours à 
la recherche des jeunes diplômé» désireux 
de pr og re ss er avec elle. : ■ — « — 




ETRE OU NE PAS ETRE. 

Hamlet aurait certainement 
choisi la dernière solution s'il 
avait entendu les paroles de 
notfe premier ministre; **Why 
speak of an économie emer- 
gency, when everything points 
to the contrary'; there is no 
économie emorgency in Cana- 
da, there are difficulties." 
(Time, 5 décembre 1960.) 



ALUMINUM COMPANY J 
0F CANADA, LIMITED, 
Service du Personnel. 
- C.P. 6090, Montréal 3, P.Q. ^al 






•- , - 



\. 



L'EMPOISONNE DU CAFETERIA 



L'empoisonné du cafétéria 

Une rumeur se répand de plus belle sur 
le campus; on n'ose en parler ouvertement . . . 

* on n'a pas de preuves. 

♦ 

Sommes nous en face d'un meurtre ou d'un 
simple accident? Peut-être s'agit-il d'un vul- 
gaire homicide où d'un crime passionnel? 

Aura-t-on le courage nécessaire pour dé- 
voiler les dessous de cette mystérieuse affaire 
où les détails les plus cocasses côtoient les situ- 
ations les plus scabreuses? 

La réponse à toutes ces questions vous sera 
^fourrtie le vendredi 13 janvier à l'occasion du 
procès le plus célèbre depuis celui de Nurem- 
berg. 

Le procès est monté par les étudiants de 
"ïlroit civil; ces derniers ont la ferme intention 
de ne pas s'en laisser imposer par quelque me- 
nace que se soit. Au diable les présidents de 
certaines facultés et même les directeurs de cer- , L 
tains comités qui seraient mêlés de près à ce 
désormais célèbre scandale. 



• 



Par permission spéciale du Ministère de la 
Justice ce procès ne se déroulera pas à huis 
clos ... Le public est en droit de connaître 
toute la vérité quoique certaines personnalités 
éminentes soient mêlées à l'affaire. 

Tous les étudiants et étudiantes qui ont à 
coeur la réputation de leur campus encourage- 
ront la faculté de Droit dans son oeuvre d'épu- 
ration. Avec eux, ils mettront la hache dans 
certains milieux considérés comme tabous de- 
puis trop longtemps. 

N'oubliez pas la date et l'endroit: vendredi 
soir le 13 janvier à la salle académique. . 




En vérité cette phrase n'est 
qu'un reflet d'une politique à 
courte vue devant la situation 
actuelle. Il serait cependant 
faux de considérer le problème 
sous l'aspect d'une dépression 
localisée. En effet le Canada, 
avouons-le, n'est pas le seul 
pays à affronter le péril d'une 
économie stagnante; l'Améri- 
que entière doit faire face 
actuellement à une situation 
difficile par suite du renou- 
veau économique en Europe et 
en Asie; on ne peut donc blâ- 
mer un gouvernment à cause 
d'une situation cyclique. 

Ce que le peuple Canadien 
peut reprocher aux dirigeants 
c'est*" de n'avoir aucune poli- 
tique adéquate devant les prin- 
cipaux secteurs qui se ratta- 
chent de près ou de loin à l'é- 
conomie du pays. 

Depuis l'arrivée au pouvoir 
du gouvernement conserva- 
teur les bévues se généralisent 
à un rythme ëonstant: ainsi 
à cause d'une lacune dans no- 
tre politique de défense na- 
tionale, nous n'avons aucune 
puissance militaire à opposer! 
à un agresseur éventuel (Les 
pilotes des réactés soviétiques 
rigoleraient sûrement en vo- 
yant nos "jntercepteurs") Ce- 
pendant qui est le grand res- 
ponsable de la fermeture des 
usines Avro^à Malton; pour- 
quoi l'éxode massive de mil- 
liers de techniciens spécialisés 
depuis quelques années: le 
manque de planification à long 
terme. 



Ce manque de planification 
se dégage non seulement au 
niveau de la défense nationale- 
il est à l'origine de toutes ces 
maladies soi-disant structu- 
rales, qu'éprouvent les diri- 
geants de la petite industrie. 
L intérêt affecté que le gou- 
vernement manifeste actuelle- 
ment par la présentation de 
son Bill omnibus dans le sec- 
teur de la construction, rap- 
pelle un peu les remords mala- 
difs d' Hamlet après la mort 
d'Ophélia. 

On peut facilement corn- 
prendre la prise de position de 
certains éditoriaux parus dans 
les journaux britanniques der- 
nièrement à l'effet que notre 
pays devrait repenser sa poli- 
tique économique. Rien d'au- 
tre n'a été suggéré mais on 
imagine volontiers le sous en- 
tendu de ces écrits: John Qui- 
chotte devrait changer.sa Ros- 
sinante pour une monture plus 
fraiche car les moulins à vent 
se multiplient. 

Quoiqu'il en soit le peuple 
du Canada est aujourd'hui en 
présence d'un grand péril éco- 
nomique; si les citoyens veu- 
lent sauver la situation, ils 
n'ont qu'à se serrer la ceinture 
tout en disant philosophique- 
ment : "Aléa jacta est." En 
agissant ainsi ils pourront au 
moins rêver aux beaux jours 
de 1962, alors que la possibili- 
té leur sera donnée de jeter 
les dés une nouvelle fois. 

Pour notre part, disons que 
ces quelques considérations in- 
clinent à la pensée de l'exis- 
tence de certains théoriciens 
d'une philosophie du non-être 
dans notre gouvernement. Il 
ne serait pas malin alors d'em- 
oloyer quelques mots de la for- 
mule de Lafontaine pour dire 
\ certains membres du Cabi- 
net: "Les plus ânes de tous 
'es canadiens ne sont pas ceux 
que l'on pense." 

MAURICE FORTIN. 






Vendredi le 16 décembre: lancement de 
"MAINS DE SABLE" 
salle 140, édifice des Arts, 4.00 p. m. 
Samedi le 17 décembre: 

Danse au Minto à 8.30 p. m. 
Dimanche le 18 décembre: 

Dernière de l'exposition Van Gogh 
Dimanche le 18 décembre: 

"Regards sur la ville", CBOFT, 
12.30 p. m. 



LA CIGARETTE, 

LA PLUS DOUCE. LA PLUS SAVOUREUSE 




D E MULIERI BUS 



LA ROTONDE 



Page a 






Le rôle de la femme dans notre société. 



-^ Autre temps, autres moeurs." Chaque 
grande civilisation a assigné des rôles diffé- 
rents à la femme. Tout au cours de l'histoire 
m rôle a été en constante évolution dans tous 
Tes domaines. On peut dire aussi que ce rôle 
en évoluant est allé en 'se compliquant puis- 
que les fonctions attribuées à la femme 
allaient se superposant plutôt que se succé- 
dant. Si nous voulons comprendre la fonction 
de la femme dans notre société contempo- 
raine il faut rappeler les principales étapes 
de cette évolution. Les différents aspects du 
fêle que remplit la femme aujourd'hui est 
donc le résultat d'une maturation. 

Il antiquité considère la femme comme un 
être inférieur. Les civilisations romaines et 
surtout grecques étaient centrées sur l'hom- 
me que l'on estimait comme un être qui se 
suffisait à lui-même. C'est d'ailleurs ce que 
nous relève le "Banquet de Platon" où la 
femme passe inaperçue, où elle est un "être'.' 
dont on ne s'occupe pas; elle vit? on n'en con- 
naît pas la raison! L'ère païenne attribue à 
la femme un rôle de blassesse et même de ser- 
vitude. Le Christianisme a ennobli le rôle de 
la femme surtout an Moyen-Age sur le plan 
religieux et celui de la beauté. L'ami admire 
chez la dame, beauté, sagesse; délicatesse. 
Vans le théâtre religieux, on vénère la Vierge 
Sainte, on lui rend un culte remarquable; 
nous le voyons bien dans "Le Miracle de 
Théophile". St-Thomas d'Aquin surnommé 
"Docteur angélique" dit que la femme est 
un être accidentel et faible iï 'esprit. Un autre 
philosophe, rationaliste t& quasi-irréligieux 
estime que l'amour, pour lui, n'est pas une 
fin mais bien un moyen pour perpétuer la 
vie. Inutile d'ajouter que ee philosophe du 
XI Ile siècle était un mysogyne. 

Au XV le siècle avec la Renaissance c'est 
"tout une autre époque qui s'ouvre où l'aspect 
physique de là femme prend une très grande 
importance mais où les valeurs morales et 
religieuses qu'elle représente s'estompent. 
L'époque galante ou mondaine est celle où la 
dame se pavane dans les salons pour faire 



montre de ses toilettes. Molière sait bien se" fera valoir sa féminité par le développement 



moquer de cette extravagance dans plusieurs 
de ses pièces telles que "Les précieuses ridi- 
cules." ..; 



Pour faire suite à cette période de pédan- 
terie arrive la prochaine grande évolution 
t appelée la révolution industrielle, vers 1840. 

-Il faut peut-être regretter cette révolution 
car elle fait sortir la femme du foyer mais elle 
prouve tout de même sa capacité dans un do- 
maine nouveau. L' époque d'industrialisation 
amène un renouveau assez extraordinaire 
pour la femme. Avec la révolution industri- 
elle la femme sort du foyer pour travailler 
dans les nouvelles usines^, construites pour 
l'aevroissement commercial. Son rôle écono- 
mique apparaît mais encore, là on ne lui re- 
connaît que des fonctions inférieures. Le tra- 
vail est monôtom et le salaire moins élevé 
que cehH de l'homme. Plusieurs métiers et 
professions sont interdites aux femmes. Elle 
n'est pas encore reconnue comme ayant des 

' droits à elle, elle n'a pas de véritable titre 
à la citoyenneté, vas le d roit de vote . . . 

-etc. Par rapport aux âges précédents elle a 
fait un grand pas puisqu'elle aide au pro- 
grès et àl'avaneement de son pays: mais son 
ainée, la .contemporaine, san. • faire épa- 
nouir et amplifier cette première tentative. 



En effet l'époque contemporaine est le ré- 
sultat ae ses maints essais passés. Tout de 
même it est bonde noter te changement radir 
cal dans les Jonc t tons je nunmes au XXe si- 
ècle. KemarQuons l'avènement de Ja femme 
dans les affaires municipales {Charlotte), 
gouvernementales, industrielles . t . ejLc. Elle 
prend place dans presque toutes les fonctions 
réservées autrefois, seulement à l'homme. 
J'irai même plus loin: regardez les statis- 
tiques élevées des femmes avocats, médecins, 
dentistes, journalistes . . . etc. C'est dire que 
l'on se rend compte et que l'on justifie les 
qualités intellectuelles féminines! Plusieurs 
s opposent à la poursuite des études pour les 
jeunes filles. Pourquoi? A-t-on peur? Peur 
a" tire surpassé ! La jeune fille contemporaine-] 
ne possède en aucune façon cette idée faussée. 
Elle veut au, contraire comprendre son mari, 
ne pas vouloir être simplement ménagère, 
institutrice qu "nurse", elle doit être mèrf 
mais aussi épouse, donc compréhensive en- 
vers son mari. Corrtme l'homme évolue et elle 
lui doit ^compréhension, elle aussi doit évo- 
luer dans t son "savoir" et ses connaissances. 
Voici pourquoi au XXe siècle plus de jeunes 
filles accélèrent la montée intellectuelle des 
"temps modernes". 

La femme contemporaine peut, îi elle le 
veut, se définir elle-même sans être le reflet 
du mâle. Ce qu'elle recherche est une véri- 
table personnalité féminine. Elle l'affirmera 
par les aptitudes qu'elle possède, c'est-à-dire 
t n leur développement de façon intelligente, 
dans son propre optique. Peut-être croyez- 
vous que je veux prôner la supériorité de £a 
h m me sur l'homme! Il rfest point question 
de complexe:, soit de supériorité ou d'infé- 
riorité ; Ces deux mots ne sont attribuables 
ni au mâle ni à la femelle. Si la femme d'au- 
jourd'hui sait être l'égale de l'homme, ce n'est 
ni pour le limiter et par suite le surpasser. 
Au contraire elle veut une' juxtaposition plus 
intime avec son partenaire pour le compléter. 
Je megwrde bien de dire que le sexe faible 
(dénomination lu un use?) veut être iden- 
tique à son opposé. "L'ennui naît de l'unifor- 
mité", La jeune fille se sait différente: elle 
n'aspire pas à un but identique mais à un qui 



FAIRE "FESSE" 



X-JL. 







———— 



de ses aspirations naturelles. Ce doit être non 
une guerre de puissance ou de pouvoir, mais 
de Compréhension mutuelle acceptant les vo- 
it i/rs qui earactérisent chacun. 

: La femme intelligente du siècle présent ne 
cherche pas ,à dépasser son compag)ion, mais 
dlv a nt condamner cette fausse théorie de 
"sexe faible". CônscienU de sa valeur', elle 

n'ait#(ij)as à jouer un rôle s< ulement partitif 
dans la vie de l'homme.. Elle se considère un 
"tout" capable de se donner entièrement à 
ses d» roirs, qui diffèrent dans cfiaque voca- 
tion. -^ 

C, ttt évolution constante à travers les âges 
,t surtout à l'époque contemporaine apporte 
à la fimme ion nou v el le conception vis-à-vis 
dt son mie ici-bas. Elle s'aperçoit qu'elle peut 
contribuer mitant <;/*.- son "Unique" à l'avan- 
cent nt de l'univers. Deux 'têtes ne valcnt- 
, Uee pas mieux qu'une? 

Que res( m ï<tr< nir pour la femme? Selon 
la progression continue, étudiée au-dessus, 
il la favorise à tous les points de vue. Atten- 
dons . . . "le temps jst grand maître". 

Hélène Lamàntagne 



ENFIN UNE EXPOSITION DE LIVRES TECHNIQUES FRANÇAIS 

permettent à de, ingénieur, cana- | L'édition a Ottawa couvra.t le, 
dien, d'aller étudier en France de, | damaine, de la g*st,on .ndustnel.e. 
technique, particulière, H permet à . de la consUuct^n de, nu.es. du 
de, ingénieur, fronçai, de réputatian | tran.part, de I e.ectnate, de aura- 
mondiale de venir au Canada pa-r ! I 
faire de, conférence, «ur leur «pé- 
cialité. Il édite ou traduit -d», orti- 



L'Univercité d'Ottawa et le comité 
France-Technique ont organisé ré- 
cemment une exposition de nouveaux 
livre, scientifique, et technique,. Plu, 
de mille volume, représentant les di- 
verses sciences formaient une col- 
lection impressionnante. La librairie 

Dussault offre ses services pour l'a- 
chat des livres exposés. 



'?• ■ » 



^j. 



Le comité France-Technique est 
composé d'une vingtaine de person- 
nalités attachées à l'ambassade de 
France, à l'Université ou aux grandes 
affaires françaises. Il a été créé pour 
faire connaître au Canada les pro- 
< r ès réalisés en France. Il distribue, 
environ Im«i« b»— »»» •*»* #.»»•*.** t^nl 



logic, de la physique, des mathéma- 
tiques et de l'astronomie. 



des à l'intention de revues canadien- 
nes et fournit aux associffrton, cana- 
dienne, d'ingénieur, professionnel, 
de, information, sur le, écoles fran- 
çaiies d'ingénieurs et sur les diplô- 
mes qu'elles" délivrent. En un mot le j. cipcr au „ aerrv ité, évoquées ci-des- 
comité Fronce-Technique désire ven- 
dre au Canada des livres techniques 
au même prix, qu'en franco (ou H 
peu près). 



L'exposition a eu lieu du 6 au 9 
décembre à la faculté de médecine de 
l'Université d'Ottawa. Les organismes 
désireux d'obtenir de, renseignements 
sur la technique française ou de por- 



L'apôtre St. Thomas n'aurait jamais fait un bon tho- 
miste: il ne croyait pas en tout. 

• • • 

On a proposé dernièrement de traduire en français le 
traité de philosophie du père Jolivei. Un, tas de jouais n'y 
comprennent rien. 

• • • 

Une thèse de philosophie, c'est une diarrhée de mots 
dans .une constipation d'idées. 

• * • 

Le triangle est un quadrila taire de cinq côtés, égaux 
deux à deux. Père Ledent. 

• * *i 

Les étudiants de l'Université réclament un courrier du 
coeur pour les sans-coeurs. 

• • • 

N'investissez jamais votre argent dans les affaires de 
l'Université; il paraît que ce n'est pas une organisation pro- 
fitable. -4 

. * •. *- ... : 

Etes-vous allés au "Hibou"? Eh bien, faites-le mainte- 
nant. Ce petit refuge est situe au no âi-f de la rue Rideau.. 
Vous y verrez ce que vous ne voyez pas dans les autres éta- 
blissements de la capitale. On y sert du bon café , et de succu- 
lents sandwiches. 1/atmosphère tout à fait spécial est pro- 
pice aux discussions de toutes sortes/ Veuillez remarquer 
qu'il n'est pas nécessaire d'être "beatnik" pour y aller. 

• ' • • 

Je suis allé au "Hibou" dernièrement. Un vrai spec- 
tacle. Je ne sais pas si la demie-obscùrité percée par la lueur 
des chandelles est une source d'inspiration, mais j'en enten- 
daient quelques uns qui faisaient du "slalem" dans les décales 
de la haute philosophie. Voyez ça d'ici: quatre ou cinq têtes 
faisaient un cercle autour d'une chandelle et elles étaient 
tellement préoccupées qu'elles n'entendaient pas le grésille- 
ment de la flamme leur ravir un bout de barbe. 

• * * 

Mlle Cécile Cloutier, professeur de français à la faculté 
des Arts, vient de lancer sur le marché un recueil de poésie 
intitulé. "Les Mains de Sable". Bravo Cécile!!! 

• * * 

"Antigone a remportée un vif succès. Ce que vous avez 
vu, est un exemple de travail sérieux et d'efforts répétés. M. 
Jean Herbiet/ directeur et metteur en scène, mérite une fière 
chandelle (le "Hibou" les ramasse). Les acteurs ont donné 
un très bon rendement et spécialement "notre petite Char- 
lotte", "aie pas grosse mais aie là" . . . L'entrée "moins qu'or- 
dinaire" d'un des acteurs, a été interprétée par cet acteur 
comme une entrée sensationnelle. "On n'a plus Tes sensations 
qu'on avait". - 

<• • * • 
Elle était tellement maigre que lorsqu'elle avala une 
olive, trois hommes partirent de la ville. 

• • * 
Les "coqs à long- poil*' ont redoublé d'ardeur et de zèle. 



. 



y *-*! 






J'ignore si elles se hâtent d'en coller avant que le "frette 
pogne". Craignez, messieurs, que la vieille Charlotte, pour 
encourager son sexe, ne nous envoie un autre contingent de 
"copette". 

• • • 

Epitaphe sur la tombe d'une vieille fille "Qui a dit qu'on 
ne peut rien apporter avec soi". 

• • •' 

Le sourire du mois appartient à Mlle Andrée Juneau, 
Charmante hôtesse au"Hibou". Sa gentillesse attirera beau- 
coup de clientèle. 



i sont priées de prendre contoct 
avec le secrétariat du Comité, 2060 
rue Mackey, Montréal. 



On -apprend de sources bien informées qu'un agent de 
l'Interpol est arrivé à Ottawa pour tenter d ? éclaircir l'assas- 
sinat mystérici\ dont on parle sur le campus. 

• • • 

Le premier jour, Dieu créa la lumière et le deuxième 
jour il fit les abats- jours (Entendu à la T.V.). 

• i • • 
Dieu créa l'homme et se reposai 
Dieu créa la terre et se reposa. 
Ensuite Dieu créa la femme. 
Depuis ce temps personne ne s'est reposé. 

• • • .' | 
Un baiser san* moustache, disent les italiennes, est com- 
me un bifteck sans moutarde. Je ne serais pas surpris si J.-P. 
Sabourin se faisait naturaliser italien: ' ■ 

• • • 

Le barbier: Aimeriez-vous quelquechose dans votre vi- 
sage quand j'aurai fini de vous raser? 
Le client : Oui, mon nez. 

• • • 

Trois étudiants de la faculté de droit sont allés voir lé 
film ciElvis Presley "G.I. Blues". On n'a plus les "teen agers" 
qu'on avait. , , 

• . * * 

A tous les lecteurs, Joyeux Noël et Bonne et -Heureuse 
Année! 

Embrassez vos "mutante" pour moi . . . 



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Page 10 



LA ROTONDE 



for. Père QrsivelU, .« i 
Irchives de l'Université " 

♦ *- f. C !" * 



• V 



/ 



le 16 décembre lta Bit 



PRENDRE UN PETIT COUP C'EST AGREABLE. 

PAR HIROSHIMA II 

'Prendre un -p'tit coup' c'est agréable' 

~&ien sur que c est agréable, et pourquoi pas? La boisson c'est quelque 
chose de Don, très Don même, rrenore un gros coup çajrend l'esprit malade'. Ah, 
oui, c est Dien vrai, y a Dien ça aussi dans la chanson, mais ma mémoire nie tra- 
hi toujours arrivée à ce vers-là. Qu'importe, "prendre un p'tit coup c'est agré- 
a%*e, prendre un ptit Coup c'est doux". 

Que de 1 ois nos compatriotes de langue française n'auront-ils pas ce re- 




Bienvenue 
McMaster 



3 ° opl?3 




" 



WO€ 



Avez-vous 
vos tuques? 



T.- f»-' 



'FAIRE FACr 



VOL. XXIX No 7 



frain sur les lèvres au cours des Fêtes qui s'annoncent' Ils aiment leur p'tit 
coup, et pour cause! C est bon, il n'y a pas à en sortir. Que l'on jette un rapide 
coup d oeil sur les trois siècles et demie de notre histoire pour s'en convaincre 
davantage. Et l'on a raison d'aimer un bon p'tit coup de vin, de whisky, de bière 
etc . . . Comme toute autre chose créé, la boisson est un bien à la disposition des 
gens pour servir à des tins raisonnables. 

Alors, pourquoi s'obstine-t-on, en certains lieux, à la condamner cette fa- 
meuse boisson' Pourquoi, à l'approche des Fêtes qui populariseront tant le "p'tit 
coup", vaut-il la peine d'en parler? Les lignes qui suivent ont la prétention de 

vous le démontrer. .. N 

* 

sans abâtardir l'homme, cet ANIMAL RAI- 
SONNABLE qui, précisément à cause de sa 
raison, est érigé roi de la création. Cette 
prérogative, bien propre à l'homme, comporte 
cependant des obligations auxquelles on ne 
peut se soustraire sans s'avilir, sans s'abâ- 
tardir. Kt la fin propre de ces biens sensibles, 
ceux pris dans la boisson commes les autres, 
c'est de servir au bien, non au mal, généra- 
teur de mort. Donc les «dictées de la droite 
raison sur les plaisirs tirés dans la boisson 
exigent tout simplement de faire atteindre à 
ces biens leur 'fin propre, ce qui arrive quand 
on se maintient au moins dans le juste mi- 
lieu, lequel peut varier selon les individus. 

Le médium rationis' à maintenir dans Tu-, 
sage des boissons peut être atteint de deux 
façons, selon qu'il s'agit de l'un ou l'autre 
des deux actes oVIa vertu de sobriété. S'agit- 
il simplement de se modérer, tout en se main- 
tenant, il va sans dire, dans les limites vertu- 
euses? On est alors en face de la MODE RA- 
TION^ ce que les Canadiens-français appel- 
lent improprement tempérance en matière 
de boisson alcoolique). S'agit-il d'autre part, 
du deuxième acte de la vertu de sobriété, 
s'abstenir totalement? On a alors affaire à 
l'abstention totale. Celle-ci est obligatoire 
pour certains, libre et volontaire pour d'au- 
tres. Expliquons-nous. 

^"TeT 



"Prendre un p'tit coup c'est agréable, 
prendre un gros coup ça rend l'esprit ma- 
lade". Notre article est-il une condamnation 
de la boisson? Sera bien mal vu, je crois, celui 
qui le prétendrait. Non, nous ne condamnons 
pas la boisson comme telle. Répétons-le, c'est 
aine bonne chose en soi. Ce que nous condam- 
nons c'est l'usage abusif, c'est l'usage irré- 
fléchi, enfantin même, irrationnel. £ry a-t-U 
pas abus, irréflexion, infantilisme, manque de 
bon sens, souvent, dans l'usage que l'on fait 
des boissons? Et de grâce, qu'on n'utilise pas 
non plus la "conspiration du silence" devant 
le probème de la boisson chez la gent univer- 
sitaire l Quiconque veut être objectif, doit en 
admettre l'existence. x . ' 

Où donc, les amis, cet engouement pour le 
p'tit coup est-il en train de nous conduire, 
comme individus et comme peuple? Aspire- 
t-on au sort de la France dont les 3/5 au 
' -Qioins de la population est bel et bien alcooli- 
^^.e- et qui est aux abois actuellement devant 
T ce fléau national qui la mine? Veut-on singer, 
en cela aussi, nos voisins du Sud chez qui une 
personne sur dix est alcoolique? N'est-on pas 
un tant soi peu effrayé par les conclusions 
de 15 ans d'études, anidues'd'enquêtes minu- 
tieuses et de recherches faites par l'Institut 
d'Etudes sur l'Alcoolisme à l'Université Yale? 
Ces spécialistes, entre autres, nous affirment 
quUN BUVEUR SOCIAL sur CINQ dev i e nt 
un alcoolique. Amis lecteurs, c'est là croyons- 
nous, ce qui devrait nous faire le plus réflé- 
chir devant la boisson. Actuellement, à l'Uni- 
versité, nous sommes, la plupart d'entre nous 

des_ buveurs sociaux^ qui ingurgitons un 'p'tit 

coup' pour nous dégêner, nous réjouir, nous 
consoler, nous divertir, pour faire comme 
les autres souvent. Rien d'anormal encore, 
rien de dégradant. Mais qu'en sera-t-il de- 
main, dans 15 ans, alors que la société, la 
► patrie et l'Eglise exigeront de nous le meil- 
leur de nos talents et de nos forces ? t Un sur 
. cinq d'entre nous ser"à devenu un alcoolique, 
un g#and malade, si nous n'y voyons pas dès 
à présent. 

Les fêtes approchent. Prendre un p'tit coup 
sera alors agréable, mais prendre un gros 
coup rendra l'esprit malade. Plaisirs d'un 
instant vaut bien la peine d'y penser deux 
fois. 

* Partons d'abord de cette vérité fondamen- 
tale que tous les biens mis à notre disposition 
par le Créateur sont bons parce qu'émananT 
de Lui et doivent servir à des fins bonnes, 
c'est-à-dire dictées par. la droite raison. D'au- 
tre part, l'expérience humaine remontant au 
tout premier homme nous apprend que de 
très bonnes choses sont souvent très mal uti- 
lisées et détournées de leur fin propre. Tel 
est, malheureusement, le fait de la boisson, 
chose excellente en soi qui devient pour un 
grand nombre uminstrument de ruine, d'avil- 
lissement et de péché'. Pourquoi cela? Tout 
simplement parce que., l'on ne se soucie pas 
assez de l'employeur en suivant les dictées de 
la droite raison. 

Quelles sont, me direz-vous, en ce qui a 
trait à la boisson, les dictées de la droite rai- 
son? D'abord, établissons bien, la place de 
la boisson dans l'ensemble des bien sensibles, 
et disons du même coup un mot des vertus' 
qui doivent présider à l'usage de ces- mêmes 
biens. " !•«*♦•«"} 

• tjv'tisage «te* biens sensibles est dirigé par 
- la vertu cardinale de tempérance dont ils sont 

l'objet propre. Mais ces biens sensibles se 
catégorisent en trois espèces bien distinctes 
divisées à leur tour par trois vertus spéciales 
appelées 'filles' de la tempérance. Ce Sont les 
plaisirs charnels, objet propre de la chasteté; 
les plaisirs tirés dans la nourriture ordinaire, 
objet propre de l'abstinence; et les plaisirs 
tirés dans les boissons alcooliques, objet pro- 
pre de la sobriété. Tous ces biens, pour attein- 
dre leur fin spécifique, doivent être utilisés 



CARNAVAL BLUES 



De la maturité RESPONSABLE 

— A-Sherbrooke, lera et 1b derrière réunion de ni T / ■ r\ il à ;* â • 

on a accepté à l'unanimité qu'une taxe de 10% soit irnnoJîl 1 A K N A V A 01 

obligatoirement sur toute activité sociale étudiant* 1 
qui sera organisée au niveau de l'organisation générale en 
considération du fléau canadien, le chômage. On a confié à U 
Société St-Vincent de Paul universitaire la tâche de distri 
buer les produits de la taxe selon les besoins. Félicitation à 
ces étudiants qui réalisent leurs responsabilités envers 1m 
problèmes de la société „ . . 
UN AUTRE PRÉCÉDENT INTÉRESSANT 

En effet, il s'agit de nouveau de Sherbrooke. On a tenu 
du 21 au 25 novembre dernier, une "Semaine des Sciences"' 
Les buts étaient multiples: les étudiants en Sciences consta 
lent les activités (académiques) de leurs confrères des autres 
spécialisations, les Facultés non-scientiques s'informent les 
étudiants du cours secondaire aussi s'informent mais ceci 
en vue de s'orienter plus sagement. Ne pas négliger que le 
public peut constater de première instance si ses efforts qu'il 
pose pour l'éducation portent fruits et sont suffisants. On a 
vraiment de l'initiative sérieuse à Sherbrooke! 
CRISE A LAVAL!!! 

t <v èS sit " atio 1 n à Québec est qualifiée de "Pagaille"-, de 
roire , enfin de tout sauf de "normale, saine ou bienfai- 
sante. Enfin, il semble que la masse étudiante ait perdu 
confiance en l'organisation AGEL et qu'elle demande même 
la dissolution de son conseil actuel. Les délégués semblaient 
vouloir respecter ce désir mais à la dernière minute ils ont 
bloque la motion de dissolution. On veut prolonger l'agonie 
de 1 AGEL: peut-être y aurait-il une solution secrète ou extra- 
ordinaire a laquelle on aurait songer? De toute façon, Mon- 
sieur Goodwm fut élu nouveau président, un choix accepté 
mais avec des réactions mixtes. Ce sera une lourde tâche que 
de rehausser le prestige perdu de l'AGEL. Bonne chance et 
bon courage au docteur, son patient est très cher à tous les 
étudiants de quelque province soient-ils! ! ! ! ! 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



-a. 



23 JANVIER 1960 



t? T *" 



»'- . ■- ' !„ ■ ' 



-; K-, • , ' .n ' - ■ 



Bal - Festival - Carnaval 



: : 






Reçu mon foin 
■Jeudi matin. 
Dehors les livres! 
Dedans les vivres! 



PROGR A 



i 



JEUDI LE 26: 



- 



THÈME 
LE BON VI EUX TE M P^" 



Bal 
Cal - 
Chacal 
Ri-gal 
Festival 

{surrtttVlll 



Responsable: Rodrigue Lange vin. 
7.30 — Rencontre de Pedro à la gare Union. 



J 



que démontré plus haut, les biens v 
sensibles créés, pour ne' pas servir d'instru- \ 
ments d'avillissement .de l'homme, doivent 
atteindre leur fin propre. L'homme, les utili- 
sant, peut la leur faire atteindre. Or pour cer- 
tains individus, il n'y a pas d'autre moyen 
d'utiliser la boisson comme il se faut, sans 
s'en abstenir totalement. Pour ne pas s'abâ- 
tardir comme hommes, pour ne pas sombrer 
dans le péché comme chrétiens, ces gens doi- 
vent s'abstenir, absolument, de toute boisson 
alcoolique^ C'est le cas, entre autres, d'un type 
(font ta santé le lui défend (ulcères d'esto- 
mac) ; c'est également celui de l'ivrogne qui 
ne peut jamais toucher à la boisson, sans som- 
brer dans l'ivresse (alcdolisme aigu) ; 
c'est aussi le cas de l'alcoolique propre- 
ment dit (alcoolisme chronique) devenu l'es- 
clave de la boisson. Celui-ci est un grand ma- 
lade. souvent à peine perçu ou connu mais 
qui constitue actuellement le patient le plus 
difficlé à réhabiliter. (N.B. Un alcoolique ne 
se guérit pas mais se réhabilite) Rien d'éton- 
nant, il est un déséquilibré, tant au point de 
vue physique que psychique et moral. La ré- 
habilitation, pour être efficace, doit se faire 
sur ces trois plans SIMULTANEMENT, si- 
non elle ne sera que très éphémère. 

L'abstention totale est libre et volontaire 
pour d'autres, disions-nous plus haut. En 
effet, quiconque veut se priver d'une bonne 
chose est bien libre de le faire. Parfois, cette 
privation volontaire n'esfle fait que de mo- 
tifs purement humains, à peine teintés de 
noblesse; par exemple, délaisser la boisson 
par goût, par avarice, etc. Cette privation 
volontaire peut fort bien résulter aussi de 
motifs nobles, humanitaires, charitables, sur- 
naturels mêmes. Ici, l'amour de Dieu ou du 
prochain, J'esprit de sacrifice, le souci d'apos- 
tolat ou tout autre motif louable entrent en 
jeu, V-. •: 



Létuoluwf, bim éq//Xp& 
bowi LA MÉDECINE 



Stéthoscope 

fà même) 



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KsPiwne 



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— ,/o 








VAUH OUOUB.fT'fS 




BANC 
(pour l'wtichombre) 



Ànetthésique 
violent 




icamenh 




L étudiant bien équipe pour se traiter 
contre la morsure de la Pénurie 

fortifie sa- constitution en déposant 
régulièrement dans un Compte 

d'Epargne de la 13 de M. 



H*.' «won a imatm 



U 



Remarquons bien ceci. Il ne s'agit pas ici, 
d'exalter une façon de pratiquer la sobriété 
au détriment de l'autre. Il ne faut jamais ou- 
blier que l'on peut être sobre (vertueux dans 
l'usage des boissons enivrantes) en suivant 
l'UNE OU l'AUTRE méthode. L'important 
c'est d'être vertueux pour rester toujours 
pleinement homme d'abord, et^p.ar le fait 
même, ressembler davantage au Créateur. 
Quand au mérite relatif des deux méthodes, 
eh bien, ce n'est pas l'objet de la présente 
étude, et nous laissons cette tâche aux théo- 
logiens et aux moralistes. 



y 



Banque de Montréal 



■ . SUCCURSALES A OTTAWA 
Bureau Principale, an Ile des rues Wellington et O'Connor 
294, rue Bank __ 88 , ue Ridoou 

fc Avenue Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier et rue O'Connor 

Chemin Montréal et Boul. St-Laurent 

Rué Wellington et avenue HollarrrJ 

Westboro: 285 chemin Richmond 

Succursale de City View, 1491 Chemin Merivale 



Oublie ta peine, 
Oublie la mienne. 
Oublie tout ça, 
Cest mieux' comme 
Faut pas trinquer 
La larme à l'oeil, 
Faut pas danser 
Si t'es en deuil! 

Musica 

Cerveza 

Senorita 

Fiesta 

Ole! 



Parade aux flambeaux (chandelles dans casseaux), si la police le permet. 
—Rideau - Nicholas. . 
—Arrêt au Parc Laurier - Nicholas. 
— Dévoilement du monument de glace.' 
Chant et cri du Carnaval. 
On repart pour le Minto. 



ça. 



8.45 — Broomball ( Vi heure). Etudiants avec Rough Riders. 

9.15 — Patinage. 

Partie récréative dans le "Foyer". 
10.15 — Danse sur la glace, 
11.15— Fin. r ~" 



VENDREDI LE 28: 

Responsable: Desrosiers. 

11.30 — Rassemblement des chars allégoriques devant la Fédé. Choix du meilleur. 
12-12.30— Parade: Laurier, Elgin, Rideau, Waller, Wilbrod, Cumberland et Fédé. 
2.30-3.00Réception pour célibataires. Salle (à décider). 

Réception pour jeunes filles - Minto - Rencontre avec étudiantes de McMaster. 
5.00— Tout est fini. 
8.30-12.00 — Danse au Colisée - ClifTord Tripp et 'son orchestre, 
par étudiants (?). — J — 



Sois mon amie, 
Ris bien mon gars. 
Pas de soucis, 
Pas de tracas. 



Lundi matin 

Quel beau pétrin. 

Plus je fouille 

Plus je brouille. 

Pou rayl cou 

Caillou vaut bijou 

Genou vaut joujou. 

Toujours 

L'amour, 

Toujours 

Lrs cours! .. 

Ci Si la fin . . . 

A l'an prnrhain . . . 

Camavan 



Vêtus. 



Parade au Paradis 



La parade du Carnaval écla- 
tera comme l'Ouverture d'une 
grande symphonie. Elle sur- 
gira de terre jeudi le 26 jan- 
vier vers 7 p.m. au gymnase 
et sur la patinoiré7*His'toire de 
faire patienter les autres, 
quelqu'un fera le pitre sur la 
glace. 

Avec Charlié Skinner à la 
tête du peloton, les étudiants 
prendront la route au son d'un 
carnage cacophonique de 
chants et de* musique, le tout 
retrammiis par un haut-par- 
leur mobile avec micro. Nous 
espérons que ce. sera assez 
bruyant pour secouer la ville 
de sa torpeur. 




SONATE 



Carnaval, carnaval, carna- 
val, synonime de gaieté, d'en- 
thousiasme, et d'ensemble, A 
tous les ans, vers la même 
date, un peu partout dans les 
villes, les villages, les collèges, 
c'est ffe temps du carnaval. 
Nous aussi, à TUni\ r ersité, 
nous avons notre carnaval. 
Pourquoi un tel carnaval? 
Pour permettre à tous ces étu- 
diants de toutes le^j facultés de 
se rencontrer dans une même 
ambiance de joie, un même 
tourbillon de bonheur. Pour- 
quoi se rencontrer dans de tel- 
les circonstances? Pour ravi- 
ver l'esprit étudiant. Nous fai- 
sons tous partie d'une famille 
envers laquelle nous avons des 
devoirs. Nous nous devons de 
faire sentir notre apparte- 
nance à cette famille. Evidem- 
ment, au cours de l'année, plu- 
sieurs facteurs entravent les 
relations étroites entre étudi- 
ants. Le carnaval a été insti- 
tué précisément pour rompre 
ces entraves et permettre une 
grande communion. 

.Depuis plusieurs mois déjà, 
les organisateurs du carnaval 
sous la directipn d'André Ca- 
dieux ont minutieusement éri- 
gé un programme complet, ca- 
pable de remplir les exigences 
de chacun.~Sachons que ces 
efforts peuvent s'avérer inu- 
tiles si chacun de nous ne 
prête pas sa collaboration; et 
notre meilleure collaboration, 
c'est notre participation ac- 
tive. 



•» ^ 



ligne inWiûiHc - j K 



- 



Suivra l'accueil, on ne peut 
plus triomphal, de Peduo, un 
défilé impressionnant à la lu- 
eur des flambeaux, et' -l'ouver- 
ture officielle du Carnaval de- 
vant le château de glace. 
Après .quoi, toutes. -les routes 
mènent au plaisir. 



SAMEDI LE 2a: 

Responsable: Desrosiers. , _ • r ,.. * •. 

11.30— Rassemblement des chars allegoriquesJe.vant le Fede. 

12-12 3oJ>arade""erElgin, Rideau, WallTr Wilbrod, Cumberland et Fédé. 

9 «m ^'oo— Réception pour célibataires. Salle (a décider) 

2.30-^ _uecepii^ ^ .^^ ^ Min(o Rencontre avec etu d,ants de McMaster 

â^otSSeê^« Colisée - Clifford Tripp et son orchestre; 
Variétés par étudiants (?). 

DIMANCHE LE 29: 

Responsable: Raymond Valheres. 
2.30— Ciné-Club. 

—Film à être choisi. 






% 



Zwtat a .McMa«"«? e. V. O. (Sur un sujet din.érê.). 

—Auditorium des sciences!. 
7.4 6— Lafc e Side Garden. _^_ 

, ï) .00r»:„fe'u i e <, î ; omiore (L^uipe de k cô.e de Sab.e)., 
11.30^-Fin. 



i ,c) # 00 — Danse ne rumim* v ~,-m- ■*■- , 

| ^f—5^ ---DÉCOUPEZ-- -_- " ■*-* 



A l'intérieur 



Page 2 



— Frais d'inscription 

— Département d'extension 



Page 3 



— Rapport du trésorier 
de la Fédération 



Page 4 



— Semaine des 

Sciences Politiques 



Page 5 



— Fédéroscope 



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Page 10 



LA ROTONDE 



le 16 décembre lty) 



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PRENDRE UN PETIT COUP C'EST AGREABLE 

PAR HIROSHIMA II 

"Prendre un 'p'tit coup' c'est agréable" 

".bien sur que c est agreaDie, et pourquoi pas? La boisson c'est quelque 
chose de Don, très oun même. iTenare Un gros coup ça rend l'esprit malade'. Ah, 
oui, c est Dien vrai, y a bien ça aussi dans la chanson, mais ma mémoire me tra- 
hi toujours arrivée à ce vers-là. Qu'importe, "prendre un p'tit coup c'est agré- 
. aDie, préhdre un p'tit coup c'est doux". 

Que de lois nos compatriotes de langue française n'auront-ils pas ce re- 
frain sur les lèvres au cours des Fêtes qui s'annoncent- ,11s aiment leur p'tit 
coup, et pour cause- C'est bon, il n'y a pas à en sortir. Que l'on jette un rapide 
coup d oeil sur les trois siècles et demie de notre histoire pour s'en convaincre 
davantage. Et l'on a raison d'aimer un bon p'tit coup de vin, de whisky, de bière 
etc . . . Comme toute autre chose créé, la boisson est un bien à la disposition des 
gens pour servir à des tins raisonnables. 

Alors, pourquoi s'obstine-t-on, en certains lieux, à la condamner cette f a- 
meuse boisson-' Pourquoi, à l'approche des Fêtes qui populariseront tant le "p'tit 
coup", vaut-il la peine d'en parler? Les lignes qui suivent ont la prétention de 
vous le démontrer. , 







"Prendre un p'tit coup c'est agréable, 
prendre un gros coup ça rend l'esprit ma- 
lade". Notre article est-il une condamnation 
de la boisson? Sera bien mai vu, je crois, celui 
qui le prétendrait. Non, nous ne condamnons 
pas la . ho is.so n comme telle. Répétons-le, c'est 
une bonne chose en soi. Ce que nous condam- 
nons c'est l'usage abusif, c'est l'usage irré- 
fléchi, enfantin même, irrationnel. N'y a-t-il 
pus abus, irréflexion, infantilisme, manque de 
bon sens, souvent, dans l'usage que l'on fait 
des boissons? Et de grâce, qu'on n'utUise pas 
non plus la "conspiration du silence" devant 
le probème de la boisson chez la gent univer- 
sitaire! Quiconque veut être objectif doit en 
admettre l'existence. 

Où donc, les amis, cet engouement pour le 
p'tit coup est-il en train de nous conduise, 
comme individus' et conîme peuple? Aspire- 
t-on au sort de la France dont les 3/5 au 
moins de la population est bel et bien alcooli- 
sée et qui est aux abois a^uellement devant 
ce fléau national qui la mineT Veut-on singer, 
en cela aussi, nos voisins du Sud chez qui une 
personne sur dix est alcoolique? N'est-on pas 
un tant soi peu effrayé par les conclusions 
de 15 ans d'études, anidues d'enquêtes minî- 
tu-uses et de recherches faites par l'Institut 
d'Etudes sur l'Alcoolisme à l'Université Yale? 



Ces spécialistes, entre autres, nous affirment 
qu'UN BUVEUR SOCIAL sur CINQ devient 
un alcoolique. Amis lecteurs, c'est là croyons- 
nous, ce qui devrait nous faire le plus réflé- 
chir devant la boisson. Actuellement, à l'Uni- 
versité) nous sommes, la plupart d'entre nous 
des buveurs sociaux, qui ingurgitons un 'p'tit 
coup' pour nous dégêner, nous réjouir, nous 
consoler, nous divertir, pour faire comme 
les autres souvent. Rien d'anormal encore, 
rien de- dégradant. Mais qu'en sera-t-il de- 
main, dans 15 ans, alors que la société, la 
patrie et l'Eglise exigeront de nous le meil- 
leur' de nos talents et -de nos forces? Un sur 
cinq d'entre nous -sera devenu un alcoolique, 
un grand malade, si nous n'y voyons pas dès 
a présent. 

Las fêtes approchent. Prendre un p'tit coup 
sera alors M taUe. mais prendre un gros 
coup rendra^Bp-it malade. Plaisirs d'un 
instant vaut bien la peine d'y penser deux 
fois. 

Partons d'abord de cette vérité fondamen- 
tale que tous les biens mis à notre disposition 
par le Créateur sont bons parce qu'émanant 
de Lui et doivent servir à des fins bonnes, 
c'est-à-dire dictées par la droite raison. D'au- 
tre part, l'expérience humaine remontant au 
tout premier homme nous apprend que de 
très bonnes choses sont souvent très mal uti- 
lisées et détournées de leur fin propre. Tel 
est, malheureusement, le fait de la boisson, 
chose, excellente en soi qui devient pour un 
grand nombre un ''nstrument'de ruine,, d'avil- 
lissement et de pêche. Pourquoi cela? Tout 
simplement parce que l'on ne se soucie pas 

"Vesez de l'employeur en suivant les dictées de 

'la droite raison. 

Quelles sont, me direz-voils, en ce qui a 
trait à la boisson, les dictées de la droite rai- 
son ?_D[abord, établissons bien la place de 
la boESôn dans l'ensemble des bien sensibles, 
et disons du même coup un mot des vertus 
qui doivent présider à l'usage de ces mêmes 
biens. 

L'usage des biens sensibles est dirigé par 
la vertu cardinale de tempérance dont ils sont 
l'objet propre. Mais- ces biens sensibles §e 
catégorisent en trois espèces bien distinctes 
divisées à leur tour par trois vertus spéciales 
appelées 'filles' de la tempérance. Ce sont les 
plaisirs charnels, objet propre de la chasteté; 
les plaisirs tirés dans la nourriture ordinaire, 
objet propre de l'abstinence; et les plaisirs 
tirés dans les boissons alcooliques, objet pro- 
pre de la sobriété. Tous ces biens, pour attein- 
dre leur fin spécifique, doivent être utilisés 



sans abâtardir l'homme, cet ANIMAL RAI- 
SONNABLE qui, précisément à cause de sa 
raison, est,, érigé roi de la création. Cette 
prérogative, bien propre à l'homme," comporte 
cependant des obligations auxquelles on ne 
peut se soustraire sans s'avilir, sans s'abâ- 
tardir. Et la fin propre de ces biens sensibles, 
ceux pris dans la boisson commes les autres, 
clest de servir au bien, non au mal, généra- 
teur de mort. Donc les dictées de la droite 
raison sur les plaisirs tirés dans la boisson 
exigent tout simplement de faire atteindre à 
ces biens leur fin propre, ce qui arrive quand 
on se maintient au moins dans le juste mi- 
lieu, lequel peut varier selon les individus. ' 

Le 'médium rationis' à maintenir dans Tu- 
sage des boissons peut être atteint de deux 
façons, selon qu'il s'agit de l'un ou l'autre 
des deux actes de la vertu de sobriété. S'agit- 
il simplement de se modérer, tout en se main- 
tenant, il va sans dire, dans les limites vertu- 
euses? On est alors en face de la MODERA- 
TION (ce que les Canadiens-français appel- 
lent improprement tempérance en matière 
de boisson alcoolique). S'agit-il d'autre part, 
du deuxième acte de la vertu de sobriété, 
s'abstenir totalement? On. a alors affaire à 
l'abstention totale. Celle-ci est obligatoire 
pour certains, libre et volontaire pour d'au- 
tres. Expliquons-nous. 

Tel que démontré plus haut, lés biens 
sensibles créés, pour ne pas servir d'instru- 
ments d'avillissement de l'homme, doivent 
atteindre ,leur fin propre. L'homme, les utili- 
sant, peut la leur faire atteindre. Or pou r cer- 
tains individus, il n'y a pas d'autre moyen 
d'utiliser la boisson comme il se faut, sans 
t'en abstenir totalement. Pour ne pas s'abâ- 
tardir comme hommes, pour ne pas, sombrer 
dans le péché comme chrétiens, ces gens doi- 
vent s'abstenir, absolument, de toute boisson 
alcoolique. C'est Je cas, entre autres, d'un type 
dont la santé le lui défend (ulcères d'esto- 
mac) ; c'est également celui de l'ivrogne qui 
ne peut jamais toucher à la boisson sans som- 
brer dans l'ivresse (alcoolisme aigu) ; 
c'est aussi le cas de l'alcoolique propre- 
ment dit (alcoolisme chronique) devenu l'es- 
clave de la boisson. Celui-ci est un grand ma- 
lade, souvent à peine perçu ou connu mais 
qui constitue actuellement le patient le plqs 
difficle à réhabiliter! (N.B. Un alcoolique ne 
se guérit pas mais se réhabilite) Rien d'éton- 
nant, il est un déséquilibré, tant au point de 
vue physique que psychique et moral. La ré- 
habilitation, pour être efficace, doit se faire 
sur ces trois plans SIMULTANEMENT, si- 
non elle ne sera que très éphémère. 

L'abstention totale eat libre et volontaire 
pour d'autres, disions-nous plus haut. En 
effet, quiconque veut se priver d'une-'bonne 
chose est bien libre de le faire. Parfois, cette 
privation volontaire n'est le fait que de mo- 
tifs purement humains, à peine teintés de 
noblesse; par exemple, délaisser la boisson 
par goût, par avarice, etc. Cette privation 
volontaire peut- fort bien résulter aussi de 
motifs nobles, humanitaires, charitables, sur- 
naturels mêmes, fci, l'amour de Dieu ou du 
prochain, l'esprit de sacrifice, le. souci d'apos- 
tolat ou tout autre, motif louable entrent en 
jeu. 

Remarquons bien ceci. Il ne s'agit pas ici,, 
d'exalter une façon de pratiquer la sobriété 
au détriment de l'autre. Il ne faut jamais ou- 
blier que l'on peut être sobre (vertueux dans 
l'usage des boissons enivrantes) en suivant 
l'UNE OU l'AUTRE méthode. L'important 
c'est d'être vertueux pour rester toujours 
pleinement homme d'abord, et, par le fait 
même, ressembler davantage au Créateur. 
Quand au iriente relatif des deux méthodes, 
eh bien, ce n'es! pas l'objet de la présente 
étude, et nous laissons cette tâche aux théo- 
logiens et aux moralistes. 



De la maturité RESPONSABLE 

A Sherbrooke, lors de la dernière réunion de PAGEUS 
on .a accepté à l'unanimité qu'une taxe de 10% soit imposée 
obligatoirement sur toute activité sociale étudiante 
qui sera organisée au niveau dé l'organisation générale en 
considération du fléau canadien, le chômage. On a confié à la 
Société St-VincenJ de Paul universitaire la tâche de distri- 
buer^ les produits de la taxe selon fes besoins. Félicitation à 
ces étudiants qui réalisent leurs responsabilités envers les 
problèmes de la société ... 
UN AUTRE PRÉCÈDENT INTÉRESSANT 

En effet, il s'agit de nouveau de Sherbrooke. On a tenu 
du 21 au 25 novembre dernier, une "Semaine des Sciences'' 
Les buts étaient multiples: les étudiants en Sciences consta- 
tent les activités (académiques) de leurs confrères des autres 
spécialisations, les Facultés non-scientiques s'informent, les 
étudiants du cours secondaire aussi s'informent mais ceci 
e n v ue de s'ori e nt er plus sagement. Ne pas négliger que le 
public peut constater de première instance si ses efforts qu'il 
pose pour l'éducation portent fruits et sont suffisants. On a 
vraiment de l'initiative sérieuse à Sherbrooke! 
CRISE A LAVAL!!! — — 

La situation à Québec est qualifiée de "Pagaille", de 
"Foire", enfin de tout sauf de "normale, saine ou bienfai- 
sante!" Enfin, il semble que la masse étudiante ait perdu 
confiance en l'organisation AGEL et qu'elle demande même 
la dissolution de son conseil actuel. Les délégués semblaient 
vouloir respecter ce désir mais à la dernière minute ils ont 
bloqué la motion de dissolution. On veut prolonger l'agonie 
de l'AGEL: peut-être y aurait-il une solution secrète ou extra- 
ordinaire à laquelle on aurait songer? De toute façon, Mon- 
sieur Goodwin fut élu nouveau président, un choix accepté 
mais avec des réactions mixtes. Ce sera une lourde tâche 'que 
de rehausser le prestige' perdu de l'AGEL. Bonne chance et 
bon courage au docteur, son patient est très cher à tous les 
étudiants de quelque province soient-ils ! ! ! ! ! 



LéfcwJi/uit bien équipé 
MEDECINE 



Stéthoscope 

f à même) 



IWlR-KE 



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âtflRH» 





.. ■ . 



Wlllf MJOUSufTftS 




BANC 
'pour /jntictrsmbre) 



Aneslhésiquc 
viofent 



/ 




L'étudiant bien équipé pour se traiter 
contre la morsure de la Pénurie 

fortifie sa constitution en déposant 
régulièrement dans un Compte 
d'Ep argne de la B de M. 



pa*ïunutm a .maut\ 




Banque de Montréal 



SUCCURSALES A OTTAWA 

Bureau Principale, onllc des rues Wellington et O'Connor 

294, rue Bank — 88, rue Rideou 

Avenue Cecil et rue Bank 

Avenue Laurier «t rue O'Connor 

Chemin Montréal et Boul. St-Laurent 

•Rue Wellington et avenue Holland 

Westboro: 285 chemin Richmond 

Succursale de City View, ,1491 Chemin Merivale 



1er. Père Grayeii e# .« i 
•ohives de l'Université, 






■ 






S 



Bienvenue 
McMaster 



' 



3 copi î8 , 




ta Ro foo 





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#^. ^* 


Avez-vous 


- 


oc 


vos tuques? 


i 1 i i ' i. 






. 






"FAIRE FACr 



VOL. XXIX No 7 



- 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



25 JANVIER i960 * 



CARNAVAL '61 



■* - • "■* ■ 




Festival ■ Carnaval 



CARNAVAL BLUES 

Reçu mon foin 
Jeudi matin. 
Dehors les livres! 
Dedans les vivfes! 



PROGR A 



SONATE 



T H È ME 
"LE BON VIEUX TEMPS" 



-K- 



Bal 

Cal 

Chacal 

Régal 

Festival' 

Carnaval 



- , JEUDI LE 26: 



i 



■ 






Oublie ta peine, 
Oublie la mienne. 
Oublie, tout ça, 
C'est mieux comme ça. 
Faut pas trinquer 
La tyrwe à Voeil r 

Fjiui pas danser ..,_ 

Si t'fs c,n deuil! 



Responsable: Rodrigue Langevm. ' •', "■:"'"■'" 

7.30 — Rencontre de Pedro à'Ia gare Union. 

Parade aux flambeaux (chandelles dans casseaux), si la police le permet. 
— Rideau - Nicholas. 
... — An-êt au Parc Laurier - Nicholas. 
* — Dévoilement du monument de glace. 

Chant et cri 'du Carnaval. '•_.:• ç - 

On repart pour le Minto. 
8.45 — Broomball (V 2 heure). Etudiants avec Rough Riders. 
9. 1 5-^-Patinage. L • 

Partie récréative dans le "Foyer". 
10.15 — Danse sur la glace. i ^ 

11.15— Fin. ' * ' — r 



Musica 

Cerveza 

Senorita 

F.iesta 
Ole! 



i 
i 

i VENDREDI LE 2$: J . 

i Responsable: Desrosiers. 

, 11.30 — Rassemblement des chars allégoriques devant la Fédé. Choix du meilleur. 

12-12.30— Parade: Laurier, Elgirt, Rideau, Waller, Wilbrod, Cumberland et Fédé. 

2.30-3.00Réception pour célibataires. Salle (à décider). 

Réception pour jeunes filles - Minto - Rencontre avec étudiantes de McMaster. 
I 5.00— Tout est fini. 

I s. H0- 12.00 — Danse au Colisée - Clifford Triop et son orchestre. 

i Variétés par étudiants (?). 

■»» , -^ - ■ ■ 



Carnaval, carnaval, carna- 
val, synonime de gaieté, d'en- 
thousiasme, et d'ensemble. A 
.tous les ans, vers la même 
date, un peu partout dans les 
villes, les villages, les collèges, 
c'est le temps du carnaval. 
Nous aussi, à l'Université, 
nous avons notre carnaval. 
Pourquoi un tel carnayal? 
Pour permettre à tous ces étu- 
diants de toutes les facultés de 
se rencontrer dans une même 
ambiance de joie, un même 
tourbillon de bonheur. Pour- 
quoi se rencontrer dans de tel- 
les circonstances? Pour ravi- 
ver l'esprit étudiant. Nous fai- 
sons tous partie d'une famille 
envers laquelle nous avons des 
devoirs. Nous nous devons de 
faire sentir notre apparte- 
nance à cette famille. Evidem- 
ment, au coûts de' l'année, plu- 
sieurs facteurs entravent les 
relations étroites entre étudi- 
ants. Le carnaval a été insti- 
tué précisément pour rompre 



K 



Sois mon amie, 
RL? bien mon gars. 
Pas de soucis, 
Pas de tracas. 

Lundi matîn 

Quel beau pétrin. 

Plus je fouille 

Plus je brouille. 

Pou vaul cou 

Caillou vaut bijou 

Gt non vaut joujou. 

Toujours 

L'amour, 

Toujours 

Les cours! 

C'est la fi» . . . 

A l'an prochain . . . 

Carnaval! 



-V-r 



H 






Vêtus. 



Parade au Paradis 



La parade du Carnaval écla- 
tera comme l'Ouverture d'une 
grande symphonie. Elle sur- 
gira de terre jeudi le 26 jan- 
vier vers 7 p.m. au gymnase 
et sur la patinoire. Histoire de 
faire patienter les -autres, 
quelqu'un fera le pitre sur la 
glace. 

Avec Charlie Skinner à la 
tête du peloton, les étudiants 
prendront la route au son d'un 
carnage cacophonique de 
chants et de musique,* le tout 
retransmis i>ar un haut-par- 
leur mobile avec micro. Nous 
espérons que ce sera assez 
bruyant pour secouer la ville 
de sa torpeur. 

SuivYa l'accueil, on ne peut 
plus triomphal, de Pedro, un 
défilé impressionnant à la lu- 
eur des flambeaux, et l'ouver- 
ture officielle du Carnaval de- 
vant le château de glace. 
Après quoi, toutes les routes 
mènent au plaisir. 




ces entravçg et permettre une 
grande communion. 

Depuis plusieurs mois déjà, 
les J/rganisHteurs-du carnaval 
sous la direction d'André Ca- 
dieux ont minutieusement éri- 
gé un programme complet, ca- 
pable de remplir les exigences 
de chacun. Sachons que ces 
efforts peuvent s'avérer inu- 
tiles si chacun de nous ne 
prête pas sa collaboration; et 
notre meilleure collaboration, 
c'est notre participation ac- 

tive. . — 






**}*t i«tw«3»noi(rY 



1 V 






SAMEDI LE 28: „ * 

Responsable: Desrosiers. , -j- 

H -o ^Rassemblement des chars allégoriques devant le hede. 

12-12.30— Parade:" Laurier, Elgin, Rideau, Waller, Wilbrod. Cumberland et Fédé. ' 

9 «in-Vno Réception pour célibataires. Salle (à décider) 

z.ôv d - uw _ Réce j; (ion £ our j eun e s filles - Minto - Rencontre avec étudiants de McMaster 

5.00— Tout est fini. m : . ; . .' 

8.30-12.00— Danse au Colisée - Clifford Tnpp et son orchestre. 
Variétés par étudiants (?). 

DIMANCHE LE 29: 

Responsable: Raymond \ allieres. 
2.30— Ciné-Club. 

Film à être choisi. . ., ... 

• - — Débat - McMaster et V\ O.. (Sur un sujet d intérêt). 
—Auditorium des sciences. 
• 7.45— Lake Side Garden. ' 

9 oo— 1 Danse'de Folklore (I/équipe de la côte de Sable). 
ll 1 ^! 1 "-" ....--- --DÉCOUPEZ-- 



A l'intérieur 



Page 2 



uL. 



— Frois d'inscription 

— Département d'extension 



Page 3 



— Rapport du trésorier 
de la Fédération 



Page 4 






— Semaine des 

Sciences Politiques 



Page 5 



— Fédéroscope 






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LA ROTONDE 



le 25 janvier 1961 



LA ROTONDE 

- m - . ■-" '• " '• ", ! 

Direction 
MICHEL BEAUBIEN 









Rédaction 
MICHEL CHEVRIER, J.-P. SABOURIN 

Collaboration 
Claude Gélinas, Maurice Fortin, André Tousignant, 
Eddy Cloutier, Maurice Cousineau, Pierre Gaudct, Gilles 
Deslaurier. . "T 



• - «>£ 



Page féminine) 
Hélène Lamontagne. 
• Service d'abonnement 
Jean-Guy LoFerté 

611, RUE CUMBERLAND, OTTAWA 2, ONT. TEL. CE 3-6095 

Les lettres au directeur sont à la seule responsabilité de leur signataire. 
Autorisé comme envoi postal de deuxième classe. Ministère des Postes, 

Ottawa. ~t>~ 







UN PEU DE PROGRES, 



Beaucoup d avancement 



— : *- 



D'UNE AUGMENTATION 
DES FRAIS D'INSCRIPTION 

Lors d'une assemblée du grand conseil de la Fédé- 
ration, on s'entendit en principe sur une augmenta- 
tion de cinq dollars des frais d'inscription. C'était 
une mesure nécessaire depuis longtemps et aucun pré- 
sident n'avait osé envisager le problème de front. On 
esquivait simplement la question et on renvoyait le 
tout à l'administration suivante. Le présidenLactuel, 
M. Gilles Grenier, a décidé de faire face à la musique: 
., il a institué une commission d'enquête sur le sujet, 
. laquelle. commission était présidée par M. Eddy Clou- 
tier. 

Le rapport de la Commission se montra favorable 
à une telle augmentation. C'était évidept et surtout 
nécessaire! Votre fédération ne peut plus joindre les 
deux bouts avec ie budget insuffisant qu'elle admi- 
nistre présentement. On n'est évidemment pas inté- 
ressé à lancer une activité quelconque et à s'arrêter 
au beau milieu de sa réalisation parce que l'on n'a pas 
assez de fonds. Après tout la Fédération a entrepris 
plusieurs réalisations cette année qui valent vraiment 
la peine d'être considérées 

Le travail qu'a accompli l'administration de M. 
- Gilles Grenier a été premièrement et fondamentale- 
ment un travail de déblaiement. Celui-ci a décidé de 
remettre le tout à flots. II a repensé le système admi- 
nistratif et en est arrivé à certaines conclusions qui 
se sont révélées l'aboutissement normal d'une prise 
de conscience de l'essence de votre fédération. ( 

Or ces conclusions vont entraîner des dépenses 
supplémentaires qui se traduisent par une augmen- 
tation de 5 dollars sur les frais d'inscription. Nous le 
répétons, il s'agit d'une augmentation absolument né- 
cessaire. Votre fédération qui administrait un budget 
de quelques 2,000 dollars il y a 14 ans, et qui administre 
un budget 15 fois plus considérable cette année, doit 
continuer à progresser. 

~JPsà vient cette augmentation? Par les années 
précédentes, le problème de représentation à l'exté- 
rieur prenait une large part du budget. Aujourd'hui 
notre réputation comme association étudiante est bien 
— — reconnue. Nous devons maintenant concentrer nos 

_^ efforts sur ces activités à l'intérieur du campus même. 

Ce n'est guère facile puisque la chose a été un peu 
négligé antérieurement. Mais il faut maintenant en- 
treprendre la lourde tâche et les activités internes 
augmenteront en conséquence. 

Je n'ai pas l'intention de composer une philoso- 
phie de la fédération des étudiants, mais il faut se 
rendre compte une fois pour toute que la fédération 
est bien VOTRE fédération et que dans ces cadres, il 
lui faut plus d'argent pour opérer. C'est d'ailleurs de 
plus en plus compréhensible quand on pense à l'expan- 
sion future de l'Université. La Fédération des Etu- 
diants sera appelée à jouer un rôle de plus en plus im- 
portant au sein de la nouvelle université. Il faut donc 
lui donner les moyens de remplir ce rôle. 

Michel B&iiibien, 
, Directeur* 



La maison des étudiants a changé d'allure. 
Grâce au travail de M. Gérard Raymond, 
Jacques Lemay et Roch Veilleux» nous avons 
maintenant à -notre disposition un local qui 
ne nous fait plus honte. L'ameublement a été 
complètement renouvelé, les murs peinturés 
et la décoration intérieure achevée. 

Nos lecteurs se souviennent <fUe dans une 
parution antérieure,, La Rotonde- attirait 
l'attention de l'Exécutif de La Fédération sur 
Téta4 pitoyable- dans lequel se trouvait la 
maison des étudiants. A cette occasion, nous 
avions contacté un certain Gérard Raymond, 
étudiant en Commerce et celui-ci se mit en 
frais de calculer le coût approximatif de la 
rénovation. Quelques jours plus tard La Ro- 
tonde publiait en première page le rapport 
de M. Raymond. 

Le mécanisme administratif se mit en 
marche. Sous l'instigation de Gilles Grenier, 
le projet ébauché par M. Raymond prit forme. 
Pendant les vacances de Noël, on se mit au 
travail. C'était vraiment un ouvrage difficile 
et long. 



Mais on a vraiment réussi à faire quelque 
chose de bien avec le peu de ressources dont 
on disposait. Avec le talent de décoration in- 
térieure que possède . M. Gérard Raymond, 
le travail efficace de M. Jacques Lemay, là 
coopération de M. Roch Veilleux et- la- côm- 
préhension du président de la Fédération, M. 
Gilles Grenier, la. maison des étudiants a com- 
plètement changé d'allure. 

C'est une amélioration que nous ne pouvons 
pas passer sous silence. Ce travail manuel 
fait par trois étudiants de notre université 
nous porte à croire qu'après tout, il existe 
véritablement un esprit de collaboration sur 
le .campus. A vous M. Raymond pour votre 
initiative et votre travail acharné, à vous 
M. Lemay pour les nombreuses heures pas- 
sées à peinturer, à vous M. Roch Veilleux 
pour votre collaboration, à vous" M. Gilles Gre- 
nier pour votre compréhension; Merci! 



L'Equipe 



DE L'AVANCEMENT CERTES, 



i »* " -- " i — 



• • . 



is bien peu de progrès 



Le département de l'extension vient de 
publier son annuaire des cours d'été 1961. 
Le département organisera un nombre impo- 
sant de cours au niveau supérieur et au ni- 
veau baccalauréat. L'Ouverture des cours au- 
ra lieu le 4 juillet prochain. 

Voila pour la publicité-gratuite. 

Passons maintenant à ce qui nous chiffon- 
ne. D'abord, il n'est pas permis à un étudiant 
régulier de s'inscrire à ces cours, et c'est là 
une lacune. Un étudiant, qui durant l'année 
académique devra consacrer une partie de 
son temps aux affaires étudiantes, devrait 
pouvoir prendre un peu d'avance pour déga- 
ger son horaire. L'étudiant qui s'intéresse à 
un-sujet en particulier devrait pouvoir pro- 
fiter de Tété pour l'étudier, et bénéficier des 
.crédits ainsi obtenus. Il y a aussi des étu- 
'âîatfis qui sont en retard dans leurs études 
et qui devraient pouvoir profiter des cours 
d'été pour en accélérer le processus. Ainsi; 
les études seraient à la disposition de plus de 
gens et moins difficiles d'accès. 

Voilà pour le côté technique. 

Maintenant, il est une chose qui ennuie par- 
ticulièrement les Canadiens français. C'est 
l'impossibilité de suivre certains cours en 
français. Trop de cours se donnent unique- 
ment en anglais. Il en résulte que des Cana- 
diens français sont privés de ces cours. A 
titre d'exemple, on peut noter qu'au niveau 
du baccalauréat, les cours du département 
d'extension en comptabilité, en biologie, en 
chimie, en économie, en mathématiques, en 
sciences politiques, en physique et en zoolo- 
gie ne se donnent qu'en anglais. On ne donne 
en français que la littérature, la géographie. 



l'histoire, la philosophie, les sciences domes- 
tiques et des cours d'éducation. Notez la di- 
vision; les humanités en français, les sci- 
ences et les humanités en anglais; car la plu- 
part des cours donnés en français se donnent 
aussi en anglais. La même situation existait 
en li). r >î) et en 1960. Comme, progrès, c'est 
zéro. 

Les cours du soir sont presque aussi dé- 
favorables aux étudiants de langue fran- 
çaise. , , 
- Nous reconnaissons les problêmes' d'une 
université bilingue dans une province uni- 
lingue. Mais il ne faudrait pas oublier que 
les étudiants d'expression anglaise ont a leur 
disposition un collège Saint-Patrice on ne 
peut plus unilihgue, et une Université CarU- 
ton on ne peut moins française. Il semble 
donc qu'une Université d'Ottawa à tendance 
française ne serait que justice. 

On oublie vite qu'un bilinguisme de faci- 
lité tourne vite à l'unilinguisme. Les principes 
grandiloquents ne sont pas assez, et il faut 
que dans la pratique les étudiants d'expres- 
sion française puissent être sur un pied d'é- 
galité avec leurs confrères d'expression an- 
glaise. 

Nous suggérons alors au département d'ex- 
tension de donner autant de ^otirs en fran- 
çaisuiu'elle le fait en anglais; et si par hasard 
d'autres facultés et départements lambi- 
naient de ce côté, (un hasard), nous leur 
suggérons la même chose. Ce n'est pas le 
temps de tirer de l'arrière à Ottawa alors 
que ça bouge ailleurs. 

Jean-Paul Sabmirin. 



Après l'attaque 
1a contre-attaque 



Ta écrite) me faisait drôle- Ceux, qui ont assisté à la 

[ment l'impression de venir réunion dont il est question 

[d'un mecôntent^d'un frustré, savent que les propos de M. 

J'ai su par la suite qu'un de Quesnel sont essent iellement 

mes amis (que, par délicatesse faux. M. Que-ne! m'a cTâîtteura 

je ne nommerai pas) jpécon- av« mé privénient que sa lettre 

M. le directeur de la Rotonde, tent de ne pas avoir été élu n'était qu'une "petite farce". 

Dans notre société démo- 1 ffifo 1 .* f. ^lliemt -n f n nti t innl , Tl m 'a demandé si j'et ait "cho- 

'écrivait lui-même ou incita M. que 



consiste a faire appel, à desj QiffiHp mai Heure façon de se cuw l'exécutif du Club Ki.mk- 
préjUffésde toute sorte devant venger de ceux qui ne l'ont paâ Lapoinfe n'a rien qui vaille. 
une situation désespérée. Un favorisé que de les accuser Or. depuis le dcl.ut du terme . 
certain parti politique québé- d'être une clique, d'être des ■' di* l'exécutif, en février «1er- 
enis, ne pouvant trouver d'au- "pacteurs d'assemblées", de ne : nier le club Kintr-Lapointe 
très reproches à son adver- pas être démocrat iqne? Tout s'e>t montre très actif . . . En 
saire, l'accuse constamment de | ceci est Impressionnant pour plus (U^ six réunions p'iîé- 
"communisme". . et d'anticlé-j quelqu'un qui n'est pas averti, raies, le Club King-'Lftpoini.' a 
ricalisme. Lorsqujil était ati Cependant les membres du organisé un concours 'oratoire, 



pouvoir, il alla jusqu'à nom- [ club, et même cette "éminence 
mer et rénumérer des "gar-j grise" savent que le contraire 



diens" pour veiller à ce que 
nos "bons prïfrî'ts catholiques" 
ne soient pa- détruits par "les 
communistes". C'était îe com- 
ble ! 4 

Kn lisant une "lettre au Di- 
recteur" dans notre dernière 



Pêcher fie faire un parallèle. 

Cette lettre, signée Michel 



est vrai. Ils savent que jAmais 
aucun des membres de Pexé- 



ii ri buffet-causerie où l'invité 

était M. 'Maurice Lamontagne, 

un coquoteî où six dépw' fé- 
déraux étaient présents. Sur. 



cutif du Club Khig-Lapointe I le plan idéologique, le comité' 
n'a empêché qui que ce pbit de a' préparé trois motions qu'il 
participer aux activités du a l'intention de proposer au 
club, que les réunions élee- ralliement du mois de février. 
tives ou autres sont ouvertes Mais comment peut-on s'at- 



Kotonde. je njai pas pu m'envia tous, que les nominations tendre a c< que M. One n.l 



Quesnel, (si c'est bien lui'qui I grise"). 



aux div;ers postes sont ouverts 
à tous (y compris "l'éminence 



et son "éminence" se sou- 
viennent de ceci, quand la seu- 
(suite à la page 4) 



le 25 janvier 1961 



Vos intérêts vont 



LA ROTONDE 



* 



Pag* 3 



— 




u vont vos dix dollars*.. 



En tant que trésorier de votre fédération, 
il me revient de vous présenter un rapport 
financier. Etant donné que certains étudiants 
espèrent plus encore, j'ai crû bon de vous 
présenter un tableau, vous expliquant dans 
le plus de détails possible,, ce que votre exé- 
cutif 1960-61 a tenté de faire avec votre 
$10.00. 

Malgré tout ce que nous avons tenté de 
faire, vous pourrez remarquer par vous mê- 
mes que certaines organisations, avec le mon, 
tant qui leur est alloué, sont incapables de 
remplir toutes'leùrs obligations. AVant de ré- 
pondre à cette question, passons aux faits 
\$e- notre situation financière. 11 vous faudra 
noter dans cet exposé que les activités étu- 
diantes, •comprenant l'initiation, le carnaval 
d'hiver, le bal de' graduation, sont" des acti» 
vîtes qui se paient par elles-mêntes*: C'est 
pourquoi, je me permettrai de les oublier 
dans cet exposé. 

Les publications comprennent "La Roton- 
de": $3,370; "le Fulcrum: $3.370; et le "Cam- 
pus": $1,800. Les affaires extérieures com- 
prennent la-F.N.K.r.O. $1,650, È.U.M. $600. 
g F .K.l'.C.C. $550. . . ...... 

Comme organisations artistiques" nous 
;i\.ms le Ciné-Club: $1,715.; la Radio Etudi- 
ante française et Anglaise: chacun. $130; 
débats français et anglais: chacun $150; 
et enfin C.A.K.M.C: $50.00. 

Le budget de la maison des étudiants qui 
est de $3,050. se subdivise comme suit: répa- 
rai ion et maintien: $1550., électricité: 1 $150., 
chauffage: $700., téléphone et télégraphes: 
$100., équipement (achat de dactylographes, 
machine gestetner et les grosses réparations" 
dé la -maison des étudiants) $1,350. et enfin 

l'assurance: $100. > 

Votre conseil exécutif qui a un budget de 
$2,842. ee qui-'comprend $100; pour. le pape- 
terie, $400. pour les réceptions. $500. pour les 
dépenses .de voyage, $500. pour les services 
pro f e ssionnels^ sl.orj. pour la secrétaire; 
$950. pour les-àutres dépenses (coordination 
$100.. élections $100., ' affaires mondiales 
$250. et journal médical $500.) et .$1,000 pour 
les provisions constitutionnelles. 

Après ce bref exposé de toutes les dépenses 
qui font partie eju budget, je crois qu'il 
ferait bon de savoir ce que nous 'pouvons et, 
malheureusement aussi, ce que nous ne pou- 
vons pas faire avec des chi ffres qui sont en- 
' eore trop bas. 

I "est donc pour cela que nous sommes à 
nous demander si votre $10.00 n'est pas in- 
suffisant? 

Pourquoi $15.00 dollars de 
cotisation? 

Puisque avant tout la fédération doit s'oc- 
cuper d'administration, pour administrer el 
surtout pour le bien faire, nous axons besoin 
de votre coopération. Permet tèz-moi de faire 

: une parenthèse et de dire, que non seujement 
nous avons besoin de plus d'argent, mais d'é- 
tudiants capables d'organi-er. d'aider, de 
Lirnir des conseils (pli pourraient nous être 
p r é ci e use . 

Ce qui est arrivé dans les années passées 
se renouvelle celle année. Le budget de plu- 
sieurs or gani s atio ns est trop bas pour qu'elles 
puîsseïrl se' permet trent de remplir toutes 
leurs obligations. Même certaines autres doi- 
vent se contenter d'un travail médiocre. Que 
faire? continuer de cette façon ou abolir i\o* 
organisations. Le standard de notre univer- 
• nous oblige de regarder en avant, nous 
oblige de comprendre nos obligations et de les 
bien remplir. Trop longtemps 'quelq ' une 
titre elles ont du -."végéter", se 'contenter 
du minimum, du quasi médiocre. Votre fédé- 
ration doit être solidaire, elle doit faire face 

■'aux problèmes futurs. Afin de vous faire 
comprendre notre situation financière polir 
''•■'te année, je vais vous donner quelques 
chiffrée, lesquels vous feront réfléchir sûre- 

_ ment. .' 

Aux affaires artistiques, il va les débuts, 
autant anglais que français, qui souffrent de 
' cette pénurie. Que faire si nos débutants 
n'ont pas assez d'argent pour ternmer; leur 
'demander dé payer pour leurs voyages. C'est 
sans aucun doute une façon désuète de se 
faire représenter! . ' - >^ 

A la Rotonde nous, nous" devons de faire 
quelque chose pour le moi- de janvier. Déjà 
2,900. ont été dépensés. 11 ne leur reste plUST 
d'argent, pourvfairg imprimer. Afin de leur 
aider à continuer nous deATuns'îcur voter un _•. 
Sutrë montant assez substanliel, Four le Ful- 
Crum c'est presque le même cas. 

Un autre budget déficitaire est celui de la 



REPARTITION DU BUDGET 






maison des étudiants. Vous allez remarquer 
le nettoyage qui a été fait pendant les fêtes, 
qui a coûte tout près de $800.00 et nous avons 
du restreindre les réparations au premier 
plancher. Combien de temps cela durera-t-il? 
Si tous les étudiants se donnaient la main 
pour garder ce qu'ils ont, nous n'aurions cer- 
tainement pas à dépenser un si fort montant 
tous les ans. L'acquisition d'une machine ges- 
tetner nous a rendu dô nombreux services, 
mais pour fournir tous ces services, à' la fin 
de Tannée il. nous en aura coûté tout, près de 
$800. ■ * 

Afin de terminer l'Album Souvenir," nous 
nous .levons < le voter' Iput près de $2,000. 

Les problèmes .qui se présentent pour les 
publications, la maison des Etudiants, les 
ail aires artistiques' et l'Album Souvenir sont 
tous des problèmes de finance. Afin de con- 
tinuer notre travail, de bien remplir nos obli- 
gations, pour, cette année il nous faudra $900. 
pour la Rotonde, $400. pour le Fulcrum, $300. 
pour les affaires artistiques, $600. pour la 
\maisbn des Étudiants, $300. pour le conseil 
exécutif. $2.000. pour l\i]buo^ouvemr. et 
enfui S2.ÔO0. pour l'administrateur, "Cela fait 
un montant approximatif de $7,000. 

Pour ce qui. est des revenus, soyons plutôt 
pessimistes. Les revenus du comité central de 
publicité sont moindres que ceux qui avait 
été espérés. La Rotonde et le Fulcrum n'ont 
rapporté que $270.98 et $360.80 sur des bud- 
gets de $1.000 et |l,2j0q_-rêspectivemenf. 
Peut-être devons-notis espérer quelques sur- 
plus d'argent de la cotisation mais pas assez 
pour résoudre les problèmes que nous avons 
à rencontrer. 

("est un fait, cette année il nous faudra 
quelques $7.000. Peyrons-nouâ emprunter, 
retirer notre participation a certaines orga- 
n i s a t i on s ou se contenter de médiocrité. La 
réponse est à vous étudiants de l'Université 
d'Ottawa. Ayons plus d'orgueil q a?. Il 

nous faut" faire quelque chose. Pour cette an- 
il nous faudra emprunter, à moins de 
dons substantiels d'une âme généreuse. 

Si maintenant nous regardons plus loin, il 
nous faut penser à l'an prochain. Le problème 
sera e ncor e • p lus * ang o issant. Votre exécutif 

atlra lef ftlê m e s problèmes et en plus le sa- 
laire d'un administrateur pour Une année en- 
tière. Afin de lui donner ce qu'il aura besoin 
il faudra augmenter la cotisation des étudi- 
ants -à islô.OQ, Comparé ;i«x autres univer- 
sités ce n'est certes pas exagéré: comparez et 
vous verrez que notre cotisation est très basse 
pour le rôle que nous axons à jouer. J.cs chif- 
fre- que je vous ai donnés VOUS montrent 
tous un budget déficit air*-, ("est un fait, qu'il 
nous faut.plus*d*argent. 

Kn tant qu.e trésorier, je ne puis vous de- 
Biander autre "chose (pie votre étroite colla- 
boration. Valiez pas anéantir tout l'ouvrage 
que vos prédécesseurs ej vos orjfcanisateurs 

.ont tenté de faire pour vous. 

Je ne voudrais pas ici Faire FtapothAn é de 
âmes très généreuses; niais permettez-moi 
de mentionner quelques noms. À l'équipe de 

lu Rotonde, à l'équioe du Fulcrum. me: 
pour votre bon travail et étroite coîîabora-f 
tiori. A l'homme clef de notre <• imité central 
de publicité et de notn- album souvenir Mon- - 

ur Peter Mandia et tous ses ass ociés, 
mercir - . » 

Aux membres dévoués du Comité de la 
K.X.K.r.C. M,.. Ici. Aux homme- dévoué- qui 

travaillent dsnq le Mleace, If. Pierre Cour- 

tem.mehe et Henri lïoivin coordinateurs, di- 
recteurs et membres de tous les autres com!- 
té^.'do toutes les différentes organisation*; 
initiation*, camavej d'hiver, àJRlessietirs Gé- 
rard Raymond, Jacques Lemay. Roch Veil- 
leUX, Marcel "Roy, etc . . .merci. 

A mes eojlftfties de l'exécuti!' et <lu grand 
conseil mes félicitations/ 




■ ■ ■■ : — "- 



— — - 






, . i 



-* 




^ a\— 2£ 



Q.E.U 




semble une petite organisation, une cl 

viens voir tout le fravafl qui s'y fait. 
Ce une te demande à Ions les étudi 



clique,, 
étudiants. 




suppor,. , 

en autant que vous saurez la supporter. 
Maurice Cousineau. 

-> Trésorier. 



Oui, il a été démontré mainte et mainte 
fois que, pour un vrai rafraîchissement, rien 
ne vaut le Coke. Ajoutez ce goût vif et 
froid au petit surcroit d'énergie 
alimentaire, et vous avez un breuvage 
vraiment difiiie d'éloges. Donc, quand il 
s'agit d'étancher collectivement votre soif, 
faites preuve de bon goût . . . passez du 
Coca-Cola"! Quod Erat Demonstrandum ! - 







SOYEZ BIEN RAFRAÎCHI . . . PRENEZ UN COKE ! 

% ~ ■ — 

DITES "COKE" OU "COCA-COLA"- LES DEUX MARQUES IDENTIFIENT 
LE MÊME BREUVAGE PÉTILLANT- LE PRODUJL-DE COCA-COLA LTÉE 



- 



Banquet du Mérite Etudiant 
de là Faculté des Arts 



Sous la présidence d'honneur du 
R. P. RENÉ LAVIGNE, O.M.Î. 
Doyen de la Faculté des Arts 



*.. 






INVITATION À TOUS 



Vinflf-six février - 7:00 p.m. - Hôtel Eastview 






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Page 4 



LA ROTONDE 



le 25 janvier 1961 



le 25 janvier 1961 



**-* ^i- 



M 



TU R 



L'expérience quotidienne démontre •que si 
les jeunes filles connaissent un progrès in- 
tellectuel plus rapide que Iqs garçons, elles 
parrtvnnent aussi beaucoup plus rapide- 
ment qu'eux à maturité d'esprit. En somme, 
les , jeunes filles vieillissent plus tôt, mais 
moins longtemps que lés jeunes gens. 

Les Hommes, par contre, mettent plus de 
temps à prendre conscience des choses fon- 
damentales de la vie, et c'est pourquoi? lors- 
qu'ils en arrivent à cette expérience, ils doi- 
vent presque inévitablement communier 
avec des plus jeunes de l'autre sexe: c'est là 
par excellence la chance des femmes de notre 
génération! 

De cette façon, en effet, les jeunes filles 
sont en mesure non seulement de faire leur 
propr expérience intellectuelle mais de par- 
ticiper également à celle des étudiants qui 
sont déjà à l'université depuis quelques an- 
nées. Elle peuvent ainsi en étant pratiqués, 
non seulement suivre les cours qui relèvent 
de leur propre instruction, mais aussi, si elles 
sont sages-^et peut-être chanceuses — béné- 
ficier de l'enseignement qui se donne dans 
plusieurs facultés . . . 

C'est donc à vous, chères compagnes, par, 
un choix judicieux de vos prétendants et par 
un intérêt tout particulier à l'ttude à laquelle 
chacun s'adoiuié que vous retirerez des élé- 
ments de base propre à chaque faculté et que 
chacune d-e vos sorties seront plus intéres- 
santes -et plus enrichissantes. D'ailleurs, le 
principe d'interroger çt d'être interes.se 
n'est-il pas une façon dès plus subtiles qui 
plaisent, aux jeunes gens. Il 'n'est rien de 
plus intéressant . que de parler de soi-même 
ou.de choses qui nous intéressent, et les jeu- 
nes filles développent ainsi une culture plus 
générale et sourtout plus variée. 

Hélène Lamontagne. 



SEMAINE DES SCIENCES POLITIQUES 

* - 

La faculté des sciences économiques, -politiques et sociales passe à 
l'action. Du 6 février au 11 février inclusivement, les politiciens en herbe 
s'initieront d'une façon pratique à la trépidante vie politique. Grâce à 
l'initiative du conseil étudiant et à la collaboration des autorités universi- 
taires, on lance une innovation que La Rotonde s'empresse de signaler. 

Messieurs de Sciences politiques, nos félicitations et bonne chance! 






i • 



1 - Lundi, le 6 février: 7:30 p.m. ♦ 

Parlement Modèle (Centre Catholique) 

Sqjet': Affaires Domestiques " i— ^ w 

Note: Seuls, les étudiants de Sciences Politique s s peuvent participer. 

Tous les étudiants de l'Université sont invités. .- 

2 - Mardi, le 7 f-vrier: 7:30 p.m. 

Parlement Modèle (Centre Catholique) ' 

Sujet: Affaires Internationales . .... ^ ■ 



■■ 



3 - Mercredi, le 8 février: 8:00 p.m. 

Séminars donnés par les partis politiques 
Sujet: La Politique Internationale de chaque parti 
Discussion genre Tribune Libre donné par le C.C.F. 
Invités probables^ MM. Pope et Pitman 

4 - Jeudi, le 9 février ' , 

Salle Académique : 

10:00 a.m.: Séminar sur le même sujet présenté par le parti conservateur 

Invités probables: MM. Green (Ministre des Affaires Extérieures) et 
• * M. Dorionv 

2:00 p.m.Séminar siir le même sujet présenté par le parti libéral. 
Invités probables : MM. Pëarson et Martin. 

7:00 p.m.: Soupçr - Causerie âThôtel Eastview. "' ' . ' •■ ■ • ' '" ' j 
Invité: M. G! de T. Glazebook 

Sujet: Le Canada-devant les récents événements internationaux. 

5 - Vendredi, le-10 février à la Salle Académique 

2:1)0 p.m.: Le Club des Relations Internationales présente un 'débat 

entré quatre étudiants. 
Sujet: Le commerce Cuba-Canada est-il recommandable?' 

6 - Samedi, le 11 février à 8:00 p.m. 

Danse au Mess des Officiers du Régiment de Hull. 






LA ROTONDE 



CL U B 



D'HISTOIRE 



Faculté des 
Arts 

Salle 140 
Tous les deux 



mari 



FAITES LIRE 
LA 

ROTONDE 



FAIRE "FESSE 




L'EMPOISONNÉ DU CAFÉTÉRIA REBONDIRA 
LE 25 JANVIER. 



CONTRIBUTION DU DROIT CIVH. 
À L'ORGANISATION DU CARNAVAL. 



M (suite de la page 2) 

le activité à laquelle ils ont 
participé est cette réunion où 
ils espéraient se faire élire à 
un poste. i 

Pierre Raymond 
P.S. — Si M. Quesnel ou son 
"éminence" peuvent 
prouver qile j'ai empê- 
ché qui que soit de par- 





Les 26, 27, 28 et 29 janvier 
SUIVONS 



LES ACTIVITES 
DU CA 



*» 



Page 5 



Fédéroscope 







ments relatifs à la nomi- 
nation d'un président d'assem- 
blée. La commission présente 
un mémoire très clair favori- 
sant l'établissement de cette 
fonction à l'intérieur de la Fé- 
dération. Le président d'as- 
semblée assurerait un meilleur 
décorum dans les réunions ; la 
procédure serait plus appro- 
fondie et son impartialité per- 
mettrait de régler rapidement 
les dissections intestines qui 
retardent trop souvent la pro- 
cédure - normale. La commis- 
sion recommande que le pré- 



# M (joua 



m ticiper aux activités du 
Club King-Lapointe, je 
m'engage à démission- 
ner du poste de conseil- 
ler que je détiens actu- 

" ellefheritr- - 



LA PLUS 3UCE. LA PLUS SAVOUREUSE 



En tant qu membre de la "Grosse Ronde**, Jean Culotte vou- 
drait souligner le succès de "l'empoisonné du Cafétéria" qui, 
dit-on, aurait empoisonné la pudeur de certaines demoiselles. 

• • • 

I .'homme de la semaine: André Cadîeux, organisateur du 
Carnaval, collaborateur émérite. 

• • • 

Le casse-pied de la semaine, le gros Piérro, gros plein de 
soupe du comité central de Publicité. 

• • . • 



On a trouvé un petit fruit vermeil sur la rue Hasley. Serait- 
ce à Suzon, celle de "l'Empoisonné"? . . . — ^~ 

• • • 

Un carnaval ne vaut pas un "fesse-Uval". - ■> 

• •- • ' v 
Les "copettes" d'Ottawa pousseront-elles le zèle au point de 

coller des contraventions sur les bancs de neige stationnés le 
long de la rue Hastey. Quel soulagement pour les étudiants . . . 

• • •. 
Un étudiant monte dans un autobus: 
Le chauffeur — Votre billet? 

L'étudiant — Merci, je n'en prend pas, je ne suis pas chanceux 

_*L_ • • 
Un Chinois chômeur cherchant du travail passe au bureau 
d'emploi: 

Le fonctionnaire — Que savez-vous faire? 
Le chinois — Je sais repasser 

Le fonctionnaire — C'est bon, vous repasserez la semaine pro- 
chaine. 

'. . • Jean Culotte. 



La Commission du service civil du Canada 
recevra les demandes de ceux qu'intéressent les emplois de 

DIRECTEUR DES ETUDES 

AUX 

t COLLEGES DES SERVICES ARMES 



DU CANADA 



a. 



ROYAL ROADS Victoria (C.-B.) 

COLLEGE MILITAIRE ROYAL DE SAINT-JEAN 

Saint-Jean (P.Q.) 

TRAITEMENT allant jusqu'à' $12,500 
TRAITEMENT allant jusqu'à $13,500 
Pour de plus amples renseignements au sujet des 
collèges militaires et des emplois susmentionnés, 
prière d'écrire au plus tôt à la COMMISSION DU 
SERVICE CIVIL, à OTTAWA, et de demander la 
circulaire d'information n 61 2025 A. 





PREPAREZ VOTRE AVENIR 

Servez votre patrie pour payer vos études 

Vous pouyez devenir officier dans l'Armée 
canadienne, tout en poursuivant vos étude* 

à l'université, aux frais de l'Etat, grâce 
au Programme d'instruction pour la 
formation d'officiers des forces 
régulières (ROTP), commun 
aux trois Armes. 

• Vos études universitaires 
seront^payées. 



Vous terminerez vos études en 1961. Vous êtes jeune et ambi- 
tieux. C'est le moment de choisir l'entreprise qui vous offrira plus 
qu'un emploi : une carrière . . . 

Une véritable carrière ne vous offre pas seulement la sécurité: 
la vie est faite d'imprévus, de possibilités, de défis et de pro- 
blèmes. Etes-vous de taille à en chercher la splution ? 
^ L'Alcan recherche des jeunes gens qui désirent plus qu'un 
simple "emploi". Voilà pourquoi nous offrons d'excellents salaires, 
^ . l' un des Plans de pension les plus avantageux qui soit, la sécurité 

J • • • P lus toutes les possibilités d'avancement que vous désirez. 

• Si cela vous intéresse, écrivez-nous en nous indiquant le genre 

d'études que vous avez poursuivies et vos projets d'avenir. 

A* ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LTD. 

^M \ Division dy-Personnel, 

A V C.P. 6090, Montréal 3, P.Q. 

/alcan 



Vous recevrez une allocation 
annuelle-pour vos livres et 
instruments de travail. 



• Vous toucherez un revenu 





/ 



rnensuel 



Vous bénéficierez d'une 
allocation pour le vivre et le 
logement. 

Les soins médicaux et 
dentaires vous seront fournis 
gratuitement et, en plus de | 
tout cela, vous entreprendrez 
une carrière aussi i nt é r essa n te 
que captivante en-qualité 
d'officier de l'Armée moderne 
du Canada, . 

Télt phonex iè* wàfsna^'huià 

Voffifiier ni/.rih'airr <lr vutr> 
univi isitc <>ii écrivez à l'adresse 

su ira n ii-. 

ÇÀPT. W. M. JESSUP 
75, ave. Laurier C. 
) Téléphone CE 6-7623 




■ 
•-. ... . . - 



.**>**■ 



.' r "r - 



Le 12 déceijîbçe, à 7 heures et demie, la Fédération 
des étudiants siégait a l'édifice des Arts pour la der- 
nière assemblée officielle avant la fin de Tannée 1960. 

L'assemblée prend connaissance d'un plan d'assu- 
rance proposé par la^NEUC puis on s'arrête quel- 
ques minutes sur une plainte portée contre le comité 
de coordination. On reproche à ce comité un manque 
d'initiative. M. Boivin lé président du comité de coor- 
dination expose de son côté le manque de coopération 
des présidents des diverses facultés et du grand con- 
seil en particulier. 

Rapport de la" Commission SJlreT* ^* à * ^ 
Meloche: La commission Mé- 
lodie avait pour tâche de réu- 
nir les différents renseigne- 



sident d'assemblée soit bilin- Tan prochain. Qu'en pense la 



gue et en deuxième année de 
Droit. - - 

La Commission Ampleman: 

La commission Ampleman 
avait pdur mission de produire 
un rapport détaillé sur la der- 
nière édition du "Campus". La 
commission constate qu'il est 
très difficile de. trouver les 
points qui font défaut tout 
s'étant fait verbalement; ce T 
pendant le directeur de pax sa 
position est le grand respon- 
sable. 

commission Ampleman 



En terminant, la Commis- 
sion demande que l'on procède , 
à l'avenir d'une façon plus 
adulte et plus contrôlée. 

-Le rapport Cloutier: La con- 
tribution annuelle des étudi- 
ants fait l'objet de considéra- 
tions très' spéciales. Dans les 
circonstances actuelles la Fé- 
dération ne peut se financer en 
exigeant $10.00 par étudiant. 
Le Budget prévu pour l'an 
prochain prévoit des dépenses 
de l'ordre de $40,000.00, • on 
doit, donc envisager une" solu- 
tion à longue échéance et cette 
solution selon le Président de 
la Fédération réside dans une 
augmentation de taux dès 



population étudiante; l'avenir 
le diraj^puur nous, voyons-y 
une solution équitable. 

Au début de L'année c'était 
un fardeau assez lourd que de 
""couvrir" les assemblées de la 
Fédération pour des raisons 
connues: manque dé dynamis- 
me, longueurs -des délibéra- 
tions, sans oublier les discus- 
sions sans intérêt. Aujourd'- 
hui la situation a évolué a tel 
point que l'on_ pourrait croire 
à une résurrection. A la vérité 
la bonne volonté qui semble 



demande que le Bottin soit exister dans le grand conseil 
considéré comme une oubli- est un" reflet qui devrait nor- 
cation individuelle pour des nullement "dynamiser" les dé- 
raisons évidentes d'utilité et libérations. Nous espérons que 
de bon sens. Le Bottin devrait la Fédération continuera d'é- 
publié à la mi -novembre tablir d'autres commissions 
de manière à pouvoir englober d'enquêtes dans différents sec- 
un plus grand pourcentage de^teurs car jusqu'à ce jour ces 
"bonnes adresses". On suggère: commissions ont accompli un 
de plus un nouVeau processus j travail magnifique; un travail 
de compilation opérant dans! qui s'imposait depuis nombres 
chaque faculté. Etant donné d'années ; un travail* qne la Fé- 
l'importance de la publication,! dération actuelle a matérialisé 
le directeur devrait normale- d'une heureuse façon, 
ment être nommé à la mi-fé-i Maurice Fortin. 



(balayage) 



>our 



te 26 







Ort* 



David vs Goliath, à coups de matraque 



. 



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Page 6 



LA ROTO N D E 



le 25 janvier 1961 




-4 — Dans ce bouquet il est une fleur. Reste à savoir, qui sera.t-el|«? 

Pour faciliter votre choix, sachez que de gauche à droite, dans la deuxièm 
rangée ces demoiselles se nomment: Sheila McClory, Marjolaine Gendron 
Noncy Boillie, Mary Sheehan, Irène Pryshlakivaska; et dans la première ron- 
gée: Julie Goyette, Francine Lafleur, Juliann Deziel, Michèle Bisson. Le» 
parkas, dans toute leur authenticité, sont fournis posja commission oblatc dei 
Indiens et des Esquimaux. 



Conférence de la PUC 



/*\ 



TORONTO PASSE AU SEPARATISME 



Nouvelles 
à la pelle 

Film interdit aux étrangers 



interdiction d'exportation. 
Quant à nous, ça nous fait ni 
chaud ni froid, car notre bu- 
reau de censure nous protège, 
on ne peut plus. Pensez donc, 
Le cinéaste français, ^Nor- {? ,,lm Pareil -chtflr-fe* Zou- 
bert Carbonnaux, a tourné lous <* ue nous sommes. 
"Candide". Un Candide XX 
ième .siècle. .La censure fran- 
çaise en a été stupifiée car le 



Une classe de privilégiés. 

Un mot du ministre des 
finances, et les étudiants sont 
dit film n'est gentil pour per- devenus uns classe de privilé- 
sonne. Il .est diffamatoire poiirigiés, et .ce parce qu'ils pour- 
la police française, chpquant iront maintenant déduire leurs 
pour. les Etatsuniens, gênant frais de scolarité sur leur for- 
pour les Suisses, et injurieux mulaire d'impôt. C'est la rai- 
pour les Hollandais. Résultat: son qu'invoquait il y a 'deux 



ans l'honorable Fleming pour 
refuser aux étudiants ce même 
"privilège". Maintenant allez 
donc savoir ce qui lui a fait 
changer d'idée. 

Pour sa part, un ancien mi- 
nistre, l'honorable Pickersgill 
précisait que ce changement 
toucherait peu d'étudiants, 
parce que'gfëu d'entre eux ga- 
gnent plus de 1,000 dollars par 
été. Si c'était vrai, lé Canada 
compterait quelques vingt mil- 
les chômeurs de plus. Avec 
mille dollars par année, un étu- 
diant crève. 




i0 



^jbM 






« 



Les 27, 28 et 29 décembre 
avait lieu à London la XXIII 
ème conférence annuelle de la 
PUC. Cet organisme qui grou- 
pe vingt-six journaux étudi- 
ants fournit aux journaux 
membres un service de nou- 
velles d'échelle nationale.' 

Dans un enchevêtrement de 
comités pléniers et de diffé- 
rents comités privés, beaucoup 
de projets aussi bons les uns 
les autres ont été discutés. Un 
budget déficitaire a été voté 
et il fut décidé de lancer une 
campagne dans le but de faire 
une souscription parmi les in- 
dustries canadiennes, pour 
combler le déficit inévitable de 
la prochaine année financière. 
Un mémoire a été présenté sur 
les publications au Canada. Il 
a aussi été décidé qu'une com- 
mission d'enquête sera for- 
mée pour étudier les différents 
qui opposent quelquefois les 
autorités universitaires et la 
politique éditoriale de certains 
journaux-membres. 
Une motion présentée par "la 
Rotonde" et secondée par la 
"Gazette" de l'Université de 
Western Ontario .qui regret- 
tait l'attitude des autorités de 
Laval dans l'affaire "Dora" et 
qui regrettait aussi le manque 
d'appui apparent du Conseil 
des étudiants de Laval à l'é- 
gard des étudiants expulsés, 



fut accepté par la conférence 
pat un vote de 19 à 3 et 2 abl 
stentions. A la suite de cette 
motion, le Varsity de Toronto 
le "Ubyssey" de Victoria et 
le "Queen's Journal" de King- 
ston se sont retirés de la con- 
férence alléguant qu'ils ne 
supporteraient jamais de se 
faire dicter leur politique édi- 
toriale par qui que ce .soit, 
•même par la PUC, à moins que 
ie vote sur une telle question 
soit unanime. Ils ajoutaient 
qu'ils approuvaient la motion" 
en principe mais ne pouvaient 
approuver que la PUC pren- 
ne officiellement position sur 
ce sujet. 

Par des* applaudissements 
répétés, les délégués ont re- 
mercié le Président sortant de 
charge, Doug Pàfkinson qui, 
soit dit en passant, a accom- 
pli un travail extraordinaire. 

Ted Johnson a été élu prési- 
dent pour l'année 61-62. Il est 
étudiant à l'Université Mc- 
Master de Hamilton. 

Brian McCutcheon de Ha- 
milton et Michel Jîeaubien 
d'Ottawa ont été choisi res- 
pectivement vice-président et 
secrétaire national de la PUC. 

La prochaîne conférence na- 
tionale se tiendra à Toronto, 
sur le campus de l'Institut de 
Technologie de Ryerson, en 
décembre '61. *» 



\)<m LA CULTURE 

PHYSIQUE 







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WRALLELE5 
pour 

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t*mf/cto 



(eusses 

ASSORTIE) 



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Des représentants dp bureau (remploi 
de la Compag nie Bell .seront à l'université 



le jeudi 2 févrîeV— 
POUR LES ETUDIANTS 



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> 



Inscrivez-vous à votre servi/Te de placement et 
demandez nos Wfichnres explicatives . 



LA COMPAGNIE DE TELEPHONE BELL DU CANADA 





\ 



. L'étudiant bien équipé pour se 
maintenir en bonne santé financière 
exerce son gras de jambe 
régulièrement en marchant à une 
succursale de ta B de M 
muni d'un livret de ( ompte < 
d'Epargne de la B de M. 



ttit ; mu/cm tu yuan 



Banque de Montr^vl 

^«e "pte*HÛne S<u«$ue au (Zanada, 
jkoun, Cet c&uUcatf& . 



.> 



r TB 3 *« rUniv.r'a-lfcêV 



3 co;,: 






"J'ÉBRANLERAI 

CETTE VILLE 

JUSQUE DANS 

SES FONDATIONS". 

Une mairessc 










Vol. XXIX, no 8 



-FAIRE FACr 



'. . . Qu'elle puisse 
lo reconstruire 
en trois jours, 

nous en doutons." 
Un éditorialiste. 



UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



■ 






Le 22 février 1961 



> 



AUX HATIONS UNIES MODELES À L'UNIVERSITÉi 



, . 'L 



1,1 . !-«,y i «. ■ , « 



LE CANADA VOTE AVEC L'URSS 

GALONS 



ET LU DU GAGNE 



Annuellement, des étudiants canadiens et 
américains (des deux sexes) se réunissent 
dans la métropole pour recréer une session 
de TONU. Initiative lancée depuis trois ans 
par des et udiants de l'université de Montréal, 
de McGill, de Loyola et de Sir George Wil- 
liams Collège, le N.IJ.M.U. (Nations-Unies 
Modèles à l'Université) prend continuelle- 
ment de l'ampleur et les instigateurs sont 
résolus à perpétuer la tradition. Le but de 
N.U.M.U. est de familiariser l'étudiant avec 
i'ONU, lui faire prendre conscience des pro- 
blèmes -qui de partout assaillent l'organisme 
et en dernier lieu le convaincre de la néces- 
sité d'une organisation supranationale. 

Pour atteindre ces fins, on plonge les délé- 
gués dans l'atmosphère même qui règne à 
New York, eh reconstituant le plus fidèlement 
possible l'ONU véritable. ___ 

Fonctionnement : 

> £ 

Chacune des Universités et Institutions 
participantes (il y en avait 66) peut envoyer 
un certain nombre de délégations. En retour, 
une délégation est composée de quatre à 
cinq membres et représente un pays. Ainsi, 
l'Université d'Ottawa possédait deux délé- 
gations, celle du Danemark et celle de l'Ar- 
gentine. ,-*— 



Comme je l'ai souligné, on s'efforce de re- 
produire la texture même de PONU* On re- 
trouve l'Assemblée Générale, le Conseil de 
Sécurité et le Conseil Economique et Social. 
Au sein de ces organes, la délégation doit 
épouser la politique du pays qu'elle repré- 
sente. Pour "rendre le jeu intéressant, il y a 
donc une préparation nécessaire pour chacun 
des délégués. Sans celles-ci, certaines inco- 

gruités peuvent facilement se produire. 

> 

On a bien vit 4e Canada votant avec la 

Russie contre les Etats-Unis. I.es problèmes 

à discuter (à I'ONU, on ne les résout pas) 

sont soulevés au moyen de résolutions. Cette 

année les questions furent de l'actualité la 

plus pure: "l'apartheid", l'embargo américain 

sur Cuba, le Congo, l'assistance technique aux 

pays sous-développés. 

On m'objectera peut-être que les déléga- 
tions, paralysées par la politique de leur pays 
respectif ont un rôle assez passif. Au con- 
traire, la délégation qui se veut active a tout 
le loisir de l'être. La ligne de conduite pour 
chacun des pays possède en effet une certaine 
latitude qui permet aux délégués de promou- 
voir certains amendement* souvent minimes, 
mais qui pour être voter n'en demande pas 
moins une habilité et un travail personnel. Il 
faut obtenir l'appui d'un bon nombre de pays, 
faire des compromis, composer etc. . . enfin 
tout ce qui peut se définir par le "travail de 
coulisses". Une délégation peut aussi s'acca- 
parer la gouverne d'un Bloc comme l'Ar- 
gentine vis-à-vis l'Amérique du Sud, ou en- 
core exceller dans les questions de procé- 
dures dont l'influence est considérable dans 
les délibérations. Pour créer une émulation 
entre les participants, les organisateurs dé- 
cernent lors du banquet de clôture, un prix 



et deux mentions honorables. La délégation 
d'Ottawa, qui représentait l'Argentine obtint 
la seconde mention pour devenir la seule Uni- 
versité canadienne à être primer. Sam Decalo 
pilotait le groupe composé de Jean Bésner 
Ilème Droit Civil, Georges Proulx Illème Se. 
Econo. et Pierre Bourgeau IVème Se. Pol. 
L'Université de Princeton (Indes) eut le pre- 
mier prix et l'Université Georgeton (USA) 
eut la première mention. A. Bontempo IVème 
Se. Pol., délégué en chef Serge Bourque 
Illème Droit* Civil, Mireille Arsenault IVème 
Se. Pol., et Gilles Chouinard IVème Se. Pol, 
formaient la seconde délégation d'Ottawa 
(Danemark). 

En plus des sessions, nous eûmes le plai- 
sir d'erl tendre des conférenciers expliquant 
l'attifude de leur pays à l'égard de' I'ONU. 

L'Honorable Howard Green, ministre des 
Affaires Extérieures du Canada, parla au 
nom du Canada, un secrétaire de l'ambassade 
Russe exposa le point de vue soviétique et 
l'Administration Kennedy envoya .spéciale- 
ment un membre du Secrétariat d'Etat qui 
donnera un bref aperçu de la nouvelle poli- 
tique américaine. 

Il y eut aussi des colloques à l'Université 
McGill sur divers sujets: La Politique, la 
démocratie et la United Food Company. 

Qui paie 

Les dépenses occasionnées par le Congrès 
sont défrayées par les associations étudi- 
antes, l'Association des Nations-Unies (Soci- 
été Internationale dont l'unique but est d'é- 
veiller l'opinion publique aux problèmes de 
I'ONU) et certains groupements particuliers. 

Conclusion - 

L'étudiant de retour d'une session des 
N.U.M.U. est pleinement convaincu d'une 
foule de choses. „ 

Dans ses cadres actuels, la force réelle de 
I'ONU n'est pas tellement impressionnante. 
L'Assemblée Générale n'a qu'un pouvoir de 
recommandation et le seul organe qui pour- 
rait- être efficace, le Conseil de Sécurité, est 
paralysé par le veto. 

D^autre part, les pays sont encore aveu- 
glés par leur intérêt politique immédiat, bien 
camouflé derrière les discours officiels. La 
formation de blocs hermétiques comporte un 
raidissement de la politique de chacun qui 
détérfore le climat nécessaire à la bonne en- 
tente. Malgré toutes ces lacunes^ jrçous reve- 
nons convaincu que TONU demeure une né- 
cessité même si elle se résume à une Table 
Ronde autour de laquelle les hommes peu- 
vent discuter si futiles soient leurs propos. 

Comme (lirait l'autre, "tant qui s'ostinent, 
y s'ehicanent pas". 

Serge Bourque, Illème Dr. Civil. 



LISEZ L'AVENTURE PALPITANTE 



D'UN ENLÈVEMENT POLITIQUE 



?AGE 4 



La délégation que la fédé- 
ration des étudiants a envoyé 
aux Nations-Unies modèles au 
début du mois de février a 
vraiment fait Çonne figuré. 
Aux assises qui se sont tenues 
du ler»février au 4 février in- 
clusivement, notre délégation 
s'est classée au troisième 
rang. En fait, elle était la pre- 
mière des universités canadi- 
ennes et n'a du céder le pas 
qu'aux Universités de Prince- 
ton et de Georgetown. C'est un 
exploit p^ue La Rotonde tient 
particulièrement à signaler. 

L'éguipe représentant l'Ar- 
gentine nous a mérité 'cette 
place d'honneur. Elle était con- 
duite par Jean Besner, assisté 
de Pierre Bourgeau, Sam De- 
calo et Rod Flaherty. Il est à 
remarquer que notre groupe 
de' huit représentants a été di- 
visé en deux parties, la pre- 
mière représentait l'Argen- 
tine et la deuxième, composée 
de M. Armond Bontempo, Mi- 
reille Arsenault, Gilles Choui- 
nard et Serge Bourque avait 
en main les destinées du Dane- 
mark. 

Les séances se sont dérou- 
lées à l'Université de Montréal 
et groupaient quelques soi- 
xante universités de pays amé- 
ricains. Les universitaires ont 



Réponses 

équivoques qui 

brouillent deux 

référendums 

— Lors d'un référendum, les 
facultés de Droit Civil et de 
Droit Civil a voté comme 
la question: "Doit-on se sé- 
parer de la FE T IO pour former 
une associa: ion indépendante 
avec les autres facultés gra- 
duées." M. Jules Barrière nous 
apprend que la Faculté de 
Droit Civil a voter comme 
sûît: 36 pour, 32 contre, 2 
votes nuls et 2 absents. 

— M. Jules Barrière a déclaré 
que le conseil étudiant de la 
faculté de Droif Civil ne pren- 
drait aucune décision prochai- 
nement à. moins qu'un réfé- 
rendum prochain à la faculté 
de Médecine ne révèle une vo- 
lonté de faire association à 
part, là aussi. Le président a 
révélé qu'il convoquerait alors 
une élection à la fin de février 
ou au début de mars pour lais- 
ser au prochain Conseil le soin 
de prendre une décision finale 
à ce sujet. 



pris leur rôle au sérieux et ils 
assistaient à ces séances qui 
ne se terminaient guère avant 
onze heure chaque soir. Un dé- 
légué de l'Argentine nous a 
même avoué que ses confrères 



i 



et lui-#ême préparaient leur 
législation jusqu'aux petites 
heures du matin de façon à 
être prêt pour la séance de 
l'avant-midi. "tfotos n'étions 
pas nombreux, ajouta-t-il mais 
nous avons réusîu à^ obtenir là 
troisième place. Avec quatre 
délégués de plus nous nous se- 
rions classés en première posi- 
tion." 

La Rotonde tient à présen- 
ter ses sincères félicitations 
aux délégués et souhaite ar- 
demment que le choix des dé-^ 
légations soit fait aussi judi- 
cieusement à' chaque fois. 



LA S.A.D. 

JOUE REGNARD 

La Société d'Art Dramatique est 
déjà dépuis assez longtemps en 
répétition pour la représentation 
en mars prochain du "Légataire 
Universel" de Régnard. 

Cet imitateur de Molière nous 
présente le théâtre de cet homme 
sans larmes et sans problèmes. 
Nous nous trouvons ici dans un 
monde où les valets engueulent et 
déjouent copieusement leuçs^maî-. 
très. 

Monsieur Herbiet, le* metteur en 
scène, promet une nouvelle forme 
de théâtre. Cette fois-ci, les tré- 
teaux, qui "ont servi à souligner le 
tragique dans "Antigone", devien- 
dront maintenant la scène d'un thé- 
âtre de foire, tel qu'on le connais- 
sait au Moyen-Age. Les person- 
nages seront de la tradition fo- 
raine, c'est-à-dire qu'ils prendront 
les meilleurs éléments des meil- 
leures formes de théâtre. On y re- 
trouvera le grotesque de la farce, 
la.suHnité de la Comedia del Arte, 
un décor shakespearien, et un peu 
de cette g ro ss ièr e t é, nécessaire/ à 
tout théâtre populaire. Les person- 
nages n'hésitent pas à prendre le 
public à témoin, et même, s'ils 
trouvent la chose nécessaire, ils 
iront leur dire dans le nez . . . Les 
masques, les pantins trouveront 
aussi moyen de s'y faire repré- 
senter. 

Au mois de mars donc, assister 
à ce coquetel de français, d'italien, 
d'anglais et de populaire, alors que 
la Société d'Art Dramatique pré- 
sentera "Le Légataire Universel" 
de Régnard; 



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LA ROTON DE 






Le 22 février, 1961 



; 



LA ROTONDE 

DIRECTION 

Michel Beaubien 

REDACTION 

J.-I\ Sabourin, M. Chevrier 

COLLABORATEURS 

C. Gélinas, À. Tousignant, G. Deslauriers, 

I\ Gravelle, G. Gravelle, J. Garneau, 

S. Bourque M. Fortin, T. Mongeon, H. Lamontagne, 

WVAuger, A. Morissette, R.Crevier, R. Carreau, 

J. Poirier, D. Leitch, E. Cloutier. 






Service d'abonnement - Jean-Guy LaEerté 

611, RUE CUMBERLAND, OTTAWA 2, ONT. TEL, CE 3-6095 

Les lettres au directeur sont à la seule responsabilité de leur signataire, 
Autorisé comme envoi postal de deuxième classe. Ministère des Postes, 



-Ottawa. 



Repenser la Fédération 
c'est regrouper nos forces 

Les jours passent-et- les mouvements de mécontentement 
aussi. Après un début lent, la Fédération sous l'instigation 
de Gille Grenier, tenta de prendre une autre tournure. C'était 
nécessaire. Grenier s'acharna à repenser le système fédéral 
actuel. Nous avons" une constitution qui a toujours sa valeur 
objective; mais il faut appliquer les articles et c'est dans 
1'applkation de ces articles que l'on repense véritablement 
une association. 

Quelquefois une tradition de mauvais aloi se crée dans 
l'application d'une règle fédérative quelconque. C'est alors 
qu'il faut redresser la tendance et même briser certaines tra- 
ditions. Pour être plus précis, le cas de la participation des 
gradués aux diverses activités me revient à la mémoire. La 
thèse s'élabore facilement: nous sommes en face d'un con- 
trôle presque complet par les sous-gradués. Il s'agit d'une 
tradition qu'il faut simplement casser de façon à amoindrir 
un certain mécontentement chez les étudiants gradués. 



— BMl • Méi 



/ 



Ce n'est certes pas la faute des sous-gradués eux-mêmes 
qui s'offrent à des postes où les gradués ne présentent jamais 
de candidats. Mais il n'e n dem eure pas moin* vrai que la pré- 
sence d'un gradué à la tête de certains Comités en relèverait 
le niveau de maturité sinon d'efficacité. Il est certes hasar- 
deux de porter un tel jugement à eause du manque d'intérêt 
dont les bacheliers font présentement preuve. Qu'ils ne re- 
tirent rien d'avantageux de la FEtftTèVt fort compréhensible 
puisqu'ils s'en foutent éperduement, à l'exception de quelques- 
uns. Or c'est en forgeant que l'on devient forgeron. 

Repenser la fédération veut {lire aussi changer l'optique 
sous lequel on l'envisage présentement. Ce n'est pas l'intérêt 
personnel d'une facilité qui entre présentement en jeu mais le 
bien commun des 'étudiants de l'Université d'Ottawa. La 
FEUO peut devenir un organisme cent fois plus puissant et 
plus efficace si l'on se donne la main pour en arriver à un but 
commun. C'est l'union qui fait la force et non la division! 
Une attitude négative ne peut qu'accomplir les choses à moi- 
tié alors que les véritables réalisations seront laissées en 
plan parce que chacun tire de son côté. 

Repenser la fédération c'est comprendre une fois pour 
toute que les facultés graduées ont un rôle de premier ordre 
à jouer dans les décisions prises au Grand Conseil de la fédé- 
ration. Ils n'ont peut-être pas 1'a.vantage numérique mais ils 
ont l'influence qui range les facultés sous-graduées sous leurs 
bannières et cela très aisément. Elles peuvent y jouer un rôle 
de guide et cela pour le plus grand bien de notre fédération. 
L'attitude de la faculté de psychologie qui ne fait pas partie 
de la FEUO prouve bien ce point. Ceux-ci sont re Lir.es dans 
leur coin et ne peuvent atteindre de véritable réalisation parce 
qu'ils ne peuvent se serrer les coudes avec quelqu'un. D'ailr 
leurs la tendance de cette faculté é*st de se joindre à nous dans 
un avenir rapproché. Un seul homme semble s'y opposer . . . 

Repenser la fédération c'est regrouper nos forces pour 
se lancer à l'assaut des problèmes dont les solutions contri- 
bueront à l'essor de notre fédération et par incidence contri- 
bueront à accroître le prestige de notre Université. 

MîfHEL BEAUBIEN, Directeur 



Pourquoi il y 

a eu bataille 

du recensement 



Aussi' longtemps qu'on restreint 
son égard sur le Québec, les indi- 
cations du recensement fédéral sur 
l'origine ou l'ascendance ethnique, 
peuvent se considérer comme pla- 
toniques. Sous quelque aspect 
l'envisage, le Québec demeure en 
forte majorité canadien-français 
d'origine et de langue. On doit amé- 
liorer la langue parlée, supprimer 
les anglicismes, abolir le parler 
jouai: même sans cela, notre peu- 
ple demeure encore. • 

Mais lorsque nous passons aux 
minorités franco-canadiennes, c'est- 
à-dire lorsque nous voulons consi- 
dérer les nôtres dans les provinces 
autres que le Québec, les données 
du recensement fédéral deviennent 
capitales. D'abord en ce qu'elles 
révèlent la situation générale. En- 
suite en ce qu'elles fondent la légi- 
timité ou bébête; on proclame aux 
paliers supérieurs de l'Etat ou de 
l'Eglise l'égalité des cultures fran- 
çaise» et anglaises; mais il s'en 
faut de beaucoup que l'égalité se 
pratique. I. a vérité, c'est que nous 
nous battons a peu près* partout. 



certain nombre du moins, lés chif- 
fres deviennent strictement essen- 
tiels. 

J'aimerais ici souligner une am- 
biguïté fréquente: c'est au sujet 
de la nationalité. Lorsqu'on vous 
demande de quelle nationalité vous 
êtes, vous pouvez répondre que 
tous êtes de nationalité canadien- 
ne, ou canadienne-française, ou 
canadienne-irlandaise, selon le cas. 
Or les trois réponses diffèrent ter- 
riblement au point de ne pouvoir 
se comparer. Dans la première, 
vous dites à quelle structure poli- 
tique vous appartenez, en principe 
par votre choix. Dans les autres. 
vous dites à quelle ascendance t à 
quelle culture vous vous rattachez. 
Au fond de l'ambiguïté, il y a la 
distinction si importante de la na- 
tion-état et de la nation-peuple. 
On voit donc qu'à la question sur 
l'ascendance ou l'origine ethnique, 
une seule réponse nous est possible: 
Canadien français ou Canadien ir- 
landais, etc ... 

Pourquoi nous étudiants avons 



LE SPORT 
LES 



art 



ETUDIANTS 

ET LES AUTRES 



nier, 



Lors d'une conférence de presse tenue le 30 janvier der* 
, les représentants de l'Université et de la Fédération ont 
! p , ia " scruté soigneusement la situation des sports à l'Université 
.T*!!!! d'Ottawa. La discussion a été franche, nette et claire; d'un 
côté et de l'autre, on voulait obtenir une meilleure situation 
sportive dans nos murs. La discussion n'a pas été stérile 
puisqu'on a réussi à jeter les bases d'un principe de coopé- 
ration qui devrait rapporter des fruits dans un avenir rappro- 
ché. ^, 

Les deux partis en cause se rendent bien compte qu'un 
problème existe an niveau de la pratique des sports à l'Uni- 
versité. Il s'agissait non pas de se lancer mutuellement la- 
pierre mais de trouver une solution. Peu k peu le problème 
se dessina: apparemment, il s'agirait d'une question de publi- 
cité. Les élèves né seraient pas au courant de ce qui se passe 
dans le domaine des sports. C'est en partie vrai mais il y a 
plus que cela. Le problème de publicité se pose à un niveau 
de beaucoup supérieur: c'est déjà coopération administration- 
étudiants dont il s'agit ici. _.. 

La discussion qui eut lieu ce soir-là situa le problème 
au niveau désiré et la fameuse question fût abordée de front. 
Manifestement, les autorités du département des sports re- 
cherchait la collaboration des étudiants. Or quelle était la 
meilleure façon de l'obtenir si ce n'était par la voie de la 
Fédération. C'est vrai. A un reporter qui s'informait, de lati- 
tude de la fédération des étudiants dans le passé, M. Denis 
Et pour ces sortes de batailles, un Harbic répondit que l'organisme étudiant avait toujours 

refusé alléguait qu'elle (la fédération) n'était pas intéressé à 
se lancer dans une aventure où elle n'avait aucun contrôle. 

C'est un argument qui vaut son pesant d'or. Mais il y 
aurait certainement une façon plus positive d'envisager l'im. 
passe. Que la coopération et la publicité se fasse par l'entre- 
mise de la fédération, soit mais qu'en retour le conseil athlé- 
tique donne droit de vote à. un représentant de la fédération 
des étudiants aux assemblées du dit conseil athlétique. Ainsi 
tout le monde serait content: le conseil athlétique de l'admi- 
nistration de l'Université garderait' la haute main dans ses 
affaires et la fédération saurait à quoi s'en tenir quant aux 
sports dans l'université. La solution semble être précisément 
dans ce compromis et tout le monde, la masse des étudiants 
en profiterait. 

Un autre problème d'importance a été abordé au cours 
de ces discussions à table ronde: le budget. On sait qu'une 
des plus importantes critiques que l'on entend sur ee campus 
semble provenir du fait que l'Université entretient UNE 
bonne équipe dans chaque sport et qu'elle laisse Végéter le 
reste. Les quelques représentants de la fédération, des jour- 
naux étudiants, des journaux de la ville, du département des 
relations extérieures ont pu se rendre compte du contraire. 
C'est vrai que Je club de Football et de Hockey absorbe la 
moitié du budget de 22,000 dollars; seulement en considérant 
la structure elle-même du budget, on a l'impression très nette 
que la somme consacrée aux. sports intramuraux est suffisante 
-jet que si la participation des étudiants augmentait, on n'hé- 
nous demandtlavec l'appui de -4«u- .Citerait nullement à augmenter le budget en conséquence. 

te la provfnce de Québec, un chan- 
gement dans les formules du re- 1 Tels sont les résultats de cette conférence de presse. Nous 
censément.' C'est que nous avons ! passons sous silence "une foule de petits problèmes d'ordre 
pleinement conscience que les sta- 1 mineur qui en fait se rattachent à cette grande questioirde 
tistiques officielles doivent servir part icipation de la part des étudiants. Ceux-là désirent plus 
à jeter la -poudre airJTyeux et sur- ! de natation au sein de l'Université, qu'ils s'organisent un 
tout comme fondement à de nom- ' groupe et on leur trouvera les facilités nécessaires de façon 
hreux travaux de recherches scien- j à ce que le débutant ou le nageur entérite puisse nager à son 
tifiques dans les domaines tels que ! goût ; d'autres préfèrent le soccef, le golf ou le badminton? 
la sociologie, la psychologie sociale. Les facilités et la compréhension des responsables sont là 
l'éducation, etc. 'qui vous attendent. On ne demande que la participation d'un 

Indépendamment de cette moti- nombre^minimum qui justifie la mise-sur pied d'une organi- 
Nation, nous nous devions (malgré, sation qui survive, 
li siUnce de nos jour mrnx) en tant 



qu'étudiants et canadiens, de voir 
à ce que les produits de la taxation 
servent à la production d'une oeu- 
vre de valeur plutôt qu'à la publi- 
cation de chiffres n'ayant pas plus 
d'importance qu'un roman de qua- 
tre sous. - 

j ... 

Pierre Gravelle, Arts II 






On est facilement porté à blâmer le conseil des sports 
de l'université* pour son inaction dans les sports intramuraux. 
On devrait facilement se rendre compte que ce n'est pas à 
pratiquer les sports mais bien à vous. Si par le passé, la pu- 
blicité nécessaire a fait parfois défaut, la coopération de la 
fédération devrait combler la lacune. Nous aurons une pra- 
tique profitable du sport à l'université. 

M. BEAUBIEN. 



LA FEDE. VAUT-ELLE PLUS QUE $10 



. V 



La réunion du Grand Conseil de la Fédé- 
ration tenue lundi le 23 janvier lf>61 avait 
à son programme une motion pour l'augmen- 
tation des frais d'inscription de la F.E.U.O. 

Après l'introduction de la „motion, la pé- 
riode de discussion est ouverte par le délé- 
gué de laf faculté de médecine. Selon lui, avant 
d'augmenter le budget de la Fédération, il 
faudrait remédier au gaspillage actuel. Le 
délègue du Common Law approuve la posi- 
tion prise par la médecine et émet des ob\ 
jections à peu près semblables. Le délégué v 
de philosophie s'oppose à la motion pour des 
raisons qui Sont plutôt particulières à sa fa- 
culté. Le délégué d'Education Physique s'op- 
pose à la motion sans commentaires. Aussi 
surprenant que cela puisse paraître (pour 



ceux qui ne sont pas au courant des conflits 
de personnalités au sein de l'exécutif) le 
vice-président anglais vote contre la motion 
en alléguant le besoin de réformes. En. ses 
propres mots "La Fédération telle qu'elle 
existe actuellement ne vaut même pas les dix 
dollars que chaque étudiant lui verse". 

Le délégué du Droit Civil fait remarquer 
que son conseil, bien qu'opposé à la motion 
au premier abord a, réalisé le besoin pressant 
après une meilleure étude de la question. Le 
délégué des sciences et celui des infirmières 
ont approuvé le projet en exprimant le désir 
que l'Album-Souvenir soit une entreprise 
conjointe aux frais*" de la Fédération! *Ces 
membres de l'exécutif, à l'exception du 'vice- 
président anglais, ainsi que les délégués des 



facultés non mentionnées plus haut ont voté 
pour la motion (Note: Les sciences sociales 
n'étaient pas représentées). 

La motion '-est rejetée. Il reste à trouver 
une solution ... ou décapiter la Fédération, 
ou accorder les subsides demandés par le pré- 
sident actuel. S'il est vrai que la Fédération 
est mal administrée, le bon sens exige qu'une 
preuve soit fajte de cette allégation. Sinon, 
pourquoi enchaîner la Fédération à une sous- 
cription individuelle fixée il y a près de 15 
ans. Devrons-nous adopter la formule "de 
(■aulle" et s'adresser directement aux étudi- 
ants pour trancher cette question vitale pour 
le sain développement de NOTRE FEDERA- 
TION. 

_t* A. Morissette. 



Le 22 février, 1961 



LA ROTONDE 



La France offre 

des bourses 
aux Canadiens 

Bourse offerte à un étudiant 
de l'Université d'Ottawa 

Chacune de ces bourses com- 
porte: 

1) Des allocations mensuelles 
de 400 N.F. (environ 80 $) 
pendant l'année universi- 
taire, r est à dire, eh prin- 
cipe, pendant huit mois, du 
1er novembre au 30 juin. 



langue et de la littérature 
françaises. Les -universités 
peuvent proposer des étudi- 
ants qui ont choisi d'autres 
disciplines. 

La Direction Générale des 
Affaires Culturelles et Tech- 
niques du Ministère des Af- 
faires Etrangères insiste sur 
la nécessité absolue d'orienter 
vers les universités de provin- 
ce tous les candidats dont les 
études peuvent se poursuivre 
normalement ailleurs qu'à Pa- 
ris. 

Les candidats doivent: 



Poge 3 






La date de départ et la % du- a) être bacheliers 



Z) 



rée de chaque bourse pour- 
ront être légèrement modi- 
fiées selon la nature du 
programme d'études du 
candidat et les dates qui 
seront retenues pour la 
rentrée des universités et 
des autres établissements 
d'enseignement supérieur 
en 1961. 

La gratuité des .irai* 
laires. 



b) envoyer leur demande au 
Secrétariat général avant 
le 20 mars 

c) inclure deux lettres de re- 
commandation. 



■ans un communiqué la Indus-- 

trial Foundation on Education cal- 

3)jLe remboursement du vo-i uIii • *, 994 9ttft . , " cai . 

„ OM A a m* n „„ A* u nBn „ cule a *L221.290. le montant fourni 



1 MILLION AUX ÉTUDIANTS 

12 MILLIONS AUX 
UNIVERSITÉS 



i— ; — SëêbB "'— 



y âge dé retour de France 
au Canada (classe tou- 



par l'industrie et le commerce aux 
étudiants sous forme de bourses,' 



. . v i • j /i i c,uuia,,ls »ous iormc de bourses, 

riste), le voyage du Canada et à $I2 .400,000. le montant fourn 

en France étant a la char- 
ge du candidat. 

Les candidats sont proposés: 2,243 bourses d'études d'une mo- 



alix universités du pays. 

Bfe tout, l'industrie a distribué 



à l'Ambassade de France par 
l'université où Ils font ou orit 
fait leurs études. On leur de- 
mande_ d'avoir une connais- 
sance suffisante^ de la langue 
française " pour* _ suivre des 
cours avec profit dès leur ar- 



yenne de $545. chacune. Les collé- 
Riens ont bénéficié de 73% des 
bourses, et. les étudiants de 25%, 
l'autre 2% ayant été réparti entre 
collégiens et étudiants. 

Lee donateurs ont favorisé par 
ordre d'importance les domaines 



rivée en France, mais il n'est [suivants, science et génie (60%), 
pas nécessaire qu'ils soient ; arts ^et sciences sociales. (2X&è, 



Spécialisés dans l'étude de la | médecine (9%), et commerce (7%). 



DOCUMENT 



" 



*•■:. 



Le problème que nous ve- 
nons discuter ici ce soir, ce 
n[est pas un problème qui 
vient de nous frapper, c'est un 
problème qui nous concerne 
tous. Malgré le contrôle très 
serré dont je me suis vu dans 
l'obligation d'exercer cette 
année, n'en reste-il pas moins 
encore de grands problèmes. 

11 n'y a pas très longtemps, 
votre exécutrf, vous deman- 
dait votre appui pour une 
hausse de cotisation, inutile 
d'en discuter le résultat. Plu- 
sieurs avaient compris le pro- 
blème, je dirais même tous. 
Mais peut-être trop encore 
n'avaient pas analysé à fond 
ce que réellement en est le f 



problème. Nous avons ressasé 
les chiffres, reconsidérés les 
budgets qui ont été alloués 
aux divers comités, supposes 
un plus grand nombre d'étu- 
diants, cela n*a pas solu- 
tionner notre problème; 

Nous voulons tous une fé- 
dération forte, nous voulons 
touA^ravailler dans ses inté- 
rêts, eh bien, c'est aujourd'- 
hui qu'il nous faut prévoir 
pour le futur.. 

Mon rapport financier pré- 
senté dans la Rotonde du 25 
dernier, nous donnait sans 
doute quelques informations. 
^i^éUidiànt n'a cérte pas été 
joué, pour son $10.00, 3.86 



i 







ont été dépensé aux publica- 
tions, 2.17 aux dépenses admi- 
nistratives de notre conseil, 
$1.70 pour notre maison des 
étudiants, $1.22 pour les affai- 
res extérieures/ et $1.05 pour 
les affaires artistiques. Aux 
étudiants gradués il a été.re? 
mis $2.00. Quoi n'a t-il pas 
gagné. La représentation a 
ete la même pour tous. 

Afin de régler le problème 
très fastidieux du trésorier, 
qui se doit de vendre des bil- 
lets, surveiller les dépenses, 
faire des pressions, préparer 
des budgets, voir au paiement 
d'environ 500 à 600 factures 
par année, en plus du contrôle 
qu'il se doit d'exercer, votre 
executif a cru bon d'apporter 



a votre attention l'établisse- 
ment d'un comité des finances. 
« Je me permettrai donc de 
vous donner une brève explica- 
tion de ce que serait ce comité : 
son but, -ses pouvoirs et obli- 
gations. - 

Comité des finances 
Art. 1 — Le comité des finances 
aura pour objet d'assister le 
Conseil exécutif et le grand 
conseil dans la gestion finan- 
cière de la F.E.U.O. 
Art. 2 — Entre autres fonctions 
que pourraient lui confier le 
Conseil exécutif ou le grand 
conseil, il aura nommément la 
charge: 

1&X ,de préparer et présenter, 
sous forme de budget glo- 
bal, tous les budgets de 
tous les comités et orga- 
nismes affiliés directement 
à la F.E.U.O. 
b) Etudier au préalable, avec 
les directeurs de ces dits 



e) 



e) 



Un ingénieur doit-H être doué d'imagination? poiUl avoir *j \^ées neuves 
et chercher constamment des solutions nouvelles au Heu de s en tenir à la 



bonne vieille routine 7 

Nous le pensons. Voilà pourquoi nous recherchons . . . 
d. i..unea eens pour qui les possibilités d'une carrière comptent encore plus 
1, VmmédTat d» jeune* gens qui veulent ouvrir des voies nouvelles avec 
pAlean "pïutdt que'de p étiner Lis les sentiers battus . . qui veulent pouvoir 
enrichïrCrs coL.. P ances et les faire fructifier au rythme des ^ogres de 
f'A can Vtde sa cHentèle; des jeurfcs gens qui.désirent faire oeuvre d imagina- 
tion dans la recherche, la vente, l'administration, la production, etc 



nétallurgiste, 



vos 



™« recherchez une Carrière, et non un simple emploi et si vous terminez 
étude ^d'Seur métallurgiste, chimiste, mécanicien, électricien ou civil 
^trouverez à l'Alcan un excellent salaire. ungénére«« g» •*****> g» 



vous trouverez à l'Alcan un 



lire, un généreux pian ue retraite, ur» 
allocations de déplacement et b\en 




constamment. 

ALUÎUlNUM COMPANY OF CANADA, LTD 

t Division du Personnel 

ÎV "C.P. 6090, Montréal 3, P.Q. 



AL-C/VN 



comités et organismes tou- 
te demande d'argent. 
Eclaircir, sur demande de 
leur part, le conseil exécu- 
tif ou le grand conseil sur 
toute question financière, 
d) faire respecter le plus effi- 
cacement possible ce bud- 
get global dans toutes ces 
parties. 

de déterminer le nom des 
magasins où les divers co- 
mités doivent s'approvisi- 
onner: Il devra êlre'enten- 
*du qu'au préalable, le co- 
mité s'informera des prix, 
escomptes et s'il le faut, 
ouvrira des soumissions. 
de préparer les formules 
de demande d'achats. 
Art. 3 — Le comité dejinances 
.jouira de tous les moyens dont 
i! aura besoin pour exercer 
ses fonctions. Il pourra entre 
autres choses: 

a) déléguer un membre à 
toute réunion d'un de ses 
comités. 

b) compiler les recettes "de 
toutes les orga ni s atio ns de 
la F.E.U.O. 

c) vérifier les comptes et dé- 
penses de tnus'les comités.' 

d) reviser périodiquement la 







Art. 5 — Les quatre conseillers 
devront être élu par le con- 
seil exécutif et le grand con- 
seil, lors des élections du prin- 
temps. 

Art. 6 — Le trésorier présidera 
les réunions, devra voir à la 
bonne marche des assemblées 
et au bon fonctionnement du 
.comité de finances. 

Art. 7— Sur l'ordre du tréso- 
rier, le secrétaire convoque 
les assemblées, inscrit les mi- 
nutes et tient à joufejes archi- 
ves du comité de finances. 
Art. 8 — Aucun membre du co- 
mité de finances ne peut se 
faire, remplacer à l' une d e s 



réunions du comité de finan- 
ces. 

Art. 9 — Tous les membres de 
la F.E.U.O. auront droit d'as- 
sister aux assemblées du co- 
mité de finances, sauf lorsque 
les membres ordonneront- le 
huis-clos sûr un sujet parti- 
culier. 

Art. 10 — Le quorum sera de 
quatre membres votants. 

Voilà Messieurs la solution 
à nos problèmes. Votre fédé- 
ration fera certainement un 
pas vers le progrès, quand 
d'une façon très étroite elle 
pourra contrôler le pourquoi 
de tel ou tel budget. 

Les futurs directeurs de nos 
comités pourront réellement 
nous représenter, quand ils au- 
ront su préparer un budget 
d'une façon personnelle. Aux 
directeurs capables?, -à celui 
qtii voudra faire briller tel ou 
tel organisme, il sera plus fa- 
cile pour ce comité d'analyser 
tous les points qui 'peuvent le 
concerner. * . 

, Mais, Messieurs, si vous 
voulez donner à ce comité le 
pouvoir de remplir toutes ses 
obligations, il nous faut abso-" 
lument penser à une cotisation 
plus solvable, car autrement 
ils se devront de végéter, ou 
peut-être de transiger avec un 
homme capable auquel vous ne 
pourrez fournir de support 
monétaire pour survivre. • 



EN VRAC 



Monsieur Mark Meredith 
vient dêtre nommé directeur 
intérimaire dû Fulcrum. il 
succède & George Gordon Len- 
nox qui est maintenant à l'em- 
uloi diT* , Ottawa Journal". Fé- 
licitations à George Lennox et 
bon succès à Mark Meredith 
qui, soit dit en passant, abat 
de la bonne besogne au profit 
du journal de langue anglaise. 

• • • 

Nous vous annonçons la pa- 

qui 



. marche budgétaire de cha- rution du "AU>um-Souv. 
que comité avec. réajuste-: aura lieu tout probablement le 
ment si nécessaire et ap- 1er AvriLfee présent numéro 
proprié après consultation ! d'une valeur de cinq dollars 

du conseil executif et du 



grand conseil. 
Art. 1— Le comité de finances 
sera composé de .deux conseil- 
lers des facultés dites gradu- 
ées .(Médecine. Droit coutu- 
mier et Droit civil) et de deux 
conseillers des autres facultés, 
'ainsi que du trésorier et de 
l'administrateur de la F.E. 
U.O. Les membres votants se- 
ront le trésorier et les quatre 



et_fini en cuir, renfermera les 
événements des deux dernières 
années et comprendra 250 pa- 
ges. Notons que T"Album- 
Sou." revêt un caractère bi- 
lingue. 

Il serait juste d'apprécier 
les efforts 'des responsables et 
la collaboration des comités 
des différentes facultés. Mal- 
gré les nombreuses difficultés 
qu'une telle édition comporte, 



conseillers. Le comité de finan-j un groupe d'étudiants aura 
ces se devra d'élire soit un i réussi à présenter un "Album- 
conseiller ou le trésorier com-| Souv." digne de devenir la pro- 
me secrétaire du comité. priété de chacun de nous. 






*-#^ 










v. 


















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Page 4 



LA ROTON DE 



Le 22 février, 1961 



UN ENLÈVEMENT À L'ALCOOL: 



UNE SOLUTION POLITIQUE 



/ . 



C'est mardi le 7 février der- 
nier que trois députés du Par- 
lement Modèle se.sont fait en- 
.. levés aux yeux de leurs con- 
frères sans que personne ne 
se doute de quoi que ce soit. 
Les représentants de Toronto- 
Davenport, M. Raymond Lé- 
vesque, de Nicolet-Yamaska, 
M. Luç.Forcier et de Gatineau, 
M. François Hamojid ont- été 
invités à une conférence de 
presse'd'eù ils ne sohf revenus 
que fort tard dans la soirée. 
D'ailleurs deux projets de loi 
du gouvernement libéral au 
pouvoir ont eu le temps d'être 
renversés. — , ' 



L'affaire a débuté dans la 
matinée de cette fameuse jour- 
née qui Hev,ii^ ^ rAvêlée fer- 



tile en émotions pour les trois 
députés libéraux, pour les 
membres de leur parti, pour 
les députés au parlement-mo- 
dèle, pour les étudiants et les 
professeurs de la Faculté de 
Sciences Politiques, pour l'U- 
niversité et pour l'opinion pu- 
**"■ blique de la région. Donc; di- 
sions nous, l'affaire débuta le 
mardi matin, au désormais fa- 
meux cafétaria où la conspi- 
ration eut lieu. 

Quelques étudiants de la fa- 
culté de Sciences Politiques 
décidèrent de mettre de la vie 
dans la semaine des sciences 
- politiques qui s'annonçaft plus 
que sérieuse. Oh préparé donc 
Un plan où l'on s'efforce de vé- 
rifier minutieusement tout le 



mécanisme. On voulait éviter 
tout acte de violence qui au- 
rait pu attirer inutilement l'at- 
tention. Vers 1 heure de l'a- 
près-midi, les ravisseurs s'ap- 
prochent des 3 victimes que 
l'on avait soigneusement choi- 
sies à l'avance; trois élèves de 
première année des Sciences' 
Politiques. Ils sont invités à 
une conférence de presse où 
ils pourraient exprimés libre- 
ment leurs opinions de jeunes 
débutants dans la carrière po- 
litique. Ils n'y voient que du 
feu. Après un approche faite 
de main maître, les TROIS 
acceptent l'idée de donner la 
conférence de presse dans un 
appartement d'un des ravis- 
seurs. Or cet appartement" est 
| situé à Limbour , petite loca- 
lité située à quelques quinze 

milles d'Ottawa. 

.■>!■' - • 

Et la conférence -de presse 
débuta selon toutes les lois de 
l'Ethique journalistique. Les 
questions succédèrent genti- 
ment aux demandes des jour- 
nalistes qui accomplissaient 
leur* travail le plus sérieuse- 
ment du monde. D'ailleurs, on 
s'aperçut bien vite que les 
trois victimes connaissaient 
parfaitement la politique de 
leur parti et qu'ils avaient une 
idée claire sur tous les problè- 
mes de l'heure. C'est vraiment 
regrettable que cet article ne 
contiennent parleur déclara- 
tion à ce sujet parce que nos 
lecteurs seraient vraiment 
surpris. 



C'est vers 5 h 30 qu'un doute 
commença à germer dans leur 
esprit. C'est alors que les jour- 
nalistes firent jouer leur ima- 
gination pour garder le secret. 
On débrancha la radio qui 

annonçait la nouvelle de la dis- 
parition des trois députés, on 
s'installa au téléphone pen- 
dant près de deux heures pour 
éviter qu'ils entrent en contact 
avec l'extérieur; on parla de 
chose et d'autres pour tuer le 
temps. 

l*e pot-aux-roses fut décou- 
vert vers les 7 h 30: La réac- 
tion des kidnappes fut totale- 
ment différentes. L'un trouva 
la chose amuaante, r l'autre 
avait un air mi-figue mi-raisin 
tandis que le dernier ne prisa 
pas du tout la farce. Après 
leur avoir expliqué ce qu'ils 
avaient l'intention de'fajre, les 
ravisseurs entrèrent en très 
bons termes avec les trois vic- 
times. 

Ce n'est que tard-dans la 
soirée tjue les désormais cé- 
lèbres kidnappés firent leur 
entrée pour le moins sensa- 
tionnel dans la chambre de la 
session. L'émoi qu'avait causé 
leur disparition avait mis un t 
accent d'esprit carabin aux Sé- 
rieuses délibérations du parle- 
ment modèle. * 

5e Bureau 



LéWknte bîea équipée 

powi L'ÉCONOMIE 
^ DOMESTIQUE 



OEUFS M0LIET5 



-± 



/ 




OEUFS OURS 



fouir non 

HABILLEE 



P Q ° o. 



evut* 



"MES RECETTES 

IMMORTELLES" 

PAR 



Le 22 février, 1961 



BÉCAUD ET BRASSENS 



LA ROTON DE 



Page 5 



LES B. B. DE LA CHANSONNETTE 



-.T ~„ 







L'étudiante bien équipée pour 
' gagner le pain de la maisonnée 
utilise une courte recette 
infaillible: "Prendre un Compte 
d'Epargne de la B de M 
et l'alimenter réglièrement." 

Banque de Montréal 

*âa T^t^Kcène Souque <ui (^<i*uid<i 



jvxvi U* èbccUcuUA 



uar-Bo 



nmn 




Mérite 




Hôtel Eastview, 7.0a p.m. 



$1.50 par personne 



^ 



'Dette*** 4 



LA CIGARETTE t— ■'"*" ~*-y 

LA PLUS DOUCE. LA PLUS SAVOUREUSE 




.. . par André Tousignanr \ 

La gent étudiante se débrouille et trouve même à rire 
dans cette période, qui, nous dit-on, est des plus sombres en 
ce qui concerne l'économie, la politique (non» on n'a pas en- 
core OttWié Maurice et on ne s'apprête pas à chasser l'esprit 
de 'Patrice!), le cléricalsime etc . . . En feuilletant les divers 
journaux étudiants qui nous parviennent de toutes les régions 
■du canada (il faut bien les lire aussi), on remarque, à une ex- 
ception près, que les" thèmes principaux traitent de carnavals 
et de pièces théâtrales étudian tes. Evidemment, tous les car- 
navals se ressemblent mais ce qu'ils semblent avoir tous eu 
de commun c'est le succès! Quant aux pièces, citons "Oh 
Kennedy" de McGill et "Les Insolences du Kid Untel" de lUni- 
versité de Montréal. Par ailleurs, "L'Empoisonné" est passé 
au rang des Classiques de notre Aima Mater: c'est de l'his- 
toire! 

TOUJOURS PLUS LOIN' - t —~ 



. r 

La mode se transforme^eirim clin d'oeil et souvent cher- 
che les contraires: que dire des lubies universitaires! Après - 
s'être "ensardinés" dans des boîtes téléphoniques et frustrés 
de n'avoir pu en' sortir en passant par le fil électrique, les étu- 
diants pionniers se livrent à un sport au grand air. Il semble 
que la palme revient au- M Inte!lectuel Stunt Committee" de 
l'Université de Colombie-TfiTt&lmkwe (les documents en notre 
possession le prouvent) qui a créé Ja vogue des "pousseurs de 
lit". Le trajet de 42 milles, effectué durant la nuit, évidem- 
ment, leur grBrlg 12 hàurmm 25 minutes. L'Université de Wa- 
terloo a brisé ce. record sept jours plus tard. Queerrs de King- 
ston aspire au championnat mais soyez assurés qu'ils ne se- 
ront pas les seuls sous peu. 

Le règlements en sont très simples. Il suffit d'une ÏR 
simple, muni de roues évidemment, poussé par une équipe 3 

iants. 11 est facultatif d'y placer une . 



ne sont pas re* 



relais de quatre étudiants. 

reine: elle pourrait" s'endormir! LçMttiila: 

commandées; , î 

% 
» IV.D.L.R. 

Une fouille dans nos archives (à ne pas Un fondre avec 
descente) retrace l'origine de ce sport à l'Université Decca 
du Pakistan. 



I : 




• ï*v 









■" * 






/v 








-• 


. 




't 










Qui de nous, même le moins 
poeie, ne s 'est-il pas réjoui 
découler le chant, des oi- 
seaux? Les cigales chantent, 
les oiseaux cnanient, et" les 
hommes chament eux aussi, 
pour s'unir a cette voix de la 
nature. A une époque où la 
chanson a pris dans la vie quo- 
tidienne une importance capi- 
tale, et que nous constatons 
avec surprise la vente de 50 
disques à la minute, il serait 
bon de se demander: "Que 
chantent les ehansons d'au- 
jourd'hui?" Avec une petite 
chanson, on peut en dire des 
choses. Devant le spectacle 
grandiose de l'océan, on pense- 
ra beaucoup plus à "La Mer" 
de Charles Trenet qu'au "Lac" 
de Lamartine ou qu'à la poésie 
de Victor Hugo. On constate 
donc que la poésie, c'est la 
chanson. 

La chanson exprime non 
seulement tous les sentiments 
humains: joie, tristesse, es- 
poir, peur, révolte, mais aussi 
toutes les humeurs qui sont 
notre pain de chaque j&Ur, 
tous ces états d'esprit qui sont 
nôtres suivant qu'il fait beau 
ou gris, que c'est le lundi ou 
le week-end, que le travail va 
bien ou que les ennuis s'accu- 
mulent. 

La chanson n'est pas née 
d'hier. Son histoire est char- 
gée. Les Grecs et les Romains 
faisaient déjà des chansons. 



Les rois- de- France en ont" . 



écrites. La Révolution fran- 
çaise a été accompagnée par 
des couplets satiriques qui col- 
portaient les idées .nouvelles; 
les soldats de Napoléon 



Celui qui, parfois, se com- 
plaît dans l'humour noir est 
un tendre, un délicat qui ré- 
ussit des croquis charmants: 
Fidèle à l'amitié, attentifs aux 
gestes simples et généreux. 
Sa vraie sensibilité s'exprime 
avec force et pudeur dans la 
"Chanson pour P Auvergnat." 
Il nous montre comment il 
suffit d'un rien pour réchauf- 
fer le coeur de celui qui souffre 
Et, d'après les spécialistes cet- 
te chanson se classe au 65ème 
rang et une chanson aussi su- 
perficielle que Salace de Fruit 
obtient le 5ème1ang. 

On a répété que la chanson 
chante l'amour. Nos parents 
ont chanté "Parlez-moi d'a- 
mour" de Lucienne Boyer. 
Edith Piaf a clamé de façon 
déchirante les amours malheu- 
reuses. Nôtre époque, dit«on, 
ne fait pas de sentiment. Elle 
a horreur du romantisme, dit 
les choses crues, sans prépa- 
ration. Pourtant, les refrains 
pullulent qui confondent sen- 
timent et sentimentalisme, qui 
font rimer tendresse avec ca- 
resse et qui donnent envie de 
fermer la radio. 

Bans les "Sabots d'Hélène", 
Brqssenfl a su trouver les mots 
simples, vrais et charmants. 
La chanson est adaptée au 
langage de l'époque, elle trou- 
ve une expression plus directe, 
plus spontanée sans perdre sa 
délicatesse. 



Comment faire pour juger 
une chanson? 

D'abord, il faut que les pa- 
roles et la musique forment un 



avaient leur refrain de mar- tout. Si Pair plaît à J'oreille 
che. Dans notre siècle des éeri- niais s'accompagne de paroles 



vains tels que François Mau- 
riac, Prévert, Carco, écrivent 
des chansons. D'abord, c'est le 
moyen de diffusion le plus libre 
et le plus facile d'accès. La 'ra- 
dio ne fait pas seulement nous 
proposer la chansonnette, elle 
nous l'impose. 

Le cinéma a sa B.B., mais, 
la chansonnette a ses B.B. 
aussi. Je parlerai maintenant 
de Grlhëft Bécaud et de Geor- 
ges Brassens. J'apprécie Bé- 
caud parce qu'il est dynami- 
que et sensible. Par ses chan- 
sons trépidantes, il répond à 
notre besoin de vivre et pour- 
quoi n'en pas convenir, à notre 
besoin d'agitation. Rappelons 
une composition très vivante 
et pleine de mouvement; 

"Quand tu danses, danses, 
danses 

Le poète chanteur nous par- 
Je par "Les Marchés de Pro- 
vence,'' "la Ballade des Bala- 
dins," "le Mur," qui est pré- 
sentement très populaire. 
Dans sa chanson "C'était mon 
Copain". Bécaud a su célé- 
brer l'amitié. On sent que sa 
voix chaude rend à l'amitié sa 
vraie valeur. 

Plusieurs de ses succès dé- 
montrent une fantaisie, une 
jeunesse qui dépassent les 
contorsions de la vedette sur 
scène. Il s'est mis en tête d'é- 
crire un Opéra. Qu'est-ce qui 
en sortira? D'un BéCaudTiy* 




"du MAURIER 



est unique en son genr€ 

dit GÉRARD DEL AGE 
vedette de la télévision 



» v -V 









* « 



. « 



" 






* 



"tomme tout le monde, l'aime les bonnes 
choses, je dirais même, les meilleures.,. 
Avec la cigarette du Maurier, je suis 'servi 
à souhait^Le goût extra-fin de son tabac de 
Virginie et son rop w flit fë "MiHecel" 
en font vraiment une cigarette extraordinaire. 1 



^2)e %0*JP*H... &, W>40(&Ja£)i> 



V 



W40 



namique et brûlant, abordons 

une personnalité des plus dis-^Ton travail était dur * 

cutées: Georges Brassens. Alors j'ai chanté 

Découvert par Patachou, cet 
anarchiste bon enfant vit en 
bohème du côté de Montpar- 
nasse, et il a déjà composé une 
cinquantaine de chansons. 

Il aime les „ mots concrets 
et pittoresques, les images 
qui frappent du premier coup. 
Il parle une langue d'une vi- 
goureuse saveur. Il saft trou- 
ver le mot juste. 



insignifiantes, la chanson ne 
vaut rien. Si d'autre part, les 
paroles séduisantes ne sont 
pas supportées par le rythme, 
la chanson ne tiendra pas. 

Une chanson doit avoir été 
composée pour elle-même 

Lorsque", par eTiem^le, des 
commerçants avisés s'hper- 
çoivent que la marche sifflée 
du film "LeTont de la rivière 
Kwai" plaît au public et qu'on 
nous plaque des paroles telles 
que "Hello, le soleil brille", 
on ne peut-accepter l'étiquette 
chanson, c'est une fausse re- 
présentation, c'est une affaire. 
In véritable auteur écrit une 
chanson pour exprimer ce qu'il 
a dans le coeur. 

Il veut dire quelque chose, 
il veut nous faire partager une 
émotion. Il ne calcule pas le 
nombre de disques qui sera 
vendu. 

Enfin, une belle chanson a be- 
soin du temps pour que l'on 
puisse découvrir son charme. 

Il faut l'apprivoiser comme 
le renard du Petit Prince. Il 
ne faut pas juger trop vite et 
se méfier de la chanson qui 
plaît à la première audition. 

Je voudrais, en terminant, 
vous donner lecture d'un petit 
poème que je .trouvé bien joli: 

Tu avais de la peine 
Alors J'afr t h*gté 
Et tu m'as sourïr*- 



Tt tu a*s chanté toi aussi. 

Tu te sentais seul 

J'ai chanté pour toi 

Et tu as connu l'allégresse. 

Lp ma chanson, douce musique 
Apaise les coeurs et les âmes. 
Eveille en eux la Charité. 
Et le monde sera transforme. 

• Claude Géjinas. 



du MAURIER 



une cigarette de Virginie réellement plus douce 




• . .m 



■ \ 



Vi-70 



24 février 

Débat Villeneuve 



"LES ASSOCIATIONS ÉTUDIANTES 
DOIVENT-ELLES ÊTRE LIBRES DE 
TOUTE TUTELLE DE LA PART DE 
L'AUTORITÉ ! ! !" 

8:30 P.M. 



17, 18 et 19 mars 

Le Légataire Universel 

DE REGNARD 

PAR LA SOCIÉTÉ D'ART 
DRAMATIQUE 

8:30 P.M. 



YVES THERIAULT 



L'AUTEUR QUI COMPTE 



Yres Thériâult eat peut-être, parmi nos 
('(■/■trains c anadie n*, celui dont l'év olution 
t st la plus évidente. C'est en répons* m défi 
uiinjjiji^Ui ruait son talent 
que Thériâult puoluut en 1944 "Contes poût 
un Ihniiiin Seul": Que dé chemins parcourus 
d, puis cet essai! 

Ce romancier n'a fréquenté que VécnU 
pruwwn t 1 apprit, i n écrivanf, la grammaire 
,t h- met* r d'écrivain. Mais il a lu hocmoo u p : 
Malraux, Giono, Curte, Bazin, Mauriac, Si- 
menon, Saint-John Perse» Soit désir serait 
,1, posséder la p uissance du premier et la 
langue, ûi Mauriac. Travailleur de nuit, ja- 
mais il not( <n lisant; sa mémoire lui suffit 
I), puis quinze ans, chose incroyable au Ca- 
nada, ci i auteur vit de sa plume, un dur et 
patient laJbt nr a pe< cédé Ci ■•surets. Il a colla- 
boré <t un très grand npnïbre d, revues et de 
iournaux canadiens et préparé pour la radio 
et la télé rision plus dr ttoo textes. 

Thériâult est un agréable causiiir, sans 
.cuistrerie. Il parle des rhosis ipi'il connaît. 
Il aime les procès, mais ne veut pas juin r. 
Ç!es,t un défenseur dis minorités. On ne re~ 
h rmt iamais un Ifrre de Thériâult sans une. 
sorte de réflexion persoundh 

Arant la' quarantaine, tout artiste de va- 

1, ur doit avoir donné, sinon un chef d'o< U 
du moins dis oeuvres importantes. On. se sou- 
rient tkufion "Aarou" sur nos Juifs en 1950 



et surtout de son inoubliable "Âgàkuk" sur 
nos pi uplades esquimaudes. Et voilà main- 
tenant qu'avec "Ashini", son roman préféré 
que nous verrons bientéjt sur nos écrans, il 
nous prés, ut, un émouvant plaidoyer en fa- 
. m di s Indiens. Un plaidoyer qui donne aux 
blanc 8 que nous sommes et dont l'auteur ne 
s, (pue guère pour faire le procès, une ex- 
ciltente occasion de réfléchir sur un vieux' 
péché d, colo/iiauisme. 

Sou co'in et. son esprit sont ceux,\j'ima- 
giue, d'un M<ntfagua>s en ••évolte contre le 
sort fait aux siens. Il esi complice de cette 
profond* > t nécessaire alliance entre l'auteur 
et son sujet. Thériâult veut nous faire com- 
prrndrc ses frères crrwj r s lesquels, le christi- 
anisme it l'humanisme, uous imposent au 
mains le devoir de réparer le tort que nous 
aurions pu leurCfairc. Si-Exupéry eut aimé 
a livre. 

Chacune de ses oeuvres t si Von peut dire, 
tient la promesse de l'oeuvre précédente. Il 
innove vraiment car bien peu de nos écri- 
rains ont VU, plus loin que leur patelin, com- 
lu, s'ils ignoraient V universalité delà langue 
française. Seuls des écrivains comme Yves 
Thériâult f iront totnber cette ?nuraille de 
Chiut qui entoure la culture québécoise. 

' - Claude Gélinas. 

Ce H février 1961. 



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Page 6 



LA ROTON DE 



Le 22 février, 1961 



Lé 22 février, 1961 



- 



% 



JL IMPORTE QUE 

L'ETUDIANT EN 

PHILOSOPHIE SOIT 

PHILOSOPHE 

par G. Pelletier 



^ 






■, 



Un titré, qui surprend/ Une chimère bonne pour 
les étudiants à barbç «Imn peu blasés? Pourquoi ne 
pas être philosophe soi-même? Pourquoi toujours 
se nourrir dé la philosophie dés autres et ne pas s'en 
faire une? > 

A un moment donné, l'étudiant commence à se 
poser certains points d'interrogations sur lés choses 
existantes. Science, du pourquoi? Nous vivons de 
"pourquoi" depuis que nous pouvons balbutier ce 
mot. Et .un jour* ce "pourquoi" devient une science 
que nous appelons d'un mot très digne: "la philo- 
sophie'"*. 

Laissons de côté toutes nos notions d'être et d'ex- 
istence, de puissance et d'acte* qui nous hantent 
depuis deux ans. Pensons un peu a l'application que 
nous pouvons en faire aujourd'hui même, à cet Ins- 
tant présent, dans notre vie propre. 

La plus élémentaire des questions que l'on se pose 
c'est bîert celle de l'existence des choses. C'est tout 
à coup spontané. C'a vit. Comment se fait-il que cette 
table que je touche puisse-' exister, qu'elle soit dure 
et lisse au toucher, qu'elle possède quatre pattes 
et qu'elle se tienne debout. Quelle est la cause de 
cette ligne blanche tracée à la craie? 

Dans cette nature qui nous entoure, comment se 
fait-il qu'il y ait ici une rue, une maison, un jardin? 
Vous qui m'écoutez sagement en ce moment, com- 
ment se fait-il que vous puissiez me voir, m'entendre, 
penser même à quelque chose? . . . même si ce n'était 
que mots badins qui me qualifieraient d'idiot. 

Le fait de penser, d'agir? de s'amuser, d'étudier; 
d'aimer, d'haïr, de s'ennuyer suscite un problème. 
A chaque minute, un point d'interrogation se sou- 
lève. Non . . .? cela devrait pourtant, si nous voulons 
être non plus des étudiants en philosophie mais des 
philosophes- pensants. 

L'abstraction demande l'effort, j'en conviens. Et 
l'abstraction dont je parle ici ne veut pas dire tour- 



ner en rond sur un point. Si depuis deux ans l'étu- 
diant étudie uniquement la philosophie pour acquérir 
une certaine facilité d'abstraction, je qualifierais cet 
état de chose d'absurde et de ridicule. Car, l'étude des 
mathématiques, du grec, du latin et disons-le, de la 
littérature française, peut aussi bien nous donner un 
infaillable exercice d'abstraction. 

Parce que la philosophie nécessite un acte- de l'es- 
prit qui dépasse l'assurance du bon mathématicien, 
parce que la philosophie va au plus creux des choses 
et qu'elle dissèque mieux* une pensée qu'une version 
grecque ou latine, il faut dire que l'application de la 
philosophie dans notre vie quotidienne neus rendra 
vraiment homme dans la* mesure où nous pouvons 
l'assimiler et en faire notre pain quotidien. Machine 
h calculer, robot mécanique sont pour les esprits 
mécaniques. La philosophie est pour l'esprit penseur, 
et le penseur. 

Pour philosopher, il faut du temps, et de la ré- 
flexion. Nous prenons du temps pour toutes sortes 
de choses, du moins nous en trouvons, donc le facteur 
temps existe en ce sens que chaque jour a ses. 24 ( 
heures et que les 24 heures ont leur nombre délimité , 
de minutes. En philosophie, nous ne prenons pas le , 
temps de philosopher, nous philosophons tout le j 
temps; le temps pour le philosophe est quelque chose I 
d'illimitable qui se perd dans . l'infinité du temps- 
durée et du temps-espace. 

J'ai parlé de réflexion. Cet élément amènera du 
sérieux dans notre vie, nous permettra de toucher 
<lu doiut certains problèmes, d'en saisir la portée, et; 
les conséquences. Par l'exercice, de la réflexion, 1« 
philosophe met son jugement à contribution. Il arri- \ 
vera à résoudre et à délimiter de lui-même les ré- 
ponses à ses nombreux pourquois. C'est ce qui le, 
rend vraiment lui ma in, qui l'élève au-dessus de, 
l'être non-pensant et qui ie rend un peu semblable 
à cet être essentiel, qui est être et essence. 

("est pourquoi je dis: Vivons de la science du 
pourquoi. Elle apportera des richesses immenses et j 
nous fera comprendre notre raison de vivre, notre j 
\ ie, et de plus, elle nous fera aimer la Vie. Il ne 
serait pas absurde de dire ici: "Qui philosophera un 
jour devra philosopher toute sa vie, et 'cela, jusqu'à 
son dernier souffle". Celui-là saura mourir! 

Et c'est pourquoi, je dis: Il est essentiel que l'étu 
diant en philosophie soit philosophe. 



i ■ 



Cent-z-arrïère-pensées 



par M. CHEVRIER 



- 



DE CARNAVAL EN FRERE 



ASSOCIATIONS ETUDIANTES 

FACE 

AUX AUTORITES UNIVERSITAIRES 

Le 24 février prochain doivent avoir Heu les débats de la 
ligue Villeneuve auxquels participeront les universités de 
Laval, Sherbrooke, Montréal et Ottawa. 

Le sujet du débat est: "Les associations étudiantes doi- 
vent-elles être libres de toute tutelle de part des autorités 
universitaires." Les candidats furent très peu nombreux et 
pour clore l'affaire en beauté on semble avoir choisi nos re- 
présentants 'd'une façon très arbitraire. 

Ce débat inter-universitaire tendra sans doute à définir 
les droits et les privilèges des associations étudiantes au sein 
de la société universitaire. Le problème est d'actualité et sans 
doute on saura éclairer bien des mésententes. Une bonne dé- 
finition du statut social des associations étudiantes apportera 
sans doute une lumière bienveillante en ce qui concerne les 
relations de ces associations avec leurs supérieures. A Travers 
les années de nombreux conflits ont surgi entre les associa- 
tions étudiantes et les autorités universitaires et la base' de 
ces conflits a toujours, ou du moins le plus souvent, été à 
savoir qui avait tels droits et qui était tenu à quels devoirs. 

Actuellement Jes au torités semblent posséder tous les 
droits et en ce qui concerne les droits qu'elles ont accordés 
aux associations étudiantes il est bien évident qu'elles se sont 
gardé un droit irrévocable de veto. Il semble bien qu'au sein 
de la société étudiante que ce ne soit pas un principe démo- 
cratique qui soit à l'oeuvre mais bien la dictature. 

Par contre les autorités de nos universités doivent tenir 
les rennes: l'entière liberté accordée aux associations étu- 
diantes résulterait sans doute en un affreux cauchemar. 
L'expérience des autorités universitaires justifie leur droit 
de regard sur les associations étudiantes. 

Cependant l'ampleur de ce droit doit»* être définie de 
façon à être également profitable pour les deux partis. Le 
fameux cliché au sein des sociétés universitaires, *le parter- 
nalisme', sera sans doute discuté avec véhémence par nos 
Cirerons universitaires, et il est à souhaiter que l'on puisse 
tirer de leurs discours des remarques aptes à résoudre le pro- 
blème de l'étendue des pouvoirs des autorités universitaires. 

Les débats Villeneuve s'annoncent donc des plus intéres- 
sants et tous les étudiants de notre- université devraient se 

e un devoir d'y assister. _» __« ' fr 

William A. Auger. 



Cours d'été en 

agriculture 

.. \ 

Endroit 

Faculté d* Agriculture de l'Uni- 
versité Laval à Sainte -Anne-de -la- 
rocatière, Kam, Que. 
Date: 

Du 4 juillet, à 9 heures a. m., au 
* août (1961). 
but: 

Préparer les professeurs pour 



Les activités du club Saaki 
attirent un nomore toujours 
grandissant d'aaeptes. spor-j 
uis. y u- est-ce qUe ie ciub aas- 
Ki. C est un ciuo a enrages ûu 
ski qui se sont reunis ensem- 
ble et ont UeciUea de louer Un 
cnaiet a VY aaeneid pour y pra- 
tiquer leur sport lavori. A 
cnuque lin de semaine, ils se 
renseignement des sciences miné- j reunissent pour descendre sur 
raies et donner une formation de les cotes enneigées de ce coin 
base, nécessaire à l'enseignement de de pays. Ils se sont organisés 
la géographie physique et de la i sur un standard de grand au- 
géographie agricole. Les étudiants berge et cela à un prix très 



Scu6t 



LA ROTONDE 



Page 7 




Un autre Carnaval vient de se terminer. Et 
nous pouvons ajouter un autre succès. Car 
malgré la pénurie de fonds traditionnelle, 
^une température très peu dans l'esprit carna- 
valesque, les difficultés techniques toujours 
présentes dans ces genres d'organisations et 
par ailleurs très compréhensibles, une nou- 
velle équipe sous l'habile et quelquefois sé- 
vère direction de M. André Cadieux, a su don- 
ner à ces quatre jours de festivités un air 
de joie et de gaieté où tous ceux qui y ont par- 
ticipé n'en ont retiré que du plaisir. Les 
différente* soirées ont été très bien réussies 
et très goûtées par ceux qui s'étaient donné 
la peine de se déplacer pour y assister. C'est 
alors qu'il faut s'imaginer l'immense somme 
de travail qu'ont dû fournir les responsables 
de ces activités. Il faut être aussi très indul- 
gents pour les quelques anomalies qui ont pu 
se présenter à différentes occasions d'autant 
plus que nous avions affaire cette année à une 
équipe dévouée mais inexpérimentée et qui 
n'avait pour toute expérience que le rapport 
du carnaval de l'an dernier et qui avait d'au- 
tre part un but très précis, celui de faire de 
ce festival un plus grand succès que les an- 
nées précédentes ce que je crois, ils .ont ré- 
ussi. 



LA CHORALE PRESENTERA SON 
PROCHAIN CONCERT EN MARS 



"Excellente djscipline vo- 
cale . . . Progrès énorme — 
technique plus éprouvée . . . 
(Le Droit). 

"Considérable progress and 

a well-disciplined approach to 

thè varied style." (The-Citl 

zen). 

Voilà quelques commenta* 



Ce qui devait arriver, arriva . . . Le frère! 
INTEL (Pierre-Jérôme) est presque muselé. 
En effet, les autorités du Vatican lui ont con- 
seillé de "diminuer sensiblement" ses activi- 
tés. Encore des rumeurs, direz-vous. Majs au- 
cunement. Il a lui même confirmé la chose à 
un représentant d'une association étudiante 
qui désirait 1 inviter à donner une confé- 
rence ... Au lieu d'admirer la franchise gt 
l'honnêteté qui caractérisent ses désormais 
célèbres Insolence^ et où il dévêt décemment 
le COfpé malade de "nuire système éducation- 
nei qui est Botta la puritaine autorité de notre 
père le Département de l'Instruction Publique 
et qu'il dîagnostise laborieusement, on le ré- 
duit au silence, presque total. Les vérités 
qu'il "ose" dire dans son pamphlet seraient- 
elles trop indigestes pou* la dogmatique pro- 
-vjnge de Québec? Il semblé pourtant que non 
comme en fait foi l'immense succès que son 
livre a connu à travers le Canada. Espérons 
que les autorités concernées n'iront pas jus-: 
qu'à censurer complètement et l'auteur et 
son oeuvre. Car sachez bien que si l'on conti- 
nue à refouler dans notre système toutes-ces 
vérités, l'indigestion pourrait être fatale . . . 

mars. Le programme varie du 
classique à la comédie musi- 
cale américaine telle qu'Ok- 
lahoma." Il inclut également 
certain morceaux originaux et 
nouveaux qui, nous l'espérons, 
sauront vous plaire et vous 
faire passer une soirée des 
plus agréables. 




BANQUET DU 

MERITE ETUDIANT 



DE LA FACULTÉ DES ARTS 

26 février 



HÔTEL EASTVIEW 



7:00 P.M. 



faut pas oublier que cette acti- 
vité exige de tous au moins 
deux soirées de pratique par 
semaine. C'est signe que la 
Chorale ne perd pas son temps. 
Cette activité représente 
l'Université au point de vue 
artistique et musical; en d'au- 
tres mots, c'est VOTRE Cho- 



SEMAINE DES ARTS 

DIMANCHE LE 2«— - 

11.01) a. m. — Messe d'ouverture, diacre, sous diacre. 
7.00 p. m. — Banquet du mérite étudiant. 

LUNDI LE 27— 

11.00 a. m. — Ouverture de l'exposition de peinture, s. 140. 

Ouverture de l'exposition de livres, s. 110. 
12.00 p. m. — Dîner musical - Sous-Bassement. 
s.00 p.m.— Débat anglais, s. 135. 

MARDI LE 2S_ . 

12.00 p.m. — Concert, Salle Académique. 
- 3.00 p.m. — Le Club de Français présente: Causerie, 
> s. 135. 
. - "L'écrivain canadien a-t-il une conceptti 
assez large du monde et de l'homme." . 
8.00 p.m. — Le Club d'Histoire. présente: Forum, s. 135. 
"Il n'est jamais rien arrivé de mieux aux 
canadiens français que la conquête par les 
armes." 



Jean-Pierre Laplante, 



très favorable» BKtfês encou- rale à Vl)US étudiants et étu- 



rageants pour /la Chorale de 
l'Université. Oe sont les résul- 
tats du "Concert de Noël." 

Ce succès est ,dû en grande 
partie au travail que le R.P. 
Dubé et son assistant, M. Bob 
Peletier, ont apporté afin de 
bien diriger cette chorale mais 
aussi aux efforts assidus que 
chacun et chacune ont dû met- 
tre à la préparation; car il ne 

r ■ 



diantes. Peut-être pourrait-on 
souhaiter de .trouver parmi 
vous un nombre plus considé- 
rable d'adeptes, ce qui permet- 
trait à ce mouvement de prcAj 
gresser davantage et de re- 
présenter encore mieux l'Uni- 
versité. 

En ce moment, ,1a Chorale 
prépare s'on grand concert an- 
nuel qui aura lieu les 16 et 17 



Surveillez les 

tableaux 

d'affiches pour 

les informations 

du seryic&~d& 

nouvelles de 

La Rotonde 



MERCREDI LE 

12.00 p.m.- 

3.00 p.m.- 

8.00 p.m.- 

JEUDI LE 2— 

10.00 a.m.- 

11.00 a.m.- 

12.00 p.m.- 

4.00 p.m.- 

T.OO p.m.- 
8.30 p.m.- 



1— 

•Dîner musicale. 

■Film, Salle Académique. 

•Débat français. 






•Ouverture d'une exposition de céramique. 
s. 140, 

-Visite de X'la4rej Martin à la classe de 4e. 

-Dîner musicale, tr 

-Le Club Digama présente des scènes de So- 
phocle et de (îhéon. Aussi le Cocktail 
Party de T. S. Eliot. } 

■Roger Duhamel - Salle 

"Les insolences sont-elles insolentes". 

-Ilopkins Club présente: Dr Dali on McGuinty 
S. 135. 



VENDREDI LE 3— 

12.00 p.m.— Dîner musical, S. J4". 

3.15 p.m. — Thé Rencontre entre étudiants-professeurs- 
autorité. S. 140. 

8.00 p.m. — Jeannine et Mico, fantaisistes. Auditorium 
de Médecine. 



des cours secondaire et classique et 
des Ecoles normales peuvent aussi 
être admis. 
Sujets enseignés:' 

Minéralogie, Pétrographie, Géo- 
logie (physique, historique et éco- 
nomique), Pédologie (Sols), Océa- 
nographie physique. Travaux de la- 
boratoire et excursions. 

Les professeurs de la Faculté 
d'Agriculture sont assistés par des 



mouique puisque la majorité 
des membres' sont des étudi- 
ants de l'Université. 

Le chaiet lui-même com- 
.prend une cuisine où. chacun 
y Uepose sa 'nourriture pour 
la fin de semaine. On y re- 
trouve un salon muni d'un ma- 
gnifique appareil stéréophoni- 
que prêté par un des membres 
et" une salle à dîner où chacun 



collègues de la Faculté des Sciences déguste la nourriture d'un CUÏ- 



ei de la Faculté des Lettres et par 
des géologues du Ministère des 
Mines (Québec). 
Durée des cours: 

Trois périodes annuelles d'une 
durée de quatre semaines chacune. 
Sanction universitaire:. 

La Faculté d'Agriculture de 
l'Université Laval accorde 18 cré- 
dits\ soit 6 par période, suscepti- 
bles d'être reconnus par toutes les 
universités en vue de l'obtention 
d'un grade universitaire. Les Ecoles 
normales considèrent ces crédit s I vient de ces 
i oui m e l' équivalent de la Métho- "nTe" ïradii 

dologie (Géographie 111-70 heures) 
de la 1 ."»«'• me spéciale (brevet A). 

A la fin de la Troisième année, 
1rs étudiants qui ont exécuté les 
travaux pratiques et subi les exa? 
mens avec satisfaction reçoivent un 
Certificat d'Etudes des Sciences de 
la Terre. Un bulletin officiel des 
résultats est remis à tout candidat 
à la fin de chacune des périodes. 
Frais: ■* 

Inscription et scolarité: $100.00. 
Certificat d'études: $5.00. 

Chambre et repas: $2.50 par 
jour, cafétéria de l'Ecole d'Agri- 
culture, g > 
Bourse: 

Le Ministère de la Jeunesse offre 
à chaque étudiant une bourse cou- 
vrant au moins les frais d'inscrip- 
tion et de scolarité. » 
Inscription et programme des 
cours: 

S'adresser au Secrétariat, Fa- 
culté d'Agriculture, Sainte-Anne»; 
de-là-Pocatière, Kam, Que. 



Bal Médical 

La société d'Esculape de la 
- Facul té de Médecine de l'Uni- 
versité d'Ottawa aimerait an- 
noncer à vous et à vos lecteurs 
que le quinzième Bal Annuel 
de la Faculté aura lieu le sa- 
medi 25 février 1961. au Châ- 
teau Laurier. Le tout se dé- 
roulera sous le patronage de 
son Excellence le Gouverneur 
Généraf du Canada. 



sinier professionnel. Ce der 
nier, un étudiant en philoso- 
phie, prend une portion de 
nourriture de l'approvisionne- 
ment de chaque membre et 
en Jait de plantureux repas. 
Au deuxième étage du chalet, 
l'on a les ".Qhambres à coucher 
où l'on peut passer la nuit et 
ainsi être prêt à se lancer sur 
les pentes dès le lever du so- 
Jeil. 

Saski a son -charme qui pro- 
vient de ces traditions. Ces 
ions sont em- 
preints de l'esprit carabin que 
l'on ne retrouve guère à Otta- 
wa. La gaieté et la,. fraîcheur y 
règne du lever au coUcher. Au 
nombre des traditions sociales, 
l'on remarque la fameuse par- 
tie d'huîtres qui marque l'ou- 
verture officielle du chalet. 
Cette activité avec le'^-Pow- 
Wiiw qui marque la participa- 
tion des membres au carnaval 
d'hiver de Wakefield sont des 
attractions, même- pour lès 
touristes. 

Tel est Saski. On ne peut le 
connaître vraiment qu'en s'y 
rendant pour une fin le se- 
maine. Pour une somme -modi- 
que, on vous permettra de 
prendre part aux activités 
d'une fin' de semaine et vous 
en reviendrez enchantés. 



FAIRE "FESSE" 




Félicitations aux professeurs qui ont pris 
part aux activités du Carnaval, C'est un geste 
qui sera sûrement apprécié des étudiants. 
Nous avons pu voir entre autres, le profes- 
seur de philosophie, M. Louis Gravelle, qui 
manie avec une égale aisance le syllo- 
gisme, Phylémorphisme, le rock-and-roll, les 
sambas et les cha-cha-cha ... On est versa- 
tile ou on ne l'est pas . . . 

La réussite du Carnaval est un fait certain. 
Tous les étudiants méritent des félicitations 
pour leur participation active, mais nous de- 
vons un gros merci à André Cadieux et à ses 
dévoués collaborateurs. 

A la dance du samedi soir, la Reine et les 
Princesses ont été présentées au public, re- 
vêtues de leurs plus beaux atours. Le spec- 
tacle était des plus gracieux. Mais une des 
Princesses brillait par son absence. Est-ce 
que le chagrin de n'avoir pas été élue reine 
aurait abîmé Jes traits de celle-ci au point de 
l'empêcher de paraître en public? 



A la soirée d'ouverture du Carnaval, soit 
le jeudi, au Minto; la glace était noire de 
monde. II fallait voir Claude Laplante se 
frayer un chemin au milieu de cette foule 
à la recherche de demoiselles qui, paraît-il, 
ont refusé ses plus alléchantes invitations.^On 

Notre président Gilles Grenier mérite des 
félicitations pour le rôle qu'il a joué durant 
toute la durée du Carnaval. Il marqua de sa 
présence toutes les activités du Carnaval, il 
était partout et parfois même dans les "nu- 
ages" ... 

• • • 
La devise du frère .UNTEL 

"Ju-ment souviens" 

• • • 
"La vie est une fleur 

La femme en est la tige 
Et l'homme le "prestige" " 

Professeur Maltais 

• • • 

Une vague de séparatisme souffle sur le 
Campus. Certaines facultés veulent se sépa- 
rer de la Fédé. On se croirait au Québec . . . 

' • * • 

Notre président, Gilles Grenier fêtera son 

23ème anniversaire de naissance le 20 fé- 
vrier. 

• • • 

"A Paris, ce qu'on appelait autrefois l'âge 
mur tend à disparaître. Oh reste jeune très 
longtemps, puis on 'devient gâteux". 






A. Capus. 



Jean Culotte 



Vendredi, 
le 3(mars 

3.1 5> 
Rencontre 
ETUDIANTS - 
AUTORITES 

Salle 140 
Tous sont 
bienvenue 



GRADUES UNIVERSITAIRES 



en 



/ls 



AGRICULTURE, ARTS ET SCIENCES 

avec spécialisation dans les . ■ 

SCIENCES BIOLOGIQUES 
TRAITEMENTS: $4,560 - $7,860 

D'intéressants postes sont disponibles en divers centres 
partout au Canada, dans les ministères suivants: Agri- 
culture, Pêcheries*, Forêts, Santé nationale et Bien-être 
social. Nord canadien et Ressources nationales. 
Pour plus de précisions, consultez les circulaires d'in- 
formation nos 61-1700, 61-1701, 61-2200 et 61-2202 
aux bureaux universitaires de placement, au 5ervice 
national de placement ou aux divers bureaux régionaux 
de la Commission du service civil. 



:cuf 



EXECUTIVE OFriCES 



Traders Finance Corporation Limited 



ornee or tmk 

PRESIDENT 



TRADERS eulLDINO 
625 CMU«CH STRECT 

Toronto s, Ontario 



. 



Au cours des années passées, notre compagnie a sélectionne* un 
petit nombre de Jeunes universitaires ayant des dispositions pour 
la vente afin de représenter Traders dans les nombreux domaines 
de l'industrie du financement des ventes. ^ 



En raison de l'extension de notre organisation a l'écheHe de la 
nation et du fait que la plupart de9 membres du personnel exécutif 
et administratif de la compagnie ont accédé par promotion à leur 
position actuelle, nous estimons de nouveau ne'cessaire de faire 
appel à des personnes ayant l'intention de faire chez nous une carrière 
leur permettant de parvenir aux plus hautes situations. 

Traders fut fondée à Winnipeg en 1920 en tant que première compagnie 
indépendante entièrement canadienne. Depuis lors, la compagnie a 
grandi constamment, passant d'un bureau unique à près de 100 
succursales d'un océan à l!autrs. 

Traders met à la disposition des détaillants des plans d'achat pour 
les automobiles, camions, bateaux, moteurs, appareils ménagers, 
meubles, équipement et machines industriels et de nombreux autres 
item qu'il serait trop long d'énumérer ici. 

• 
Nous pensons que les jeunes gens sérieux trouveront là un métier 
passionnant, qui stimulera leur zèle et dans lequel leurs efforts se 
verront largement récompensés. Jamais, dans l'histoire de Traders, 
les conditions n'ont été aussi favorables à une carrière d'avenir. 



Bien sincèrement. 



<P> 



ÎJt 




-* 



R.M. Willmott-h 



Président. 



Ceux qui seraient Intéressés par une carrière dans une Compagnie 
de Financement devront consulter Immédiatement leur conseil.'sr 
professionnel afin d'obtenir un rendez-vous. Un représentant de 
Traders Finance Corporation se rendra à l'université dans les deux 
semaines à venir pour y accorder des entrevues. 



Dernière Heure: 






M. E. VAÙGHN STEWART DEVIENT ADMINIS- 
TRATEUR AU SERVICE DE LA FEUD. 



7T 






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Page 8 



LA ROTONDE 



Le 22 février, 1961 



ALPHONSE MORISSETTE ANALYSE 



LA PERSPECTIVE 



' 



ï 



Entre l'intransigeance ou- 
trancière des partisans de la 
Laurentie et le défaitisme 
empressé des anglicisants il y 
a de la place pour une attitude 
raisonnée et ferme qui n'ex- 
- clut pas le sens critique mais 
qui est prête à faire son effort 
pour l'unité canadienne. La re- 
grettable habitude de porter 
les jugements les moins nu- 
ancés sur les problèmes les 
plus complexes est illustrée 
par "Les complexes", prise de 
position irrationnelle de Mi- 
chel Leclerc dans la Rotonde 
du 23 novembre 1960. Pour 
être équitable nous devons 
aussi souligner l'attitude op- 
posée pour le moins ridicule de 
Jean Marc Poliquin dans le 
Droit du 5 novembre où il assi- 
mile le groupe canadien-fran- 
çais à la tribu des Six-Nations 
dans dnT~critique de "l'Indé- 
pendance du Québec" de Wil- 
frid Morin. Pour situer le pro- 
blème dans son vrai contexte 
il faut d'abord se demander si 
le Québec a le droit de se reti- 
rer de la Confédération. La ré- 
ponse est oui, et il n'y a pas 
que des Canadiens français 
pour le dire. Un des grands 
quotidiens de langue anglaise 
du Québec a dû en convenir 
après une étude sérieuse de la 
question sur le plan juridique. 
Il reste donc à déterminer si 
cette scission est opportune 
et désirable sur le plan poli- 
tique, économique et social. 

Nous avons en ce moment 
une élite responsable au pou- 
voir à la législature du Qué- 
bec. Cette même élite prône 
une coopération plus grande 
avec les autres provinces et 
avec le gouvernement fédéral. 
Notre influence aux élections" 
fédérales est très grande et 
c'est uniquement parce que les 
représentants du Québec au 
parlement fédéral n'ont pas 
pleinement réalisé ce facteur 
que nos droits sont souvent 
lésés. Si notrelangue n'est pas 
respectée dans le fonctionna- 
risme c'est aussi parce queVos 
fonctionnaires de langue fran- 
çaises ne résistent» pas apurez 
aux pressions indues. On veut 
être bien vu du chef du dé- 
partement, alors on rampe. Si 
notre représentation ministé- 
rielle est faible n'est-ce pas 
parce que nos meilleurs hom- 
mes se sont désintéressés du 
fédéralisme alors que la seule 
attitude Intelligente pour nous 
consiste à utiliser les avan- 
tages du système tout en essa- 
yant d'en atténuer les incon- 
vénients. Du point de vue éco- 
nomique notre situation n'est 
pas brillante; ce n'est pas le 
manque de potentiel mais bien 
le manque 4e 4ynamisme de 
nos hommes d'affaires qui 
nous maintient dans ce ma- 
rasme actuel. Il semble pour- 
tant que le gouvernement pro- 
vincial va prendre des mesures 
nécessaires pour assurer notre 
plein développement économi- 
que au sein de la Confédéra- 
tion. Par exemple l'établisse- 
ment d'une industrie sidérur- 
gique au Québec absorberait 
une partie du charbon des Ma- 
ritimes et de notre minerai de 
fer. Ce serait donc une aide 
économique aux Maritimes, 
une expansion de .l'industrie 
du Québec et un apport à la 
nation canadienne, qui achète 
son acier aux Etats-Unis. Le 
côté" social du problème est 
aussi mal envisagé. Il n'y a pas 



de différence fondamentale 
entre les groupes ethniques. 
Ceux-ci ne sont pas au com- 
mencement de l'histoire mais 
ils en sont une conséquence. 
Donc, l'homme doit primer sur] 
les divisions ethniques, natio- 
nalistes, et géographiques 
puisqu'il leur a preexisté^Jf 
y a une personnalité canadien- 
ne-française qui est intéres- 
sante et c'est aujourd'hui le 
seul rempart réel contre l'a- 
mericanisation. Notre rôle au 
sein de la Confédération est 
de voii! à ce que cette américa- 
nisation so^ circonscrite et 
nous sommés prépares par no-' 
ire langue et notre culture à 
bien jouer ce rôle. A l'argu- 
ment classique qui consiste à 
citer les injustices commises 
par nos compatriotes de lan- 
gue anglaise depuis 1867, je 
répondrai i depuis quand la 
conduite selon l'aphorisme 
"oeil pour oeil, dent pour dent" 
est-elle intelligente et conjs- 
tructive ? Tous ces faux fu- 
yants ne sont que des prétex- 
tes employés par certains ca- 
nadiens-français dans un ef- 
fort pour justifier leur apa- 
thie, leur ignorance ou leur 
indifférence. Et. même si le sé- 
paratisme entraîne dans ses 
rangs des hommes de valeur, 
ce n'est pas une garantie de 



, lisation saine ou le censeurs 
aurait fait disparaître l'erreur 
et l'immoralité. On peut voir 
de suite les implications d'une 
pareille politique. Quoique 
l'abbé Morin se défende bien 
d'adhérer au courant d'idées 
qui placent l'Etat au dessus de 
tout, idées condamnées par Pie 
XI dans son encyclique "La si- 
tuation de l'Eglise Catholique 
dans le Ille Reich", toute la 
deuxième partie de son volu- 
me est imprégnée d'un esprit 
pro-faciste. 



Passons maintenant à l'ap- 
préciation de l'ouvrage "Sépa- 
ratisme, doctrine construc- 
tive." Ici il n'y a aucun faux- 
fuyant, c'est du facisce à l'é- 
tat pur. Le premier aspect est 
le côté raciste de cet ouvrage 
qui a comme but principal de 
distiller la haine et l'animosité 
réciproque des deux ethnies. 
C'est une fausse conception du 
patriotisme celle qui substitue 
à l'amour de sa race la haine 
des autres races. A la façon 
de tous les facistes des années 
30, on attaque la nation bri- 
tannique avec virulence. Quels 
que soient nos sentiments en- 
vers la Grande-Bretagne et les 
britanniques en général, il 
faut tout de même respecter 
leur démocratie car s'il leur 
manque certaines qualités 
propres aux latins, ils ont la 
précieuse qualité de savoir se 
gouverner. Ce livre d'un sec-, 
tarisme très étroit et d'une ; 
petitesse d'esprit remarquable j 
démontre bien que son auteur j 
n'a aucun sens de l'universa- 
lité humaine. L'aspect pure-j 
ment politique est résumé, 
dans cette phrase que je cite: 



son ^ai-fondé car qui oserait JfJ 1 !^™™ ?$t& Pïl 
direct n'y a pas eu ^l*E!i5PjBRtfftffl 

logie du facisme, doctrine 
d'ordre, et une éloge de Fran- 
co, de Salazar et de Mussolini. 



qu ir n y a pas 
mes intelligents dans la folie 
collective faciste des années 
30 et pourtant l'histoire a dé- 
montré les vices du régime. 

Pour faire une critique du 
séparatisme il faut avoir étu- 
dié ses grands principes tels 
qu'élaborés dans "Nos droits 
à l'indépendance politique" de 



tout ce qui est anglo-saxon. 
Ensuite il passe au socialisme 
qu'il décrit comme le pire fié- 
eau de l'humanité et pour lui 
la conclusion à tirer c'est que 
4 les canadiens français dans 
leur intérêt devraient accep- 
ter avec simplicité, humilité 
et reconnaissance (sic) un 
gouvernement d'ordre qui de- 
viendrait bientôt une dicta- 
ture de droite. Il va sans dire 
qu'ici aussi on fait intervenir 
la religion. Laurendeau avait 
raison de dire: "Les cana- 
diens français applaudissent 
toujours plus les anathemes 
contre l'extrême gauche que 
contre l'extrême droite. Nous 
pensons trop souvent que Dieu 
est à droite." Morin, O'Leary 
et Barbeau reconnaissent le 
même maître: Lionel Groulx. 
J'ai beaucoup de respect pour 
le chanoine Groulx et je pense 
que sa réputation d'historien 
n'est plus à faire. Pour ce qui 
est de ses idées. politiques je 
me contenterai de vous citer' 
la phrase de Normand Hudon 
qui résume ma pensée: "Notre 
maître,. le dépassé." 

Je 'crois sincèrement que 
l'unité canadienne est un idéal 
digne d'être poursuivi. Je 
crois que la meilleure attitude 
est /Celle -d'JIenri Bourassa un 
des plus grands défenseurs de 
nog droits qui n'a jamais été] 
séparatiste. Rien au contraire 
il aurait aimé nous voir deve- 
nir des Canadiens toqt court. | 
Toute sa vie prouve que cette 
collaboration au sein de la con- j 
fédération ne mène pas à l'as- \ 
similation comme certains 
voudraient nous faire croire 
aujourd'hui. Il a fait -plus pour 
le Québec que tous les Morins, 
O'Leary et Barbeau qui s'affi- 
chent de biens meilleurs Cana- 
diens français que tous les au- 



tres parce qu'ils s'agitent à 
temps et à contretemps. Le Ur 
attitude nous a fait plus de 
tort que de bien. Le monde 
d'aujourd'hui est un monde où 
le pouvoir s'exercefa de plus 
en plus par la supériorité de 
l'esprit. Cessons donc de re- 
sasser le passé puisque le ■ 
temps est irréversible et essa- 
yons de dominer le présent. 
Le Canadien français au sein 
de la Confédération à droit à 
sa part et cette part est gran- 
de. Malgré notre caractère mi- 
noritaire nous pouvons jouer 
un grand rôle au parlement fé- 
déral. Alors que le grand dan- 
ger pour nous est l'influence 
américaine nous avons perdu 
des années fen luttes, intes- 
tines. Le résultat est. que les 
EU sont les propriétaires du 
Québec et cet état de choses 
ne pourra » être changé que 
par un long et patient travail. 
Cette récupération de notre 
économie doit être une ôpéra- 
; tion concertée fédérale-pro- 
vinciale. Le Québec ne veut 
pas d'une supposée indépen- 
dance qui ne serait que le pré- 
texte à l'établissement d'une 
dictature de droite. Nous ne 
voulons pas d'un régime d'in- 
tolérance religieuse. On peut 
avoir un même intérêt nati- 
onal tout en étant catholique, 
tout simplement chrétien ou. 
même agnostique. Tout ce que 
cela demande c'est que les uns 
respectent le choix /les autres. ' 
Cette école d'intolérance qui 
•prône le séparatisme va bien- 
tôt mourir. Face à nos problè- 
mes, c'est à nous de donner 
naissance à une autre école 
qui aura plus d'envergure,. de 
compréhension et d'universa- 
lité. 

Alphonse Morissette. 



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Parmi les hommes politiques 
du siècle, l'auteur choisit -Mus-- 
solini comme le plus grandr 
Cet état laurentien serait une 
dictature, avec contrôle de la 



Wilfrid Morin et "Séparatisme P^e par l'état et ainsi de 
rfnriri.. ™«.« r„,.i îv-?' a* n™. «urte^ de 1 importance du cen- 



doctrine constructive" de Dos 
taler O'Leary. De loin le plus 
sensé de ces deux ouvrages 
est celui de l'abbé Morin. Dans 
la première partie "Les prin- 
cipes se posent", il nous fait 
un bel exposé de nationalité, 
nation et état; qui semble très 
juste. Les critères de la nation 
sont aussi traités d'une façon 
objective. Ces faits sont d'ail- 
leurs reconnus dans la préface 
du père Yves de la Brière. Là 
où se termine la première par- 
tie de ce volume et où com- 
mence la seconde partie "Les 
conclusions^, s'imposent", se 
termine aussi Fobjectivité 
pour faire place à la partialité 
et au préjugé. Il semble que 
l'abbé Morin si lucide dans re- 
nonciation de ses principes gé- 
néraux sombre dans l'étroi- 



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seur jury et juge. Ces idées 
nous feraient rire si ce n'est i 
que lorsqu'elles furent énon- i 
céés en 1937— elles ont rallié ', 
beaucoup d'adeptes à tous les | 
niveaux de la société. On en j 
vient à se demander si la plu- 
part des gens qui ont com- ; 
battu contre notre participa- 
tion à la guerre ne l'aurait pas | 
fait par sympathie-- envers^ la 
doctrine faciste. Pour termi- 
ner, il faut remarquer que M. 
O'Leary, dont les idées poli- 
tiques sont très embrouillées 
ne voit aucune différence entre 
le socialisme et le commu- 
nisme .ce qui démontre qu'il 
n'est pas autre chose qu'un 
primaire. 

Ils nous reste plus main- 
tenant qu'à jeter un coup 



tesse d'esprit lorsqu'il adapte f^SjSSU T J^llZ? 
ses principes pour en tirer des {^^rbeau. £& 

tre de l'Ordre de la fleur de 



conclusions politiques. Sa 
grande erreur est d'abord de 
croire que sa façon de penser 
doit primer sur toutes les au- 
tres et j] lance sa vindicte con- 
tre ceux qui oseraient douter 
du bien fondé 'de ses propos 
dans ces phrases intransi- 
geantes: "Assurément les 
doutes n'ont plus droit de cité. 
Vouloir s'obstiner à les faire 
planer sur nos têtes c'est du 
coup consentir à se clouer vo- 
lontairement au pilori de la 
stupidité, du mensonge et de 
l'erreur. Il faut à' tout prix se 
rendre à révidence." Cet es- 
prit est aussi démontré par 
l'exposé de la façon dont cette 
république de Laurentie serait 
gouvernée. Un gouvernement 
d'ordre formé uniquement de 
purs et en étroite collaboration 
avec le clergé serait chargé de 
diriger le peuple vers une civi- 



lys. Si cette organisation se 
réclame de l'abbé Morin. on; 
trouve dans ses publications 
un reliquat des idées de O'Lea- 
ry. 'Dans un seul numéro de la 
publication Laurentie qui en 
est l'organe officiel, on retrou- 
ve tous les mythes forgés par 
les mouvements extrémistes 
canadiens-français depuis 

1900 pour échapper à leur an- 
goisse collective. M. Barbeau 
prône lé recouvrement com- 
plet de notre économie** but 
très valable mais qui ne peut 
se faire en un seul jour com- 
me il semble vouloir nous le 
faire croire. Il y a aussi la 
sempiternelle comparaison Al- 
gérie-Québec dont le ridicule 
est si évident qu'il semble inu- 
tile d'insister. Dans une belle 
petite explosion de racisme il 
dénigre systématiquement 



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OUF! 
ENFIN 




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LA DERNIERE 
PARUTION! 



VOL. XXIX, No 10 

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UNIVERSITÉ D'OTTAWA 



12 AVRIL 1961 



En guise d'adieu et d'éditorial . . . 



TESTAMENT 



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a connu ses 
hausses et ses baisses dans le domaine 
journalistique. Acculé au mur par un 
budget qui ne nous permettait pas de 
publier comme nous le voulions, nous 
avons fait du mieux que nous avons pu. 
A l'exemple des autres comités de la 
fédération nous avons préféré nous 
serrer la ceinture cette année et per- 
mettre à l'exécutif de remettre les 
finances à flot. 

Finies les nuits blanches passées dans 
un local inadéquat, finis les cauchemars 
du deadline, finis les engueulades ami- 
cales qui maintenaient l'esprit d'équipe: 
fini tout cela qui rend passionnante la 
vie du journaliste étudiant. Une nou- 
velle équipe reprendra bientôt la relève 
et vivra les mêmes aventures. Les pro- 
blèmes qui les attendent sont de na- 
ture pour le moins sérieuse. 

D'UN JOURNAL BILINGUE 

L'exécutif de la fédération a lancé 
l'idée de réunir La Rotonde et le Ful- 
crum dans un seul et même journal à 
caractère bilingue. Pour justifier leur 
intention, ils prétendirent qu'il coûte- 
rait bien moins cher à la fédération de 
produire une publication bilingue. Or 
c'est une fausseté de premier ordre: 
le journal qu'il soit imprimé en langue 
française ou en langue anglaise coûte 
exactement le même prix. Et si-Ton cal- 
cule qu'un tel journal devrait paraître 
à toutes les semaines avec un minimum 
de huit pages comme il a été proposé, 
le coût total de production s'élèverait 
d'environ 10,000 à 11,000 dollars. Pré- 
sentement, les- deux journeaux prennent 
environ 9,000 dollars du budget. Et voi- 
là pour respect financier du projet. 

Le côté technique présente des diffi- 
cultés presqu'insurmontables. Ainsi, il 
faudrait maintenir deux équipes en per- 
manence. Or nous avons présentement 
toutes les difficultés au monde à main- 
tenir une seule équipe parlant la même 
langue. Puis surviennent les problèmes 
de correction d'épreuves, de mise en 
page, de deadline, d'espace réservé à 
chaque groupe ethnique, de synchroni- 
sation du travail,, de distribution de 
responsabilités et toute la masse de pe v 
tits détails qui menacent de paralyser 
la production même du journal si^n ne 
les a pas prévus et réglés d'avance. 



Enfin la question de différence eth- 
nique se pose. Qui déterminera la poli- 
tique du journal? L'anglo-saxon n'envi- 
sage pas le même problème sous le mê- 
me aspect que le latin. La culture de 
nos compatriotes de langue anglaise 
est bien différente de notre culture. Et 
nous ne sommes guère intéressés à pro- 
duire de la traduction à pleine page 
sous prétexte que c'est plus pratique. 
En un mot, jamais je ne sacrifierai ma 
culture française au nom de la pra- 
tique. L'Anglo-saxon aura la même ré- 
action que moi et je le comprends facile- 
ment. 

Mon successeur aura ce problème sur 
les bras et la solution, à mon avis réside 
dans le Statu Quo. 

LA POLITIQUE DU PRÉSIDENT 
EN MATIÈRE DE JOURNALISME 

, Jamais je n'aurais cru que le prési- 
dent actuel était - un idéaliste qui . n'a 
pas les deux pieds sur terre. Il a mani- 
festé l'intention d'envoyer les journa- 
listes jéLudiants prendre des ctoirjs tie 
journalisme. J'avais cru au début qu'il 
s'agissait d'une bonne blague. Mais 
apparemment, il est sérieux dans là 
mise-sur-pied de ce projet. 

1 Malheureusement, je ne vois pas com- 
ment un pauvre directeur de journal, 
après une nuit blanche passée au local 
et après^ une journée bien remplie 4~ 
l'université, pourrait se permettre de 
prendre la route du Carlêiofï pour s'ins- 
truire dans la science journalistique. 
C'est peut-être de bon aloi d'entretenir 
des relations étroites avec les étudiants 
de l'université Carleton, mais, s'il vous 
plaît, M. Grenier, pas à ce prix là! Q 
vaudrait peut-être mieux que nos édiles 
aillent prendre des cours dans l'art de 
conduire les affaires étudiantes. Il en 
auraient peut-être plus besoin que nous. 

Mais il y a une chose que l'on semble 
oublier. Il est un vieux proverbe qui dit: 
"C'est en forgeant que l'on devient for- 
geron Ji rQr ce proverbe s'applique mer- 
veilleusement bien dans le domaine du 
journalisme notamment dans le jour- 
nalisme étudiant. C'est là que l'on se 
forme véritablement l'esprit journalis-! 
tique. Nos journalistes en herbe en ap- 
prendront bien plus grâce aux conseils 
emminement pratiques des vieux de la 
vieille que sur les bancs d'une classe ou 
le cours leur sera donné en anglais. 

suite à la page 2 






PRÉSENTATION DES CANDIDATS AUX 
POSTES DE SECRÉTAIRE, TRÉSORIER 
ET DIRECTEUR DES COMITÉS DE LA . 
FÉDÉRATION:— 

(extrait de la Section RÈGLEMENTS PARTI- 
CULIERS de la Constitution:— "ll.a) Le secré- 
taire et le trésorier, ainsi que les directeurs des 
comités, sont élus par le Grand Conseil lors de sa 
première assemblée qui suit immédiatement l'en- 
trée en fonction du nouveau Conseil.") 

LA PROCHAINE RÉUNION DU GRAND CON- 
SEIL AURA LIEU DIMANCHE, LE 16 AVRIL, 1961, 
À 1 HEURE 30 DE L'APRÈS-MIDI, À LA MAISON 
DES ÉTUDIANTS, 611, RUE CUMBERLAND. 

(extrait de la Section RÈGLEMENTS PARTI- 
CULIERS de la Constitution:— "ll.b La présen- 
tation des candidats à ces postes se fait par écrit, 
le deuxième jour précédant l'élection, de 11 heures 
de Tavant-midi à 1 heure de l'après-midi, entre 
les mains du président de la Fédération, ou de 
son procuré, et en présence de deux témoins.") 

LES PRÉSENTATIONS SERONT REÇUES À LA 
MAISON DÉS ÉTUDIANTS, 611, RUE CUMBER- 
LAND, SOIT PAR M. G. GRENIER, (Président), OU 
PAR M. V. STEWART, (Administrateur), VEN- 
DREDI, LE 14 AVRIL, 1961, ENTRE 11 HEURES 
DE L'AVANT-MIDI ET 1 HEURE DE L'APRÈS- 
MIDI. 

LES POSTES SUIVANTS SONT OUVERTS À PRÉ- 
SENTATION:— 
EXÉCUTIF DÉ LA FÉDÉRATION:— 

SECRÉTAIRE 

TRÉSORIER 
COMITÉS PERMANENTS DE LA FÉDÉ:— > 

DIRECTEUR, COMITÉ FNEUC (Fédération 

s Nationale des Etudiants des Universités cana- 
diennes) 

DIRECTEUR, COMITÉ EUMC (Entr'aide uni- 
versitaire mondiale au Canada) 

DIRECTEUR, COMITÉ FEUCC (Pax Romana> 
Fédération des étudiants des universités ca- 
tholiques canadiennes) 

DIRECTEUR, DÉBATS FRANÇAIS ^ — - 

DIRECTEUR, COMITÉ CAEUC (Comité artis- 
__ tique des étudiants des universités canadienne^) 

DIRECTEUR, RADIO-ÉTUDIANTE 

DIRECTEUR, COMITÉ CENTRAL DES DE- 
MANDES D'ANNONCES 

MEMBRES DU COMITÉ DES FINANCES (3 
gradués et 3 sous-gradués) 

DIRECTEUR, COMITÉ DE COORDINATION 

OFFICIERS DES RELATIONS EXTÉRIEU- 
RES (1 français et 1 anglais) 

GÉRANT, LA MAISON DES ÉTUDIANTS 

DIRECTEUR, "LA ROTONDE" 
IpiRECTEUR, "LE FULCRUM" 

Directeur, "ottaviensis (Aibum-souve- 

nir) "*::":'. 

COMITÉS PROVISOIRES:— 
DIRECTEUR BOTIN DES ÉTUDIANTS 
DIRECTEVR, COMITÉ DU "CAMPUS" 
DIRECTEUR, COMITÉ D'INITIATION 
DIRECTEUR, COMITÉ DU CARNAVAL 

D'HIVER 
DIRECTEUR, COMITÉ DU BAL DE LA 

FÉDÉRATION 
DIRECTEUR, COMITÉ DU MÉRITE 

ÉTUDIANT * v ^»~ 



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le 12 avril 1961 



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FAIRE FESSE 



Maurice Cousineau mérite des félicitations pour l'organisation 
du banquet du Mérite Etudiant, tenu dimanche le 9 avril au 

sous-sol de la faculté des Arts. Le bref discours du Rev. 

Père Recteur a électrisé rassemblée. Cette cérémonie fut 
une réussite complète en dépit des paroles du président de la 
Fédé qui a déclaré: "on n'a plus les banquets qu'on avait". 

• • • 
Le vol des meubles de la maison des étudiants perpétré par un 
groupe nombreux d'étudiants des sciences, démontre que cette 
faculté manifeste un esprit de corps qu'on ne retrouve pas 
dans les autres facultés. 

• • • 
Jeux de mots, entêtements siupides, infantilisme ridicule, 
tels sont les qualificatifs applicables à la dernière assemblée 
du Grand Conseil. 

3 .. • * • 
11 est question d'amalgamer les deux publications étudiantes, 
la Rotonde et le Fulerum; la synthèse porterait le nom de 
"Fultonde". S'il m'est permis de faire une suggestion, je nom- 
merais ce journal "Méli-Mélo" que Larousse définit "mélange 
confus et désordonné". 

• • * 
On connaîtra sous peu les nouveaux directeurs des différents 
comités de la Fédération. Il en est un qui mérite une attention 
toute spéciale, celui de l'Initiation. Plusieurs sont d'avis que 
certains changements sont urgents et nécessaires. 

• • • 
Le Conseil exécutif de la faculté des Arts entend prendre de? 
mesures sérieuses pour raviser l'esprit "agonisant" de cette 
faculté. 

• • • 
André Ouellet, ancien président de la Fédération, était de 

^ passage dans nos murs en fin de semaine dernière. A en juger 
par les poignées de main qu'il a distribuées, on constate qu'il 
compte toujours beaucoup d'amis. 
. ' . • • • 

L émission radiophonique 'Students' Forum' de dimanche der- 
nier relatait satiriquement la dernière réunion du Grand Con- 
seil. On s'est servi d'une séquence d'un discours d'Hitler et 
d une marche militaire naziste pour caricaturer notre prési- 
dent, Gilles Grenier. 
». . * * • 

. Il appert que le club King-Lapointe veut s'accaparer la direc- 
tion du Parlement Modèle. Une pétition à cet effet a circulé 
« parmi nous récemment. Si jamais le truc réussit, on y wra 
que du feu ou des confitures aux fraises dune marque deWm- 
merce bien connue. Souhaitons que le Parlement Modèle-relève 
d une ou de plusieurs facultés. Ce serait plus logique, n'est-ce 
pas. 

On dit que ... ^j- 

Lise Thomas et Thérèse Mongeon auraient obtenu un emploi 

dans un poste de télévision de Montréal ... 

La dissension règne au sein du Club Cartier MacDonald . . . 

Michelle Simard et Jacques "Coco, the Koolkat" Nolet filent 

un bonheur parfait ... - 

Les doigts du buste de St-Thomas, situé tfans l'entrée de la 

faculté des Arts, étaient sertis de . . . "beignes" ... on n'a 

plus les anneaux qu'on' avait ... 

fa e rov hanteUr Fabian ressemb, e étrangement à John Dza- 

^EiuLn^r e ! lne f0 ^ ent Un C ° Up,e °" " e ^ Ë5 
Les scolarités "pètent en maudit dans c'temps icitte" 

ar n J!£ , !I inan ^ , ra PP? ,ez -vous que les examens approchent à 
partir T^rt" "* ^ 3** "* Mrt "' ™£ ■"«* 

_ • Jean Culotte. 



AU BANQUET 



DU MERITE 
ETUDIANT 



LA POLITIQUE GENERALE 
DE LA NOUVELLE ADMINISTRATION 



Suite de la page 1 






Dimanche soir, avait lieu le 
Banquet du Mérite Etudiant 
au sous-sol des Arts sous la 
présidence d'honneur du R.P. 
Légaré, recteur. A l'issu d'un 
banquet simple, mais agréable 
et sympathique, le Mérite Etu- 
diant fut décerné à cinq étu- 
diants. Ce sont, MM. Yves 
Ampleman et Jules Barrière 
de Droit Civil, Claude Gélinas 
de la Faculté des Arts, Mau- 
rice Cousineau de la Faculté 
de Commerce et Samuel De- 
calo de la Faculté des Sciences 
Economiques et Politiques. 

Prenant la parole avant la 
présentation des diplômes, 
Gilles Grenier, président de la 
Fédération déplorait le man- [ 
que de dynamisme de la gent 
étudiante de l'Université et le 
peu de loyauté que ces mêmes 
étudiants gardaient pour leur 
Aima Mater. Il félicitait les 
autorités j>our les immenses 
services rendus aux étudiants 
et exprimait l'espoir que l'ave- 
nir apportera une plus grande 
collaboration de la part des 
étudiants du campus en ce qui 
regarde les activités étudi- 
antes et les projets mis de 
l'avant par l'Administration. 
Après la proclamation des 
lauréats, le R.P. Légaré féli- 
cita les vainqueurs et souhai- 
tait qu'un nombre toujours 
croissant d'étudiants prennent 
part aux différentes activités 
de la Fédération et de l'Uni- 
versité en général. S'expri- 
mant en anglais et en fran- 
çais, le recteur insista sur le 
rôle primordial de l'étudiant 
dans la communauté étudian- 
te. et sur la fierté que devrait 
nous apporter notre présence 
dans cette institution. "Ce 
que nous faisons maintenant 
pour pouvoir assurer une place 
de choix à cette Université, ce 
n'est pas pour nous, adminis- 
trateurs, que nous le faisons, 
disait-il, mais bien pour vous 
nui serez demain les chefs de 
file de cette socitété . . ." 



Mon successeur n'a pas fini d'en voir 
de belles. L'exécutif a décidé de mener 
la fédération sur un air de marche mi- 
litaire qui promet d'avoir des répercus- 
sions pour le moins explosives. La poli- 
tique qu'avait mis de l'avant Gilles Gre- 
nier dans l'année qui vient de se ter- 
miner avait sa raison d'être. La fédéra- 
tion avait besoin d'un remaniement 
complet. M. Grenier était l'homme tout 
désigné pour, faire maison nette et re- 
mettre le tout en marche à une allure 
militaire. 

Or voilà qu'il^met de l'avant une poli- 
tique de contrôle sévère sur tous les 
comités ne leur laissant guère de corde. 
Peut-être sera-t-il très facile de com- 
mander à tous les comités sauf deux : 
"le Fulerum et La Rotonde". C'est de là 
que partira le feu d'artifices. Aflrès 
tout, le général ne pourra tout de même 
pas produire un journal à lui seul. Le di- 
recteur qu'il nommera sera soit une 
simple marionnette dans ses mains ou 
bien un révolté de première classe. 

Non, il faudrait que le président de la 
fédération s'aperçoive une fois pour 
toutes que la Fédération des Etudiants 
de l'Université d'Ottawa n'est pas un 
régiment. 

MtCHEL BEAUBIEN, Directeur. 



jn*. 



CONFLIT GRENIER - SMITH 



Michel Chevrier 



KING - LAPOINTE 



Dernièrement, dans un en- 
trevue avec un représentant 
de La Rotonde. M. Pierre Ray- 
mond récemment élu prési- 
dent du club libéral King-La- 
pointe exprimait le désir que 
dans les années à, venir, les 
clubs pg/itiques du campus 
puissent compter sur certains 
subsides de la Fédération qui 
leur permettraient de pouvoir 
participer plus adéquatement 
à certains congrès politiques. 
"Les clubs politiques de l'Uni- 
versité d'Ottawa stJtffffent 
■ d'une apathie profonde, décla- 
rait-il, et une des raisons est 
le manque de fonds qui nous 
empêchent d'envoyer des délé- 
gations à certaines rencontres 
politiques importantes comme 
ce fut le cas dernièrement où 
il nous fut impossible d'aller 



à^ Toronto vu notre manque 
d'argent. Nous ne faisons pas 
parti -officiellement de la Fé- 
dération, poursuivit M. Ray- 
mond, mais nous représentons 
.'élément libéral de cette Uni- 
versité et étant donné notre 
situation géographique parti- 
culière, il serait important que 
nous soyions un des chefs de 
file des clubs libéraux des 
Universités canadiennes. Et 
pour atteindre ce but, Une 
aide financière de la Fédéra- 
tion nous serait tr,s utile." 
Questionné au sujet des acti- 
vités que le club J&ng-La- 
pointe se propose pour l'an 
prochain, M. Raymond nous 
apprenait que dès la rentrée 
des cours en septembre pro- 
chain, M. Pearson viendrait 
donner une conférence et que 



Lors de la dernière réunion 
du Grand Conseii de la Fédé. 
on a pu se rendre compte une 
fois de plus du manque de sé- 
rieux de certains dirigeants 
étudiants. 

La "réunion débuta sur une 
.bonne ligne et les devoirs de 
l'administrateur furent revi- 
sés et adoptés avec assez d'ef- 
ficacité. 

Le représentant de Méde- 
cine, après une entrée tardive, 
retroussant ses manches, vint 
prêter main forte au repré- 
sentant des Sciences, pour ha- 
rasser les efforts du président 
Grenier qui voulait faire vite 
de l'adoption de la constitution 
du nouveau Comité Central de 
Publicité. 

Les enfantillages .des deux 
adversaires de Grenier réussi- 
rent si bien qu'après une heure 
et demie de jeux de mots et 
de remarques incongrues cer- 
tains des présidents déci- 
dèrent de quitter les lieux et 

NOMINATION on dut faire face à la ' dissoiu- 

1 Wl I tion de rassemblée, ùrattr de 
combattants. M. Grenier sauva 
i cependant la situation en per- 
mettant aux nouveaux prési- 
I dents qui étaient présents de 
prendre place à la table. 
La réunion re-débuta donc 



VENDREDI 
LE 14 AVRIL 



d'autre part, beaucoup d'au- 
tres projets sont en prépara- 
tion ... 



et on s'attaqua de nouveau au 
problème de publicité. On dût 
vite s'apercevoir cependant I comment on y parviendra. 



que les nouveaux membres 
étaient réellement inaptes à 
prendre des décisions sur un 
problème qu'ils ne connais- 
saient presque pas. Alors, 
seule chose logique à faire: re- 
mettre le tout à. la prochaine 
réunion et espérer que les nou- 
veaux présidents étudieraient 
la question avant de venir à la 
*able et. que tout s'arrange- 
rait. 

. Faut ajouter que le repré- 
sentant de Médecine, grâce à 
sa lutte acharnée, parvint à 
obtenir une exemption du ta-v 
rif de 5' i de commission pré- 
vu par le C.C.P., et que dès 
lors le Comité, Central deve- 
nait décentralise. 

Les nominations pour la di- 
rection des' divers comités de 
la Fédération furent ensuite 
officiellement ouvertes et le 
président Grenier invita les 

présidents de facultés à en- 
courager leurs membres à 
convoiter les divers postes. 

Après un bref message de 
la fin de la part du vice-prési- 
dent anglais sortant de char- 
ge, M. Cogan, la réunion se 
termina calmement, tous 
ayant pris la ferme résolution 
d* mettre fin à ces intermi-, 
nables assemblées qui n'abou- 
tissaient à rien. Ils reste à voir 




MARIE FRANCE 

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L étudiante de l'année" 

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Maurice Chevalier, Brigitte Bardot, Jean-Paul Belmondo. Autres prix en 

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AUSSI DANS MARIE-FRANCE les collections-modes 1961. 

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* 



le 12 avril 1961 



— 



LA ROTO N DE 



Page 3 




— 






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<*•' REGAIN 

DE 
FRAÎCHEUR 






. . . quelle joie de vivre . ! . grâce à Coke! Vous 
vous sentirez l'énergie pour danser toute la 
nuit, grâce au goût vif, au joyeux remontant 
d'un Coca-Cola glacé! Rapj .1 v.-vous. Coke 
est le meilleur rafraîchis" ** 



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JEUNES 
DIPLÔMÉS 
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L' Aluminum Company of Canada, Limited recherche des diplômés 
d'université désireux d'entreprendre une carrière qui leur permettra 
de développer leurs compétences techniques et administratives. 

Cette importante industrie métallurgique de production et de trans- 
formation offre des emplois à des Ingénieurs métallurgistes et 
chimistes, à des diplômés en génie mécanique, industriel et électri- 
que, ainsi qu'à déjeunes diplômés en commerce ou en droit et à des 
bacheliers es arts. 

L' Alcan met constamment au point de nouveaux produits et pro- 
cédés de fabrication, pour elle-même et ses clients, et contribue à 
l'essor de l'aluminium comme métal aux multiples usages et aux 
possiblités sans cesse plus étendues. Ses services de recherche sont 
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Voici peut-être la chance que vous attendiez: celle d'utiliser vos 
connaissances et de développer vos qualités. L'échelle des salaires, 
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votre université ou écrire à: - ^ 



1 T 



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ALUMINUM COMPANY OF CANADA, LTD. 

Division du Personnel 
• C.P. 6090, Montréal 3, PjQ» 



ALCAN 




Contre un journal bilingue 



Le ridicule ne tue pas, mais il semble affecter 
drôlement. Voilà qu'après un Canada pseudo-bilingue, 
une Université qui se veut bilingue, mais, qui ne peut 
l'être, après tout l'impossible a ses 'limites, en veut 
nous retaper un journal étudiant bilingue. La farce 
est de taille. Mais où le rire devient jaune, c'est lorsque 
nos édiles semblent envisager ce projet sérieusement 
et alors c'est un drame. 



Lés nominations sont ouvertes 

pour les différents postes de la 

fédé! 

Vendredi le 14 avril 1961 

entre 1 1 a.m. et 1 pjn- 

La fédération a besoin de 

votre aide! 



■J. LA CIGARET 




frMi uoua fi&* 



Il est indéniable que le bilinguisme est lui-même 
un compromis, mais un compromis qui a la mauvaise 
habitude de toujours marcher à sens unique et cela 
je le dis sans animosité pour nos confrères anglais 
qui sont d'ailleurs absolument opposés à une telle idée, 
si on peut l'appeler ainsi. Ceux qui ont conçu cette 
"remarquable idée" auraient dû y penser un peu plus. 
Car sachez le, messieurs, le journalisme a pour les 
français et les anglais une conception bien différente. 
Chacun a sa personnalité propre et ces conceptions se 
rejoignent que très rarement. Alors vous voyez d'ici 
le monstre bâtard qui sortirais d'une telle union. Et 
d'abord pourquoi? Parce que, dit-on, cela aiderait à 
régler sensiblement le problème financier que suscite 
la parution de deux journaux, Voilà, c'est aussi simple 
que ça. Les principes, les idées, le caractère bi-culturel 
de la Fédération des Etudiants, on foute tout ça à 
l'eau et le déficit est combler D'abord, c'est faux, puis- 
que le nombre de parutions serait le même soit quinze 
(15). Il semble qu'on n'ait pas eu assez de la triste 
expérience du supplément "Perspectives" qui est une 
ridicule traduction d'un magazine anglais. 

Même si l'idée ne se concrétise pas, il est très re- 
grettable qu'on y ait même pensé et que certa ines 
gens, et des canadiens-français s'il vous plaît, s'y 
soient arrêtés. Et comme dirait le farceur, on a tou- 
jours les idées ridicules qu'on avait, mais la différence 
est que maintenant, on ose les exprimer . . Ainsi-soit-il. 

/ Michel Chevrier. 









LA PLUS DOUCE, LA PLUS SAVOUREUSE 



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LA ROTONDE 



le 12 avril 1961 




du MAURIER 

est unique en son genre 



dit GÉRARD DEL AGE 
vedette de la télévision 



NOTICE 



NOMINATIONS FOR SECRETARY, TREASURER 

AND CHAIRMEN OF FEDERATION 

COMMITTEES:— 

(extract from Section B. SPECIAL REGULA- 
TIONS of the Constitution:— "ll.a) The secretary 
and the treasurer of the Fédération as well as the 
chairmen of committees are elected by the Grand 
Council at the first meeting after it has taken 
office.") 

THE NEXT MEETING OF THE GRAND COUNCIL 
WILL BE HELD IN THE STUDENTS' HOUSE, 611 
CUMBERLAND STREET, ON SUNDAY, APRIL 
16th., 1961, AT 1:30 P.M. / r 



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"Comme tout le monde, j'aime les bonnes 

choses, je dirais même, les meilleures. 

Avec la cigarette du Maurier, je suis servi 

à souhait. Le goût extra-fin de son tabac de 

Virginie et son supfer-filtre ''Millecel" 1 

en font vraiment une cigarette extraordinaire." 



V 



V 



du MAURIER 

une cigarette de Virginie réellement plus douce 




VI-70 





(extract from Section B. SPECIAL REGULA- 
TIONS* of the Constitution:— "11.8) Nominations 
for thèse offices are submitted in writing to the 
Président of the Fédération or his représentative 
in the présence of two' witnesses two days before 
the élection, between the hours of 11:00 a.m. and 
1:00 p.m.") i 

NOMINATIONS WILL BE RECEIVED AT THE 
STUDENTS' HOUSE, 611 CUMBERLAND STREET 
BY MR. G. GRENIER, (Président), OR MR. V. 
STEWffitT* (Administrât^), ON FRIDAY APRIL 
14TH., 1961, BETWEEN 1Ç:00 A.M. AND 1:00 P.M. 

THE FOLLOWING OFFICES ARE OPEN FOR 
NOMINATION:— 

•FEDERATION EXECUTIVE:— 
SECRETARY 
t . t TREASURER 

PERMANENT COMMITTEES OF THE FEDE- 
RATION:— 

-CHAIRMAN, NFCUS COMMITTEE (National 
Fédération of Canadian University Students) 

CHAIRMAN, WUSC COMMITTEE (World Uni- 
versity Service of Canada) 

CHAIRMAN, CFCUS COMMITTEE (Canadian 
Fédération of Catholic University Students) 

. DIRECTOR, ENGLISH DERATES 



. 



■ 






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RAPPORT ANNUEL 



1955 



1960 



$'.5,912,881.00 

2,003,578.00 

28,945,010.00 



ACTIF . $ 12,509,140.00 

REVENUS 4,338,391.00 

NOUVELLES AFFAIRES 63,974,258.00 

107,757,584.Q0 ASSURANCE EN VIGUEUR 253,170,759.00 

370,332.00 BÉNÉFICES AUX ASSURÉS 1,170,789.00 



/ 



I ES PRÊVDYRNT5 

fel PU CANADA m 



SIÈGE SOCIAL: QUËBEC 



DIRECTOR, CUSAC COMMITTEE (Artistic 
Committee for Canadian University Students) 

DIRECTOR, STUDENTS' FORUM (Student 
Radio Programme) 

CHAIRMAN, CENTRAL ADVERTISING COM- 
MITTEE 

*c 

MEMBERS OF THE FINANCE COMMITTEE 
(3 graduate and 3 under-graduate) 

CHAIRMAN, COORDINATION COMMITTEE 
PUBLIC RELATIONS OFFICERS: (1 English; 
1 French) 

p MANAGER, THE STUDENTS\HOUSE 

EDITOR, "THE FULCRUM" 

EDITOR, "LA ROTONDE" 

EDITOR, "OTTAVIENSIS" (Yearbook) 



- 



PROVISION AL COMMITTEES:— 

DIRECTOR, STUDENTS' DIRECTORY 

DIRECTOR, "CAMPUS" COMMITTEE 
CHAIRMAN, INITIATION COMMITTEE 

CHAIRMAN, WINTER CARNIVAL 
COMMITTEE 

CHAIRMAN, FEDERATION BALL 
COMMITTEE 

CHAIRMAN, STUDENT MERIT AWARD 
COMMITTEE 



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